CRISP is recognised by the French Community of Belgium (Fédération Wallonie-Bruxelles) as a lifelong education association. The contributions of its researchers to debates, conferences and training, or interviews in the media, combine both precise and rigorous information and the keys to understanding the political, social or economic realities addressed. In this way, CRISP aims to enable citizens to understand the ins and outs of the issues in which they are involved, or to bring to their attention questions and subjects which are likely to arise during such engagement. Since 2009, this approach has been reinforced by the provision online of two types of publications, which are detailed below.

  • Analyses are texts which are just a few pages long, and relate to current events or a topic which is the subject of public debate. Written at the initiative of CRISP or at the request of other organisations, they are initially published in Les @nalyses du CRISP en ligne or in other periodicals before being included in this collection.
  • Studies go into more detail and aim to identify the different facets of a topic and to offer a broad vision to citizens who are interested or concerned about the subject. They are published either as livres or in the Courrier hebdomadaire.
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Les @nalyses en ligne

Les enjeux du financement des transports en commun à Bruxelles

par Christophe Goethals, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 20 décembre 2012

Face aux enjeux et aux défis de la mobilité à Bruxelles, l’importance des sommes allouées à la STIB et la nature éminemment publique des services offerts focalisent les discussions. À la veille de la conclusion du nouveau contrat de gestion, le mauvais état de santé des finances publiques bruxelloises limite fortement la marge de manœuvre de l’autorité régionale et la pousse à imaginer des solutions originales de financement. Mais à défaut de solution concrète et viable, c’est l’usager qui en fait les frais.

Les @nalyses en ligne

Certificats verts : à poursuivre ou à réformer ?

par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 19 décembre 2012

Le système des certificats verts a été mis en place afin de soutenir la production d’électricité renouvelable, plus coûteuse que la production classique d’électricité (fossile ou nucléaire). Si l’objectif est louable, cette politique a montré quelques faiblesses, notamment dans la filière du photovoltaïque. En perpétuelle mutation, le système devra certainement subir à l’avenir de nouvelles adaptations afin de limiter les effets d’aubaine dans le chef des producteurs et des fournisseurs, de limiter l’impact sur la facture des consommateurs et de sauvegarder la compétitivité de nos entreprises.

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Restructurations et réductions d’emplois dans le secteur bancaire belge

par Anne Vincent, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 décembre 2012

Comme dans d’autres pays, le secteur bancaire belge sort fragilisé de la crise financière qui a frappé la planète à partir de l’automne 2008. Cette fragilisation du secteur est cependant particulièrement frappante dans notre pays, dans lequel les banques constituaient traditionnellement un vivier stable d’emplois et jouaient un rôle important au cœur de l’économie nationale. Cet article analyse de manière globale les facteurs de rétraction du secteur bancaire belge, avant de passer les principales banques en revue afin d’examiner la manière dont elles s’adaptent au nouveau contexte bancaire. Entre restructurations et réductions d’emplois, ce sont principalement les salariés qui subissent les conséquences des secousses récentes.

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Avant on luttait, désormais on proteste

par Étienne Arcq, paru dans Les hors-série de Politique, n° HS21, décembre 2012, p. 44-45

Par définition, les mouvements sociaux contestent l’ordre établi. Mais ils ne peuvent pas pour autant se soustraire à toute contrainte : qu’ils le veuillent ou non, leur réussite passe généralement par leur institutionnalisation. En Belgique, l’ouvriérisme et le régionalisme ont défini le cadre dans lequel les mouvements sociaux ont remporté des luttes ou affronté des limites. D’autres mouvements marquants, comme le mouvement des femmes et l’écologie, ont également laissé une trace profonde. Mais la protestation sporadique et médiatisée tend aujourd’hui à supplanter l’action politique au long cours. Entre institutionnalisation et tentatives de désinstitutionnalisation, cet article analyse le devenir des mouvements sociaux.

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SETCa et structures syndicales : quel futur ?

par Jean Faniel, paru dans Cols blancs, cœur rouge : les combats des employés, techniciens et cadres du SETCa Liège-Huy-Waremme, Jemeppe-Sur-Meuse, IHOES, 2012, p. 307-319

Les deux principaux syndicats belges sont organisés sur la base de centrales professionnelles. Parmi les axes structurant la répartition des affiliés, le statut explique l’existence de centrales d’employés, telles que le SETCa au sein de la FGTB. La complexité de cette architecture et le rapprochement de plus en plus imminent des statuts d’ouvrier et d’employé invitent à réfléchir au découpage futur des structures syndicales et à la place que le SETCa pourrait tenir à l’avenir au sein de la FGTB. Jean Faniel esquisse différents scénarios.

