Das CRISP wird von der Fédération Wallonie-Bruxelles als Vereinigung für ständige Weiterbildung anerkannt. Die Auftritte seiner Forscher in Debatten, auf Konferenzen, bei Lehrgängen oder anlässlich Interviews in den Medien bieten sowohl präzise und zuverlässige Informationen als auch den Schlüssel zum Verständnis der behandelten politischen, sozialen oder wirtschaftlichen Gegebenheiten. So verfolgt das CRISP das Ziel, den Bürgern das Verständnis für die näheren Umstände der von ihnen vertretenen Anliegen zu ermöglichen oder ihr Bewusstsein für die Fragen und und Themen zu schärfen, die für ein solches Engagement infrage kommen könnten. Seit 2009 wird diese Herangehensweise durch die Bereitstellung von zwei Arten von Publikationen auf seiner Website verstärkt, die nachstehend vorgestellt werden.

  • Die Analysen sind Texte von mehreren Seiten, häufig im Zusammenhang mit aktuellen Themen oder mit einem Thema, das in der Gesellschaft diskutiert wird. Sie wurden auf Initiative des CRISP oder im Auftrag anderer Organisationen verfasst und erscheinen direkt in Les @nalyses du CRISP en ligne oder in anderen Zeitschriften, bevor sie in dieser Serie übernommen werden.
  • Die Studien sind gründlicher recherchiert und sollen die verschiedenen Aspekte eines Themenkomplexes ausleuchten und den Bürgern eine breitere Sicht auf das Thema bieten, die es interessiert oder beschäftigt. Sie werden als Livres oder in den Courrier hebdomadaire veröffentlicht.
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Où sont passés les militants de Chez Nous ?

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 8 septembre 2026

Alors que l’extrême droite connaît une progression électorale parfois spectaculaire dans de nombreux pays européens, allant jusqu’à accéder au pouvoir dans un nombre croissant d’entre eux, sa trajectoire demeure singulière en Belgique. Le Vlaams Belang y constitue en effet une force électorale majeure en Flandre tandis que, du côté francophone, l’extrême droite reste largement marginale. La double séquence électorale de 2024 l’a une nouvelle fois illustré. En se présentant aux élections fédérales et régionales du 9 juin, puis aux élections communales et provinciales du 13 octobre, le parti Chez Nous entendait pourtant démontrer qu’une implantation durable de cette mouvance en Wallonie était possible. Cette stratégie n’a pas produit les résultats escomptés. L’échec de Chez Nous ne signifie toutefois pas nécessairement la disparition de l’extrême droite francophone. Il pose plutôt la question de ce que deviennent ses cadres, ses militants et ses réseaux lorsque l’organisation censée les rassembler ne parvient pas à s’imposer électoralement. Cette @nalyse du CRISP en ligne explore ces dynamiques à partir d’archives et d’entretiens originaux réalisés avec des anciens cadres du parti Chez Nous.

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Un soda qui goûte la frite : la récente campagne de Coca⁠-⁠Cola

par David Van Den Abbeel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 juillet 2026

Une toile géante en trois pans, avenue Louise, au cœur de Bruxelles. Des personnes souriantes sur une terrasse ensoleillée. Un rouge très présent et une marque aisément identifiable : « Coca-Cola », emblème de la société The Coca-Cola Company. Le slogan, lui, est plus étonnant : « Produit par 2.200 employés en Belgique ». Voir la multinationale américaine, rodée à l’utilisation intense du marketing depuis sa naissance, communiquer sur ses effectifs en Belgique plutôt que sur les valeurs de tradition, de famille ou d’amitié qu’elle emploie habituellement dans ses campagnes a de quoi surprendre. Quel est le message que Coca-Cola veut faire passer en Belgique ?

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Le foot, ciment des nations plurielles ?

par Caroline Sägesser, paru, dans une version raccourcie, dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 134, été 2026, p. 61-63

Cet été, les équipes masculines de football belge et suisse participent à la Coupe du monde, respectivement pour la quatrième et la sixième fois consécutive. Dans les deux pays, la passion du foot réunit une large population, transcendant générations, classes sociales et… appartenances linguistiques. Le football constituerait-il un antidote au séparatisme et à la désunion ?

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Affaiblir la concertation sociale, est⁠-⁠ce réformer la Belgique sans le dire ?

interview de Jean Faniel par Corentin Di Prima, parue dans L’Écho, 4 juin 2026, p. 6-7

La concertation sociale est mise à l’écart à tous les étages politiques. Il s’agit d’une remise en cause d’un pilier du modèle belge. Décodage des forces à l’œuvre.

