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Fidélité et mobilité des électeurs : les transferts de voix entre les scrutins fédéraux de 2019 et de 2024

Courrier hebdomadaire n° 2686, par Marc Swyngedouw, Daan Delespaul, Koen Abts, Cecil Meeusen, Bart Meuleman, 42 p., 2026

Lors du dernier scrutin fédéral, pas moins de 51 % des électeurs de Belgique francophone ont voté pour un parti politique différent de celui auquel ils avaient accordé leur suffrage cinq ans plus tôt – un record. En Flandre, la proportion d’électeurs ayant pareillement changé de vote entre le renouvellement de la Chambre des représentants du 26 mai 2019 et celui du 9 juin 2024 s’est élevée à 37 %. Globalement, ce phénomène dit de « volatilité électorale » va en s’accroissant depuis plusieurs décennies. Se basant sur les données issues d’une enquête post-électorale, ce Courrier hebdomadaire examine la question du changement et de la continuité du comportement électoral afin de mieux cerner les récentes évolutions de l’électorat. L’étude vise à identifier les partis politiques entre lesquels se sont produits concrètement les glissements de voix entre 2019 et 2024. Outre qu’elle s’intéresse à l’électorat de chacun des principaux partis, qu’ils soient francophones (MR, PS, Les Engagés, Écolo et listes PTB) ou néerlandophones (N-VA, VB, Vooruit, CD&V, Open VLD, Groen et listes PVDA), l’analyse porte aussi, d’une part, sur les électeurs des autres formations politiques (considérées ensemble) et, d’autre part, sur les absentéistes ou abstentionnistes. Un focus particulier est également consacré aux primo-votants. L’exposé est soutenu par de nombreux graphiques et tableaux.

Courrier hebdomadaire
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Les conflits d’intérêts entre assemblées parlementaires (1980⁠-⁠2024) (III). Résultats des procédures

Courrier hebdomadaire n° 2684-2685, par Lucien Rigaux, 87 p., 2026

Le mécanisme du conflit d’intérêts entre assemblées parlementaires a été instauré lors de la deuxième réforme de l’État, en 1980. Entre cette époque et les élections législatives du 9 juin 2024, il a donné lieu au dépôt de 189 motions, dont 57 ont été adoptées. Il s’est trouvé au cœur de nombre des multiples tensions ayant animé la vie politique belge durant cette période, notamment celles ayant opposé francophones et néerlandophones. Cependant, il demeure fort méconnu. En outre, d’aucuns considèrent qu’il échoue fréquemment à remplir les objectifs qui lui sont assignés. En examinant le parcours de toutes les motions ayant été déposées dans les assemblées, et ce par une approche à la fois quantitative et analytique, ce Courrier hebdomadaire fait ressortir les traits saillants de la problématique : fréquence de dépôt et d’adoption des motions, assemblées concernées, thématiques abordées, formations politiques à l’origine de l’enclenchement du mécanisme, etc. Une question sous-jacente est d’évaluer dans quelle mesure les procédures en conflit d’intérêts aboutissent ou non à une solution. Dans ce troisième volume, Lucien Rigaux se penche spécifiquement sur la question des résultats des procédures en conflit d’intérêts. Il s’agit donc d’examiner dans quelle mesure le résultat final a satisfait ou non l’assemblée parlementaire qui avait adopté la motion et, le cas échéant, d’identifier les principaux facteurs ayant permis cette résolution du conflit.