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La constitutionnalisation de la laïcité

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 28 novembre 2012, p. 15

Le président des FDF, Olivier Maingain, a déposé une proposition de révision de la Constitution en vue d’inscrire la laïcité dans la loi fondamentale belge. Cette initiative a provoqué un intéressant débat, notamment entre deux constitutionnalistes en vue, Francis Delpérée et Marc Uyttendaele, le premier jugeant que la Belgique constitue déjà un État laïque, le second estimant à l’inverse que la constitutionnalisation de la laïcité entraînerait des bouleversements majeurs. Cette chronique s’efforce d’éclairer les termes du débat en présence, en vérifiant notamment ce que l’exemple français, sous-jacent à la discussion, nous enseigne sur le principe de laïcité.

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La N⁠-⁠VA est⁠-⁠elle dans l’impasse ?

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 31 octobre 2012, p. 13

Les élections du 14 octobre 2012 ont été marquées par la victoire de la N-VA en Flandre, et particulièrement à Anvers. Après le scrutin, la N-VA s’est prononcée en faveur d’une nouvelle réforme institutionnelle, donnant rendez-vous à la Flandre en 2014. Pourtant, l’analyse des chiffres (y compris ceux des élections provinciales, parfois occultées) montre que la victoire de la N-VA n’est pas aussi éclatante qu’en 2010, et qu’elle s’accompagne d’un recul global du bloc nationaliste flamand. En outre, la N-VA s’est engagée depuis 2010 dans un nouveau discours politique, franchement populiste, qui peut la rendre dépendante de l’électorat repris au Vlaams Belang et compromettre ses chances de recréer un axe avec son meilleur allié potentiel, le CD&V. Il importe donc de bien mesurer la place occupée par la N-VA sur l’échiquier politique flamand.

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Comme un sentiment de malaise

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 26 septembre 2012, p. 11

Les élections communales sont présentées comme un scrutin de proximité, le plus à même de réconcilier les citoyens avec la politique. Pourtant, à l’approche des élections du 14 octobre 2012, on a perçu un sentiment de malaise au sein des médias francophones. D’une part, ils donnaient l’impression que le scrutin était déjà joué, en Flandre parce que les sondages annonçaient une nouvelle victoire historique de la N-VA, et du côté francophone parce que de nombreux accords préélectoraux semblaient avoir été passés entre les partis. En outre, des pratiques légales mais éthiquement discutables ont fait l’objet d’une critique insistante, comme le recours aux bourgmestres empêchés ou aux candidats destinés à séduire un groupe religieux ou ethnique déterminé. Il s’imposait donc de faire le point sur ces motifs de malaise, et de souligner qu’il est possible de les dissiper par des réformes législatives pour autant que l’on en ait la volonté.

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Seraing : entre enthousiasme et scepticisme

par Jean Faniel, paru dans Politique, revue de débats, n° 76, septembre-octobre 2012, p. 14-16

Deuxième commune de la province de Liège en nombre d’habitants (environ 63.000 en 2012), Seraing conserve les marques de son passé industriel et ouvrier (1). Le tissu industriel et le logement s’imbriquent étroitement. L’évolution de la commune dépend en partie de celle de la sidérurgie qui en a fait la grandeur et le déclin. Les socialistes y détiennent la majorité absolue depuis 1899 quasiment sans interruption et, contrairement à ce qui s’est fait ailleurs en 2006, ne l’ont pas ouverte à d’autres partis.

Les @nalyses en ligne

Élections locales. Des enjeux à tous les étages

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 93, septembre-octobre 2012

Le 14 octobre 2012 se dérouleront les élections communales, provinciales et, à Anvers, de district. Ce scrutin est le premier depuis la longue crise politique de 2010-2011, depuis l’accord d’octobre 2011 dessinant les contours de la sixième réforme de l’État, mais aussi depuis le naufrage de Dexia et ses contrecoups pour les finances locales. Pour être pertinente, l’analyse des enjeux de ce scrutin doit explorer différentes facettes du champ politique et intégrer différents niveaux.