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Fusion des zones de police bruxelloises : une affaire pliée après l’adoption par la Chambre des représentants ?

par Jean-Paul Nassaux, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 28 mai 2026

Le 13 mai 2026, la Chambre des représentants a adopté en séance plénière le projet de loi qui organise la fusion des zones de police à Bruxelles. S’il constitue une étape importante de ce projet phare du gouvernement De Wever, ce vote n’éteint pas pour autant les controverses liées à cette réforme, dont le devenir reste incertain.

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Les partis libéraux : entre succès, survie et recomposition

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 21 mai 2026

L’année 2021 a marqué le 175 e anniversaire de la fondation du Parti libéral de Belgique. Scindé sur une base communautaire au début des années 1970, son héritage politique se perpétue aujourd’hui à travers deux formations principales : le MR et Anders – le nouveau nom pris par l’Open VLD le 19 janvier 2026. Si les structures communes aux partis libéraux ont progressivement disparu, des relations privilégiées s’étaient largement maintenues entre eux, surtout aux niveaux parlementaire et gouvernemental. L’arrivée de Georges-Louis Bouchez à la présidence du MR en novembre 2019, puis celle d’Egbert Lachaert à la tête de l’Open VLD en mai 2020, avaient même semblé marquer un net rapprochement entre les appareils des deux partis, à une époque où un libéral, Alexander De Croo, était Premier ministre. Aujourd’hui, cette proximité entre le MR et Anders est nettement moins visible. Leurs relations semblent même s’être considérablement dégradées. Ainsi, dans un contexte où Anders est en difficulté sur le plan électoral, G.-L. Bouchez ne cache pas son intention de développer le MR au nord du pays, avec la volonté affichée d’y maintenir une véritable offre électorale de droite libérale.

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Église anglicane : l’égalité, au risque de se perdre ?

par Caroline Sägesser, paru sur ORELA, 1er avril 2026

Le 25 mars 2026, Sarah Mullaly a été intronisée archevêque de Canterbury. Elle est la première femme à occuper cette fonction et à devenir ainsi la plus haute responsable religieuse de l’Église d’Angleterre et, par conséquent, la cheffe spirituelle des anglicans. Sa nomination a créé des remous au sein de la Communion anglicane qui, à l’instar d’autres Églises, est divisée à propos de la question de l’accès égal des femmes et des hommes aux hautes responsabilités.

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La Belgique comme laboratoire pour l’étude de l’extrême droite en Europe

par Benjamin Biard, paru dans L’Europe, n° 10, mars 2026, p. 11

Alors que l’extrême droite s’impose largement dans le paysage politique flamand avec le Vlaams Belang, la Wallonie et Bruxelles restent relativement préservées, notamment grâce au cordon sanitaire politique et médiatique. Comparée à d’autres pays européens, cette situation est plutôt atypique. Toutefois, l’affaiblissement progressif de ce cordon sanitaire conjugué à la diffusion croissante des idées d’extrême droite fait émerger de nouvelles incertitudes, laissant apparaître qu’aucune région du pays n’est désormais totalement à l’abri de leur progression.

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Les gouvernements de la Région de Bruxelles⁠-⁠Capitale (1989⁠-⁠2026)

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 14 avril 2026

Voici deux mois, la Région de Bruxelles-Capitale a enfin vu s’installer un gouvernement de plein exercice, six cent quinze jours après les élections du 9 juin 2024. La coalition dirigée par Boris Dilliès réunit le MR, le PS et Les Engagés du côté francophone, et Groen, Anders et Vooruit du côté néerlandophone ; elle est en outre soutenue de l’extérieur par le CD&V. Les raisons de cette très longue crise politique ont été abondamment analysées et commentées. L’objectif de cette @nalyse du CRISP en ligne est de mettre en perspective la composition du gouvernement Dilliès avec celle des onze gouvernements qui l’ont précédé. Cet examen fait notamment ressortir les spécificités de la vie politique dans la Région bruxelloise, qui n’a jamais été gouvernée par une coalition composée des mêmes formations politiques que celles alors au pouvoir dans les autres entités fédérées ou au niveau fédéral.

