CRISP is recognised by the French Community of Belgium (Fédération Wallonie-Bruxelles) as a lifelong education association. The contributions of its researchers to debates, conferences and training, or interviews in the media, combine both precise and rigorous information and the keys to understanding the political, social or economic realities addressed. In this way, CRISP aims to enable citizens to understand the ins and outs of the issues in which they are involved, or to bring to their attention questions and subjects which are likely to arise during such engagement. Since 2009, this approach has been reinforced by the provision online of two types of publications, which are detailed below.

  • Analyses are texts which are just a few pages long, and relate to current events or a topic which is the subject of public debate. Written at the initiative of CRISP or at the request of other organisations, they are initially published in Les @nalyses du CRISP en ligne or in other periodicals before being included in this collection.
  • Studies go into more detail and aim to identify the different facets of a topic and to offer a broad vision to citizens who are interested or concerned about the subject. They are published either as livres or in the Courrier hebdomadaire.
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Courrier hebdomadaire

La transition énergétique

Courrier hebdomadaire n° 2321, par Fabienne Collard, 42 p., 2016

En Belgique comme partout ailleurs, le secteur de l’énergie est amené à se remettre profondément en question. En effet, les modes traditionnels de production d’énergie ont montré leurs limites et leurs dangers : l’utilisation du pétrole, du charbon et du gaz repose sur des réserves appelées à se tarir et a d’importantes répercussions sur l’environnement, tandis que le nucléaire comporte de grands risques et reste soumis à la question du traitement des déchets radioactifs. Dès lors, une « transition énergétique », consistant en un recours accru aux sources d’énergie vertes (vent, soleil, etc.), s’impose de plus en plus comme une alternative raisonnable, voire incontournable. Ce mouvement est à l’œuvre à l’échelle mondiale, selon des rythmes de progression différents, et particulièrement au sein de l’Union européenne. Passer des énergies fossiles aux énergies renouvelables constitue cependant un véritable défi. Nombreuses sont les difficultés qui font obstacle aux volontés des mandataires politiques, des professionnels de l’énergie (producteurs, distributeurs, etc.) et des consommateurs (ménages et entreprises). En particulier, se pose le problème de la manière d’intégrer les énergies vertes, par nature produites de façon décentralisée et intermittente, dans le réseau déjà existant. Le recours au numérique et à une plus grande flexibilité de l’ensemble du système constitue aujourd’hui un enjeu central. Sans oublier que le renouvelable, subsidié par les pouvoirs publics, a pour effet d’augmenter le coût global de l’énergie. Centré sur le cas de la Belgique, ce Courrier hebdomadaire permet de saisir la complexité de l’équation énergétique qui est actuellement en place, équation qui est soumise aux premiers effets de la transition énergétique, ainsi qu’aux mutations et défis que celle-ci implique et aux contraintes qu’elle rencontre, notamment dans le cadre d’un État fédéral. Une attention particulière est réservée aux divers acteurs qui interviennent dans le débat. Spécialement, F. Collard analyse les différents éléments qui composent la facture d’électricité des ménages ; cet exercice explique les raisons pour lesquelles, bien qu’elle coûte de moins en moins à produire, l’énergie est vendue toujours plus chère aux particuliers.

Les @nalyses en ligne

Tous égaux devant l’impôt ?

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 121, mai-juin 2017, p. 30-31

Dans son dernier rapport annuel, la Cour des comptes française épingle la manière dont l’État a abandonné son projet d’écotaxe suite aux protestations orchestrées en 2013 par les « bonnets rouges ». Il y a un an, les routiers wallons se sont à leur tour opposés à la redevance kilométrique mise en place en Belgique. De leur côté, c’est l’introduction de la black box que les représentants du secteur Horeca ont tenté d’éviter. Que montrent ces exemples du rapport à l’impôt et de la façon dont les pouvoirs publics tentent de le collecter ?