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Les conflits d’intérêts entre assemblées parlementaires (1980⁠-⁠2024) (II). Analyse des motions adoptées

Courrier hebdomadaire n° 2682-2683, par Lucien Rigaux, 141 p., 2026

Le mécanisme du conflit d’intérêts entre assemblées parlementaires a été instauré lors de la deuxième réforme de l’État, en 1980. Entre cette époque et les élections législatives du 9 juin 2024, il a donné lieu au dépôt de 189 motions, dont 57 ont été adoptées. Il s’est trouvé au cœur de nombre des multiples tensions ayant animé la vie politique belge durant cette période, comme la scission de la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Cependant, il demeure fort méconnu. En outre, d’aucuns considèrent qu’il échoue fréquemment à remplir les objectifs qui lui sont assignés. En examinant le parcours de toutes les motions ayant été déposées dans les assemblées, et ce par une approche à la fois quantitative et analytique, ce Courrier hebdomadaire fait ressortir les traits saillants de la problématique : fréquence de dépôt et d’adoption des motions, assemblées concernées, thématiques abordées, formations politiques à l’origine de l’enclenchement du mécanisme, etc. Une question sous-jacente est d’évaluer dans quelle mesure les procédures en conflit d’intérêts aboutissent ou non à une solution. Dans ce deuxième volume, Lucien Rigaux confronte les règles juridiques et leurs fondements idéologiques à leur mise en pratique, afin de dégager les rapports de force dominants et d’identifier les principales stratégies politiques à l’œuvre. Pour cela, il se penche sur les 57 motions ayant été adoptées par les assemblées parlementaires.

Courrier hebdomadaire
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Les conflits d’intérêts entre assemblées parlementaires (1980⁠-⁠2024) (I). Cadre juridique et initiatives parlementaires

Courrier hebdomadaire n° 2680-2681, par Lucien Rigaux, 56 p., 2026

Un conflit d’intérêts survient lorsque l’une des composantes de l’État fédéral belge – à savoir l’Autorité fédérale ou une entité fédérée (c’est-à-dire l’une des trois Régions, l’une des trois Communautés, la COCOM ou la COCOF) – s’estime gravement lésée par une décision ou par un projet de décision émanant d’une autre composante. Le niveau de pouvoir qui s’estime ainsi lésé peut recourir à des procédures de prévention et de règlement de conflit. Celles-ci diffèrent selon que le différend oppose des gouvernements ou des parlements. Le mécanisme du conflit d’intérêts entre assemblées parlementaires – qui est l’objet de ce Courrier hebdomadaire – a été instauré lors de la deuxième réforme de l’État, en 1980. Entre cette époque et les élections législatives du 9 juin 2024, il a donné lieu au dépôt de 189 motions, dont 57 ont été adoptées. Il s’est trouvé au cœur de nombre des multiples tensions ayant animé la vie politique belge durant cette période. Cependant, il demeure aujourd’hui encore fort méconnu. Dans ce premier volume, Lucien Rigaux précise la distinction entre la notion de conflit d’intérêts et celle de conflit de compétence, puis expose l’évolution du cadre juridique qui régit l’enclenchement, le traitement et la résolution des conflits d’intérêts. Cela fait, il se penche sur les 189 propositions de motion ayant été déposées dans les assemblées parlementaires.

Les @nalyses en ligne
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Les partis libéraux : entre succès, survie et recomposition

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 21 mai 2026

L’année 2021 a marqué le 175 e anniversaire de la fondation du Parti libéral de Belgique. Scindé sur une base communautaire au début des années 1970, son héritage politique se perpétue aujourd’hui à travers deux formations principales : le MR et Anders – le nouveau nom pris par l’Open VLD le 19 janvier 2026. Si les structures communes aux partis libéraux ont progressivement disparu, des relations privilégiées s’étaient largement maintenues entre eux, surtout aux niveaux parlementaire et gouvernemental. L’arrivée de Georges-Louis Bouchez à la présidence du MR en novembre 2019, puis celle d’Egbert Lachaert à la tête de l’Open VLD en mai 2020, avaient même semblé marquer un net rapprochement entre les appareils des deux partis, à une époque où un libéral, Alexander De Croo, était Premier ministre. Aujourd’hui, cette proximité entre le MR et Anders est nettement moins visible. Leurs relations semblent même s’être considérablement dégradées. Ainsi, dans un contexte où Anders est en difficulté sur le plan électoral, G.-L. Bouchez ne cache pas son intention de développer le MR au nord du pays, avec la volonté affichée d’y maintenir une véritable offre électorale de droite libérale.

