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Les @nalyses en ligne

Le monde va mal, l’Arizona se porte bien ?

par Vincent Lefebve et Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 mai 2025

Nous vivons dans un monde assiégé par des crises de natures multiples. Sur le plan géopolitique, le monde a pénétré depuis le 20 janvier 2025 dans une nouvelle ère, qui a des répercussions sur l’ensemble des secteurs de la vie sociale. Si la Belgique n’échappe pas à une telle situation, cette période marquée par la thématique de la crise y prend cependant des accents particuliers. Alors que les tensions internes avaient paralysé la Vivaldi, la gravité des bouleversements géopolitiques en cours, et de leurs conséquences, semble contribuer, en tout cas en un premier temps, à unir les différentes composantes de l’Arizona et à gommer les tensions internes qui auraient pu, autrement, entraver la bonne marche de l’exécutif.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2023. Enseignement et secteur non marchand en Communauté française

Courrier hebdomadaire n° 2624-2625, par Iannis Gracos, 62 p., 2024

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2023. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes. Ce second volume est consacré aux conflits survenus dans trois champs de compétence de la Communauté française (ou Fédération Wallonie-Bruxelles). Dans l’enseignement obligatoire, un nouveau cycle revendicatif s’est enclenché en 2022, qui porte sur une série de mesures gouvernementales dont la plupart s’inscrivent dans la mise en œuvre du « Pacte pour un enseignement d’excellence ». Un désaccord partiel entre syndicats quant à la stratégie à déployer a fragilisé le rapport de force en leur défaveur. Pour sa part, la ministre de l’Éducation a fermement maintenu le cap des réformes, tout en étant amenée à faire preuve de souplesse quant au rythme d’application de celles-ci. Les mobilisations sont difficiles au sein du secteur non marchand, en raison notamment du souci de continuité de prise en charge des publics qui anime ses travailleurs. Toutefois, deux mouvements d’ampleur ont ponctué l’année 2023, dans les secteurs francophones de l’aide à la jeunesse et de l’accueil de la petite enfance. Chacun de ces conflits découle d’un manque structurel de financement et d’un engorgement des services consécutif à un manque de places d’accueil, ainsi que d’une augmentation de la pénibilité du travail et d’une dégradation de la qualité et de l’accessibilité des services. Une annexe statistique fournit un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2023. Les deux volumes de cette étude annuelle du GRACOS ont été rédigés par A. Bingen, B. Conter, V. De Greef, V. Demertzis, C. Dumont, I. Erdinç, J. Faniel, F.-X. Lievens, E. Martinez, L. Mélon, A. Orban, P. Reman, D. Sepulchre, M. Strale et K. Vandaele.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2023. Concertation interprofessionnelle, mobilisations transversales et secteur privé

Courrier hebdomadaire n° 2622-2623, par Iannis Gracos, 94 p., 2024

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2023. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes. Ce premier volume s’ouvre avec l’analyse de la conflictualité sociale interprofessionnelle. Le quasi-blocage salarial imposé par le gouvernement fédéral a empêché la négociation d’un accord interprofessionnel (AIP) en bonne et due forme ; un accord social a tout de même été conclu, qui contient toutefois essentiellement la confirmation de décisions antérieures. À la fin de l’année, les syndicats ont vivement critiqué la décision gouvernementale d’élargir le régime des flexi-jobs et ont dénoncé les nouvelles règles budgétaires européennes. Une mobilisation syndicale et associative majeure s’est tenue en réaction au projet de loi dit « anti-casseurs » porté par le ministre de la Justice. Si cette contestation a abouti au retrait des dispositions litigieuses, celles-ci ont cependant été remplacées par d’autres mesures susceptibles de menacer le recours à des actions de protestation ou de désobéissance civile. Le mouvement Code Rouge a mené plusieurs actions transversales, articulant dimension écologiste et lutte syndicale. Révélatrices des liens qui peuvent se tisser entre le mouvement climatique et le mouvement syndical, elles montrent aussi les limites de tels rapprochements. Le principal conflit social de 2023 a fait suite à la décision du groupe Delhaize de franchiser l’ensemble de ses 128 supermarchés. Il a été fait de nombreuses actions de grève et d’une absence de réelles négociations, a été marqué par plusieurs décisions de justice défavorables aux syndicats et par des interventions policières, et s’est finalement conclu par un passage en force de la direction de Delhaize. Le secteur de la grande distribution a été affecté également par la faillite de Makro, la disparition des enseignes Match et Smatch, les restructurations chez Cora et Mestdagh, et le conflit social au sein de Lidl. Son actualité a aussi été faite de la négociation sectorielle salariale.

