CRISP is recognised by the French Community of Belgium (Fédération Wallonie-Bruxelles) as a lifelong education association. The contributions of its researchers to debates, conferences and training, or interviews in the media, combine both precise and rigorous information and the keys to understanding the political, social or economic realities addressed. In this way, CRISP aims to enable citizens to understand the ins and outs of the issues in which they are involved, or to bring to their attention questions and subjects which are likely to arise during such engagement. Since 2009, this approach has been reinforced by the provision online of two types of publications, which are detailed below.

  • Analyses are texts which are just a few pages long, and relate to current events or a topic which is the subject of public debate. Written at the initiative of CRISP or at the request of other organisations, they are initially published in Les @nalyses du CRISP en ligne or in other periodicals before being included in this collection.
  • Studies go into more detail and aim to identify the different facets of a topic and to offer a broad vision to citizens who are interested or concerned about the subject. They are published either as livres or in the Courrier hebdomadaire.
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Les @nalyses en ligne

« Le régime des cultes est inadapté à une société plurielle »

interview de Caroline Sägesser par Fanny Declercq, parue dans une version légèrement différente dans Le Soir, 16 septembre 2022

Après l’annonce de la décision du ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), de retirer la reconnaissance de l’Exécutif des musulmans de Belgique, l’organe de représentation du culte islamique en Belgique a dénoncé une action gouvernementale « grossièrement inconstitutionnelle et inacceptable ». Caroline Sägesser revient sur les difficultés que pose la représentation des communautés musulmanes dans le régime belge des cultes et analyse la décision du ministre libéral flamand comme l’anticipation d’une réforme institutionnelle en matière de culte.

Les @nalyses en ligne

L’imam et le gendarme

par Caroline Sägesser, paru dans La Revue nouvelle, n° 5, juin 2022, p. 4-8

« Un curé vaut bien dix gendarmes », aurait dit Napoléon I er , fournissant ainsi une justification à sa politique de réconciliation avec l’Église catholique après les tourments de la Révolution française. Ce retour du gallicanisme répondait alors à un objectif de maintien de la paix sociale et de développement du soutien au régime impérial. La politique du gouvernement belge à l’égard de l’organe représentatif du culte islamique, l’Exécutif des Musulmans de Belgique, est marquée depuis quelques années par une forme de néo-gallicanisme  : flirtant quelquefois avec l’infraction au principe de séparation de l’Église et de l’État, les autorités s’efforcent de faire émerger un « islam belge » ou un « islam européen », regardé comme une religion plus moderne, plus démocratique, et participant plus activement à la construction d’une société multicultuelle apaisée. Dans un contexte de forte préoccupation en matière de sécurité, la religion est ainsi regardée comme un instrument participant à son maintien et les imams, comme les curés d’autrefois, comme de possibles adjoints aux policiers. Ces derniers mois, les relations entre le ministre de la Justice, en charge des cultes, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), et l’Exécutif des Musulmans de Belgique se sont radicalement détériorées, marquant peut-être l’échec définitif de cette politique.

Les @nalyses en ligne

Faut⁠-⁠il filmer la justice ? Actualité et enjeux de la captation et de la diffusion des procès

par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 8 septembre 2022

En matière de justice, les audiences sont en principe publiques, ce qui suppose que les citoyens peuvent y assister librement. Mais est-il opportun, en particulier s’agissant des grands procès d’assises, de filmer et de diffuser les débats judiciaires ? Faut-il élargir la portée du principe de publicité, en tenant compte des moyens de communication actuels ? Quels sont les avantages et les dangers d’une telle transformation ? Les régimes juridiques applicables dans ce domaine varient d’un État à l’autre et sont évolutifs. S’inspirant du droit français, et dans l’optique de l’organisation du procès des attentats de Bruxelles, le législateur belge est récemment intervenu. Cette @nalyse du CRISP en ligne fait le point sur ces questions et tente d’en décrypter les enjeux.

