Les médias de proximité en Belgique francophone : éléments socio-économiques
Courrier hebdomadaire n° 2674-2675, par Bernard Cools, 67 p., 2026
La Belgique francophone compte actuellement douze « médias de proximité » : Antenne Centre, Boukè, BX1, Canal Zoom, MATélé, Notélé, Qu4tre, Télé MB, Télésambre, TV Com, TV Lux et Vedia. Onze sont situés en Wallonie et un en Région bruxelloise. Initialement, les médias de proximité se sont appelés « télévisions locales et communautaires ». Ils remplissent différentes missions de service public (information, développement culturel, éducation permanente et animation), dont chacune doit être concrétisée par une durée minimale annuelle de programmes. Aujourd’hui, ils sont confrontés à la perspective de profondes et multiples mutations dans un futur proche. En particulier, dans un objectif de réalisation d’économies, la Communauté française projette de réduire à huit le nombre de ces médias qu’elle subsidie. Ce Courrier hebdomadaire dresse un état des lieux actuel des médias de proximité, selon un angle essentiellement socio-économique. Pour chacun de ces médias, il indique la zone géographique couverte, précise l’auditoire potentiel, se penche sur divers indicateurs en termes de bilan financier et de volume d’emploi, et donne un aperçu de la production propre et du déploiement numérique. Cela fait, il examine les revenus des médias de proximité (subventions de la Communauté française, autres subsides publics et publicité), avant de se pencher sur la question de leurs audiences (volumes d’audience, profil socio-démographique du public, attitudes et attentes des consommateurs, importance de l’information locale) et de leur présence sur les réseaux sociaux. Enfin, il évoque brièvement le projet de réforme envisagé par le gouvernement de la Communauté française.
Courrier hebdomadaire
Cartographie des médias d’information en Belgique francophone
En recensant et en classant les médias d’information de Belgique francophone (qu’il s’agisse de la presse écrite, audiovisuelle ou numérique), ce Courrier hebdomadaire poursuit deux objectifs majeurs. D’une part, il met à la disposition de toutes et de tous – citoyens, étudiants, chercheurs, décideurs politiques, professionnels du secteur, responsables de structures sociales ou d’organisations culturelles… – un répertoire détaillé, raisonné et le plus complet possible des acteurs de ce paysage médiatique : les organes de la presse quotidienne, ceux de la presse périodique, les chaînes de télévision, les stations de radio et les médias disponibles uniquement en ligne (« pure players »). D’autre part, Clémence Petit et Olivier Standaert proposent une base méthodologique, discutée et clairement présentée, pour identifier, sélectionner, catégoriser et classifier les médias. Cette visée théorique et critique porte notamment sur le cadrage, sur la définition et sur la délimitation des notions de journalisme, de journaliste et de média d’information. Cette étude met en lumière l’étendue et l’hétérogénéité du secteur des médias d’information en Belgique francophone. Bien qu’elle soit un marché de taille modeste – en prise, qui plus est, avec un phénomène de concentration –, la Communauté française héberge un nombre nettement plus élevé de médias que ce qui est habituellement estimé, posant notamment question quant à leur visibilité, à leur modèle éditorial et à leurs profils d’audience. Ce Courrier hebdomadaire est lié à une base de données en ligne cartographiant les médias d’information de Belgique francophone, qui a été réalisée par l’Observatoire de recherche sur les médias et le journalisme (ORM) de l’UCLouvain et qui sera régulièrement actualisée.