Courrier hebdomadaire
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Les services d’études des partis politiques francophones

Courrier hebdomadaire n° 2678-2679, par Benjamin Biard, 67 p., 2026

Traditionnellement qualifié de particratie, le système politique belge se distingue par le rôle déterminant qu’y exercent les partis politiques. Pour assumer leurs nombreuses fonctions, ceux-ci s’appuient sur des organes qui leur sont essentiels, mais qui pourtant sont fort peu étudiés dans la littérature scientifique et très largement méconnus du grand public : les services d’études, parfois appelés centres d’études ou centres de recherche. Le présent Courrier hebdomadaire dresse un panorama des services d’études partisans actifs aujourd’hui en Belgique francophone, à savoir : l’Institut Émile Vandervelde (IEV) pour le PS, le Centre d’études politiques, économiques et sociales (CEPESS) et le Centre d’études politiques, économiques et sociales francophone (CEPESS-F) pour Les Engagés, le Centre Jean Gol (CJG) pour le MR, le Centre d’études Jacques Georgin (CEG) pour Défi, Etopia et le Centre Jacky Morael (CJM) pour Écolo, et le service d’études du PTB. Pour chacune de ces structures, Benjamin Biard retrace les origines, reparcourt les évolutions, met en avant les principales figures historiques, analyse le fonctionnement, présente les missions, détaille les moyens humains et financiers, et évoque les réseaux tant en Belgique qu’à l’étranger. En outre, une démarche comparative met en lumière les différences mais aussi les similarités qui existent entre les services d’études des partis politiques francophones.

Courrier hebdomadaire

La fin de la législature 2019⁠-⁠2024 en Communauté française

Courrier hebdomadaire n° 2669-2670, par Vincent Lefebve, 53 p., 2026

Ce Courrier hebdomadaire retrace les principaux événements qui ont fait l’actualité politique en Communauté française (dite aussi Fédération Wallonie-Bruxelles) durant la fin de la précédente législature, à savoir l’année 2023 et le premier semestre 2024. Pour la Communauté française, cette période a été riche en réformes ou en applications de réformes précédemment décidées (notamment, dans le domaine de l’enseignement obligatoire). Deux dossiers ont particulièrement fait l’objet de tensions au sein du gouvernement Jeholet, mettant à mal l’entente entre les partenaires de majorité. D’une part, la question de la création d’un master en médecine à l’UMons et d’un master de spécialisation en médecine générale à l’UNamur a donné lieu à une vive confrontation entre le PS et le MR. D’autre part, quelques semaines avant les élections du 9 juin 2024, une crise majeure a éclaté entre le MR, d’un côté, et le PS et Écolo, de l’autre, concernant l’application du décret, adopté fin 2021, réformant le décret du 7 novembre 2013 définissant le paysage de l’enseignement supérieur (dit « décret paysage »). Par ailleurs, au sein d’une partie de la population, la réforme de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) a suscité une opposition intense et même, dans certaines de ses expressions, violente. Parmi les autres domaines passés en revue, figurent la recherche scientifique, la culture, l’aide à la jeunesse et la protection de la jeunesse, l’enfance et la petite enfance, les médias, le sport, les droits des femmes et les finances de la Communauté française.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections communales du 13 octobre 2024 en Région bruxelloise