Les @nalyses en ligne

Gouvernements minoritaires en Belgique et en France : pratiques et réticences

par Cédric Istasse et Théo Pureur, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 14 juillet 2022

Depuis les élections législatives des 12 et 19 juin derniers, la France connaît une situation rare dans son histoire : celle d’un gouvernement minoritaire, c’est-à-dire un gouvernement composé de formations politiques qui ne disposent pas ensemble d’une majorité absolue des sièges au parlement. L’existence d’un gouvernement minoritaire n’a rien d’exceptionnel. Cette configuration politique se présente fréquemment dans divers États européens. En France, elle n’est pas non plus inédite. En Belgique, la pratique des gouvernements minoritaires est certes moins exceptionnelle qu’en France, mais elle demeure malgré tout fort rare. À titre de mise en perspective de la situation politique – vécue comme atypique – qui prévaut actuellement à Paris, cette @nalyse du CRISP en ligne propose tout d’abord de retracer les différentes expériences de gouvernement minoritaire qui se sont produites dans l’histoire politique belge depuis 1945. Ensuite, elle tente d’expliquer les réticences qui peuvent être observées quant à la mise en place d’exécutifs minoritaires tant en France qu’en Belgique. Au-delà des différences que présentent les systèmes politiques français et belge, il s’avère en effet que ceux-ci sont tous deux animés par une même culture politique à cet égard, qui privilégie fortement la pratique des gouvernements majoritaires.

Les @nalyses en ligne

La Vivaldi, un long fleuve tranquille ?

interview de Caroline Sägesser par Marie Rigot et Jonas Legge, parue sur sous le titre « On assiste à quelque chose d’assez préoccupant actuellement au sein du gouvernement De Croo » sur Lalibre.be, 25 juin 2022

Plus de 20 mois après sa mise en place, le gouvernement De Croo continue à évoluer dans un climat particulier. Entre les tacles à répétition de certains présidents de parti et les positions parfois contraires à l’accord de gouvernement adoptées par des ministres, la vie au 16 rue de la Loi est loin d’être un long fleuve tranquille… Mais faut-il y voir un risque pour l’avenir de la Vivaldi ? Des élections anticipées nous pendent-elles au nez ?

Les @nalyses en ligne

Démocratie directe et fédéralisme apaisé, gages de stabilité ?

par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 119, mai 2022, p. 102-104

À l’occasion de ses 25 ans, Politique, revue belge d’analyse et de débat s’interroge sur la notion même de débat afin de « raviver politique et démocratie ». Dans cet article, Caroline Sägesser cerne les caractéristiques du modèle suisse de démocratie directe pour interroger la démocratie et le fédéralisme belge, au moment où le gouvernement fédéral mène une consultation des citoyens sur l’avenir du pays.

Les @nalyses en ligne

Les partis francophones réaffirment le cordon sanitaire contre l’extrême droite

interview de Benjamin Biard par Christophe Degreef, parue sur sous le titre « Rechtse partijen verschillen te veel om hen allemaal extremistisch te noemen » sur Doorbraak.be, 7 mai 2022

Cinq partis politiques francophones viennent de réitérer leur refus de gouverner avec l’extrême droite et de débattre avec elle. Le sujet a refait surface suite au débat qui s’est tenu, le 21 avril 2022, sur les ondes de la chaîne publique flamande VRT, entre Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement réformateur, et Tom Van Grieken, son homologue du Vlaams Belang. Contrairement à la requête émise par G.-L. Bouchez, la portée du cordon sanitaire n’a toutefois pas été étendue au PTB.

Les @nalyses en ligne

Le régime belge des cultes dans le viseur de la Cour de Strasbourg

par Caroline Sägesser, paru sur o-re-la.ulb.be, 8 avril 2022

À l’occasion d’une procédure intentée par neuf congrégations de Témoins de Jéhovah, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu le 5 avril 2022 un arrêt qui critique sévèrement le système belge de reconnaissance des cultes. Cette décision pourrait faire le lit d’une évolution marquante dans la mise en œuvre de celui-ci.

Les @nalyses en ligne

Pourquoi les partis politiques belges changent⁠-⁠ils de nom ?

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 mai 2022

Le 12 mars 2022, le CDH a tenu un congrès de refondation. À cette occasion, il a adopté de nouveaux statuts, un nouveau manifeste, une nouvelle couleur et, démarche la plus commentée, un nouveau nom : Les Engagés. Nombreux sont les partis politiques à procéder à un changement d’appellation dans le temps. Depuis le début des années 1990, tel a été le cas de l’ensemble de ceux qui sont aujourd’hui représentés au sein du Parlement fédéral belge à l’exception du PS, d’Écolo, du PTB et de la N-VA. Au moins trois raisons expliquent ces évolutions. En se focalisant sur la période comprise entre 1990 et aujourd’hui, cette @nalyse du CRISP en ligne procède à l’étude de ces trois cas de figure, avant de s’interroger sur ce que recouvrent ces nouvelles appellations et, enfin, de questionner leur impact concret sur le nombre d’adhérents, sur la trajectoire électorale ainsi que sur la dynamique interne des partis concernés.