Courrier hebdomadaire
De l’information à la politique : regards sur les réseaux sociaux en Belgique
Courrier hebdomadaire n° 2639-2640, par Bernard Cools, Xavier Degraux, 81 p., 2025
Les réseaux dits sociaux prennent une place croissante en tant que sources et canaux d’idées et d’informations. Cependant, ils peuvent faire l’objet d’usages très différents d’un pays à l’autre, ou même d’une région à l’autre. Ce Courrier hebdomadaire s’intéresse à la situation des réseaux sociaux en Belgique, principalement en rapport avec leur rôle dans l’information et leur éventuelle inclinaison politique. Quelle est l’audience des réseaux sociaux ? Dans quelle mesure constituent-ils une voie d’accès vers l’information pour les Belges ? Quelle est l’évolution en la matière, et quelles sont les différences entre les catégories de population ? Non seulement selon la langue, le genre, l’âge, etc., mais aussi selon le niveau d’intérêt pour l’information ou pour la politique. Quel degré de fiabilité ou de confiance est accordé aux différentes plateformes, et a-t-il un effet sur le degré d’utilisation ? Quelle influence la sensibilité politique de l’utilisateur a-t-elle sur sa consommation de réseaux sociaux, sur ses choix de plateforme et sur son rapport à l’actualité, notamment politique ? Quelle est l’audience des « influenceurs » ? L’étude se penche également sur l’utilisation qui est faite des réseaux sociaux par les partis politiques belges et par les présidents de ces partis. Quelle est leur présence organique en termes de plateformes utilisées, de volumes de messages postés et d’interactions suscitées ? Dans quelle mesure recourent-ils à la publicité payante (et quel regard la population porte-t-elle sur cette pratique) ? Notamment, quelles ont été les dépenses réalisées lors de l’année électorale 2024 ? Quels sont les effets de la présence des partis sur les réseaux sociaux au niveau de la polarisation et de la communication politique ? Enfin, B. Cools et X. Degraux livrent quelques réflexions sur le rôle des réseaux sociaux en matière d’information, sur les enseignements de l’analyse des dépenses des partis politiques belges sur les plateformes, et sur la question – centrale – de la régulation des réseaux sociaux par les pouvoirs publics, notamment européens.
Courrier hebdomadaire
Les sources d’information des Belges : usages, attitudes, questionnements
Courrier hebdomadaire n° 2583-2584, par Bernard Cools, 54 p., 2023
Comment les Belges s’informent-ils ? Quel est leur degré d’intérêt pour l’actualité ? Quels sont leurs centres d’intérêt : actualités internationales, politique, informations locales, etc. ? Quels sont les types de sources qu’ils utilisent pour s’informer : presse écrite, journal télévisé, Internet, médias sociaux, etc. ? Quel est le nombre de sources qu’ils consultent ? Quelles sont celles qu’ils privilégient ? Quel degré de confiance leur accordent-ils ? Quels sont, à ces différents égards, les évolutions récentes ? Enfin, existe-t-il des différences entre francophones et néerlandophones, ou selon le genre, l’âge, les revenus ou le niveau d’instruction ? Outre qu’il répond à toutes ces questions, ce Courrier hebdomadaire met en évidence diverses caractéristiques majeures de la manière qu’ont les Belges de s’informer, dont la prépondérance des écrans, l’importance des sources gratuites et les attitudes d’« évitement de l’information ». Constatant une baisse générale de la consommation d’information, Bernard Cools explore également quelques pistes potentielles pour un « retour à l’information ».
Courrier hebdomadaire
Grèves et conflictualité sociale en 2019 (II). Luttes sociales : entre salariat et précariat
Courrier hebdomadaire n° 2475-2476, par Iannis Gracos, 103 p., 2020
Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2019. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes. Ce second volume traite de trois types de conflits. Tout d’abord, ceux qui sont survenus dans des entreprises spécifiques suite à l’annonce d’importantes restructurations : l’entreprise sidérurgique NLMK située à Clabecq ; les Éditions de l’Avenir, détenues par la structure publique Nethys, filiale de l’intercommunale Enodia (ex-Publifin) ; la compagnie aérienne low cost Ryanair (basée en Irlande et opérant dans l’ensemble de l’Europe). Ensuite, les conflits qui mettent particulièrement en avant la condition précaire des travailleurs de deux secteurs : celui des coursiers et celui des titres-services. Enfin, une action sociale dont la base a été les discriminations liées au genre : la « grève des femmes / grève féministe » du 8 mars 2019. À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée. L’étude se clôt par une annexe statistique fournissant un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2019. Le GRACOS se compose actuellement de 19 membres : B. Bauraind, A. Bingen, M. Brodersen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, N. Hirtz, G. Lambert, C. Leterme, E. Martinez, L. Mélon, P. Reman, M.-C. Trionfetti, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de C. Casier, E. Demeester, E. Deront, T. Hausmann et M. Retout.
