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Courrier hebdomadaire

Le secteur de l’éolien offshore en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2648-2649, par Fabienne Collard, 63 p., 2025

En Europe, l’éolien au large des côtes maritimes (« éolien en mer » ou « éolien offshore  ») est jusqu’à présent essentiellement cantonné à la mer du Nord. Pourtant, il est appelé à jouer un rôle de première importance pour que l’Union européenne puisse atteindre l’objectif de neutralité climatique qu’elle s’est fixé à l’horizon 2050. Pour cela, le secteur de l’éolien offshore peut compter sur plusieurs atouts. Mais son développement se heurte aussi à diverses difficultés, qui expliquent en partie le retard que présente aujourd’hui l’éolien en mer sur l’éolien terrestre. S’agissant de la Belgique, le gouvernement De Croo a validé en octobre 2021 un nouvel objectif ambitieux, dans un contexte de relance post-Covid, de Pacte vert européen ( European Green Deal ) et d’abandon programmé de l’énergie nucléaire. Une nouvelle zone offshore sera exploitée d’ici 2030 en mer du Nord : la zone Princesse Élisabeth. L’électricité ainsi produite sera acheminée vers la terre ferme via une « île artificielle ». Cependant, en juin 2025, le gouvernement De Wever a suspendu la partie de ce projet qui devait assurer les interconnexions avec les réseaux électriques et parcs offshore d’autres pays européens. Il s’est agi par là de réduire les coûts, qui avaient entre-temps augmenté considérablement en raison du contexte géopolitique. Ce Courrier hebdomadaire compare l’énergie éolienne offshore avec d’autres technologies, avant de proposer une cartographie de son développement actuel à l’échelon mondial et européen. Il aborde la situation belge, en s’intéressant notamment au poids du secteur éolien offshore dans la production d’électricité, ainsi qu’aux investisseurs qui exploitent les parcs déjà existants au large des côtes belges, situés dans la première zone développée à cet effet (la « zone orientale »). F. Collard détaille le projet de mise en place d’une nouvelle zone, la zone Princesse Élisabeth, ainsi que les difficultés qui l’entourent.

Les @nalyses en ligne

À qui appartiennent les éoliennes de la Mer du Nord ?

par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 10 décembre 2024

Le 25 novembre 2024 a débuté l’appel d’offres pour l’attribution de la première des trois concessions éoliennes offshore que compte la zone Princesse Élisabeth. Située à la frontière française, cette zone éolienne en Mer du Nord est la seconde à prendre place au large des côtes belges. De telles entreprises requièrent des investissements considérables, comme l’ont montré les expériences comparables menées jusqu’ici. Le développement et l’exploitation des parcs éoliens offshore poussent dès lors des acteurs publics et privés à unir leurs forces afin de partager les risques organisationnels et financiers importants qui entourent ce type de projet. Cette @nalyse du CRISP en ligne s’emploie à identifier les différentes sociétés actionnaires des huit parcs déjà en activité, ainsi que les liens qui existent entre elles. Cet examen permet d’entrevoir les motivations qui conduisent différents acteurs à s’impliquer dans de tels investissements et souligne l’importance que revêtent ces enjeux pour le futur, et ce à plus d’un titre.

Podcasts

Les producteurs d’énergie en Belgique. De la Société de l’électricité de l’Escaut à Electrabel

intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 11 mars 2024

Émission diffusée le Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : 1° Fabienne Collard : Les producteurs d’énergie en Belgique. De la Société de l’électricité de l’Escaut à Electrabel 2° ‘Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG)’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique. 3° Le tour des dernières parutions du CRISP, avec Cédric Istasse.

Les @nalyses en ligne

Une présence discrète. Les groupes d’entreprises qataris en Belgique depuis 1988

par David Van Den Abbeel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 28 novembre 2022

La Coupe du monde masculine de football se déroule jusqu’au 18 décembre 2022 au Qatar. Cet événement majeur de l’industrie du sport, parmi les plus suivis au monde, offre à ce petit État du Moyen-Orient une visibilité extrêmement importante. Dans le cadre de son objectif d’analyse de la décision politique en Belgique, le CRISP étudie le pouvoir économique en mobilisant la notion de groupe d’entreprises. Cette @nalyse du CRISP en ligne revient précisément sur le poids des investisseurs qataris dans l’économie belge, et identifie la présence, particulièrement précoce compte tenu de l’histoire qatarie, de quatre groupes d’entreprises : trois groupes familiaux et un groupe public, l’État du Qatar lui-même. Cet examen permet d’appréhender les entreprises et les secteurs d’activité concernés ainsi que de donner une idée du profil et des motivations des investisseurs qataris présents en Belgique. Elle met aussi en évidence la place qu’occupe la Belgique au sein des stratégies d’investissement des acteurs qataris.