Courrier hebdomadaire n° 2666-2667, par Caroline Sägesser, 70 p., 2026

Le 13 octobre 2024, les électeurs des 19 communes de la Région bruxelloise ont procédé à l’élection de leurs 703 conseillers communaux. Le taux moyen de participation, en sensible baisse, s’est élevé à un peu moins de quatre électeurs sur cinq. Dans la majorité des communes, la liste qui avait obtenu le plus grand nombre de votes en 2018 voit son assise électorale s’éroder ; dans 4 d’entre elles, la place de première force politique change même de mains. Par ailleurs, pas moins de 3 communes voient une liste obtenir la majorité absolue en voix, et 3 autres connaissent une situation de majorité absolue en sièges uniquement. Le scrutin modifie sensiblement la hiérarchie des principaux partis francophones. Cette évolution est avant tout faite d’un net recul d’Écolo et de Défi. Le PS se maintient, tandis que le MR, Les Engagés et, plus encore, le PTB enregistrent une progression. Quant à eux, les principaux partis néerlandophones n’ont guère déposé de listes propres : sauf exceptions, leurs candidats ont figuré sur des listes bilingues, liées à un ou plusieurs partis francophones. Aucune formation néerlandophone n’obtient d’élu en dehors d’une liste bilingue. Enfin, quelques « petites listes » portées par des candidats issus de partis établis décrochent des sièges, de même que la Team Fouad Ahidar. Comme en 2018, l’extrême droite échoue à obtenir une représentation dans le paysage communal bruxellois. Ces mouvements entraînent des changements au niveau de la composition des majorités locales : rares sont les communes qui voient la coalition sortante être reconduite. Par ailleurs, seules 6 communes connaissent un nouveau bourgmestre. La proportion de femmes parmi les échevins s’approche de la parité (49,6 %), tandis que l’on compte cinq femmes bourgmestres. Les élections communales s’étant déroulées 4 mois après les élections fédérales, régionales et communautaires du 9 juin 2024, il est possible d’établir une comparaison entre les résultats des différents scrutins. Certes, les différences entre les listes en présence et la spécificité des enjeux communaux incitent à la prudence. Toutefois, on peut remarquer que les tendances générales confortent celles déjà constatées lors du scrutin de juin.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections du 9 juin 2024 (II). Parlements régionaux et communautaires

Courrier hebdomadaire n° 2656-2657, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, David Van Den Abbeel, 191 p., 2025

En Belgique, les élections du 9 juin 2024 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats de ces différents scrutins. Il en dégage les principaux enseignements, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en découlent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections multiples du 26 mai 2019. Ce second volume est consacré au renouvellement des différents parlements régionaux et communautaires. Pour chacune des assemblées élues directement, sont analysés la participation au scrutin (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble de la Région ou de la Communauté, les scores et l’implantation électorale des partis politiques, et les voix de préférence et taux de pénétration. La nouvelle composition des diverses assemblées est également étudiée. L’exposé est soutenu par une trentaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, commune par commune, les scores électoraux qu’ont obtenus en 2024 les différentes listes actuellement représentées au Parlement wallon, au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale ou au Parlement flamand.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections du 9 juin 2024 (I). Parlement fédéral et Parlement européen

Courrier hebdomadaire n° 2654-2655, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, David Van Den Abbeel, 184 p., 2025

En Belgique, les élections du 9 juin 2024 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats de ces différents scrutins. Il en dégage les principaux enseignements, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en découlent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections multiples du 26 mai 2019. Ce premier volume s’ouvre par l’exposé des quelques problèmes que le déroulement de la journée électorale du 9 juin 2024 a connus sur le plan organisationnel. Ensuite, il est consacré au renouvellement du Parlement fédéral et à l’élection des représentants belges au Parlement européen. Pour la Chambre des représentants, sont analysés la participation au scrutin (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble du pays et dans chacune des trois régions, les scores et l’implantation électorale des partis politiques, les voix de préférence et taux de pénétration, et la nouvelle composition de l’assemblée. Pour le Sénat, sont abordées la désignation des sénateurs émanant des entités fédérées et celle des sénateurs cooptés. Pour l’élection de la représentation belge au Parlement européen, le plan est semblable à celui suivi pour la Chambre des représentants. L’exposé est soutenu par une vingtaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, commune par commune, les scores électoraux qu’ont obtenus en 2024 les différentes listes actuellement représentées au Parlement fédéral.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections communales du 13 octobre 2024 en Wallonie

Courrier hebdomadaire n° 2642-2643, par Benjamin Biard, Cédric Istasse, 168 p., 2025