Courrier hebdomadaire

La nouvelle gouvernance économique européenne

Courrier hebdomadaire n° 2148-2149, par Christophe Degryse, 82 p., 2012

Depuis deux ans, les États membres de l’Union européenne, et en particulier ceux de la zone euro, sont confrontés à une crise économique qui, précédée d’une crise bancaire et financière en 2008, provoque un accroissement quasi généralisé des déficits budgétaires et des dettes publiques. Tout au long de l’année 2011 et du premier semestre de 2012, l’Europe a mis en place de multiples mesures de sauvetage. La principale d’entre elles consiste en un ensemble de règles, de procédures et d’institutions appelé « nouvelle gouvernance économique européenne ». Selon ses concepteurs, ce dispositif vise à renforcer la stabilité de la zone euro par l’instauration de nouveaux mécanismes de surveillance, de sanction et de coordination, et peut-être à l’avenir de solidarité. Le premier chapitre du présent Courrier hebdomadaire est consacré à l’analyse des faiblesses de l’Union économique et monétaire telle qu’elle a été conçue par le Traité de Maastricht en 1992. Le deuxième chapitre examine les raisons de la mise en place de la nouvelle gouvernance économique européenne et étudie sa mise en œuvre progressive  : renforcement du Pacte de stabilité et de croissance, élargissement du champ de la surveillance multilatérale, nouveaux traités et nouveaux instruments. Il est accompagné d’une chronologie détaillée des principaux événements qui ont marqué la crise de l’euro, de janvier 2010 à juin 2012. Le troisième chapitre livre diverses réflexions de fond sur l’orientation prise par cette nouvelle gouvernance, ainsi que sur des options alternatives qui ont été évoquées. Christophe Degryse s’y interroge sur la pertinence du diagnostic posé durant la crise, sur la pertinence des remèdes apportés et sur les implications en termes de politiques sociales et d’enjeux démocratiques.

Les @nalyses en ligne

Belgique. Mobilisations sociales sur fond de crises multiples

par Corinne Gobin et Jean Faniel et Jean Vandewattyne et Michel Capron, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 137, 1er juillet 2012, p. 28-36

Au cours des deux dernières années, la Belgique a connu plusieurs épisodes de mobilisations sociales nationales et interprofessionnelles, portant sur des dossiers différents mais partiellement liés. Globalement, l’évolution enregistrée durant ces deux années soulève plusieurs questions fondamentales pour le mouvement syndical belge et pour le « modèle de concertation sociale » du pays. Ce texte examine ces tensions à travers deux conflits cruciaux qui ont marqué l’histoire sociale récente de la Belgique : celui lié au projet d’accord interprofessionnel début 2011 et celui provoqué par la mise en oeuvre de mesures d’austérité et de réformes structurelles à partir de l’automne 2011.

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De la difficulté à parler du « vivre ensemble »

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 5 juin 2012, p. 12

Les événements de Molenbeek ont relancé le débat sur l’intégration et sur le « vivre ensemble » dans un contexte très particulier : l’interpellation d’une Belge convertie portant le niqab, et l’intervention saisissante d’un groupuscule extrémiste, Sharia4Belgium. Le débat lui-même s’est focalisé, du côté francophone, sur la création de parcours d’intégration pour les primo-arrivants, alors que les questions les plus lancinantes concernent les personnes nées en Belgique ou qui y sont installées de longue date. De manière générale, le débat reste entravé par des postulats qui handicapent une véritable confrontation des points de vue, alors que sa toile de fond, initialement favorable à une dynamique inclusive, s’est profondément transformée. Il reste donc encore, pour cadrer la discussion, à s’accorder sur les motifs légitimes de désaccord.

Les @nalyses en ligne

Des partis politiques francophones peu empreints de populisme

par Jean Faniel, paru dans sous le titre« Les partis francophones sont-ils immunisés ? » dans : Politique, revue de débats, n° 75, mai-juin 2012, p. 40-47

Le populisme semble connaître un essor manifeste en Europe et ailleurs. Avec le Vlaams Belang, la N-VA ou encore la LDD, fréquemment qualifiés de populistes, la Belgique n’est pas épargnée. Étrangement, les partis francophones semblent moins concernés. Est-ce vraiment le cas ? Comment l’expliquer ?