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La suppression du Sénat ne nécessitera⁠-⁠t-elle vraiment que huit votes ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 avril 2026

Ce 30 mars 2026, la commission des Affaires institutionnelles du Sénat a posé le premier des votes du processus parlementaire qui doit mener, à terme, à la disparition de la seconde chambre du Parlement fédéral belge. La commission s’est prononcée sur une question somme toute technique, à savoir l’ajout de dispositions transitoires dans l’article 195 de la Constitution afin d’élargir la liste des articles constitutionnels ayant été ouverts à révision à la fin de la législature 2019-2024. À cette occasion, le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), a indiqué que le processus d’abolition du Sénat requerra un total de « huit votes ». Cette @nalyse du CRISP en ligne vise à éclairer cette déclaration.

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Un gouvernement bruxellois après 613 jours ? Non, peut⁠-⁠être !

par Jean-Paul Nassaux, paru dans une version légèrement différente sur Matribune.be, 6 mars 2026

Le soir du 12 février 2026 marquait la fin de la plus longue crise politique de la Région bruxelloise. En effet, après 613 jours écoulés depuis les élections régionales du 9 juin 2024, sept partis (le MR, le PS, Les Engagés, Groen, Anders, Vooruit et le CD&V) sont tombés d’accord pour former un gouvernement régional après un conclave qui les a réunis du 10 au 12 février 2026. Quels ont été les éléments marquants de ce long blocage ?

Les @nalyses en ligne

Région de Bruxelles⁠-⁠Capitale : pourquoi ça bloque ?

interview de Jean Faniel et Jean-Paul Nassaux par Mathieu Stassart, parue dans Trait D'Union, n° 146, janvier-février 2026, p. 18-21

Près de 20 mois après les dernières élections régionales, la Région bruxelloise est engluée dans une crise politique sans précédent. Porter un regard critique sur les raisons de cette paralysie aux conséquences graves pour les Bruxelloises et les Bruxellois amène à questionner l’attitude des partis politiques et le manque de transparence entourant les négociations. Cette réflexion ouvre aussi la porte à des réformes institutionnelles pour Bruxelles, dont la crise actuelle fait chanceler une autonomie déjà fragile.

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Dimanche, on vote ! Une habitude helvétique, un rêve belge ?

par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 132, hiver 2025-2026, p. 49-53

Les Suisses votent souvent, les Belges rarement. Ce rituel régulier de la démocratie directe, inscrit dans la politique helvétique, fascine autant qu’il interroge : et si un tel système pouvait inspirer la Belgique ou, au contraire, y révéler ses fractures ? Car derrière cette différence de pratique, c’est une conception même de la souveraineté, du fédéralisme et de la confiance démocratique qui se joue.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2024

Courrier hebdomadaire n° 2664-2665, par Iannis Gracos, 132 p., 2025

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2024. Au niveau interprofessionnel, les syndicats ont poursuivi leur mobilisation contre les perspectives de renforcement des politiques d’austérité. Après les élections du 9 juin, ils se sont opposés aux projets socio-économiques des gouvernements wallon et francophone nouvellement formés et du gouvernement fédéral De Wever en cours de formation. L’expression de la colère des agriculteurs a principalement ciblé les politiques européennes qu’ils jugent inadaptées aux réalités du terrain ou susceptibles de mettre en péril la viabilité et la rentabilité de leurs exploitations : PAC, Green Deal, produits ukrainiens, traité avec le Mercosur, etc. L’annonce de la fermeture de l’usine d’Audi Brussels, à Forest, a constitué un véritable séisme social. Elle a signifié une perte d’emploi massive, qui a touché tant les travailleurs de ce site industriel que ceux des entreprises sous-traitantes. La négociation du plan social a duré plusieurs mois, dans un climat de grandes tensions allant jusqu’à un lock-out . Les coursiers travaillant pour la plateforme Uber Eats ont mené une grève de deux jours. Elle a permis de faire entendre la voix des nombreux travailleurs sans papiers actifs dans le secteur de la livraison de repas à domicile, dont la mobilisation est par nature malaisée. La grève de quatre semaines intervenue au sein de l’asbl AVJ Liège, service d’aide à domicile pour adultes en situation de handicap, s’est distinguée par son issue relativement favorable pour le personnel, mais aussi par le recours à la justice et aux réquisitions de travailleurs de la part de la direction. Une annexe statistique fournit un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2024. Cette étude a été rédigée par B. Conter, A. Dufresne, A. Dupuis, J. Faniel, G. Lambert, E. Martinez, L. Mélon, A. Orban, P. Reman, M. Strale, K. Vandaele et Z. Vitali.