Les @nalyses en ligne

Qui détient les entreprises wallonnes ?

par David Van Den Abbeel, paru sur IRW-CGSP, La Wallonie à l’heure des choix. Vers la septième réforme de l’État, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 6, 2022, p. 40-45

Les acteurs issus du monde économique fondent une bonne partie de leur pouvoir sur la détention d’entreprises et le contrôle, notamment, de sociétés rentables. Leur capacité d’influence sur les politiques économiques locales, régionales, nationales voire internationales tient aussi à la place qu’ils occupent dans l’emploi de ces territoires. Déterminer qui détient les entreprises wallonnes est dès lors une question cruciale.

Les @nalyses en ligne

Belgique. Une sortie de pandémie sans modification du carcan salarial

par Bernard Conter et Jean Faniel, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 177, mars 2022, p. 27-35

Tous les deux ans, représentants des employeurs et dirigeants syndicaux ont l’habitude de négocier un accord interprofessionnel (AIP) couvrant tous les salariés du secteur privé. Le volet salarial est toujours au centre des négociations. Depuis plusieurs années, et tout particulièrement depuis la révision du cadre légal de ces négociations en 2017, les syndicats dénoncent le carcan dans lequel celles-ci sont menées. Néanmoins, ni la pandémie de Covid-19 et ses répercussions, ni le retour au pouvoir des partis socialistes et écologistes, ni les mobilisations menées par le monde syndical n’ont jusqu’ici permis à ce dernier de forcer une révision de la loi de 2017. Dans un contexte de forte inflation et d’indexation automatique des salaires, cette question est pourtant plus que jamais d’actualité.

Les @nalyses en ligne

Marine Le Pen présidente ? « Une surprise n’est pas à exclure, mais… »

interview de Benjamin Biard par Noé Spies, parue dans Levif.be, 14 avril 2022

La période de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle française comporte son lot d’inconnues. Abstention, récupération des voix, débat télévisé : plusieurs facteurs peuvent faire pencher la balance du côté d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen. Quels sont les scénarios les plus probables ?

Les @nalyses en ligne

La Belgique après deux ans de Covid⁠-⁠19

par Jean Faniel, paru dans Mouvements, n° 7, mars 2022, p. 7-12

Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) requalifie en pandémie l’épidémie de Covid-19 apparue quelques mois plus tôt en Chine. Deux ans plus tard, quel bilan tirer de la gestion de la pandémie en Belgique ? On se limitera ici à pointer quelques éléments saillants.

Courrier hebdomadaire

La lutte contre l’extrême droite en Belgique (II). Cordon sanitaire médiatique, société civile et services de renseignement

Courrier hebdomadaire n° 2524-2525, par Benjamin Biard, 75 p., 2021

Quels sont les acteurs, les instruments et les stratégies de la lutte contre l’extrême droite en Belgique, et quels semblent être leurs effets ? C’est à cette question, d’une importance certaine mais fort peu explorée par la littérature scientifique, que répond ce Courrier hebdomadaire . La lutte contre l’extrême droite prend des visages multiples. Ses acteurs sont issus de diverses sphères : politique, judiciaire, associative, médiatique, etc. Ses instruments sont hétérogènes : des lois aux campagnes de sensibilisation, en passant par les règlements d’assemblée parlementaire, les accords entre partis politiques, les manifestations ou la confrontation directe. Ses stratégies sont plurielles, qu’elles visent à éviter ou à endiguer la progression des idées d’extrême droite au sein de la société en général, ou à contrer une personne ou association particulière incarnant cette tendance politique. Partant, ses résultats sont difficiles à cerner, si ce n’est d’une manière globale. Ce second tome s’intéresse au « cordon sanitaire médiatique » (dispositif qui n’a cours qu’en Belgique francophone), aux mobilisations de la société civile (dont l’activisme antifasciste) et à la surveillance des groupes et personnes d’extrême droite par les services de renseignement et de sécurité (Sûreté de l’État, SGRS et OCAM).