Courrier hebdomadaire

L’année politique 2023 au niveau fédéral

Courrier hebdomadaire n° 2621, par Caroline Sägesser, 51 p., 2024

Ce Courrier hebdomadaire retrace les faits saillants de l’année 2023 qui ont concerné le gouvernement belge et qui ont alimenté l’actualité politique au niveau fédéral. Pour le gouvernement De Croo, l’année 2023 représentait la dernière occasion de dégager des accords et de mettre en œuvre des réformes, avant que les énergies politiques ne soient largement absorbées par les échéances électorales de 2024. Toutefois, cette perspective n’a pas constitué l’aiguillon nécessaire à une action résolue, et l’année a été riche en échéances reportées et en réformes maintes fois annoncées puis définitivement abandonnées (réforme fiscale) ou fortement réduites (réforme des pensions). En outre, le gouvernement fédéral est apparu fragilisé, en raison de tensions au sein de la coalition Vivaldi, ainsi que de difficiles perspectives électorales pour plusieurs des partis politiques qui la composent. Caroline Sägesser examine ici les modifications intervenues dans la composition du gouvernement De Croo, et passe en revue les principaux événements et dossiers auxquels celui-ci a été confronté au cours de l’année 2023 (énergie, asile, concertation sociale, fiscalité, sécurité sociale, pensions, environnement, justice, budget, sécurité, cultes, survol aérien de Bruxelles, guerre en Ukraine, conflit israélo-palestinien…). Elle propose aussi un retour sur l’évolution de la cohésion de cette majorité singulière, qui se compose de plus de partis qu’aucune autre avant elle dans l’histoire de la Belgique.

Les @nalyses en ligne

L’histoire du Conseil économique, social et environnemental reflète les transformations de la Wallonie

interview de Jean Faniel par Nathalie Blanchart, parue dans Wallonie, n° 157, décembre 2023, p. 14-17

Le Conseil économique, social et environnemental de Wallonie (CESE Wallonie) a récemment commémoré les 40 ans de son instauration. Lors du séminaire organisé à cette occasion, le 13 octobre 2023, Jean Faniel a retracé l’histoire de cette institution en revenant sur les évolutions, les transformations et les réformes qu’a connues le Conseil au cours de ces quatre décennies et en les mettant en parallèle avec l’histoire de la Région elle-même.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2022 (I). Niveau interprofessionnel et secteur privé

Courrier hebdomadaire n° 2575-2576, par Iannis Gracos, 93 p., 2023

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2022. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes. Ce premier volume s’ouvre avec l’analyse de la conflictualité sociale interprofessionnelle. Celle-ci s’est essentiellement déployée en lien avec la revendication syndicale d’une révision de la loi du 26 juillet 1996, qui régit le volet salarial des négociations menées tous les deux ans en vue de la conclusion d’un accord interprofessionnel. Le contexte économique, les décisions du gouvernement De Croo (en particulier le jobsdeal) et la remise en cause par le patronat de l’indexation automatique des salaires ont également nourri les nombreuses mobilisations. Dans le secteur des titres-services, les syndicats ont déployé une campagne originale de « grand nettoyage » des principales entreprises privées, dont les façades ont été aspergées de mousse. Un accord sectoriel a procédé à une hausse des salaires des aides-ménagères et à un meilleur défraiement de leurs déplacements, tandis qu’était décidée une revalorisation de l’intervention du gouvernement flamand dans le financement de ce secteur. Dans le domaine de l’aviation civile, des conflits sont survenus au sein de deux compagnies aériennes : Brussels Airlines et Ryanair, en lien notamment avec les conséquences des mesures prises durant la pandémie de Covid-19. Le renouvellement du permis d’exploitation de l’aéroport de Liège a également été l’objet de tensions. La présente étude a été rédigée par B. Bauraind, A. Bingen, B. Conter, I. Erdinç, J. Faniel, C. Leterme et J. Vandewattyne.