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Face à Donald Trump : comment passer de la sidération à la compréhension ?

par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 27 janvier 2026

Au cours des dernières semaines, le président des États-Unis, Donald Trump, et son administration ont multiplié les initiatives et les déclarations qui ont profondément déstabilisé les équilibres internationaux. La scène domestique américaine n’est pas en reste. Les violations de l’État de droit et du cadre constitutionnel par D. Trump sont bien documentées et, depuis son retour au pouvoir, cette logique s’est prolongée sous la forme d’une véritable guérilla institutionnelle. Pris isolément, ces épisodes pourraient être interprétés comme des provocations excessives ou des manœuvres tactiques, dans certains cas couronnées de succès, dans d’autres maladroites voire contreproductives. Considérés ensemble, ces événements dessinent un mode d’exercice du pouvoir inédit, qui appelle moins une réaction émotionnelle qu’un effort rigoureux de compréhension. L’idée n’est pas tant de condamner le trumpisme, mais de savoir à partir de quelles catégories intellectuelles il est possible de le penser.

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« 2026 sera l’année de la mise à l’épreuve pour l’Arizona »

interview de Jean Faniel par Corentin Di Prima, parue dans L’Écho, 30 décembre 2025

L’année politique qui s’achève fut marquée par la formation d’un gouvernement fédéral inédit, l’Arizona, emmené par un Premier ministre nationaliste flamand, inédit là aussi. Et Bart De Wever est sans conteste la personnalité de l’année.

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Cinq pour cent du PIB

par Giuseppe Pagano, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 décembre 2025

Les 24 et 25 juin 2025, s’est tenu à La Haye un important sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), en présence du président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump. Comme il l’avait déjà fait précédemment, celui-ci a une nouvelle fois demandé fermement aux pays membres de porter leurs dépenses de défense à 5 % du produit intérieur brut (PIB). Accédant à cette injonction, la quasi-totalité des pays européens membres de l’OTAN, en ce compris la Belgique, se sont engagés à consacrer, d’ici 2035, 3,5 % de leur PIB aux dépenses de défense stricto sensu, et encore 1,5 % de ce PIB à des dépenses de sécurité au sens large, comme la cybersécurité ou la mobilité militaire. Cette @nalyse du CRISP en ligne examine les conséquences budgétaires de l’engagement pris lors du Sommet de La Haye, de manière globale d’abord, en se concentrant principalement sur le cas de la Belgique ensuite, et ce en considérant principalement quatre dimensions importantes.

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Quels intérêts sont représentés au Sénat ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 décembre 2025

La suppression du Sénat figure au programme du gouvernement fédéral dirigé par Bart De Wever. Les partis membres de cette coalition (soit la N-VA, le MR, Les Engagés, Vooruit et le CD&V), appuyés par l’Open VLD, ont introduit divers textes visant à modifier la Constitution afin de rencontrer cet objectif. Le Sénat est aussi ancien que l’État belge lui-même. Comme celui-ci, il a connu de nombreuses transformations. Sa composition a tout particulièrement fait l’objet d’évolutions en lien direct avec les mouvements à l’œuvre au sein de la société belge. Retracer ces étapes successives permet de mettre en évidence les intérêts principaux qui ont successivement trouvé à s’exprimer au sein de cette institution, qui semble désormais appelée à disparaître.

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L’évolution de la fréquentation des cours philosophiques pousse⁠-⁠t-elle au changement ?

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 4 décembre 2025

L’organisation des cours de religion et de morale non confessionnelle suscite le débat depuis plusieurs années. En Communauté française, une évolution significative a eu lieu en 2016-2017 dans l’enseignement officiel avec la réduction du volume horaire de ces cours à une heure par semaine et l’introduction du cours de philosophie et de citoyenneté. Ce dernier est obligatoire à raison d’une heure par semaine, et peut être suivi pour une deuxième heure, en lieu et place du cours de religion ou de morale. Les derniers chiffres de fréquentation révèlent que ce choix est devenu plus populaire, au détriment des cours de religion catholique et de morale non confessionnelle, qui sont de moins en moins choisis.