Les @nalyses en ligne
De la convocation aux résultats. Les acteurs de l’informatique électorale
par David Van Den Abbeel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 10 mai 2019
Utilisé en Belgique depuis les élections législatives du 24 novembre 1991, le vote automatisé – ou vote électronique – continue, aujourd’hui encore, de susciter le débat et la réflexion lors des périodes pré- et post-électorales. Ce débat a d’autant plus d’intérêt et d’importance que les élections restent l’un des temps les plus visibles et les plus symboliques de notre système démocratique. L’informatique intervient désormais à toutes les étapes du processus électoral, et pas uniquement lors du vote proprement dit. Elle est même aujourd’hui devenue indispensable. Et avec elle, faute d’expertise publique suffisante et de volonté politique, un petit nombre d’acteurs privés et de groupes d’entreprises se sont installés durablement dans la logistique électorale. Cette @nalyse du CRISP en ligne tente d’identifier les principales sociétés impliquées dans les opérations électorales. Elle montre que cette question éthique ne se limite pas au seul vote électronique et mériterait d’être réfléchie et débattue en tenant compte de l’intégralité du processus électoral.
Courrier hebdomadaire
L’évaluation des pôles de compétitivité wallons : méthodes, résultats et mise en perspective européenne
Courrier hebdomadaire n° 2339-2340, par Claire Dujardin, Philippe Lefebvre, Martine Lefèvre, Virginie Louis, Frédérique Pallez, Françoise Vanderkelen, 76 p., 2017
Afin de se réaffirmer comme un espace industriel compétitif sur la scène mondiale, la Wallonie mène une politique de grande ampleur, dont l’axe central est constitué par les « pôles de compétitivité ». Créés en 2006, ceux-ci rassemblent des acteurs économiques (grandes entreprises comme PME), des acteurs de la recherche et des acteurs de la formation (universités, hautes écoles, etc.), qui travaillent en collaboration autour d’un secteur économique novateur et porteur. Au nombre de six, ces pôles sont actifs dans les domaines suivants : biotechnologies et santé (Biowin), ingénierie chimique et matériaux durables (Greenwin), transport et logistique (Logistics in Wallonia), ingénierie mécanique (Mecatech), aéronautique et aérospatial (Skywin), agro-industrie (Wagralim). Tous visent à soutenir et à créer de l’activité et de l’emploi en Wallonie par l’innovation et la valorisation, la recherche et le développement, la formation, l’investissement et l’internationalisation. Deux livraisons successives du Courrier hebdomadaire étudient le développement de la politique wallonne des pôles de compétitivité au cours de sa première décennie de mise en œuvre. Le précédent volet a montré en quoi consiste cette politique : quels en sont les fondements, les objectifs, les modalités de mise en œuvre et les particularités. Ce second volet analyse la politique sous l’angle particulier de son évaluation. Pour cela, il dresse un panorama des pratiques d’évaluation de politiques similaires en Europe et éclaire ainsi les spécificités de la méthodologie wallonne. Ensuite, il met en avant les principaux résultats, enseignements et recommandations tirés des travaux évaluatifs déjà réalisés. Enfin, il s’interroge sur le futur de l’évaluation des pôles de compétitivité en Wallonie, en lien avec les travaux en cours au sein de l’IWEPS.