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Une même crise pour deux scrutins

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 8 mai 2012, p. 15

Le 6 mai 2012, l’élection présidentielle française et les élections législatives en Grèce débouchaient sur des résultats apparemment inverses : victoire d’un candidat du « système » en France, déroute des partis de gouvernement en Grèce. La situation des deux pays est également très différente. Mais cela rend d’autant plus frappant le fait que le scrutin grec apparaît comme une caricature du scrutin français, où les partis radicaux avaient obtenu un tiers des voix au premier tour. Par-delà la crise, et par-delà les issues politiques immédiates, on peut donc se demander si ces élections ne révèlent pas un malaise profond, qui tiendrait dans le recul conjoint de la liberté individuelle et de la souveraineté populaire.

Les @nalyses en ligne

Activez… votre langage !

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 91, mai-juin 2012

Le gouvernement Di Rupo n’a pas mis longtemps avant d’appliquer des aspects importants du volet socio-économique de son programme : réforme des pensions, des prépensions et des indemnités de chômage en particulier. Il n’a pas fallu longtemps non plus pour qu’il doive affronter en retour une grève intersectorielle dans les services publics (tous niveaux de pouvoir confondus), puis une grève générale. Dans la continuité des gouvernements précédents, son discours porte sur l’« activation » de la population. Au passage, le gouvernement s’est livré à quelques changements de langage qui sont loin d’être anodins…

Les @nalyses en ligne

Réforme institutionnelle, insertion socioprofessionnelle et position de Bruxelles : l’œil du politologue

par Jean Faniel, paru sur L’insertion. Le magazine de l’insertion socioprofessionnelle et de l’économie sociale d’insertion à Bruxelles, n° 91, décembre 2011-mars 2012, p. 24-25

À bien des égards, l’accord de gouvernement paraît étonnant. Il y a beaucoup de zones de flou, ce qui laisse beaucoup de marges d’interprétation ; il n’est pas sûr que tout le monde comprenne la même chose dans cet accord. Cela peut être une opportunité mais aussi un risque, par exemple pour Bruxelles, car certains vont peut-être avancer dans des directions peu favorables à la Région de Bruxelles-Capitale.

Les @nalyses en ligne
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Pourquoi le populisme est⁠-⁠il de droite ?

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 11 avril 2012, p. 13

Pour ceux qui entendent le combattre, le populisme reste un adversaire difficile à définir. C’est particulièrement le cas en Europe de l’Ouest, où le populisme est marqué à droite, alors que de prime abord la dénonciation des élites et de leurs privilèges devrait plus naturellement être le fait de partis de gauche. Il convient donc de revenir sur ce qui caractérise le populisme européen pour en cerner la nature et ne pas employer l’étiquette de populisme de manière trop large.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2011

Courrier hebdomadaire n° 2135-2136, par Iannis Gracos, 121 p., 2012

Réalisé par huit chercheurs du Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS), le présent Courrier hebdomadaire étudie les principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui ont jalonné l’année 2011. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ces conflits sont regroupés en six chapitres : le rejet du projet d’accord interprofessionnel et l’opposition syndicale aux mesures d’austérité du gouvernement Di Rupo, les sociétés de transport en commun (SNCB, TEC et STIB), les restructurations et fermetures d’entreprise (dont SAPA et AB InBev), la sidérurgie wallonne (en particulier ArcelorMittal-Liège), l’enseignement fondamental et secondaire en Communauté française et, cas atypique, le personnel naviguant de la société Ryanair. L’analyse est complétée par une annexe statistique fournissant un aperçu chiffré du phénomène des grèves en Belgique entre 1991 et 2011. Dans un contexte marqué par les répercussions de la crise financière et bancaire mondiale, l’année 2011 s’est caractérisée par une recrudescence certaine des conflits sociaux aux niveaux interprofessionnel, sectoriel et de l’entreprise, tant dans le secteur public que privé. L’analyse du GRACOS met en évidence les éléments saillants de cette conflictualité accrue, dont la remise en cause du droit de grève, les réactions patronales visant à l’intervention de la justice, la question du service minimum et de la réquisition de grévistes, et le rôle des médias. Plus largement, c’est l’évolution globale des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée.