Podcasts

Les investissements étrangers en Belgique. La dépendance externe de l'économie belge

intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 9 mai 2022

Pour ce nouvel épisode de L’Actualité en 3D, nous allons tirer le portrait de l’économie belge et du rôle décisif que jouent les investissements étrangers dans la santé économique de notre Royaume. Qualifiée de petite et d’ouverte, l’économie belge apparait en effet fortement dépendante d’investissements étrangers qui alimentent quotidiennement la plupart des secteurs d’activités économiques. Produit d’une mondialisation économique, cette situation n’est cependant pas sans désavantages ou d’effets pervers sur la perte d’autonomie de dirigeants soucieux de créer un contexte favorable à de tels investissements. Quel est le poids de ces investissements ? Dans quels secteurs sont-ils particulièrement massifs ? De quels pays viennent-ils ? Quels sont les éventuels outils permettant à la Belgique d’attirer ou à l’inverse de filtrer des investisseurs étrangers ? Quelles pourraient être les conséquences de la crise sanitaire ou de la guerre en Ukraine sur l’ampleur de ces investissements et sur la santé économique belge en général ? Pour répondre à ces questions et probablement à bien d’autres, nous aurons le plaisir de recevoir David Van Den Abbeel, historien, économiste et surtout coordinateur du pôle économie du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, le partenaire de notre émission.

Les @nalyses en ligne

Qui détient les entreprises wallonnes ?

par David Van Den Abbeel, paru sur IRW-CGSP, La Wallonie à l’heure des choix. Vers la septième réforme de l’État, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 6, 2022, p. 40-45

Les acteurs issus du monde économique fondent une bonne partie de leur pouvoir sur la détention d’entreprises et le contrôle, notamment, de sociétés rentables. Leur capacité d’influence sur les politiques économiques locales, régionales, nationales voire internationales tient aussi à la place qu’ils occupent dans l’emploi de ces territoires. Déterminer qui détient les entreprises wallonnes est dès lors une question cruciale.

Podcasts

L'économie de la culture

intervention de Marcus Wunderle diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 février 2022

Pour cette émission de février, nous aborderons une question peu connue du grand public mais essentielle pour la communauté artistique (dont fait aussi partie Radio Panik) : le financement de la culture. Á l’heure où une pandémie a mis à genoux un secteur déjà particulièrement précaire, le moment est venu de s’intéresser plus en profondeur sur les conditions de vie, voire de survie, des artistes actifs et actives sur le territoire belge francophone. Envisager la culture comme une activité économique et les structures artistiques comme des industries sera le fil rouge de cette émission. Qu’appelle-t-on "économie de la culture" et quel est son poids dans l’économie belge ? Quelles sont les spécificités, les acteurs et les frontières du marché culturel ? Quelles sont les principales sources de financement publiques ou privées qui alimentent cette économie ? Comment concrètement on finance un musée, la réalisation d’un film ou un festival de danse en Fédération Wallonie-Bruxelles ? Qu’est-ce qu’une résidence d’artiste, une avance sur recette ou un tax shelter ? En compagnie de Marcus Wunderle, historien, chargé de recherche au CRISP (le Centre de recherche et d’information socio-politiques) et spécialiste de cette question, nous tâcherons de répondre à toutes ces questions et à probablement bien d’autres.

Les @nalyses en ligne

Radiographie de l’actionnariat public en Belgique

par David Van Den Abbeel et Fabienne Collard, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 116, juin 2021, p. 16-21

La présence des pouvoirs publics en tant qu’actionnaires dans l’économie marchande tendrait à se renforcer ces dernières années dans le monde. Qu’en est-il en Belgique ? En auscultant l’articulation actuelle entre pouvoirs publics et participations financières, on peut distinguer les stratégies des entités fédérale et fédérées, les Régions elles-mêmes se différenciant dans le choix et l’organisation de leurs participations financières.