Les @nalyses en ligne

Foule sentimentale. L’utopie néolibérale

par Géraldine Thiry et John Pitseys, paru dans La Revue nouvelle, n° 2, 2017, p. 59-65

Cantonné aux cercles académiques ou aux dénonciations militantes, le débat sur le néolibéralisme a rebondi sur la scène médiatique lors du vif échange qui est survenu au printemps 2016 entre Manuella Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats, et Corentin De Salle, directeur scientifique du centre Jean Gol. La première perçoit dans le néolibéralisme une idéologie conservatrice, totalitaire et déshumanisante, où « l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion ». Le second s’oppose à cette définition, qu’il considère caricaturale. À ses yeux, le néolibéralisme serait un « concept factice » créé de toutes pièces par les antilibéraux, concept auquel il nie toute substance puisque « le néolibéralisme n’existe pas ». Il n’y a qu’un libéralisme, le libéralisme classique, dont Corentin De Salle entend rappeler à la fois l’efficacité et la dimension libératrice. Les deux protagonistes ont peut-être chacun raison à leur manière. Le néolibéralisme est un courant économique et politique identifiable, avec ses nécessités propres et ses problèmes spécifiques. Il est toutefois tout sauf évident qu’il propose une idéologie conservatrice et une conception instrumentale de l’organisation sociale, au contraire. Le néolibéralisme représente à la fois une utopie et un projet institutionnel ambitieux. Si cette caractérisation explique la séduction qu’exerce le néolibéralisme, elle en éclaire sous un autre jour les difficultés.

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Crise du politique : les deux visages de Janus

par Jean Faniel, paru dans G. Matagne, V. Van Ingelgom (dir.), Politiques de crise, crises du politique, Louvain-la-Neuve/Bruxelles, Academia L'Harmattan/ABSP, collection « Science politique », n° 19, 2017, p. 23-33

En 1975, le groupe Supertramp intitule un album « Crisis, what crisis ? ». À première vue, cette maxime pourrait s’appliquer à la vie politique belge des vingt-cinq dernières années. La situation y semble en effet paisible : la participation électorale dépasse les 80 % ; le Parlement fédéral n’a été dissous anticipativement qu’une seule fois depuis 1991 alors qu’il l’avait été à plusieurs reprises durant les deux décennies précédentes ; les transitions entre les gouvernements s’opèrent pacifiquement et sans trop de heurts, une certaine continuité marquant d’ailleurs les politiques menées (notamment sur le plan socio-économique). Pourtant, à bien y regarder, la crise du politique souvent évoquée n’épargne pas vraiment la Belgique. Dans ce contexte, quelles formes prennent les crises de la politique traditionnelle ? Comment les principaux acteurs socio-politiques contribuent-ils eux-mêmes à les entretenir, voire à les amplifier ? Et quelles tendances visent au renouvellement de la démocratie ?

Les @nalyses en ligne

Radicalité et radicalisme : quelques distinctions pour éviter une pente glissante

par John Pitseys, paru dans La Chronique de la Ligue des droits de l’Homme, n° 178, mars 2017, p. 10-11

Commentant l’évolution des négociations entre le gouvernement fédéral qu’il dirige, le gouvernement wallon et la Commission européenne à propos du CETA, Charles Michel a exprimé ainsi son inquiétude : « J’ai le sentiment qu’il y a une radicalisation des positions ». Que les termes en aient été choisis soigneusement ou qu’ils aient été employés spontanément, cette phrase a priori anodine intervient dans un contexte politique particulier. Depuis le départ de jeunes Européens pour la Syrie, et plus encore depuis les attentats de Paris de 2015 et de Bruxelles de mars 2016, le mot « radicalisme » a pris une connotation particulière.

