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Radicalités et clivages politiques. La démocratie sous tension ?

intervention de Vincent de Coorebyter diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 14 avril 2025

Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : 1° Vincent de Coorebyter : Radicalités et clivages politiques. La démocratie sous tension ? 2° ‘Parlement’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique. 3° Le tour des dernières parutions du CRISP, avec Jean Faniel et Cédric Istasse.

Les @nalyses en ligne

La démocratie face aux extrémismes

par Vincent de Coorebyter, paru dans L’Artichaut, vendredi 31 janvier 2025

Quelles sont les raisons de l’actuelle montée en puissance de la radicalité, alors que la fin du 20 e siècle était apparue comme un moment d’apaisement idéologique ?

Les @nalyses en ligne

« C’est certainement plus compliqué de gouverner en Belgique que partout ailleurs »

interview de Vincent de Coorebyter par Michel Bouffioux, parue sur parismatch.be, samedi 15 juin 2024

Le 9 juin 2024 se sont déroulées en Belgique des élections fédérales, régionales et communautaires en plus des élections européennes. Comment interpréter les résultats de ces scrutins ? Quelles sont les coalitions possibles ? Qui sont les gagnants et les perdants du scrutin ? Et de quoi sera fait l’avenir du pays ? Autant de questions qui se posent quand on analyse la nouvelle donne politique.

Les @nalyses en ligne

La réalité rebat les cartes politiques

interview de Vincent de Coorebyter par Stéphane Tassin et Vincent Rocour, parue dans La Libre Belgique, samedi 30 décembre 2023, p. 8-10

L’année 2023 a été marquée par une nouvelle progression de l’extrême droite en Europe. En Belgique aussi, le Vlaams Belang est annoncé en tête des intentions de vote, tandis que, à l’opposé, le PTB semble également progresser. À l’aube d’une année caractérisée par de nombreux scrutins, Vincent de Coorebyter revient sur les clivages à l’œuvre au sein de la société qui modifient les équilibres politiques anciens et sur les rapports au sein de la coalition fédérale entre partis de gouvernement.

Les @nalyses en ligne

« Une démocratie sans utopie se meurt »

interview de Vincent de Coorebyter par Michel Bouffioux, parue sur parismatch.be, dimanche 24 septembre 2023

Élections européennes, fédérales, régionales et communautaires : le 9 juin 2024, les citoyens émettront entre un et quatre votes en Belgique. Retour sur quelques enjeux de cette date importante de notre vie démocratique.

Les @nalyses en ligne

La Belgique désenchantée

interview de Vincent de Coorebyter par Catherine Ernens, parue dans une version légèrement différente dans Moustique, 24 mai 2023, p. 25-27

La fracture entre les citoyens et la politique est de plus en plus abyssale. Cela s’explique par un phénomène de ressenti, un manque de perspectives et de vrais soucis. Dans cette interview, Vincent de Coorebyter analyse le grand mal-être politique et sociétal dans lequel notre société est plus que jamais plongée et déroule les mécanismes d’un désenchantement certain.

Courrier hebdomadaire

La démocratie et ses variantes

Courrier hebdomadaire n° 2551, par Vincent de Coorebyter, 44 p., 2022

« Démocratie directe », « démocratie délibérative », « démocratie participative », « démocratie représentative », etc. Les politologues, juristes et philosophes distinguent de multiples variantes de la démocratie. Pour sa part, V. de Coorebyter propose un classement qui permet de les englober toutes : la distinction entre « démocratie universaliste » et « démocratie catégorielle ». La première est constituée des mécanismes permettant à tous les citoyens de débattre de tout, quelle que soit leur situation ou leur qualité et quel que soit l’objet de la décision. La seconde réside dans les dispositifs qui organisent l’expression politique sur la base des intérêts constitués, réservant dès lors la participation aux membres des groupes concernés par les intérêts pris en compte. Ces deux grands types de démocratie ne sont toutefois pas étanches, des cas d’hybridation existant ; ainsi en va-t-il, par exemple, des élections sociales. Ce Courrier hebdomadaire propose également un aperçu à la fois théorique, analytique et réflexif des principales modalités par lesquelles s’exerce la démocratie universaliste. Pour chacune d’entre elles, il s’agit de répondre à trois questions. Quels sont les mécanismes permettant au citoyen de jouer un rôle politique ? Ce rôle est-il prévu, reconnu, instauré, limité, contrôlé, interdit ou encadré par la loi ? Quelles sont les principales caractéristiques de ces mécanismes, leurs conditions de légitimité, leur dynamique ? Le tableau ainsi dressé fait apparaître une grande diversité de dispositifs et de modes d’action : élection de représentants, panel de citoyens tirés au sort, enquête publique, sondage, pétition, consultation populaire, référendum, budget participatif, grève, manifestation, recours à la justice, lobbying, lancement d’alerte, désobéissance civile, etc. Tous sont les témoins d’une vitalité démocratique plus importante qu’on ne le dit parfois.