Les @nalyses en ligne

Les syndicats en Belgique : l’illusion de la puissance ?

par Jean Faniel et Pierre Blaise, paru sur institutmontaigne.org, 25 juillet 2023

En mars 2023, un conflit social d’une ampleur inédite éclate au pays de la concertation sociale : la Belgique. Cet épisode de grèves serait-il révélateur d’un tournant pour le syndicalisme et le dialogue social ? Dans le cadre du Tour d’Europe des syndicats opéré par l’Institut Montaigne, cet article met ces évolutions récentes en perspective d’une histoire longue et d’une culture syndicale bien spécifique, en quête de repères pour les années à venir…

Les @nalyses en ligne

Concertation et conflit sur le terrain social

interview de Jean Faniel par Luca Alù et Louis Oger, parue sur mammouth.media (IHECS), 5 mai 2023

Ces derniers jours, le conflit social qui secoue les magasins Delhaize a remis à l’avant-plan la question de la conflictualité liée au travail et, de facto, de la concertation sociale.

Les @nalyses en ligne

Une législature perdue pour la concertation sociale ?

interview de Jean Faniel par Isabelle Morgante, parue dans sous le titre « Un gouvernement utile pendant 50 % de la législature ? » dans UCM Magazine, 28 février 2023

La législature en cours a déjà été bousculée par de nombreuses crises. Entre partis politiques de la majorité fédérale et entre interlocuteurs sociaux, les désaccords sont nombreux. Plus d’un an encore avant les scrutins de 2024, retour sur ces tensions.

Les @nalyses en ligne

Hausse des salaires nominaux, aides publiques ponctuelles et perte de pouvoir d’achat

par Bernard Conter et Jean Faniel, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 180, décembre 2022, p. 123-138

Dans un contexte d’inflation exceptionnelle, les syndicats belges combattent la loi qui encadre la négociation salariale bisannuelle. L’indexation automatique qui prévaut en Belgique protège le revenu des salariés et des allocataires sociaux. Mais elle n’empêche pas une perte du revenu réel et bloque la hausse négociée des salaires. Le gouvernement s’en tient au cadre légal, tout en prenant des mesures pour aider les ménages et les entreprises face à la hausse des prix, en particulier de l’énergie.

Les @nalyses en ligne

Qui détient les entreprises wallonnes ?

par David Van Den Abbeel, paru sur IRW-CGSP, La Wallonie à l’heure des choix. Vers la septième réforme de l’État, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 6, 2022, p. 40-45

Les acteurs issus du monde économique fondent une bonne partie de leur pouvoir sur la détention d’entreprises et le contrôle, notamment, de sociétés rentables. Leur capacité d’influence sur les politiques économiques locales, régionales, nationales voire internationales tient aussi à la place qu’ils occupent dans l’emploi de ces territoires. Déterminer qui détient les entreprises wallonnes est dès lors une question cruciale.

Les @nalyses en ligne

Belgique. Une sortie de pandémie sans modification du carcan salarial

par Bernard Conter et Jean Faniel, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 177, mars 2022, p. 27-35

Tous les deux ans, représentants des employeurs et dirigeants syndicaux ont l’habitude de négocier un accord interprofessionnel (AIP) couvrant tous les salariés du secteur privé. Le volet salarial est toujours au centre des négociations. Depuis plusieurs années, et tout particulièrement depuis la révision du cadre légal de ces négociations en 2017, les syndicats dénoncent le carcan dans lequel celles-ci sont menées. Néanmoins, ni la pandémie de Covid-19 et ses répercussions, ni le retour au pouvoir des partis socialistes et écologistes, ni les mobilisations menées par le monde syndical n’ont jusqu’ici permis à ce dernier de forcer une révision de la loi de 2017. Dans un contexte de forte inflation et d’indexation automatique des salaires, cette question est pourtant plus que jamais d’actualité.