Courrier hebdomadaire

La lutte contre l’extrême droite en Belgique (I). Moyens légaux et cordon sanitaire politique

Courrier hebdomadaire n° 2522-2523, par Benjamin Biard, 112 p., 2021

Quels sont les acteurs, les instruments et les stratégies de la lutte contre l’extrême droite en Belgique, et quels semblent être leurs effets ? C’est à cette question, d’une importance certaine mais fort peu explorée par la littérature scientifique, que répond ce Courrier hebdomadaire . La lutte contre l’extrême droite prend des visages multiples. Ses acteurs sont issus de diverses sphères : politique, judiciaire, associative, médiatique, etc. Ses instruments sont hétérogènes : des lois aux campagnes de sensibilisation, en passant par les règlements d’assemblée parlementaire, les accords entre partis politiques, les manifestations ou la confrontation directe. Ses stratégies sont plurielles, qu’elles visent à éviter ou à endiguer la progression des idées d’extrême droite au sein de la société en général, ou à contrer une personne ou association particulière incarnant cette tendance politique. Partant, ses résultats sont difficiles à cerner, si ce n’est d’une manière globale. Ce premier tome porte d’abord sur les moyens légaux développés et mobilisés face à l’extrême droite : interdiction et dissolution d’associations ; législation contre les discriminations, le racisme et le négationnisme ; privation ou suspension du financement public des partis d’extrême droite ; etc. Il examine ensuite le dispositif connu sous le nom de « cordon sanitaire politique ». Plus globalement, il tente de percevoir l’impact de ces stratégies sur les formations d’extrême droite, notamment en termes de succès ou de recul électoral

Les @nalyses en ligne

Splendeur et misère des compromis : la Belgique à l’aune de Kelsen

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Revue nouvelle, n° 1, février 2022, p. 11-18

Il est entendu que la Belgique est une terre de compromis, et elle en a longtemps été fière. Aujourd’hui, pourtant, les compromis ont plutôt mauvaise presse, ou sont considérés, au mieux, comme un mal nécessaire. L’ambivalence domine à leur égard, tant il est difficile de savoir s’il faut les accepter ou les déplorer.

Les @nalyses en ligne

« On reste dans une gestion autoritaire de la crise »

interview de Caroline Sägesser par Mathieu Colleyn, parue dans L’Écho, 30 décembre 2021, p. 6-7

Le CRISP dresse le bilan politique de l’année 2021. Caroline Sägesser revient sur l’année politique écoulée et souligne notamment qu’il faudra revoir la communication de crise des autorités en 2022.

Les @nalyses en ligne

Le quatrième rapport annuel de l’Église catholique de Belgique questionne le périmètre de ses activités

par Caroline Sägesser, paru sur o-re-la.ulb.be, 27 décembre 2021

Pour la quatrième année consécutive, la Conférence épiscopale a publié fin novembre 2021 le rapport annuel de l’Église de Belgique. Ce rapport richement illustré porte sur l’année 2020. Comme les précédents, il s’inscrit dans une démarche d’information, notamment à travers les données chiffrées qu’il fournit, mais également de promotion de l’image d’une Église moderne et dynamique, via entre autres la présentation de ses nombreuses initiatives à caractère social qui mobilisent de très nombreux bénévoles.

Les @nalyses en ligne

L’émission The Voice. “L’incroyable pouvoir d’une voix”

par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 21 décembre 2021

« L’incroyable pouvoir d’une voix » : tel a été un temps le slogan de l’émission télévisée The Voice , dans sa version belge francophone, dont la dixième saison débutera ce 28 décembre sur La Une (RTBF). L’apparente simplicité de la formule comporte un double sens qui peut être questionné. On sait en effet que durant cette émission, on ne fait pas qu’entendre et juger des voix, on les compte aussi. Au cours du processus de sélection des candidats qui viennent rivaliser vocalement, les téléspectateurs disposent d’un pouvoir de décision qui va grandissant au fil des étapes. Lors de la finale, c’est le public qui désigne directement le vainqueur d’une saison. Que signifie cette intrusion de la technique du vote populaire dans une émission de divertissement ? Qu’est-elle susceptible de nous apprendre de notre culture politique ?

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2020 (II). Conflits d’entreprise