Podcasts

Qui détient le pouvoir économique ?

intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 8 février 2021

On l’ignore sans doute mais le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, le partenaire de cette émission, s’intéresse de longue date au pouvoir économique, aux personnes qui le détiennent et plus généralement à l’évolution de l’économie belge et wallonne. Ainsi, chaque année, le CRISP récolte, dépouille, analyse et rend publique toute une série d’informations décisives pour comprendre la structuration du secteur économique, par exemple à travers son site Actionnariat wallon qui permet au grand public de se renseigner sur la santé économique et l’identité des actionnaires de près de 150.000 entreprises présentes sur le territoire belge. Passer en revue les travaux du CRISP dans ce domaine, tel sera le menu de notre émission du 1er février 2021. Pour ce faire, nous aurons le plaisir de recevoir David Van Den Abbeel, historien, économiste et coordinateur du secteur Économie du CRISP. Pourquoi le CRISP s’intéresse-t-il à l’économie ? Quels liens établit-il entre le secteur économique et son objet d’étude privilégié, soit la prise de décision politique en Belgique ? Quels sont les principaux axes des recherches menées par le CRISP en matière économique ? Sur quels secteurs d’activités s’attarde-t-il tout particulièrement ? Comment concrètement le CRISP mène-t-il ses recherches et quelles formes prennent-elles dans le cadre de leur diffusion envers le grand public ? Quels en sont les principaux résultats et que révèlent-ils sur la santé économique belge et wallonne et son évolution ? Qui sont les acteurs économiques importants, nationaux ou étrangers, qui détiennent les leviers décisionnels et qui à ce titre participent à la reconfiguration de l’économie belge ? On tâchera de répondre à toutes ces questions et à bien d’autres en compagnie de David Van Den Abbeel.

Les @nalyses en ligne

Lobbys : pourquoi tant de haine ?

par Vincent de Coorebyter, paru dans Espace de libertés, n° 480, juin 2019, p. 41-44

Réseaux, piliers, mouvements… Ainsi se structure la société civile en Belgique. Et chacun prêche pour sa paroisse. Entre les organisations défendant un système de valeurs et les lobbys purs et durs, la frontière est floue. En Belgique, la pratique du lobbying a longtemps été banalisée, sans doute parce que notre pays en a une longue expérience.

Les @nalyses en ligne

Syndicats, des acteurs structurellement sous tensions

par Jean Faniel, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 104, juin 2018, p. 10-21

Les syndicats belges sont des organisations de masse à l’histoire déjà longue et à la place importante dans le panorama socio-politique. À partir de leur fonctionnement et du rapport qu’ils entretiennent avec leur environnement, on peut dégager quatre dimensions, intrinsèquement liées, relatives aux composantes des syndicats et à l’environnement dans lequel s’insère l’action syndicale. En les envisageant de manière combinée, on peut saisir quelles tensions animent ces organisations et dans quelles limites elles déploient leur action, chacune à sa manière selon ses sensibilités, son histoire, sa culture, ses rapports de force internes, la personnalité de ses dirigeants et militants…

Podcasts

Le dossier ARCO

intervention de Serge Govaert diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 juin 2018

ARCO, c’est le nom donné à la fédération des coopératives du Mouvement ouvrier chrétien, responsable de la gestion des épargnes des membres de ce mouvement. En particulier, dès les années 1990, ARCO a massivement investi dans les actions de la banque DEXIA... dont le taux a dramatiquement chuté à la suite de la crise financière de 2008. Avec cette crise, c’est toute l’épargne des coopérateurs du Mouvement ouvrier chrétien, en particulier flamand, qui s’est envolée. Depuis dix ans, la question du remboursement de ces coopérateurs agite la politique... Quels sont les enjeux économiques mais aussi politiques que soulève ce dossier tant au niveau flamand et belge qu’européen ? Quelles sont actuellement les solutions qui lui ont été apportées ? Comment se positionnent les différents partis politiques autour de ce dossier au poids symbolique et budgétaire colossal ?

Podcasts

Le secteur pharmaceutique en Belgique

intervention de Marcus Wunderle diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad, 21 mai 2018

À quoi ressemble le secteur pharmaceutique en Belgique ? Et quel est le lien entre pharma et politique ?

Podcasts

Pour une portée de dollars... Je festivale, tu festivales, il...

intervention de Christophe Goethals et Marcus Wunderle diffusée dans La bande à Piksou sur Radio Panik, 21 mai 2018

La saison des festivals pointe son nez. On va donc parler musique. Mais pas comme on l’entend d’habitude. Cette émission envisage les festivals sous les angles « subsides », « offre », « agents », « concurrence » et « LiveNation ». Elle revient sur la « festivalisation », c’est-à-dire la tendance à la multiplication, à la diversification et à la massification des festivals en Belgique et en Europe. Cette festivalisation connaît-elle un essoufflement ?