Livres

Introduction à la Belgique fédérale

Livre, par Caroline Sägesser, Jean Faniel, Pierre Blaise, 108 p., 2022

La Belgique est un État fédéral d’une rare complexité. Connaissant des Communautés et des Régions, et, à Bruxelles, des Commissions communautaires, le fédéralisme belge se caractérise notamment par le chevauchement de différents pouvoirs sur un même territoire. Introduction à la Belgique fédérale guide le lecteur à travers les rouages institutionnels de l’Autorité fédérale et des entités fédérées. Cet ouvrage expose la répartition des compétences, les relations entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire, la composition des parlements et des gouvernements ou encore le rôle des provinces et des communes. Rédigé dans un langage accessible, il permet à chacun de se familiariser avec le fonctionnement des institutions. Cette édition est entièrement mise à jour en 2022.

Courrier hebdomadaire

Droit au travail et démocratisation de l’économie. Le projet «Territoire zéro chômeur de longue durée»

Courrier hebdomadaire n° 2493, par Auriane Lamine, Jean-François Neven, 50 p., 2021

Le projet « Territoire zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) a pour objectif d’offrir un accès au travail à des personnes qui en sont très éloignées. Né en France il y a une dizaine d’années, il y a reçu un caractère légal en 2016. En Belgique, et notamment dans la région de Charleroi et en province de Luxembourg, divers acteurs de la société civile réclament l’importation de ce dispositif français. Répondant à leur appel, le gouvernement bruxellois Vervoort III, le gouvernement wallon Di Rupo III et le gouvernement fédéral De Croo ont chacun fait part de leur volonté de développer une telle approche. Cependant, l’unanimité n’est pas de mise. Certains, dans les rangs politiques ou de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, considèrent que le droit belge comprend déjà des mesures semblables. Dans quelle mesure le projet TZCLD est-il réellement innovant ? Et quelles leçons tirer de l’expérience française pour qu’une mise en œuvre en Belgique soit à la hauteur des ambitions affichées ? Pour répondre à ces questions, ce Courrier hebdomadaire déploie une méthode originale. Il utilise un « agent de contraste » qui, issu de l’ordre juridique belge, partage de nombreuses caractéristiques communes avec la mesure TZCLD : l’article 60, § 7, de la loi organique des centres publics d’action sociale (CPAS) du 8 juillet 1976. Il en ressort que le projet TZCLD apparaît susceptible de renforcer l’effectivité du droit au travail en le replaçant dans un horizon de démocratisation de l’économie.

Podcasts

Gros plan sur les négociations interprofessionnelles

intervention de Jean Faniel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 17 mai 2021

Gros plan sur les négociations entre patrons et syndicats autour de l’évolution des salaires avec Jean Faniel Directeur Général du CRISP (centre de recherche et d’informations socio-politiques) pour voir aussi ce qui provoque les blocages et les tensions que le gouvernement doit aujourd’hui gérer.

Courrier hebdomadaire

Les effets de l’emploi atypique sur la protection sociale des travailleurs migrants

Courrier hebdomadaire n° 2488-2489, par Carlo Caldarini, 62 p., 2021

Une des quatre libertés fondamentales dont bénéficient les citoyens de l’Union européenne est la liberté de circulation. Celle-ci comprend notamment le droit de se rendre dans un autre État membre et d’y travailler aux mêmes conditions que les ressortissants nationaux, notamment en termes de protection sociale. Afin qu’une personne ne subisse pas de réduction du montant de ses prestations de sécurité sociale du fait qu’elle exerce ou a exercé son droit à la libre circulation, des règles spécifiques ont été établies il y a plus de 60 ans, lors de la fondation de la Communauté économique européenne (CEE). Toutefois, en dépit de leurs multiples évolutions, ces règles peinent aujourd’hui à s’appliquer aux travailleurs employés dans le cadre de relations de travail dites atypiques (ou non standards) : travail en intérim, contrat à court terme, stage, petite collaboration occasionnelle, travail via une plateforme numérique, etc. En quoi la relation de travail entre un salarié et son employeur peut-elle être qualifiée de standard, d’hybride ou d’atypique ? Quelle est aujourd’hui l’étendue des relations de travail atypiques ? Pourquoi les systèmes nationaux de protection sociale ne prennent-ils en compte que certaines périodes de travail effectuées dans un autre pays ? Quel impact le fait de travailler sous un contrat non standard peut-il avoir sur le parcours migratoire d’un travailleur ? Et, au bout du compte, un emploi atypique peut-il constituer un tremplin pour une intégration professionnelle plus stable et rémunératrice ou, au contraire, comporte-t-il le risque de rester enfermé dans une relation de travail de second ordre ? C’est à ces différentes questions que tente de répondre C. Caldarini dans ce Courrier hebdomadaire .

