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Les @nalyses en ligne

Partis politiques francophones et antiracisme : quel bilan en 2022 ?

par Benjamin Biard, paru sur Dynamiques. Histoire sociale en revue, n° 19, septembre 2022, www.carhop.be

Les moyens déployés par les partis politiques belges francophones pour lutter contre le racisme et les discriminations sont variés. Depuis longtemps, des engagements sont pris par ceux-ci afin d’afficher leur respect des valeurs démocratiques fondamentales et leur opposition à toute forme de racisme ou de discrimination. D’ailleurs, en interne, les organisations partisanes adoptent des mesures spécifiques permettant de sanctionner pareilles expressions. En outre, elles tentent de mettre en œuvre leurs engagements à travers les arènes institutionnelles. Cela se traduit notamment par la construction d’un arsenal juridique sur la base duquel des poursuites judiciaires peuvent être engagées. Plus qu’un combat partisan, c’est souvent en tant que combat pour la démocratie que la lutte antiraciste est envisagée par les partis.

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La galaxie d’extrême droite : retour en force d’une réalité ancienne

par Benjamin Biard, paru dans Observatoire des radicalités violentes, Droite radicale, Charleroi, CAL Charleroi, 2022, p. 15-18

Aujourd’hui, l’extrême droite est en capacité de remporter des succès électoraux, voire de prétendre à l’exercice du pouvoir dans de nombreux endroits. S’agit-il d’un phénomène récent ? Comment peut-on définir l’extrême droite sur la base de ses multiples incarnations ? Comment évolue-t-elle et en quoi est-elle un phénomène pluriel qui ne peut être réduit aux partis politiques qui en portent l’idéologie ? Enfin, quelles résistances ses différentes formes rencontrent-elles ?

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Irrésistible, la progression de l’extrême droite ?

interview de Benjamin Biard par Gérald Papy, parue dans Le Vif/L’Express, 27 octobre 2022

Composante dominante du gouvernement italien, soutien indispensable à l’exécutif suédois : l’extrême droite poursuit son évolution à travers l’Europe et voit sa place dans l’exercice du pouvoir légitimée.

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« Le régime des cultes est inadapté à une société plurielle »

interview de Caroline Sägesser par Fanny Declercq, parue dans une version légèrement différente dans Le Soir, 16 septembre 2022

Après l’annonce de la décision du ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), de retirer la reconnaissance de l’Exécutif des musulmans de Belgique, l’organe de représentation du culte islamique en Belgique a dénoncé une action gouvernementale « grossièrement inconstitutionnelle et inacceptable ». Caroline Sägesser revient sur les difficultés que pose la représentation des communautés musulmanes dans le régime belge des cultes et analyse la décision du ministre libéral flamand comme l’anticipation d’une réforme institutionnelle en matière de culte.

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L’imam et le gendarme

par Caroline Sägesser, paru dans La Revue nouvelle, n° 5, juin 2022, p. 4-8

« Un curé vaut bien dix gendarmes », aurait dit Napoléon I er , fournissant ainsi une justification à sa politique de réconciliation avec l’Église catholique après les tourments de la Révolution française. Ce retour du gallicanisme répondait alors à un objectif de maintien de la paix sociale et de développement du soutien au régime impérial. La politique du gouvernement belge à l’égard de l’organe représentatif du culte islamique, l’Exécutif des Musulmans de Belgique, est marquée depuis quelques années par une forme de néo-gallicanisme  : flirtant quelquefois avec l’infraction au principe de séparation de l’Église et de l’État, les autorités s’efforcent de faire émerger un « islam belge » ou un « islam européen », regardé comme une religion plus moderne, plus démocratique, et participant plus activement à la construction d’une société multicultuelle apaisée. Dans un contexte de forte préoccupation en matière de sécurité, la religion est ainsi regardée comme un instrument participant à son maintien et les imams, comme les curés d’autrefois, comme de possibles adjoints aux policiers. Ces derniers mois, les relations entre le ministre de la Justice, en charge des cultes, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), et l’Exécutif des Musulmans de Belgique se sont radicalement détériorées, marquant peut-être l’échec définitif de cette politique.

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Les partis francophones réaffirment le cordon sanitaire contre l’extrême droite

interview de Benjamin Biard par Christophe Degreef, parue sur sous le titre « Rechtse partijen verschillen te veel om hen allemaal extremistisch te noemen » sur Doorbraak.be, 7 mai 2022

Cinq partis politiques francophones viennent de réitérer leur refus de gouverner avec l’extrême droite et de débattre avec elle. Le sujet a refait surface suite au débat qui s’est tenu, le 21 avril 2022, sur les ondes de la chaîne publique flamande VRT, entre Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement réformateur, et Tom Van Grieken, son homologue du Vlaams Belang. Contrairement à la requête émise par G.-L. Bouchez, la portée du cordon sanitaire n’a toutefois pas été étendue au PTB.

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Marine Le Pen présidente ? « Une surprise n’est pas à exclure, mais… »

interview de Benjamin Biard par Noé Spies, parue dans Levif.be, 14 avril 2022

La période de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle française comporte son lot d’inconnues. Abstention, récupération des voix, débat télévisé : plusieurs facteurs peuvent faire pencher la balance du côté d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen. Quels sont les scénarios les plus probables ?