Le 13 octobre 2024, les élections pour le renouvellement des conseils communaux se sont tenues sur tout le territoire belge. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats de ce scrutin s’agissant de la Wallonie. Il distingue les 252 communes de la région de langue française (Wallonie francophone) et les 9 communes de la région de langue allemande (Communauté germanophone). En effet, ces deux régions linguistiques diffèrent quant aux législations qui y sont en vigueur et aux réalités politiques qui y prévalent. Après avoir rappelé les forces politiques en présence et s’être intéressé au taux de participation au scrutin, l’exposé étudie les résultats par province et par arrondissement : des tableaux présentent, pour les trois dernières élections (2012-2024), la liste arrivée en tête dans chaque commune et précisent si cette liste a obtenu une majorité absolue (des suffrages ou des sièges uniquement). Une attention particulière est réservée à la situation des communes de plus de 20 000 habitants et, spécialement, aux neuf villes les plus peuplées : Charleroi, La Louvière, Liège, Mons, Mouscron, Namur, Seraing, Tournai et Verviers. L’examen procède aussi de manière thématique, en se penchant notamment sur les tendances majoritaires, sur l’appartenance politique des élus et sur la proportion de femmes parmi les élus. Les performances électorales des principaux partis politiques sont appréhendées d’un point de vue global. Le nombre de sièges obtenus et les positions de force sont recensés. Cette étude montre que, en 2024, le parti présentant l’ancrage local le plus fort reste le PS, suivi du MR. En revanche, Les Engagés (ex-CDH) dépassent désormais Écolo. Vient ensuite le PTB. Les analyses sont appuyées par des cartes figurant les zones d’implantation de ces cinq partis.

Podcasts

Les élections, un an après. Une Belgique qui change ?

intervention de Jean Faniel et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 9 juin 2025

Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Émission spéciale présentée par Julien Pieret, avec Jean Faniel et Caroline Sägesser : Les élections, un an après Une Belgique qui change ?

Courrier hebdomadaire

De l’information à la politique : regards sur les réseaux sociaux en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2639-2640, par Bernard Cools, Xavier Degraux, 81 p., 2025

Les réseaux dits sociaux prennent une place croissante en tant que sources et canaux d’idées et d’informations. Cependant, ils peuvent faire l’objet d’usages très différents d’un pays à l’autre, ou même d’une région à l’autre. Ce Courrier hebdomadaire s’intéresse à la situation des réseaux sociaux en Belgique, principalement en rapport avec leur rôle dans l’information et leur éventuelle inclinaison politique. Quelle est l’audience des réseaux sociaux ? Dans quelle mesure constituent-ils une voie d’accès vers l’information pour les Belges ? Quelle est l’évolution en la matière, et quelles sont les différences entre les catégories de population ? Non seulement selon la langue, le genre, l’âge, etc., mais aussi selon le niveau d’intérêt pour l’information ou pour la politique. Quel degré de fiabilité ou de confiance est accordé aux différentes plateformes, et a-t-il un effet sur le degré d’utilisation ? Quelle influence la sensibilité politique de l’utilisateur a-t-elle sur sa consommation de réseaux sociaux, sur ses choix de plateforme et sur son rapport à l’actualité, notamment politique ? Quelle est l’audience des « influenceurs » ? L’étude se penche également sur l’utilisation qui est faite des réseaux sociaux par les partis politiques belges et par les présidents de ces partis. Quelle est leur présence organique en termes de plateformes utilisées, de volumes de messages postés et d’interactions suscitées ? Dans quelle mesure recourent-ils à la publicité payante (et quel regard la population porte-t-elle sur cette pratique) ? Notamment, quelles ont été les dépenses réalisées lors de l’année électorale 2024 ? Quels sont les effets de la présence des partis sur les réseaux sociaux au niveau de la polarisation et de la communication politique ? Enfin, B. Cools et X. Degraux livrent quelques réflexions sur le rôle des réseaux sociaux en matière d’information, sur les enseignements de l’analyse des dépenses des partis politiques belges sur les plateformes, et sur la question – centrale – de la régulation des réseaux sociaux par les pouvoirs publics, notamment européens.