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La Région de Bruxelles⁠-⁠Capitale et l’accord institutionnel sur la sixième réforme de l’État

par Jean-Paul Nassaux, paru dans Le Journal du Conseil, n° 7, 1er mars 2012, p. 2-5

L’accord sur la sixième réforme de l’État intervenu le 11 octobre 2011 met fin à la plus longue crise politique que la Belgique ait connue. Parmi ses points forts, qui ont été également des points de friction au cours de la négociation, figure une série d’importantes dispositions concernant Bruxelles. Cet article les détaille en les replaçant dans leur contexte et en les reliant aux autres dimensions essentielles de l’accord, qui ont trait aux transferts de compétences vers les entités fédérées et aux nouveaux mécanismes de financement des communautés et des régions.

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Le sens de la présidentielle française

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 13 mars 2012, p. 13

L’élection présidentielle française fascine les observateurs et les médias, et son apparence de clarté n’y est pas pour rien. Ce scrutin aux règles remarquablement simples semble être d’une lisibilité parfaite, ce qui permet à chacun d’essayer de dégager le sens de cette élection. A l’analyse, pourtant, il s’avère que cette impression de clarté et cette idée de « sens » sont trompeuses, la logique d’une élection étant précisément de ne pas construire du sens mais de l’écarter ou de le brouiller. Petite tentative de décryptage, à l’heure où la campagne bat son plein.

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« Un problème de légitimité démocratique, incontestablement »

par Vincent de Coorebyter, paru dans Espace de Libertés, n° 405, 1er février 2012, p. 5-8

Les sommets européens successifs consacrés au sauvetage de la Grèce et de la zone euro, et les décisions de plus en plus lourdes de conséquences qui y sont prises ou qui les accompagnent, ont posé crûment la question du caractère démocratique ou non des enceintes de décision internationales, en particulier en situation de crise. Sans prétendre répondre à cette question en détail, cet entretien s’efforce de la poser dans des termes exacts en revenant sur les principes de base du fonctionnement démocratique, et notamment sur les notions, parfois trompeuses et souvent ambiguës, de mandat, de représentation, de légitimité démocratique, de volonté populaire, etc.

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La bouteille à encre francophone (bis)

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 14 février 2012, p. 13

Dans une interview au « Soir », Benoît Lutgen a brisé une lance en faveur d’une gestion paritaire plutôt que politique des compétences à transférer aux entités fédérées. Il a ainsi ouvert un débat, qui pourrait réserver bien des surprises, sur le mode de gouvernance des futures politiques sociales des entités fédérées francophones. Son interview repose aussi la question de l’éclatement du paysage institutionnel francophone, écartelé entre la Région wallonne, la Communauté française, la COCOF et les deux entités fédérées bilingues à Bruxelles, la Région et la Commission communautaire commune. Les projets de gestion francophone intégrée doivent tenir compte des règles constitutionnelles, qui donnent un pouvoir considérable aux Bruxellois néerlandophones et qui ne les encouragent pas à s’arrimer à une authentique fédération entre la Wallonie et Bruxelles, dans laquelle leur pouvoir serait dilué.

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Au coeur des agences de notation

par Fabienne Collard, paru dans La Revue Nouvelle, n° 2 , février 2012, p. 78-88

De plus en plus souvent accusées d’imposer leurs vues à la sphère économique et politique, les agences de notation inspirent de nombreuses questions et critiques. La position oligopolistique de Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch Ratings, leur mode de financement et l’opacité qui entoure leurs méthodes de notation, de même que leur incapacité à prévoir les récentes crises des subprimes ou de la dette, ont jeté les bases d’une réglementation récente visant à encadrer leurs activités. Cet article tente de mieux comprendre leur histoire et l’origine des critiques qui leur sont adressées tout en abordant la question de leur rôle et de leur fonctionnement. Car même si leur influence dérange, leur utilité n’est à ce jour pas démentie.

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La bouteille à encre francophone

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 17 janvier 2012, p. 15

Depuis les déclarations très remarquées de Jean-Claude Marcourt sur l’avenir de la Wallonie et la déconstruction et reconstruction de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les francophones se déchirent à nouveau sur leurs options institutionnelles, surtout au sein du PS. Dans le contexte économique, financier et budgétaire actuel, le risque est grand qu’un tel débat paraisse futile, d’autant que le public n’y comprend pas grand-chose, vu la difficulté apparente du sujet. Pour permettre à chacun de se situer, et de comprendre les enjeux qui se posent concrètement au plan institutionnel, cette chronique éclaire la notion de « Fédération Wallonie-Bruxelles » et les motifs pour lesquels, six mois après l’avènement de cette institution, elle est déjà contestée.