Les @nalyses en ligne

Élus et citoyens face à l’éthique politique et à l’environnement

interview de Vincent de Coorebyter par Antoine Clevers et Stéphane Tassin, parue dans La Libre Belgique, 31 décembre 2022, p. 8-10

À la fin de l’année 2022, le Parlement wallon a été secoué par un ensemble de révélations rapidement qualifiées d’« affaires ». À Bruxelles, ce sont notamment le plan Good Move et les contestations qu’il a suscitées qui ont marqué l’actualité. À travers ces deux cas, Vincent de Coorebyter analyse les rapports qu’entretiennent les élus et les citoyens, en particulier face à des questions aussi sensibles que l’éthique politique et l’environnement.

Les @nalyses en ligne

Cinq thèses sur les clivages

par Vincent de Coorebyter, paru sur B. Colson, J. Dodeigne, C. Istasse, M. Paret, I. Parmentier, A. Tixhon  (dir.), Questions d’histoire politique de Belgique. Liber Amicorum Paul Wynants, Bruxelles/Namur, CRISP/UNamur, 2022, p. 169-180

Paul Wynants n’a pas marqué de son empreinte la théorie des clivages. En bon historien, il se méfiait des grandes constructions théoriques et ne se sentait pas voué à renouveler la doctrine. Il a par contre contribué à lui donner du sens grâce à une longue série d’études touchant de près ou de loin à la dynamique des clivages. Résumer la substance de ces quelque cinquante publications dépasse nos capacités. C’est pourquoi nous avons choisi d’en donner une image sélective, centrée sur un petit nombre de thèses qui n’ont pas été explicitement défendues par Paul Wynants, mais qui émergent au fil de ses travaux – soit qu’elles les sous-tendent, soit qu’elles en forment les conséquences.

Les @nalyses en ligne

« Les excès de com’ sont liés à la faiblesse électorale de tous les partis de la Vivaldi »

interview de Vincent de Coorebyter par Corentin Di Prima, parue dans L’Écho, 1er octobre 2022

Le gouvernement De Croo souffle ses deux bougies. Un bébé né au forceps le 1er octobre 2020 après une grossesse compliquée de 494 jours. Comment se porte-t-il deux ans plus tard ? Analyse avec Vincent de Coorebyter.

Les @nalyses en ligne

Splendeur et misère des compromis : la Belgique à l’aune de Kelsen

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Revue nouvelle, n° 1, février 2022, p. 11-18

Il est entendu que la Belgique est une terre de compromis, et elle en a longtemps été fière. Aujourd’hui, pourtant, les compromis ont plutôt mauvaise presse, ou sont considérés, au mieux, comme un mal nécessaire. L’ambivalence domine à leur égard, tant il est difficile de savoir s’il faut les accepter ou les déplorer.

Les @nalyses en ligne

Des collectifs d’individualistes

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Revue nouvelle, n° 2, mars 2020, p. 33-40

Il est entendu que l’individualisme engendre un profond égocentrisme, une indifférence aux autres, une attention exclusive pour sa propre personne. Cette évidence est largement partagée, mais elle bute sur une contradiction : dans nos sociétés contemporaines, qui sont hyperindividualistes, de multiples formes de sociabilité et d’engagement collectif se maintiennent ou apparaissent, démentant ainsi le diagnostic du repli sur soi. Paul Yonnet a montré que cette apparente contradiction n’en est pas une, ce qui suppose de donner à l’individualisme un sens différent de celui que les sciences humaines lui confèrent en règle générale. Le présent article a pour objectif de rappeler sommairement sa pensée la plus aboutie et de la prolonger en posant quelques jalons pour une réflexion sur les collectifs dans un cadre individualiste.