Les @nalyses en ligne

Quelle stratégie pour les fournisseurs d’électricité ?

par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 8 décembre 2016

La transition énergétique entamée en Europe vise un glissement de la production d’énergie à partir de ressources traditionnelles vers une production davantage – voire essentiellement – d’origine renouvelable. Dans ce cadre, une série d’adaptations et d’investissements doivent intervenir par rapport au mix énergétique d’origine. Pour inciter les acteurs privés à mettre en place ces investissements, les politiques adoptées se heurtent à un véritable casse-tête, un travail d’équilibriste entre les intérêts parfois opposés des différents intervenants dans l’équation énergétique. Cela est particulièrement vrai dans le domaine de l’électricité. Ces politiques ont-elles eu une réelle influence sur la stratégie des fournisseurs d’électricité ou ceux-ci se sont-ils juste conformés aux normes imposées ? Plus largement, quelles sont les logiques poursuivies par les groupes présents dans ce secteur ? Sont-elles uniquement liées à la recherche de profits ou d’autres aspects entrent-ils en ligne de compte ?

Livres

Les classes sociales en Belgique. Deux siècles d’histoire

Livre, par Guy Vanthemsche, 461 p., 2016

Après avoir été fort en vogue jusque dans les années 1970, la notion de classes sociales a connu une longue période de désaffection. Depuis lors, les identités nationales, ethniques ou religieuses ont retenu l’attention des chercheurs. Pourtant, les classes sociales restent un élément crucial pour comprendre l’évolution de notre société contemporaine. Ce livre vise à combler une lacune en offrant une synthèse des connaissances actuelles sur l’histoire des différents groupes socio-économiques en Belgique en se focalisant sur les XIXe et XXe siècles : les salariats en général et leurs relations avec les marchés du travail, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les agriculteurs, les indépendants, les professions libérales et les élites économiques. Cet ouvrage a été couronné par le Prix Ernest Discailles décerné par l’Académie royale de Belgique.

Dossiers

La production cinématographique (2016)

Dossier n° 86, par Fabienne Collard, Christophe Goethals, John Pitseys, Marcus Wunderle, 117 p., 2016

Le cinéma est souvent désigné comme le septième art. Il est aussi une industrie, avec ses activités de production et de commercialisation, ainsi que ses questions de financement et de rentabilité. Comme d’autres activités culturelles et économiques, le cinéma connaît de profondes évolutions, liées notamment à des mutations technologiques. Ainsi, un des enjeux majeurs à l’heure actuelle est la dématérialisation des contenus et son impact sur toute la filière de production cinématographique. Vu sous ce double angle culturel et économique, le secteur du cinéma a rarement fait l’objet d’une étude générale, encore moins en Belgique francophone. Le présent dossier vise à combler cette lacune. La première partie dresse un état des lieux général de l’organisation et des acteurs de l’industrie cinématographique en décrivant la chaîne de production du film. La deuxième se concentre sur la production cinématographique en analysant le secteur et son évolution, tant en termes d’entreprises et d’emplois que de types de production. La troisième partie décrit les sources de financement de la production en accordant une attention particulière aux soutiens publics apportés par les différents niveaux de pouvoir. L’aide des pouvoirs publics s’avère cruciale dans la structuration de la production cinématographique et dans le type d’œuvres produites. Mais rien ne permet d’affirmer que ce développement sera pérenne compte tenu des transformations que traverse ce secteur, des moyens limités des pouvoirs publics et de la concurrence fiscale internationale.

Les @nalyses en ligne

La classe moyenne ? Un fourre-tout

interview de Jean Faniel par Boudewijn Vanpeteghem, parue dans Alter Échos, n° 431, 11 octobre 2016, 4 p.

Les classes moyennes sont un paradoxe en soi. Elles sont au centre des discours politiques. Tous les partis y font référence en assurant défendre leurs intérêts. Pourtant, un nombre croissant d’intellectuels dénoncent des décideurs qui les ignorent et ils constatent leur déclassement au sens propre du terme. Mais qui sont les classes moyennes ? Tentative de définition.