Les @nalyses en ligne

Défi, un parti moribond ?

par Jean-Paul Nassaux, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 mai 2025

Les événements récents ont porté de rudes coups au parti Défi. Au point que sa disparition n’est plus exclue, certains observateurs le qualifiant de « moribond ». Il est vrai que les revers électoraux subis en 2024 par les amarantes se conjuguent aux déchirements internes. Toutefois, deux éléments invitent à considérer la situation avec prudence. D’une part, le qualificatif « moribond » était précisément celui employé à l’endroit du CDH ; or Les Engagés, qui lui ont succédé en 2022, ont réalisé dernièrement des résultats électoraux inattendus, repositionnant ce parti au cœur de l’échiquier politique à tous les niveaux de pouvoir. D’autre part, l’ancêtre de Défi, le Front démocratique des francophones (FDF), a déjà connu, au début des années 1980, une situation susceptible de le faire disparaître.

Courrier hebdomadaire

La formation du gouvernement De Wever (juin 2024 – février 2025)

Courrier hebdomadaire n° 2637-2638, par Caroline Sägesser, 69 p., 2025

Dès le lendemain des élections du 9 juin 2024, se dégage la piste d’une coalition associant la N-VA, le MR, Les Engagés, Vooruit et le CD&V pour constituer le nouveau gouvernement fédéral. Cette formule reçoit le nom d’« Arizona », en référence au drapeau de cet État des États-Unis, qui réunit le jaune, le bleu, le rouge et l’orange (soit les couleurs respectives, en Belgique, des nationalistes flamands, des libéraux, des socialistes et des sociaux-chrétiens). Le processus de formation du gouvernement fédéral dure un peu moins de huit mois. Durant cette période, aucune formule de coalition autre que l’Arizona n’est sérieusement envisagée. Les négociations débutent dès le 12 juin, jour où Bart De Wever (N-VA) est chargé d’une mission d’information par le roi Philippe. Hormis une brève interruption du 23 août au 2 septembre, durant laquelle Maxime Prévot (Les Engagés) mène une mission de médiation, B. De Wever pilote la constitution du gouvernement jusqu’à sa mise en place, en tant qu’informateur, puis préformateur puis enfin, à partir du 10 juillet, formateur. Des moments de grandes tensions politiques marquent le processus de formation, qui est en outre retardé par la tenue des élections communales et provinciales du 13 octobre 2024. Le gouvernement De Wever entre en fonction le 3 février 2025, soit 239 jours après le scrutin. Sa formation est la troisième plus longue de l’histoire du pays, après celles des gouvernements fédéraux Di Rupo (540 jours en 2010-2011) et De Croo (494 jours en 2019-2020). Chose encore difficilement imaginable un an auparavant, B. De Wever, président d’un parti qui vise à l’indépendance de la Flandre, devient Premier ministre ; toutefois, son accession à ce poste a rapidement fait consensus parmi les partenaires de la coalition.

Les @nalyses en ligne

Trophées et concessions : quel parti de l’Arizona a le mieux négocié ?

interview de Jean Faniel par Anthony Marcou, parue sur 7sur7.be, samedi 22 février 2025

« Sans nous, il n’y aurait pas eu ceci », « On vous l’avait promis, on l’a fait »… La coalition Arizona est née, l’opération d’autopromotion aussi. Depuis son instauration, chaque parti du gouvernement De Wever s’attelle à défendre (voire à s’approprier) les résultats obtenus après de (très) longues négociations. Qui a dû consentir le plus de concessions ? Qui peut placer le plus grand nombre de « trophées » dans sa vitrine ? Et qui est le roi du casting ?