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La physionomie des intercommunales en Belgique

par Christophe Goethals, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 14 mars 2017

La médiatisation et les développements de l’« affaire » Publifin en Wallonie et de ses prolongements et répercussions en Flandre et à Bruxelles ont mis au jour des pratiques questionnant l’éthique et la bonne gouvernance des intercommunales en Belgique. Les reproches formulés à l’encontre de ces structures économiques ne sont pas neufs. De nombreuses réformes ont été opérées par le passé dans le but de renforcer leur surveillance et la bonne gouvernance en leur sein. Ces réformes n’ont pas été sans effet sur l’évolution du paysage des intercommunales. Mais que sait-on de ces structures et de leur fonctionnement ? Peut-on observer des différences régionales significatives ? Cette @nalyse du CRISP en ligne vise à répondre à ces questions en dressant un panorama général des intercommunales en Belgique.

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« Salauds de juges ! »

par John Pitseys, paru dans Imagine demain le monde, n° 120, mars-avril 2017, p. 32-33

Le système judiciaire est injuste, coupé de la réalité, et il court-circuite l’autorité publique au profit d’intérêts privés ! Les accusations sont sérieuses : c’est le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), qui les prononce, lorsque la Cour d’appel de Bruxelles décide, le 7 décembre 2016, de condamner l’État belge à des astreintes financières pour non-exécution d’un arrêt du Conseil du contentieux des étrangers contraignant l’autorité publique à délivrer des visas humanitaires à une famille syrienne résidant à Alep-Est. L’affaire des « visas syriens » a fait l’objet d’un affrontement médiatique féroce mettant aux prises Theo Francken et la N-VA, d’une part, et les avocats de la famille syrienne ainsi qu’une grande partie du monde juridique, d’autre part. Sur quoi l’affaire porte-t-elle exactement ?

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Laïcité : la mauvaise réputation

par Vincent de Coorebyter, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 98-99, mars 2017, p. 33-39

La laïcité française a mauvaise réputation. Dans nombre de milieux, en France et surtout à l’étranger, ce modèle est devenu un repoussoir, au point que certains de ses partisans hésitent à employer le terme même de laïcité, auquel ils préfèrent des vocables plus consensuels comme neutralité ou sécularisation. Mais en quoi consiste cette laïcité devenue suspecte et que lui reproche-t-on au juste ? Cet article est paru dans le numéro spécial consacré à la France par la revue Politique.

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Les tribulations du républicanisme en république

par John Pitseys, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 98-99, mars 2017, p. 109-114

La France comme la Belgique ont connu ces dernières années d’importants débats de société, portant entre autres sur les contours de l’intégration, le port des signes convictionnels dans l’espace public ou sur le mariage entre personnes de même sexe. L’opinion publique belge aime se répéter que ces débats ont été, en son sein, conduits de manière assez rapide et sereine. Ceux-ci ont en tout cas conduit à des législations assez libérales. En revanche, les sujets précités ont fait l’objet en France de désaccords passionnés, de mouvements d’opposition spectaculaires et – dans le cas du port de signes convictionnels, par exemple – de législations plus restrictives. Vus de Belgique, les débats français suscitent souvent un double sentiment : un peu d’étonnement devant le conservatisme apparent de la société française, et une fascination pour la vigueur du débat républicain. Ces impressions sont-elles fondées ? Cet article est paru dans le numéro spécial consacré à la France par la revue Politique.

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Un modèle d’État interventionniste ?

par Christophe Goethals, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 98-99, mars 2017, p. 93-96

En France, les vagues de nationalisations et la protection des secteurs-clés de l’économie ont contribué à l’image largement partagée d’un État interventionniste en matière de politique industrielle. La réalité est cependant plus complexe… Cet article est paru dans le numéro spécial consacré à la France par la revue Politique.

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Deux visages du syndicalisme

par Alexandre Piraux, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 98-99, mars 2017, p. 87-92

De part et d’autre de la frontière, l’expression de la contestation sociale renvoie des images différentes. En Belgique dominent celles de manifestations bien ordonnées et de négociations régulières entre patrons et syndicats. La France paraît davantage habituée aux grands mouvements de grève et la chemise lacérée du DRH d’Air France reste dans les mémoires… Cet article est paru dans le numéro spécial consacré à la France par la revue Politique.