Livres

L’extrême droite en Belgique

Livre, sous la direction de Benjamin Biard, Archibald Gustin, 250 p., 2025

L’extrême droite connaît un nouvel essor au 21 e  siècle, et la Belgique n’échappe pas à cette tendance. Les recherches menées depuis de nombreuses années mettent toutefois en évidence un contraste frappant : en Flandre, elle se structure solidement autour du Vlaams Belang, tandis qu’ailleurs dans le pays, elle reste fragmentée et se révèle incapable de s’enraciner durablement. Cette singularité confère à la Belgique le statut de véritable laboratoire d’analyse de l’extrême droite et de l’opposition à celle-ci. Cet ouvrage collectif propose une analyse approfondie de ce phénomène en Belgique aujourd’hui et à travers le temps, ainsi qu’une réflexion sur ses spécificités. Les contributions réunies portent sur la notion même d’extrême droite, sur la sociologie et la géographie électorale, sur les stratégies de communication des partis qui en relèvent, sur leur idéologie, sur l’émergence d’organisations non partisanes, ainsi que sur les acteurs et instruments mobilisés dans la lutte contre ce courant. Réunissant des spécialistes francophones et flamands reconnus, ce volume s’adresse autant aux chercheurs et aux étudiants qu’à un public plus large désireux de mieux comprendre les ressorts, les stratégies et les conséquences politiques d’une idéologie qui façonne les espaces publics belge et européen de manière croissante.

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La société civile belge, entre sécularisation et (dé)pilarisation

par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 30 octobre 2025

La sécularisation est un phénomène qui touche largement l’ensemble de l’Europe occidentale. En Belgique, elle s’accompagne d’une dépilarisation, c’est-à-dire d’un affaiblissement des piliers historiquement structurés, notamment, autour du clivage philosophique. Toutefois, ce phénomène de dépilarisation reste limité. Par-delà ces concepts, comment cela se traduit-il concrètement sur le terrain ? La sécularisation et la dépilarisation ont-elles atteint le même degré ? Considérer le champ associatif et syndical livre quelques réponses.

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« Ce soir, j’peux pas, j’ai conseil communal »

par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 13 octobre 2025

Depuis plusieurs années, bon nombre de communes ont entrepris de retransmettre sur Internet les séances de leur conseil communal. Si une telle mesure apparaît au premier abord comme un simple reflet des évolutions technologiques, on peut percevoir dans le développement de cette pratique un outil potentiellement important pour restaurer l’attachement des citoyens à la démocratie.

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Comprendre les logiques qui ont un impact sur les CPAS aujourd’hui

par Jean Faniel, avec la collaboration de Sandrine Xhauflaire, paru dans CPAS+, n° 8, octobre 2025, p. 11-13

Les centres publics d’action sociale (CPAS) constituent des acteurs centraux dans les politiques sociales. Organes communaux, ils sont tributaires de décisions politiques prises à de nombreux niveaux, sur lesquels ils ont peu de prise. À travers une analyse historique, politique, idéologique et institutionnelle, on peut tenter de mettre en lumière les tensions, contradictions et (in)cohérences qui structurent l’action publique et, ce faisant, éclairer les conditions d’exercice des missions des CPAS dans un contexte en grande transformation.

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Jeune et citoyen : l’élargissement du droit de vote, et après ?

par Fabienne Collard et Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 16 septembre 2025

Les jeunes sont les citoyens de demain. Avec l’abaissement partiel du droit de vote à 16 ans, ce « demain » arrive désormais un peu plus tôt encore. Le rôle de l’école pour accompagner les jeunes dans leur découverte de la citoyenneté est dès lors, plus que jamais, primordial. Contours de la citoyenneté, complexité et fragilité de la démocratie, compétences et aptitudes à développer… Cette @nalyse du CRISP en ligne entend contribuer à la réflexion sur l’éducation à la citoyenneté afin d’outiller au mieux ces nouveaux électeurs et leurs enseignants, par-delà les seuls cours de philosophie et de citoyenneté.

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La notion de communauté : un palimpseste

par Vincent Lefebve, paru dans En Question, n° 153, été 2025, p. 28-33

Qu’est-ce que le terme de « communauté » recouvre aujourd’hui ? Ouvrant un dossier consacré à cette thématique publié par la revue En Question , cet article explore les multiples strates de cette notion aux usages politiques, sociaux et philosophiques mouvants. De la querelle philosophique entre libéraux et communautariens aux tensions politiques belges, en passant par les enjeux écologiques, il montre comment ce palimpseste conceptuel demeure un enjeu central du vivre-ensemble et de la démocratie contemporaine.