Les @nalyses en ligne

« En Belgique, on a sous⁠-⁠estimé l’importance de l’utopie en politique »

interview de Vincent de Coorebyter par Mathieu Colleyn, parue dans L’Écho, 28 décembre 2019, p. 4-5

Dans cette interview accordée à L’Écho, Vincent de Coorebyter analyse les dynamiques qui traversent la société et modifient un paysage politique concurrencé par de nouveaux phénomènes citoyens. Selon lui, la radicalité s’intensifie au sein d’une jeunesse façonnée par le tribalisme des réseaux sociaux.

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Lobbys : pourquoi tant de haine ?

par Vincent de Coorebyter, paru dans Espace de libertés, n° 480, juin 2019, p. 41-44

Réseaux, piliers, mouvements… Ainsi se structure la société civile en Belgique. Et chacun prêche pour sa paroisse. Entre les organisations défendant un système de valeurs et les lobbys purs et durs, la frontière est floue. En Belgique, la pratique du lobbying a longtemps été banalisée, sans doute parce que notre pays en a une longue expérience.

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Populisme et mépris de classe

interview de Vincent de Coorebyter par Paul Blanjean et Guillaume Lohest, parue dans Contrastes, n° 191, mars-avril 2019, p. 8-11

Rester sourd aux inquiétudes ou aux colères qui s’expriment, et attaquer frontalement le populisme et ses sympathisants sont les meilleurs moyens pour attiser le feu. Dans cette interview accordée dans le cadre de la campagne consacrée à ce phénomène par les Équipes populaires, Vincent de Coorebyter décline les caractéristiques du populisme, les raisons de son succès et les conditions pour l’endiguer.

Les @nalyses en ligne

Une crise profonde de la légitimité

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Libre Belgique, 5 janvier 2019

L’année 2018 a été marquée par l’irruption des gilets jaunes, en France et en Belgique. Les revendications qui sont apparues sont protéiformes, voire contradictoires. Elles traduisent un malaise qu’il faut pouvoir entendre et sont une illustration supplémentaire de la crise de légitimité que traversent la démocratie représentative et certains de ses principaux acteurs.

Les @nalyses en ligne

Les paradoxes de la représentation

par Vincent de Coorebyter, paru sur La Thérésienne. Revue de l’Académie royale de Belgique, n° 2008/01, avril 2018, 10 p.

Les @nalyses en ligne

Les lobbies et l’intérêt général

par Vincent de Coorebyter, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 janvier 2018

Rien n’est plus simple, moralement parlant, que de dénoncer les lobbies. Récemment, en Europe, le dossier du glyphosate a encore montré comment le lobbying de certains « experts » continue à faire courir un risque de mort. Aux États-Unis, la NRA bloque toute réforme sérieuse de la vente d’armes. Mais si la condamnation morale est aisée, la question des lobbies est plus complexe au plan de la théorie politique, surtout en Belgique. Dans un pays qui ne croit guère à l’impartialité de l’État et à l’intérêt général, les lobbies qui défendent des intérêts économiques ne sont pas des corps étrangers au sein du jeu démocratique. À la lumière des notions popularisées par le CRISP, les lobbies doivent être rangés dans la catégorie des groupes de pression, qui sont au cœur du système.

Les @nalyses en ligne

Un système politique structurellement désenchanteur

interview de Vincent de Coorebyter par Antoine Clevers et Vincent Rocour, parue dans La Libre Belgique, 6 janvier 2018, 3 p.

Le système politique belge paraît à la fois de plus en plus grippé et de plus en plus polarisé. Quelles sont les dimensions structurelles et les manifestations actuelles de cet état de fait ?

Les @nalyses en ligne

La fin de la démocratie ?

interview de Alain Eraly et Vincent de Coorebyter par Philippe Engels et Quentin Noirfalisse, parue dans Médor, n° 6, printemps 2017, p. 92-100

Notre société apparaît chamboulée par la révolution du numérique, le populisme et la terreur. Où allons-nous ? Comment garder confiance en l’avenir ? Travailler sans s’user, vivre sans la peur… Depuis vingt ans, Vincent de Coorebyter et Alain Eraly tempèrent les émotions collectives et rassurent les anxieux en misant sur la stabilité des institutions. Là, ils prennent un air grave : « Le modèle démocratique ne fonctionne plus ».