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Que reste⁠-⁠t-il de « Copernic » ?

par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 février 2017

Au tournant du millénaire, la fonction publique fédérale belge a connu une profonde réforme, baptisée Copernic pour en marquer le caractère fondamental. Cette réforme a véritablement marqué les esprits et a voulu introduire une rupture dans les méthodes de gestion de la fonction publique et dans la culture administrative. Dès les premières années, cependant, les résultats ont semblé mitigés et contradictoires. La réforme Copernic n’a pas été complète et on a pu relever des différences, parfois importantes, entre les intentions et les réalisations (par exemple en matière suppression des cabinets ministériels), notamment en raison des adaptations apportées par les acteurs, politiques ou au sein du personnel de l’administration. Néanmoins, les réformes qui ont touché l’administration fédérale par la suite n’ont guère remis en cause les réalisations de Copernic – pas plus qu’elles n’ont vraiment cherché à en corriger les échecs, d’ailleurs. Aujourd’hui, que reste-t-il de ce chantier ? Le but de cette @nalyse du CRISP en ligne est d’examiner la politique menée en matière de fonction publique fédérale depuis 2010 dans le sillage de la réforme Copernic.

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Le populisme, nouvel horizon de la démocratie ?

interview de Vincent de Coorebyter par Béatrice Delvaux, parue sur Lesoir.be, 2 janvier 2017

2016 était l’année où la démocratie occidentale a été mise en danger (Hongrie, Pologne, Turquie, France, Allemagne, Autriche, États-Unis...). 2017 va-t-elle lui donner le coup fatal ? (texte paru sous le titre « Des citoyens appellent à l’aide »)

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Gouverner, c’est prévoir

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 119, janvier-février 2017, p. 34-35

L’autre jour, dans un petit théâtre liégeois, un dragon ravageait les campagnes, attaquant les pauvres gens. Quand le monstre voulut s’en prendre à la fille de Charlemagne, l’irrévérencieux Tchantchès fit remarquer à son empereur que si celui-ci n’avait pas congédié le chasseur de dragons quelques années auparavant, croyant le danger écarté et voulant faire de modiques économies, ils n’auraient pas eu à faire à nouveau face au monstre. « Gouverner, c’est prévoir », souffle alors la marionnette pleine du bon sens du petit peuple à l’éminence incarnant les puissants. Les deux années écoulées ont été marquées, sur le plan européen, par une succession de « crises » et de « surprises ». Celles-ci ont des conséquences douloureuses pour de nombreuses personnes et, plus largement, paraissent déstabiliser l’Europe et plusieurs institutions nationales et internationales. Était-il à ce point impossible de les anticiper ? La Commission européenne et les gouvernements des États membres n’ont-ils reçu aucun avertissement ?

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Les relations entre l’Union européenne et le Royaume⁠-⁠Uni après le « Brexit »

par Vaïa Demertzis, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 23 décembre 2016

Il y a six mois jour pour jour, les citoyens britanniques ont choisi de quitter le giron européen, quarante-trois ans après l’avoir rejoint. Depuis lors, le Royaume-Uni et l’Union européenne se préparent à redéfinir leurs relations. Bien que les négociations de sortie ne soient pas encore engagées, le débat sur la forme que prendront ces relations agite les cénacles britanniques et européens. S’y greffe une réflexion sur l’évolution future des relations transatlantiques. Pour redéfinir la relation euro-britannique, six scénarios sont généralement envisagés. Cette @nalyse du CRISP en ligne examine ces six modèles de Brexit et leurs implications.