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections provinciales du 13 octobre 2024 en Wallonie

Courrier hebdomadaire n° 2630-2631, par Cédric Istasse, 85 p., 2025

Le 13 octobre 2024 a eu lieu, pour la sixième fois, l’élection des cinq conseils provinciaux de Wallonie. Par rapport à celui qui s’était tenu six ans plus tôt, ce scrutin a été marqué, dans des proportions différentes, par la hausse des scores du MR, des Engagés et du PTB et par la baisse de ceux du PS, d’Écolo et de Défi. Ce Courrier hebdomadaire commence par examiner les taux de participation et d’abstention. Ensuite, il se penche de manière distincte sur chacune des provinces wallonnes. Successivement, il présente les résultats et le nombre de sièges obtenus par les différentes listes en présence, procède à une comparaison avec les résultats des élections provinciales de 2018, et propose une analyse par district des résultats des listes. En outre, des graphiques exposent l’évolution des résultats électoraux depuis 1974. Enfin, il est procédé à une analyse globale des résultats enregistrés, à l’échelle de la Wallonie, par les partis en présence lors des scrutins provinciaux de 2018 et de 2024. La formation et la composition des exécutifs provinciaux sont également détaillées, ainsi que la répartition par sexe des personnes élues pour siéger dans les conseils provinciaux et des membres des collèges provinciaux. Pour terminer, les performances électorales que les partis francophones ont enregistrées en Wallonie lors du scrutin provincial du 13 octobre 2024 sont comparées avec les scores qu’ils avaient obtenus lors de vingt autres élections récentes s’étant tenues depuis 1994. Portant sur un scrutin qui a pris place quelques mois seulement après les élections multiples de juin 2024, cet examen livre des indications intéressantes.

Les @nalyses en ligne

« Le modèle institutionnel actuel pourrit la vie des Bruxellois »

interview de Jean Faniel par Corentin Di Prima, parue dans L’Écho, jeudi 19 décembre 2024

Au terme d’une année politique 2024 haute en couleur, la poussière des élections n’est pas encore retombée partout. Le brouillard reste épais au fédéral, et encore plus à Bruxelles. Que dire de tout cela ? Quels enseignements peut-on tirer de l’année politique écoulée au fédéral, à Bruxelles et en Wallonie ?

Les @nalyses en ligne

Une gauche qui n’a pas fait rêver

interview de Jean Faniel par Léonard Pollet, parue sur syndicatsmagazine.be, mardi 18 juin 2024

Au lendemain des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires du 9 juin 2024, Syndicats Magazine revient sur la campagne menée au cours des derniers mois, sur les résultats des urnes et sur les implications pour le mouvement syndical de la configuration qui pourrait se mettre en place avec la formation des nouveaux gouvernements.

Les @nalyses en ligne

« Sur le plan communautaire, le MR est un interlocuteur plus difficile pour la N⁠-⁠VA que le PS »

interview de Caroline Sägesser par Han Renard, parue sur knack.be, mardi 11 juin 2024

« À droite toute », « Vague bleue en Wallonie et à Bruxelles », « Historique, la Wallonie vire à droite ! », « Le MR roi du sud ». Les titres francophones n’ont pas menti, au lendemain d’élections qui méritent bien leur qualificatif d’historiques. Pour la première fois, les libéraux francophones de Georges-Louis Bouchez ont battu les socialistes apparemment intouchables du PS sur tous les fronts.

Les @nalyses en ligne

« C’est certainement plus compliqué de gouverner en Belgique que partout ailleurs »

interview de Vincent de Coorebyter par Michel Bouffioux, parue sur parismatch.be, samedi 15 juin 2024

Le 9 juin 2024 se sont déroulées en Belgique des élections fédérales, régionales et communautaires en plus des élections européennes. Comment interpréter les résultats de ces scrutins ? Quelles sont les coalitions possibles ? Qui sont les gagnants et les perdants du scrutin ? Et de quoi sera fait l’avenir du pays ? Autant de questions qui se posent quand on analyse la nouvelle donne politique.

Podcasts

Analyse des résultats des élections du 9 juin 2024. Virage à droite toute ?

intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 17 juin 2024

Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : analyse des résultats des élections du 9 juin 2024. Virage à droite toute ? Avec Jean Faniel, Cédric Istasse et Caroline Sägesser. + ‘élections législatives’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique.