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L’extrême droite face au Covid⁠-⁠19 en Europe centrale et orientale

par Benjamin Biard, paru dans Espace de Libertés, n° 503, novembre 2021, p. 62-65

La transition démocratique opérée dans les pays d’Europe centrale et orientale n’est pas très lointaine. Pour autant, cette région n’est pas épargnée par la présence de l’extrême droite et ses menaces sur les droits et libertés. Dans certains de ces pays, elle parvient même à se hisser au pouvoir. Comment ces partis d’extrême droite se positionnent-ils en matière de politiques publiques face à la crise sanitaire actuelle, et avec quel impact ?

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L’extrême droite face au pouvoir : influence et tensions

par Benjamin Biard, paru dans Mouvement ouvrier chrétien, Obscurités & lumières, extrême droite, démocratie, mouvement social : La 99e semaine sociale du mouvement ouvrier chrétien, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 5, 2021, p. 34-41

Dans différents pays européens, l’extrême droite est en capacité d’accéder au pouvoir dans des gouvernements de coalition ou de peser de l’extérieur sur l’action des autorités. Ces situations conduisent non seulement à des changements politiques, mais aussi à des questionnements et à des tensions à l’intérieur même des partis de cette tendance. Par ailleurs, l’usage des réseaux sociaux par l’extrême droite lui permet d’élargir son influence.

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L’action politique en temps de crise

interview de Vincent Lefebve par Stéphanie Baudot, parue dans Démocratie, n° 5, mai 2021, p. 13-15

La crise que nous vivons depuis plus d’un an n’est pas sans impact sur l’action politique, qu’elle soit le fait des acteurs politiques traditionnels amenés à prendre des décisions pour gérer l’urgence sanitaire ou de la société civile investie du devoir de vigilance démocratique. À y regarder de près, la question de la temporalité de cette crise mérite d’être analysée pour comprendre les positionnements en présence. Mais, plus largement, la crise sanitaire est aussi une crise du temps, car elle induit un bouleversement dans notre façon de concevoir la temporalité.

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À l’est, la démocratie en proie à l’extrême droite ?

par Benjamin Biard, paru dans Démocratie, n° 4, avril 2021, p. 2-5

Courtisée par des partis politiques qui veulent se maintenir ou se hisser au pouvoir, exerçant même parfois le pouvoir, la présence de l’extrême droite dans les pays d’Europe centrale et orientale est loin d’être anodine. Les multiples stratégies pour infiltrer le pouvoir et la société semblent porter leurs fruits et pourraient faire vaciller la démocratie pourtant durement acquise dans cette partie de l’Europe. Mais quelle est donc la place qu’y occupe l’extrême droite ? Quelle est sa spécificité par rapport aux mouvements existant en Europe occidentale ? Comment influence-t-elle les politiques publiques et, plus largement, quels sont ses effets sur la population et la démocratie ?

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2018 (I). Mobilisations transversales

Courrier hebdomadaire n° 2422-2423, par Iannis Gracos, 73 p., 2019

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2018. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes et neuf chapitres. Le premier volume traite des mobilisations transversales. Quatre thèmes y sont étudiés : la conflictualité sociale interprofessionnelle – focalisée, cette année, sur la réforme des pensions et des fins de carrière, sur le jobsdeal décidé par le gouvernement Michel I dans le cadre de la préparation du budget 2019, et sur la négociation de la marge salariale –, la tentative avortée de réforme du dispositif des aides à la promotion de l’emploi (APE) en Wallonie, le mouvement social des Gilets jaunes en Belgique, et la mobilisation des prostituées du quartier bruxellois dit des carrées. Le GRACOS se compose actuellement de 18 membres : B. Bauraind, A. Bingen, M. Brodersen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, N. Hirtz, C. Leterme, E. Martinez, L. Mélon, P. Reman, M.-C. Trionfetti, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de C. Leroij et M. Zune.

Courrier hebdomadaire

Le féminisme en Belgique de la fin du 19e siècle aux années 1970

Courrier hebdomadaire n° 2012-2013, par Catherine Jacques, 54 p., 2009

Alors que l’émancipation féminine apparaît comme l’un des faits majeurs du 20e siècle, son histoire, et plus encore celle du féminisme qui en est l’expression politique, demeurent largement méconnues du grand public. Un pan important de l’évolution sociale reste ainsi dans l’ombre, ce qui rend peu compréhensibles certaines étapes vers l’égalité entre les hommes et les femmes. La nature même du féminisme est ici en cause : toujours minoritaire et élitiste, souvent décrié voire ridiculisé, ce mouvement a dû adapter ses stratégies pour s’imbriquer dans la société, y trouver des alliances, s’articuler aux autres courants afin de distiller ses idées et les faire progresser. Catherine Jacques décrit l’émergence du mouvement féministe au 19e siècle et son développement jusqu’au début des années 1970. Elle est attentive à la place que les organisations créées par les femmes occupent dans le système belge des clivages et aux relations qu’elles entretiennent avec le monde politique. C’est donc un panorama presque complet d’histoire de Belgique qu’elle convoque pour retracer l’évolution du féminisme.