Courrier hebdomadaire
Les pôles de compétitivité wallons : dix ans de politique industrielle
Courrier hebdomadaire n° 2337-2338, par Claire Dujardin, Philippe Lefebvre, Martine Lefèvre, Virginie Louis, Frédérique Pallez, Françoise Vanderkelen, 55 p., 2017
Afin de se réaffirmer comme un espace industriel compétitif sur la scène mondiale, la Wallonie mène une politique de grande ampleur, dont l’axe central est constitué par les « pôles de compétitivité ». Créés en 2006, ceux-ci rassemblent des acteurs économiques (grandes entreprises comme PME), des acteurs de la recherche et des acteurs de la formation (universités, hautes écoles, etc.), qui travaillent en collaboration autour d’un secteur économique novateur et porteur. Au nombre de six, ces pôles sont actifs dans les domaines suivants : biotechnologies et santé (Biowin), ingénierie chimique et matériaux durables (Greenwin), transport et logistique (Logistics in Wallonia), ingénierie mécanique (Mecatech), aéronautique et aérospatial (Skywin), agro-industrie (Wagralim). Tous visent à soutenir et à créer de l’activité et de l’emploi en Wallonie par l’innovation et la valorisation, la recherche et le développement, la formation, l’investissement et l’internationalisation. Deux livraisons successives du Courrier hebdomadaire étudient le développement de la politique wallonne des pôles de compétitivité au cours de sa première décennie de mise en œuvre. Ce premier volet revient sur les objectifs et fondements sur lesquels la politique s’est constituée (notamment dans le contexte de l’avènement du Plan Marshall). Ensuite, il met en lumière les choix particuliers qui ont été opérés sur les diverses dimensions de la politique (sélection des pôles ; combinaison des instruments d’intervention ; acteurs du pilotage, de la mise en œuvre et du suivi) et donne à voir le fonctionnement concret des pôles de compétitivité (dispositifs de gouvernance, de gestion et d’animation ; types et modalités d’élaboration des projets collaboratifs). Enfin, il indique comment la politique s’articule avec les autres grandes orientations économiques de la Région wallonne (dans le cadre de la Stratégie wallonne de spécialisation intelligente). Le volet suivant sera consacré à l’évaluation des effets de la politique et aux méthodes qui y sont associées.
Livres
Les classes sociales en Belgique. Deux siècles d’histoire
Livre, par Guy Vanthemsche, 461 p., 2016
Après avoir été fort en vogue jusque dans les années 1970, la notion de classes sociales a connu une longue période de désaffection. Depuis lors, les identités nationales, ethniques ou religieuses ont retenu l’attention des chercheurs. Pourtant, les classes sociales restent un élément crucial pour comprendre l’évolution de notre société contemporaine. Ce livre vise à combler une lacune en offrant une synthèse des connaissances actuelles sur l’histoire des différents groupes socio-économiques en Belgique en se focalisant sur les XIXe et XXe siècles : les salariats en général et leurs relations avec les marchés du travail, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, les agriculteurs, les indépendants, les professions libérales et les élites économiques. Cet ouvrage a été couronné par le Prix Ernest Discailles décerné par l’Académie royale de Belgique.
Courrier hebdomadaire
Grèves et conflictualité sociale en 2015
Courrier hebdomadaire n° 2291-2292, par Iannis Gracos, 118 p., 2016
Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de treize membres : B. Bauraind, A. Bingen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, E. Martinez, L. Mélon, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de C. Leterme. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2015. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en huit chapitres : la conflictualité sociale interprofessionnelle (à savoir, d’une part, le plan d’action syndical mené en front commun contre les projets du gouvernement fédéral et, d’autre part, les tensions liées à la négociation d’accords entre interlocuteurs sociaux), la remise en cause du recours à la grève par une partie de la société (tant au niveau belge qu’au niveau de l’OIT), la manifestation menée en septembre 2015 par plusieurs centaines de travailleurs de l’usine de Caterpillar à Gosselies pour défendre leur « droit au travail », la lutte contre le dumping social (en particulier, dans le domaine de la construction), le conflit opposant les chauffeurs et sociétés de taxis bruxellois à l’entreprise états-unienne Uber, les tensions et mouvements de grève dans les chemins de fer (SNCB et Infrabel), les mobilisations dans le secteur de l’accueil des demandeurs d’asile (Fedasil) et les journées d’action européennes organisées en opposition au projet de TTIP. À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée. L’étude se clôt par une annexe statistique relative au nombre de journées de grève enregistrées en 2014 et aux trois premiers trimestres de 2015.
Les @nalyses en ligne
Une société plus éparpillée
interview de Vincent de Coorebyter par Véronique Lamquin, parue dans Le Soir, 2 janvier 2015, 6 p.