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Quel futur pour les tunnels bruxellois ?

par Marcus Wunderle, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 décembre 2016

Au cours des dernières années, plusieurs incidents ont mis en évidence le mauvais état des tunnels routiers bruxellois. On a ainsi pu constater la chute de blocs ou de plaques de béton dans plusieurs tunnels, conduisant à la fermeture de certains d’entre eux, au moins brièvement. Devant ce tableau peu réjouissant, auquel les médias ont fait un large écho, plusieurs questions se posent. À quoi le mauvais état généralisé des tunnels est-il dû ? Les difficultés budgétaires, liées aux conditions de sous-financement historique de la Région de Bruxelles-Capitale, sont-elles seules en cause ? L’enchevêtrement des compétences des différents niveaux de pouvoir a-t-il joué ? En revenant sur les causes de la situation actuelle des tunnels bruxellois, puis en examinant les positions des partis politiques dans ce débat et les pistes avancées pour sortir de cette situation, cette @nalyse du CRISP en ligne tente de cerner les perspectives d’avenir envisageables dans ce dossier.

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Le défi wallon du FDF

par Geoffroy Matagne et Maxime Counet et Pierre Verjans, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 20 décembre 2016

En 2009, deux ans avant de se séparer du Mouvement réformateur et six ans avant de devenir Défi, le Front démocratique des francophones annonçait son ambition de se présenter en Wallonie. S’agissait-il d’une rupture pour le parti amarante ? Quels ont été les résultats de cette décision ? Après avoir rappelé l’histoire, déjà ancienne, des relations entre le FDF et la Wallonie, cette @nalyse du CRISP en ligne revient sur les résultats remportés par les listes FDF présentées lors des élections de 2012 et de 2014 et envisage les motivations avancées et les difficultés rencontrées par ce parti pour s’implanter en Wallonie.

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Sur la route du « Brexit » : le point de vue britannique

par Vaïa Demertzis, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 16 décembre 2016

Lorsque, le 23 juin 2016, les citoyens britanniques choisissent de quitter le giron européen, les partenaires européens du Royaume-Uni s’attendent à voir celui-ci enclencher un processus de sortie de l’Union européenne dans la foulée. Rapidement toutefois, il apparaît que le gouvernement britannique entend garder la main sur le calendrier et décider lui-même à quel moment il activera la clause de sortie énoncée par l’article 50 du traité sur l’Union européenne. Six mois après le référendum britannique, le processus est même loin d’être engagé. Il est par conséquent intéressant de poser les termes du débat qui s’engage en clarifiant la décision politique que constitue le vote britannique et en analysant la manière dont le gouvernement du Royaume-Uni s’est positionné au cours de ces six derniers mois.

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Globaliser la démocratie, pas la gadgétiser

interview de Jean Faniel et John Pitseys par Aurélien Berthier, parue dans Agir par la culture, n° 48, hiver 2016, p. 10-13

Face aux interrogations sur notre système représentatif, il est utile de développer une vision plus globalisante de la démocratie, qu’il ne faudrait pas réduire au seul temps électoral ni même aux lois et institutions. Une démocratisation efficace pourrait dès lors passer non seulement par des modifications institutionnelles – le tirage au sort ou les votations constituant peut-être des pistes à affiner –, mais aussi par des changements sociaux et socio-économiques, facilitant l’exercice de la démocratie, laissant de côté les « gadgets politiques » n’affectant en rien son fonctionnement.

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Quelle stratégie pour les fournisseurs d’électricité ?

par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 8 décembre 2016

La transition énergétique entamée en Europe vise un glissement de la production d’énergie à partir de ressources traditionnelles vers une production davantage – voire essentiellement – d’origine renouvelable. Dans ce cadre, une série d’adaptations et d’investissements doivent intervenir par rapport au mix énergétique d’origine. Pour inciter les acteurs privés à mettre en place ces investissements, les politiques adoptées se heurtent à un véritable casse-tête, un travail d’équilibriste entre les intérêts parfois opposés des différents intervenants dans l’équation énergétique. Cela est particulièrement vrai dans le domaine de l’électricité. Ces politiques ont-elles eu une réelle influence sur la stratégie des fournisseurs d’électricité ou ceux-ci se sont-ils juste conformés aux normes imposées ? Plus largement, quelles sont les logiques poursuivies par les groupes présents dans ce secteur ? Sont-elles uniquement liées à la recherche de profits ou d’autres aspects entrent-ils en ligne de compte ?