Les @nalyses en ligne

ING, le bon élève ?

par Christophe Goethals et Loïc Bernar, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 3 octobre 2016

Au lendemain du déclenchement de la crise financière et bancaire en 2008, ING Belgique, la filiale belge du groupe ING, était qualifiée de « bon élève ». Contrairement à Fortis Banque, Dexia et KBC, ING Belgique avait concentré ses activités sur son métier de base et ne s’était guère impliquée dans les opérations internationales et financières de sa société-mère. Aujourd’hui, une restructuration majeure vient d’être annoncée par le groupe bancaire néerlandais ING, qui avait convoqué un conseil d’entreprise extraordinaire à Bruxelles ce 3 octobre. Quel est le motif d’une telle restructuration ? Répondre à cette question nécessite de cerner les caractéristiques d’ING. Quels sont les actionnaires de ce groupe néerlandais ? Quelle part représentent ses activités en Belgique par rapport à l’ensemble de ses activités ? Depuis quand le groupe ING est-il présent en Belgique et quelle est sa part de marché dans le pays ?

Les @nalyses en ligne

Vers un essoufflement de la fièvre festivalière en Belgique ?

par Christophe Goethals, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 30 juin 2016

Le foisonnement de festivals de musique que l’on peut observer en Belgique est devenu l’un des éléments qui font la réputation du pays à l’international. Leur nombre a considérablement augmenté ces trente dernières années, au point que certains parlent d’un phénomène de « festivalisation » pour caractériser, en Belgique comme ailleurs, cette tendance à la multiplication, à la diversification et à la massification des festivals. Ce phénomène a profondément modifié le paysage culturel. Les festivals jouent dorénavant un rôle important pour l’accès à la culture, au même titre que les institutions culturelles permanentes. Mais depuis quelques années, les festivals sont soumis à de très fortes pressions : concurrence accrue, crise économique et financière, diminution des budgets publics et, par conséquent, de certaines subventions... On peut dès lors s’interroger sur cette tendance à la multiplication des festivals : du fait d’un changement de contexte, n’assisterait-on pas à un essoufflement de la fièvre festivalière en Belgique ?

Dossiers

Le livre (2015)

Dossier n° 84, par Fabienne Collard, Christophe Goethals, Marcus Wunderle, 147 p., 2015

Instrument de culture par excellence, le livre est également le produit d’un processus de fabrication qui comprend une succession d’étapes et forme ce qu’on appelle la chaîne du livre. De nombreux bouleversements caractérisent l’histoire du livre. Depuis une quinzaine d’années, l’introduction du numérique dans toutes les étapes de la chaîne bouscule les équilibres. De nouveaux acteurs font leur entrée, posant avec une acuité redoublée les questions de la réglementation et de la régulation du secteur, tandis que le phénomène de concentration se poursuit. Parallèlement, le livre subit la concurrence, particulièrement auprès des jeunes, des nouvelles formes de loisirs. Est-ce à dire, pour autant, que le livre est en crise ? C’est notamment pour répondre à cette question que ce Dossier analyse la chaîne du livre en Communauté française. Cette filière, qui implique de nombreux acteurs, privés et publics, et où se mêlent des enjeux culturels et économiques, y est décryptée à la lumière des évolutions qui la traversent.

Dossiers

Les festivals et autres événements culturels (2014)

Dossier n° 83, par Fabienne Collard, Christophe Goethals, Marcus Wunderle, 115 p., 2014

La multiplication des événements culturels depuis une trentaine d’années modifie profondément le paysage culturel en Communauté française. Qu’ils soient ponctuels ou récurrents, les événements culturels jouent dorénavant, et au même titre que les institutions culturelles permanentes, un rôle important pour l’accès à la culture. Mais qu’impliquent ces événements  ? Peut-on réellement parler de festivalisation  ? Qui participe à leur organisation  ? Ce Dossier tente de répondre à ces questions. La première partie livre une analyse théorique puis historique de l’événementiel culturel, avant de dresser un panorama original des festivals culturels en Wallonie et à Bruxelles. L’étude de 275 festivals permet de dégager les principales caractéristiques de ce type de manifestations (localisation, durée, ancienneté, affluence…). La deuxième partie porte sur les acteurs de l’événementiel culturel  : organisateurs, pouvoirs publics, artistes, public et partenaires (sponsors, médias, associations, sous-traitants spécialisés) qui, chacun pour ses propres raisons (intellectuelles, politiques, économiques…), trouvent un intérêt à l’existence et à la tenue d’événements culturels.