À première vue, 2014 aura été une année de clivages, de contestations, d’émergence de mouvements citoyens. Lames de fond ou phénomènes conjoncturels ?
Dossiers
Les arts numériques (2013)
Dossier n° 81, par Laurent Diouf, Anne Vincent, Anne-Cécile Worms, 84 p., 2013
Les arts numériques, discipline émergente du 21e siècle, trouvent leurs racines tant dans le mouvement dadaïste des années 1920 que dans les romans de science-fiction. Interactives, génératives et immersives, ces nouvelles pratiques artistiques questionnent les notions traditionnelles d’œuvre, de public et d’artiste. Le médium utilisé favorise le caractère international des œuvres, dont la création est souvent le fruit d’une collaboration complexe, avec des scientifiques notamment. Ce Dossier définit d’abord les arts numériques, en dresse une typologie, décrit leur évolution et analyse leurs canaux de diffusion. Les arts numériques combinent différentes formes artistiques (danse et arts de la scène, arts visuels, musique, jeux…) auxquelles ils confèrent une dimension immatérielle. Cette spécificité, dans un contexte où les acheteurs s’attachent encore à des formes matérielles, limite le marché et oriente la diffusion des arts numériques vers des festivals, des événements dépendant en grande partie d’un financement public, ou vers des ateliers alternatifs (medialabs, fablabs). Les auteurs se penchent également sur la reconnaissance progressive des arts numériques ainsi que sur les mécanismes d’aide et sur les lieux de formation mis en place en Communauté française. Cette reconnaissance date du début des années 2000, avec la création d’une Commission consultative des arts numériques et une définition précise du secteur. Une prise de conscience apparaît également au niveau régional et européen, avec des espoirs de synergies entre arts et sciences pour les années à venir.
Dossiers
Les industries créatives (2012)
Dossier n° 80, par Anne Vincent, Marcus Wunderle, 90 p., 2012
Les industries créatives connaissent un fort engouement. Considérées comme une source d’avantages compétitifs et un moteur de l’économie de la connaissance, elles font l’objet de nombreuses politiques de soutien, européennes, nationales et locales. Dans le contexte de crise actuel, la question est de savoir si les efforts consentis par les pouvoirs publics se traduiront en créations d’emplois significatives, alors que ces industries sont l’une des clés du renouvellement de l’économie. Ce Dossier couvre toute la diversité des industries créatives, de la mode à la gastronomie en passant par la décoration ou l’architecture. Si les industries créatives gèrent leurs activités comme l’ensemble des entreprises, leurs actifs principaux sont immatériels et prennent la forme de droits de propriété intellectuelle. Les auteurs détaillent l’ensemble du processus de la création, depuis l’organisation de l’enseignement et le financement des projets jusqu’à la diffusion des produits. Le Dossier cerne aussi les rôles respectifs des différents acteurs publics et privés. Il présente la stratégie et la production d’entreprises bien connues des consommateurs belges, des petites et moyennes structures aux leaders mondiaux : Durobor, Prémaman, Galler, H&M, Ikea... Enfin, les auteurs font le point sur les perspectives en temps de crise. Si des réductions des budgets publics sont prévues, les propositions de la Commission européenne vont, elles, dans le sens de leur augmentation. Une simplification des mécanismes d’aide semble par ailleurs recherchée, ainsi qu’un renforcement des liens entre enseignement, formation et emploi. Les auteurs abordent aussi le renouvellement des acteurs privés et les nouvelles formes et fonctions du design (eco-design, design social…), appelé à devenir une discipline stratégique.