Courrier hebdomadaire n° 2513-2514, par Iannis Gracos, 74 p., 2021

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2020. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes. L’année 2020 a été fortement marquée par la pandémie de Covid-19 et par les mesures prises par les autorités publiques afin de lutter contre elle. Ce contexte a affecté la concertation et la conflictualité sociales et, plus largement, l’ensemble des acteurs du monde du travail. Le second volume traite de grèves et de conflits sociaux survenus au niveau d’entreprises : la société de transport en commun STIB, l’usine de construction automobile Audi Brussels et ses sous-traitants, l’usine brassicole AB InBev, l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) et les Éditions de l’Avenir. À travers ces différents cas, ce sont plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale et l’impact de la pandémie sur celles-ci qui sont questionnés. L’étude se clôt par une annexe statistique fournissant un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2020. Le GRACOS se compose actuellement de 23 membres : B. Bauraind, A. Bingen, M. Brodersen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, E. Deront, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, T. Hausmann, N. Hirtz, G. Lambert, V. Lefebve, C. Leterme, E. Martinez, L. Mélon, A. Orban, P. Reman, M.C. Trionfetti, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen.La présente étude a été rédigée avec la collaboration de L. Vogel.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2020 (I). Concertation et mobilisation aux niveaux interprofessionnel et sectoriel

Courrier hebdomadaire n° 2511-2512, par Iannis Gracos, 127 p., 2021

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2020. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes. L’année 2020 a été fortement marquée par la pandémie de Covid-19 et par les mesures prises par les autorités publiques afin de lutter contre elle. Ce contexte a affecté la concertation et la conflictualité sociales et, plus largement, l’ensemble des acteurs du monde du travail. Ce premier volume s’ouvre avec l’analyse de la conflictualité sociale interprofessionnelle. Il se penche également sur une affaire symptomatique de la vision que porte la justice sur le droit de grève : la condamnation pénale de syndicalistes qui avaient participé à une action de blocage autoroutier en 2015. Ensuite, il traite des conflits sociaux intervenus dans trois secteurs d’activité ayant été particulièrement touchés par les effets de la pandémie : les soins de santé, la grande distribution et les prisons. Enfin, il montre comment les luttes du mouvement des sans-papiers ont connu une recrudescence. Le GRACOS se compose actuellement de 23 membres : B. Bauraind, A. Bingen, M. Brodersen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, E. Deront, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, T. Hausmann, N. Hirtz, G. Lambert, V. Lefebve, C. Leterme, E. Martinez, L. Mélon, A. Orban, P. Reman, M.C. Trionfetti, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de C. Fichefet, F.-X. Lievens et M. Strale.

Les @nalyses en ligne

L’extrême droite face au Covid⁠-⁠19 en Europe centrale et orientale

par Benjamin Biard, paru dans Espace de Libertés, n° 503, novembre 2021, p. 62-65

La transition démocratique opérée dans les pays d’Europe centrale et orientale n’est pas très lointaine. Pour autant, cette région n’est pas épargnée par la présence de l’extrême droite et ses menaces sur les droits et libertés. Dans certains de ces pays, elle parvient même à se hisser au pouvoir. Comment ces partis d’extrême droite se positionnent-ils en matière de politiques publiques face à la crise sanitaire actuelle, et avec quel impact ?

Les @nalyses en ligne

La Belgique fédérale a cinquante ans. Vraiment ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 7 décembre 2021

Il est un fait bien connu que la Belgique est l’un des rares pays au monde à être né en tant qu’État unitaire puis à avoir évolué en État fédéral au cours de son histoire. En revanche, on sera sans doute surpris d’apprendre que, s’agissant du cas belge, il n’existe pas d’unanimité quant à la détermination de l’époque à laquelle s’est produite cette mutation institutionnelle.

Les @nalyses en ligne

Temporel des cultes : du nouveau en Flandre et à Bruxelles

par Caroline Sägesser, paru sur o-re-la.ulb.be, 19 novembre 2021

Dans un contexte marqué par la crise de l’Exécutif des Musulmans de Belgique, l’organe représentatif du culte islamique, qui rend improbable une reprise du processus de reconnaissance de mosquées par les Régions, la Flandre a adopté un nouveau décret réglementant le temporel des cultes. La Région de Bruxelles-Capitale vient d’examiner un texte très différent de celui qui vient d’être adopté au nord du pays.

Les @nalyses en ligne

L’extrême droite face au pouvoir : influence et tensions

par Benjamin Biard, paru dans Mouvement ouvrier chrétien, Obscurités & lumières, extrême droite, démocratie, mouvement social : La 99e semaine sociale du mouvement ouvrier chrétien, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 5, 2021, p. 34-41

Dans différents pays européens, l’extrême droite est en capacité d’accéder au pouvoir dans des gouvernements de coalition ou de peser de l’extérieur sur l’action des autorités. Ces situations conduisent non seulement à des changements politiques, mais aussi à des questionnements et à des tensions à l’intérieur même des partis de cette tendance. Par ailleurs, l’usage des réseaux sociaux par l’extrême droite lui permet d’élargir son influence.