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Less is more. Que faudrait⁠-⁠il abolir dans notre société ?

par John Pitseys et Thomas Ferretti, paru dans La Revue nouvelle, n° 6, 2016, p. 32-34

Aujourd’hui, nos sociétés pluralistes sont souvent caractérisées par les conflits de valeurs et d’intérêts, la violence et la rareté des ressources. Elles sont parcourues de désaccords profonds sur la manière d’organiser la vie collective et de distribuer ses avantages. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de principes de justice afin de répartir les biens sociaux disponibles et de règles de bon gouvernement afin que la détermination collective de ces principes de justice soit considérée légitime. Malgré les conflits, il faut tenter de construire des institutions sociales plus équitables. Voilà pourquoi, 500 ans après la publication de l’Utopie par Thomas More, à Louvain, il faut raviver notre disposition à penser un monde plus juste.

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La classe moyenne ? Un fourre⁠-⁠tout

interview de Jean Faniel par Boudewijn Vanpeteghem, parue dans Alter Échos, n° 431, 11 octobre 2016, 4 p.

Les classes moyennes sont un paradoxe en soi. Elles sont au centre des discours politiques. Tous les partis y font référence en assurant défendre leurs intérêts. Pourtant, un nombre croissant d’intellectuels dénoncent des décideurs qui les ignorent et ils constatent leur déclassement au sens propre du terme. Mais qui sont les classes moyennes ? Tentative de définition.

Les @nalyses en ligne

Démocratie : moindre bien ou monde parfait ?

par John Pitseys, paru dans Politique, revue de débats, n° 96, septembre-octobre 2016, p. 41-44

L’idéal démocratique, si particulier – autant de définitions que de démocrates ? –, est inatteignable. Mais il n’y a pas de démocratie… sans idéal démocratique. Se joue donc une dialectique subtile que nous aurions tort de laisser en friche. Le sens de la vie en société se situe dans les échanges – éminemment politiques – entre ces deux pôles.

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La VRT et le monde politique flamand : des liaisons dangereuses ?

par Serge Govaert, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 11 octobre 2016

Au début de l’année 2016, Paul Lembrechts a été désigné à la tête de la Vlaamse Radio en Televisie (VRT). Issu du monde bancaire, le nouvel administrateur délégué a été étiqueté N-VA, peut-être un peu rapidement. Les relations entre la chaîne publique flamande de radio-télévision et ce parti, et plus largement avec le monde politique flamand, sont complexes et délicates, en particulier dans un contexte de restrictions budgétaires. Un retour en arrière sur la position qu’occupe la VRT dans le panorama flamand permet de situer les enjeux de ces relations.

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ING, le bon élève ?

par Christophe Goethals et Loïc Bernar, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 3 octobre 2016

Au lendemain du déclenchement de la crise financière et bancaire en 2008, ING Belgique, la filiale belge du groupe ING, était qualifiée de « bon élève ». Contrairement à Fortis Banque, Dexia et KBC, ING Belgique avait concentré ses activités sur son métier de base et ne s’était guère impliquée dans les opérations internationales et financières de sa société-mère. Aujourd’hui, une restructuration majeure vient d’être annoncée par le groupe bancaire néerlandais ING, qui avait convoqué un conseil d’entreprise extraordinaire à Bruxelles ce 3 octobre. Quel est le motif d’une telle restructuration ? Répondre à cette question nécessite de cerner les caractéristiques d’ING. Quels sont les actionnaires de ce groupe néerlandais ? Quelle part représentent ses activités en Belgique par rapport à l’ensemble de ses activités ? Depuis quand le groupe ING est-il présent en Belgique et quelle est sa part de marché dans le pays ?