Courrier hebdomadaire
Gouvernance et Technology Assessment en Wallonie
Courrier hebdomadaire n° 2037, par Pierre Delvenne, 43 p., 2009
Le Technology Assessment vise l’identification précoce des changements technologiques et de leurs impacts éventuels, en vue d’éclairer la décision politique. La Flandre a son office de Technology Assessment depuis 2000. Qu’en est-il en Wallonie ? Pierre Delvenne retrace l’historique de la réflexion wallonne et la tentative d’attribuer une fonction de TA au Conseil de la politique scientifique wallon en 1994, bien avant la création de l’office flamand. Il explore les raisons qui ont mené alors à un échec. L’auteur se penche ensuite sur le régime wallon de recherche et d’innovation et montre comment les pratiques et les institutions ont créé un cadre commun pour l’action, mais aussi des obstacles au changement. Tant la réflexion entamée par le programme Prométhée en 1998 que, plus récemment, les grappes technologiques, les clusters et les pôles de compétitivité, ont profondément transformé le régime wallon de recherche et d’innovation et donc changé le contexte de création d’un TA. Les initiatives qui voient actuellement le jour au niveau politique reflètent une évolution des mentalités en matière de TA. Une résolution, votée à l’unanimité en commission du Parlement wallon, vise à nouveau à doter le Conseil wallon de la politique scientifique d’une mission de Technology Assessment. La nouvelle coalition mise en place au lendemain des élections régionales de juin 2009 a quant à elle mis cette question en bonne place dans son programme de gouvernement.
Courrier hebdomadaire
Bruxelles-Capitale. Recettes et dépenses publiques (II)
Courrier hebdomadaire n° 1165-1166, par Louis Malvoz, Jean-Louis Mazy, Michel Peffer, 69 p., 1987
L’examen des moyens budgétaires mis à la disposition de la Région bruxelloise ne relevant pas de son budget, nécessite préalablement que l’on s’arrête un instant à l’analyse de la méthodologie qui permet leur identification. Il convient d’abord de signaler que ceux-ci sont liés à des compétences relevant soit de budgets nationaux, soit de budgets communautaires. Dans ce premier cas, leur identification est susceptible de conduire à terme à leur régionalisation ou à leur communautarisation. Différentes méthodes peuvent être retenues pour définir la localisation d’une dépense : – le lieu d’exécution ou d’attribution : il s’agit de la méthode la plus immédiate (par ex. : le lieu de réalisation de marchés publics de travaux) ; – la localisation du bénéfice final : cette méthode consiste à identifier la localisation de la personne bénéficiant de la dépense. Aucune statistique n’existe à ce propos, elles seraient pourtant fort édifiantes en matière de marché public (par ex. : la localisation du siège social d’une entreprise bénéficiant d’un marché public). De plus, s’il est évident qu’un certain nombre de dépenses peuvent être ainsi classées par région, la majorité des dépenses de l’Etat conservent un caractère interrégional et ne peuvent dès lors être attribuées à l’une ou l’autre région, sans se livrer à des approximations très grossières. Nous nous limiterons au relevé des dépenses qui, de par leur nature, échappent à toute ambiguïté. Enfin, cet examen peut également se baser sur deux notions différentes en terme budgétaire, à savoir : - le relevé des crédits d’engagements qui permet en terme physique d’identifier les programmes dont bénéficie une région lors d’une année budgétaire ; - le relevé des crédits de paiements qui exprime les besoins de trésorerie liés à l’exercice de ces compétences. Les différents secteurs qui sont analysés sont les communications ; les travaux publics ; les affaires économiques ; la santé publique ; l’éducation nationale – secteur commun ; les affaires culturelles communes ; la Communauté française ; la Communauté flamande.