Podcasts

Déjà de nouvelles élections en Belgique ?

intervention de Pierre Blaise diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 10 novembre 2020

Initialement prévues en mai 2020 mais reportées pour cause de pandémie, les élections sociales de 2020 devraient, en principe, se dérouler du 16 au 29 novembre 2020. Pur produit de la refonte du monde du travail à la suite de la Seconde Guerre mondiale, les élections sociales visent à élire les représentant·e·s des salarié·e·s au sein des différents organes présents dans de nombreuses entreprises privées de Belgique. Emblématiques d’un certain modèle belge de concertation sociale, ces élections d’un genre particulier sont un moment important de la vie syndicale et le symbole d’une démocratie spécifique au monde du travail. Pourtant, elles restent relativement peu connues du grand public... Précisément, notre émission de ce lundi 9 novembre 2020 sera consacrée au décryptage de ce scrutin singulier. Quelles sont les personnes, candidates ou électrices, directement concernées par ces élections ? Comment celles-ci se déroulent-elles en pratique ? Dans quel type d’organes siègent les personnes élues ? Pour y faire quoi ? Quels sont les enjeux de cette campagne électorale de 2020 ? Comment la crise sanitaire a-t-elle déjà pesé sur le bon déroulement de ces élections ? Telles seront entre autres les questions que nous poserons à Pierre Blaise, sociologue et secrétaire général du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, partenaire de notre émission. Pierre Blaise est un observateur attentif et de longue date des différents aspects de la concertation sociale et en particulier des élections sociales, un sujet sur lequel il a écrit de nombreuses analyses qu’elles soient générales et synthétiques ou plus pointues et spécifiques.

Les @nalyses en ligne

Élections sociales : quels enseignements tirer des précédents scrutins ?

par Pierre Blaise, paru sur HR.square, n° 32, janvier-février 2020, p. 26-27

Les élections sociales – dont la prochaine édition se déroulera entre le 11 et le 24 mai 2020 – constituent un moment particulier de démocratie sur les lieux de travail. Bien entendu, elles trouvent avant tout leur signification au niveau de chaque entreprise. Une vue hélicoptère sur les précédents scrutins livre toutefois quelques enseignements. Bilan et perspectives avec Pierre Blaise.

Podcasts

Piliers, dépilarisation et clivage

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 17 décembre 2019

Notre invitée dans l’édition de la rédaction Caroline Sägesser, docteur en Histoire, chargée de la recherche au sein du CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques qui a coordonné le livre sous le titre : Piliers, Dépilarisation et Clivage philosophique en Belgique.

Podcasts

Le service minimum en question

intervention de Vaïa Demertzis diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 3 décembre 2018

Émission diffusée le 3 décembre 2018 Aujourd’hui, l’Actualité en 3D reçoit Vaïa Demertzis, politologue et chercheuse au CRISP. Elle est notamment membre du Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS), un collectif interdisciplinaire qui étudie les principaux mouvements de grève ainsi que d’autres évènements liés aux conflits sociaux. Avec notre invitée, nous allons tenter de décrypter un enjeu régulièrement au centre de ces conflits : le service minimum.Qu’est-ce que le service minimum ? Quelles sont les professions ou les secteurs d’activité qui y sont soumis ? Quels sont les arguments qui plaident en sa faveur ou en sa défaveur ? Pourquoi semble-t-il cristalliser à ce point les oppositions idéologiques ? Quelle est la position du gouvernement belge mais également des gouvernements régionaux sur la question ? Telles seront entre autres les questions auxquelles nous tenterons de répondre en compagnie de Vaïa Demertzis, autrice d’une @nalyse en ligne du CRISP, intitulée Le service minimum dans les prisons belges, une pomme de discorde" (juin 2018)."