Les @nalyses en ligne

Laïcité : la mauvaise réputation

par Vincent de Coorebyter, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 98-99, mars 2017, p. 33-39

La laïcité française a mauvaise réputation. Dans nombre de milieux, en France et surtout à l’étranger, ce modèle est devenu un repoussoir, au point que certains de ses partisans hésitent à employer le terme même de laïcité, auquel ils préfèrent des vocables plus consensuels comme neutralité ou sécularisation. Mais en quoi consiste cette laïcité devenue suspecte et que lui reproche-t-on au juste ? Cet article est paru dans le numéro spécial consacré à la France par la revue Politique.

Les @nalyses en ligne

Le populisme, nouvel horizon de la démocratie ?

interview de Vincent de Coorebyter par Béatrice Delvaux, parue sur Lesoir.be, 2 janvier 2017

2016 était l’année où la démocratie occidentale a été mise en danger (Hongrie, Pologne, Turquie, France, Allemagne, Autriche, États-Unis...). 2017 va-t-elle lui donner le coup fatal ? (texte paru sous le titre « Des citoyens appellent à l’aide »)

Les @nalyses en ligne

Penser une autre démocratie

interview de Vincent de Coorebyter par Nathalie Caprioli, parue dans Agenda interculturel, n° 331, juillet 2016, p. 4-7

Aujourd’hui, le paysage politique semble brouillé. On parle de fatigue démocratique, de crise de confiance, de fin des idéologies. À côté de citoyens désabusés ou en retrait, certains, critiques et en rupture, cherchent un tout autre rapport avec la politique. Exemples : combiner le tirage au sort avec les élections, ou concevoir de nouveaux modèles de concertation.

Les @nalyses en ligne

Apports et limites de la tolérance

par Vincent de Coorebyter, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 4 novembre 2015

Le terme de tolérance est à la fois familier, largement revendiqué et mal défini. Il est frappant de constater qu’il joue un rôle discret dans les débats contemporains sur la multiculturalité : il ne constitue pas un principe directeur des débats, une notion clé comme peuvent l’être la liberté, la neutralité ou la laïcité. De même, les textes juridiques qui régissent la pluralité convictionnelle contournent la notion de tolérance au profit de termes qui ne sont pourtant pas, en première approche, beaucoup plus précis. L’objectif de cet article est d’avancer quelques clés d’explication – très partielles – de cet état de fait en se bornant à évoquer une période précise, celle de l’âge d’or de la tolérance, et à dégager quelques leçons des expériences françaises et anglaises qui contribuent à expliquer le relatif déclin de la notion de tolérance. Ainsi, on indiquera pourquoi la liberté et l’égalité sont plus essentielles que la tolérance, et ont fini par la supplanter dans notre boîte à outils conceptuelle.

Les @nalyses en ligne

Des pratiques démocratiques de crise

par Vincent de Coorebyter, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 17 septembre 2015

Depuis quelques dizaines d’années, la démocratie est en crise, et en crise profonde. Cette crise n’a jamais été réellement surmontée, et toute l’Europe ou presque en laisse percer les symptômes au plan électoral. Périodiquement, les partis d’extrême droite, nationaux-populistes ou populistes obtiennent, dans différents pays, des scores à deux chiffres qui témoignent d’un malaise, d’une colère ou d’une déception. Tendanciellement, l’instabilité électorale n’a cessé d’augmenter dans la plupart des pays européens, comme si les électeurs, chaque fois insatisfaits, en étaient réduits à essayer les partis politiques les uns après les autres. Plus récemment enfin, depuis l’éclatement de la crise financière et bancaire à l’automne 2008, la quasi-totalité des élections législatives débouche sur un vote-sanction extrêmement sévère pour la majorité en place, et qui ne peut s’expliquer que par le dépit de l’électorat. Les motifs de cette crise sont multiples et difficiles à démêler. Il en est un, cependant, sur lequel nous devons nous arrêter, car il semble pouvoir éclairer les nouvelles pratiques de la démocratie. Il s’agit, de surcroît, d’un motif de malaise à la fois profond et structurel, c’est-à-dire, on peut le craindre, indépassable. Pour le résumer en une phrase, il réside en ceci que les évolutions qui ont rendu la démocratie indispensable, qui en ont fait le seul régime admissible pour la plupart des citoyens, la rendent en même temps insatisfaisante, frustrante, source de dépit et de colère.