Courrier hebdomadaire
Bruxelles-Capitale. Recettes et dépenses publiques (I)
Courrier hebdomadaire n° 1163-1164, par Michel Peffer, Marc Thoulen, Jean-Pol Van Roy, 82 p., 1987
Le CRISP a décidé de mettre à la disposition du public du Courrier hebdomadaire le texte des exposés prononcés dans le cadre des Midis de l’Urbanisme organisés par l’ARAU en janvier et février 1987 sur le thème des recettes et dépenses publiques dans l’arrondissement de Bruxelles-Capitale. Cette initiative de l’Atelier de recherche et d’action urbaines se situait dans son optique propre, qui est celle de voir la communauté urbaine disposer de l’ensemble des moyens de nature à lui assurer la maîtrise de son destin. L’ARAU a fait, à cette fin, appel à des personnalités qui ont abordé successivement le financement de Bruxelles à partir des mécanismes régionaux, communautaires et étatiques, les finances des communes et de l’agglomération bruxelloise, le budget de la région bruxelloise, l’affectation des dépenses de l’Etat central en région bruxelloise, l’affectation des dépenses communautaires à Bruxelles, le budget de la province du Brabant et quelques comparaisons internationales. L’intérêt de ces diverses contributions réside dans la réunion de données difficilement accessibles à travers un appareil statistique mal adapté à une saisie des réalités régionales. Dans la mesure où il s’agit ici de la restitution d’exposés oraux, le lecteur doit tenir compte de la diversité des styles, des approches et des conceptions des auteurs, qui prennent chacun la responsabilité de leur texte. L’ensemble présenté ici constitue toutefois un apport appréciable au débat déjà engagé et qui ne peut manquer de se poursuivre sur la problématique institutionnelle bruxelloise.
Courrier hebdomadaire
La publicité
Courrier hebdomadaire n° 1158-1159, par Évelyne Lentzen, 52 p., 1987
La publicité peut être définie comme toute communication diffusée dans le but de promouvoir la vente d’un produit ou d’un service. La logique commerciale du secteur a guidé l’approche choisie dans ce Courrier hebdomadaire , qui n’aborde donc pas les aspects création et production des ’messages’ publicitaires. L’objectif est de réaliser une photographie du secteur au travers de son importance économique et de ses caractéristiques régionales et au travers des acteurs et des groupes d’acteurs intervenant aux différents stades d’un processus qui va de l’entreprise-annonceur au consommateur potentiel. Ce texte s’attache ainsi à décrire successivement chacun des sous-groupes que constituent les entreprises-annonceurs, les régies publicitaires et les agences de publicité.
Courrier hebdomadaire
La télématique dans le cadre réglementaire et institutionnel de la Belgique
Courrier hebdomadaire n° 1101-1102, par François Pichault, 62 p., 1985
La vogue actuelle du terme ’télématique’ a pu faire oublier que les réalités qu’il recouvre existent parfois depuis de nombreuses années, dans le cadre des entreprises ou des administrations publiques. Tout d’abord la transmission à distance de textes et d’images suscite depuis longtemps l’intérêt de milieux très divers. Ensuite ce qu’on a appelé ’télé-informatique’ concerne de multiples applications comme la consultation à distance de banques de données, la communication d’ordinateur à ordinateur, le transfert de données, etc. La nouveauté du phénomène télématique réside dans le fait que ces applications, autrefois limitées à des usages strictement spécialisés, sont aujourd’hui offertes à des catégories de plus en plus larges d’utilisateurs, que ce soit dans le cadre de leur activité professionnelle ou dans celui de leur vie privée. C’est à partir des applications existantes en Belgique que la télématique sera abordée. La première partie tente de fournir une description générale des services télématiques. Elle reprend ensuite quelques vues des applications disponibles en Belgique, comme les expériences de télétexte, du vidéotex de la RTT, le système Bistel, les applications de la télématique bancaire, les systèmes videotex des groupes de presse,… La deuxième partie analyse le cadre réglementaire et institutionnel dans lequel la télématique se développe aujourd’hui en Belgique, à l’aide d’une grille d’analyse de la communication à distance articulée autour de trois fonctions. C’est dans cette partie que l’évolution des rapports public/privé sera le plus largement abordée. L’observation des développements de la télématique, dans ses aspects techniques, institutionnels, législatifs, économiques et politiques, permet de dégager des facteurs de changement qui débordent le cadre strict de cette technique pour s’insérer dans celui de l’ensemble des communications. Avec la collaboration de Bertrand de Crombrugghe et sous la responsabilité d’Yves Poullet du Centre de recherches Informatique et Droit ’CRID’.
Courrier hebdomadaire
Les ordinateurs dans le secteur public
Courrier hebdomadaire n° 683-684, 55 p., 1975
Courrier hebdomadaire
La prévision du volume des annonces publicitaires dans les sociétés d’éditions de journaux
Courrier hebdomadaire n° 590, par J. Van Springel, 31 p., 1973