Les @nalyses en ligne

Comment les cellules de reconversion ont⁠-⁠elles transformé les acteurs ?

par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 20 novembre 2018

Les cellules de reconversion ont récemment célébré leur 40 e anniversaire. Cet instrument original a été développé en Wallonie pour faire face aux restructurations et aux licenciements collectifs en s’appuyant sur la solidarité entre travailleurs et en mettant à profit les qualifications du collectif de travail pour aider chaque travailleur à rebondir. Au-delà de leur originalité par rapport à d’autres dispositifs – comme l’ outplacement , par exemple – ou des résultats qu’elles ont produits, les cellules ont eu un impact sur les acteurs concernés et ont provoqué certaines transformations dans leur chef. Cette @nalyse du CRISP en ligne s’attache à cerner ces changements, non seulement pour les travailleurs pris de manière individuelle ou collective, mais aussi pour les pouvoirs publics, pour les services publics de l’emploi (l’ONEM et le FOREM), ainsi que pour les organisations syndicales et patronales.

Les @nalyses en ligne

Vers un nouveau cycle d’accords interprofessionnels ?

par Jean Faniel, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 163, septembre 2018, p. 17-26

Les discussions entre les confédérations patronales et syndicales en vue de négocier un accord interprofessionnel (AIP) pour les années 2019 et 2020, qui couvre l’ensemble des travailleurs salariés du secteur privé, devraient débuter sous peu. Conformément à la loi, cet accord doit notamment fixer la marge d’évolution des salaires au cours des deux années à venir. S’il aboutit dans les prochains mois, un tel AIP constituera le deuxième d’un nouveau cycle dans la concertation sociale interprofessionnelle d’après-guerre initiée dans les années 1960 et plusieurs fois interrompue. En effet, un AIP a été signé le 2 février 2017 mais, avant cela, patronat et syndicats n’avaient pu s’accorder pour conclure un tel accord depuis celui signé à l’automne 2008, au début de la crise financière et bancaire. Cependant, comme après chaque période d’interruption de la négociation tripartite, le cadre dans lequel ces accords sont à nouveau négociés s’avère largement renouvelé.

Podcasts

L'accord interprofessionnel

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 17 septembre 2018

Les @nalyses en ligne

Les mouvements sociaux au 21e siècle : entre tradition et nouveauté

par Jean Faniel, paru dans Cahiers du CIEP, n° 22, 1er décembre 2017, p. 5-10

Au cours des dernières années, plusieurs mouvements ont fait une apparition remarquée sur la scène socio-politique : les Indignés, Nuit Debout ou, plus au Sud, les « Printemps arabes ». Au tournant du millénaire, c’est l’altermondialisme qui avait incarné de nouvelles formes de militantisme. Assiste-t-on, dès lors, à un renouvellement de l’action collective à caractère contestataire ? Probablement. Mais la nouveauté supposée de ces mouvements sociaux doit être mise en perspective. En effet, invoquer un renouveau de l’action collective… n’est pas neuf. Inversement, des mouvements plus anciens, tel le mouvement syndical, sont parfois perçus ou présentés comme vieillots, ringards, voire tout à fait obsolètes. Or, ces mouvements à l’histoire plus longue ont bien souvent démontré une capacité à se renouveler, ce que la focalisation sur des mouvements d’apparition récente peut faire perdre de vue. Une petite plongée dans la diversité des mouvements sociaux permet de questionner les notions de tradition et de nouveauté dans ce champ.

Les @nalyses en ligne

Les mouvements sociaux en Belgique, entre pilarisation et dépilarisation

par Corinne Gobin et David Paternotte et Jean Faniel, paru sur Beep. Bulletin de liaison électronique de l’éducation permanente, n° 2, décembre 2017, p. 6-9

La Belgique compte un tissu d’organisations très dense et une riche histoire de mobilisations sociales de natures et de formes variables. Si la conflictualité sociale est clairement à l’œuvre dans le monde du travail, elle n’est pas l’apanage de celui-ci. Et la défense collective d’intérêts communs peut passer par d’autres voies que la grève ou la manifestation, figures emblématiques de l’action collective. Les mobilisations peuvent être le fait de groupes informels ou, au contraire, être portées par des structures solides et s’inscrivant dans une certaine profondeur historique. Comment définir les contours des mouvements sociaux et comment caractériser le paysage belge en la matière ?