Dossiers

Le pouvoir économique (2013)

Dossier n° 82, par Christophe Goethals, Anne Vincent, Marcus Wunderle, 119 p., 2013

Qui dirige l’économie ? Qui détient le pouvoir de décision dans ce domaine ? Quelles sont les limites de ce pouvoir ? Ce Dossier tente d’apporter des réponses à ces questions en passant en revue les différents acteurs intervenant dans la sphère économique, l’étendue de leur capacité d’influence et les modes d’exercice de leur pouvoir. Parmi les acteurs économiques, les groupes d’entreprises, plus encore que les entreprises, représentent le pouvoir économique par excellence. Avec l’internationalisation et la financiarisation de l’économie, ils contribuent à accentuer la concentration des richesses. Par l’utilisation et l’affectation de leurs ressources, ils constituent par ailleurs des acteurs capables d’influencer la décision politique. Les rapports qu’ils entretiennent avec les États et leurs composantes deviennent manifestement de plus en plus déséquilibrés. Outre l’intervention des pouvoirs publics dans l’économie, ce Dossier aborde d’autres acteurs (syndicats, associations de consommateurs, médias ou organisations militantes) qui, dans un rôle secondaire mais non négligeable, tentent de peser sur la décision des détenteurs du pouvoir économique.

Dossiers

Les arts numériques (2013)

Dossier n° 81, par Laurent Diouf, Anne Vincent, Anne-Cécile Worms, 84 p., 2013

Les arts numériques, discipline émergente du 21e siècle, trouvent leurs racines tant dans le mouvement dadaïste des années 1920 que dans les romans de science-fiction. Interactives, génératives et immersives, ces nouvelles pratiques artistiques questionnent les notions traditionnelles d’œuvre, de public et d’artiste. Le médium utilisé favorise le caractère international des œuvres, dont la création est souvent le fruit d’une collaboration complexe, avec des scientifiques notamment. Ce Dossier définit d’abord les arts numériques, en dresse une typologie, décrit leur évolution et analyse leurs canaux de diffusion. Les arts numériques combinent différentes formes artistiques (danse et arts de la scène, arts visuels, musique, jeux…) auxquelles ils confèrent une dimension immatérielle. Cette spécificité, dans un contexte où les acheteurs s’attachent encore à des formes matérielles, limite le marché et oriente la diffusion des arts numériques vers des festivals, des événements dépendant en grande partie d’un financement public, ou vers des ateliers alternatifs (medialabs, fablabs). Les auteurs se penchent également sur la reconnaissance progressive des arts numériques ainsi que sur les mécanismes d’aide et sur les lieux de formation mis en place en Communauté française. Cette reconnaissance date du début des années 2000, avec la création d’une Commission consultative des arts numériques et une définition précise du secteur. Une prise de conscience apparaît également au niveau régional et européen, avec des espoirs de synergies entre arts et sciences pour les années à venir.

Dossiers

Les industries créatives (2012)

Dossier n° 80, par Anne Vincent, Marcus Wunderle, 90 p., 2012

Les industries créatives connaissent un fort engouement. Considérées comme une source d’avantages compétitifs et un moteur de l’économie de la connaissance, elles font l’objet de nombreuses politiques de soutien, européennes, nationales et locales. Dans le contexte de crise actuel, la question est de savoir si les efforts consentis par les pouvoirs publics se traduiront en créations d’emplois significatives, alors que ces industries sont l’une des clés du renouvellement de l’économie. Ce Dossier couvre toute la diversité des industries créatives, de la mode à la gastronomie en passant par la décoration ou l’architecture. Si les industries créatives gèrent leurs activités comme l’ensemble des entreprises, leurs actifs principaux sont immatériels et prennent la forme de droits de propriété intellectuelle. Les auteurs détaillent l’ensemble du processus de la création, depuis l’organisation de l’enseignement et le financement des projets jusqu’à la diffusion des produits. Le Dossier cerne aussi les rôles respectifs des différents acteurs publics et privés. Il présente la stratégie et la production d’entreprises bien connues des consommateurs belges, des petites et moyennes structures aux leaders mondiaux : Durobor, Prémaman, Galler, H&M, Ikea... Enfin, les auteurs font le point sur les perspectives en temps de crise. Si des réductions des budgets publics sont prévues, les propositions de la Commission européenne vont, elles, dans le sens de leur augmentation. Une simplification des mécanismes d’aide semble par ailleurs recherchée, ainsi qu’un renforcement des liens entre enseignement, formation et emploi. Les auteurs abordent aussi le renouvellement des acteurs privés et les nouvelles formes et fonctions du design (eco-design, design social…), appelé à devenir une discipline stratégique.