Courrier hebdomadaire

Profils et comportements des électeurs lors du scrutin fédéral du 26 mai 2019

Courrier hebdomadaire n° 2597-2598, sous la direction de Koen Abts, Cecil Meeusen, Bart Meuleman, Marc Swyngedouw, 72 p., 2024

À quelques encablures des prochaines élections, ce Courrier hebdomadaire tire différents enseignements du scrutin fédéral du 26 mai 2019 grâce aux données d’une enquête post-électorale réalisée par la KU Leuven. Il examine la façon dont les caractéristiques socio-démographiques des électrices et des électeurs se sont associées à leurs orientations de valeurs politiques, culturelles et économiques, et la manière dont ces deux types de facteurs ont influencé leur comportement électoral. Quels éléments du profil personnel d’un électeur en termes de genre, d’âge, de niveau d’instruction, de statut professionnel, de conviction confessionnelle, d’appartenance à un syndicat ou d’affiliation mutuelliste façonnent un choix électoral déterminé ? Quelles positions des citoyens sur diverses questions politiques, culturelles et économiques majeures déterminent leur comportement de vote ? Comment la résultante des caractéristiques et des positions influence-t-elle le parti pour lequel l’électeur a choisi in fine de voter ? Et dans quelle mesure les électeurs ont-ils différé de part et d’autre de la frontière linguistique ? Sont aussi envisagées la question du moment où les électrices et les électeurs arrêtent leur vote – longtemps à l’avance, en cours de campagne ou le jour même de l’élection – et celle de l’attitude qui serait adoptée en cas d’abrogation de l’obligation de voter. Ce Courrier hebdomadaire étudie également la question du changement ou de la continuité du comportement électoral entre le scrutin fédéral de 2014 et celui de 2019. Sont ainsi estimés les flux d’électeurs entre les différents partis, soit francophones soit néerlandophones.

Les @nalyses en ligne

Les partis libéraux en Belgique : des partis frères ?

par Benjamin Biard, paru dans Liberas Stories, vendredi 1 septembre 2023

paru, en néerlandais, sous le titre « De liberale partijen in België : zusterpartijen ? » Alors qu’il est le plus ancien parti de Belgique et un des plus vieux d’Europe, le Parti libéral connaît une scission majeure au début des années 1970 sur fond de tensions communautaires. De nouvelles formations partisanes vont alors voir le jour, contribuant à la fragmentation du paysage partisan belge. Classiquement qualifiées de « partis frères », elles évoluent de façon totalement autonome. Pour autant, elles n’en conservent pas moins des relations privilégiées. Cet article dresse un aperçu historique du développement unitaire du Parti libéral et de sa scission avant de questionner les ressemblances et les différences entre ses héritiers et les relations entretenues entre ceux-ci aujourd’hui.

Courrier hebdomadaire

L’année politique 2022 en Communauté germanophone

Courrier hebdomadaire n° 2570, par Cédric Istasse, 34 p., 2023

Ce Courrier hebdomadaire retrace les principaux événements qui ont fait l’actualité politique en Communauté germanophone durant l’année 2022. Pour les institutions germanophones, 2022 a notamment été marquée par la démission du sénateur de Communauté, par la réduction du salaire des ministres, et par l’annonce de mesures d’austérité au sein de l’administration. En Communauté germanophone, l’année 2022 a également vu la tenue de deux assemblées citoyennes (dans le cadre du « permanenter Bürgerdialog »), la préparation d’une extension du REK (« Regionales Entwicklungskonzept », concept de développement régional), l’élargissement des possibilités de recours contre les autorités et institutions publiques, la création du Conseil consultatif pour les personnes handicapées, l’instauration de l’allocation de soins pour personnes âgées, le déploiement du réseau de fibre optique ou encore l’accueil de réfugiés ukrainiens. Des décisions ont également été prises dans les domaines de la garde d’enfants, de l’enseignement, de l’enfance et la jeunesse, de la culture, de la santé, du sport, de l’emploi, de l’économie, de l’aménagement du territoire, du logement, de l’énergie, du climat, de la tutelle sur les communes et de la défense des droits linguistiques des Belges germanophones.