Les résultats des élections fédérales du 13 juin 2010
Courrier hebdomadaire n° 2082-2083, par Pierre Blaise, Vincent de Coorebyter, Jean Faniel, 98 p., 2010
Le 13 juin 2010, pour la vingt-et-unième fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les électeurs ont été appelés, de manière anticipée, à renouveler la composition de la Chambre des représentants et du Sénat. Ces élections fédérales ont vu, comme celles de 2007, d’importantes modifications de la carte électorale. Pour la première fois, le parti arrivé en tête du scrutin en Flandre et à l’échelon national est un parti nationaliste flamand, la N-VA, et non plus une formation issue d’une des trois familles politiques traditionnelles. En Wallonie et en Communauté française, le PS a repris la position de premier parti, que le MR lui avait ravie en 2007. Alors que les enjeux communautaires ont marqué le scrutin dans tout le pays, ils ont manifestement eu un impact différent sur l’électorat flamand et sur l’électorat francophone. À côté du succès rencontré par la N-VA et par le PS, la plupart des principales autres formations politiques ont subi un recul plus ou moins prononcé. Le FN a perdu toute représentation parlementaire, tandis que le Parti populaire a fait son entrée à la Chambre des représentants. Comme par le passé, le CRISP analyse la participation électorale et les résultats des listes à la Chambre des représentants et au Sénat à différents niveaux de totalisation des résultats. La composition des deux assemblées élues est comparée aux précédentes. Une analyse des coalitions gouvernementales possibles est également présentée, compte tenu de divers facteurs, dont les majorités spéciales qui devraient s’avérer nécessaires dans un contexte de réforme institutionnelle.
Dossiers
Le financement de la vie politique (2010)
Dossier n° 75, par Jean Faniel, 80 p., 2010
Faire fonctionner un système démocratique a un prix. Ce coût suscite régulièrement interrogations et polémiques, tant en ce qui concerne les montants en jeu que les règles en vigueur. En outre, au cours des dernières décennies, différentes « affaires » ont fait passer cette thématique des colonnes politiques des médias à leur rubrique judiciaire. Cette étude entend répondre de manière précise aux questions que les citoyens peuvent se poser. Que gagne un élu ? Son revenu est-il limité ? Comment sont financés les partis politiques ? De quels moyens disposent les parlementaires et les ministres pour accomplir leur tâche ? Quels montants les listes et les candidats peuvent-ils investir dans une campagne électorale ? La réponse à ces questions fait apparaître des disparités, tant en ce qui concerne la rémunération des différentes fonctions qu’entre les niveaux de pouvoir ou entre les partis selon leur puissance électorale. Par ailleurs, ce tour d’horizon indique que le système de financement de la vie politique a été réformé de manière significative à diverses reprises, mais il révèle aussi que plusieurs de ces réformes se sont faites lentement et sous la pression de l’opinion publique.
Livres
Dynamiques de la concertation sociale
Livre, par Étienne Arcq, Michel Capron, Évelyne Léonard, Pierre Reman, 609 p., 2010
Combien de fois n’a-t-on pas enterré la concertation sociale ? Les faire-part de décès évoquent l’agonie d’un système qui ne serait plus en phase avec les temps qui changent. Pourtant, toujours présente, la concertation sociale démontre à tout le moins une grande capacité de souplesse et d’adaptation qui lui a permis de surmonter les épreuves et les critiques. D’où le titre de Dynamiques de la concertation sociale donné à ce nouvel ouvrage de référence sur le sujet. Ce livre interroge les fondements historiques et institutionnels de la concertation sociale, ses ressorts conflictuels, ainsi que les formes et contenus de ses transformations dans les entreprises, dans les secteurs, au niveau interprofessionnel et au niveau international. Les auteurs sont des experts d’horizons disciplinaires différents -droit, économie, sociologie, histoire, science politique, sciences du travail- du Nord et du Sud du pays, qui portent des regards complémentaires sur le sujet.
Les @nalyses en ligne
Face à la « rigueur austère » ou l’« austérité rigoureuse ». Quelle créativité sociale et fiscale ?
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 81, septembre-octobre 2010, p. 8-9
Le mot « crise » évoque le moment du choix décisif entre deux voies possibles… Où va-t-on aller chercher les moyens requis pour mener une politique de rigueur austère ou d’austérité rigoureuse ? Faute de créativité en matière sociale et fiscale, la politique de « rigueur » budgétaire pourrait bien n’avoir rien à envier aux politiques d’« austérité » menées dans le reste de l’UE. Ni aux mouvements sociaux qu’elles engendrent.
Les @nalyses en ligne
Élections fédérales et familles politiques : résultats contrastés et tendances communes
par Jean Faniel, paru dans Humanisme & Solidarité, n° 18, juillet 2010, 5 p.
Le scrutin fédéral du 13 juin 2010 a livré un résultat clair. Parmi les douze partis politiques représentés au Parlement fédéral sous la 52e législature (2007–2010), neuf ont subi un recul par rapport à 2007, un (Groen!) a connu une légère progression, et deux sont sortis largement vainqueurs : la N-VA en Flandre et le PS du côté francophone. Une treizième formation a réalisé un résultat lui permettant de faire son entrée à la Chambre des représentants : le Parti populaire. Dans cet article, Jean Faniel met en évidence quelques tendances de ce scrutin et s’interroge sur les performances des « familles politiques » lors de ces élections.
Les @nalyses en ligne
Élections, partis et financement public : les retombées financières du scrutin du 13 juin 2010
par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 25 juin 2010
Depuis 1971, les deux assemblées du Parlement fédéral octroient des subsides aux groupes politiques constitués en leur sein afin d’assurer leur fonctionnement. La loi du 4 juillet 1989 relative à la limitation et au contrôle des dépenses électorales, ainsi qu’au financement et à la comptabilité ouverte des partis politiques a introduit un mécanisme de financement public des partis représentés dans ces mêmes assemblées. Les sommes versées aux groupes au titre de subside sont calculées sur la base du nombre de membres que comptent les groupes politiques. Celles versées aux asbl de financement des partis au titre de dotation publique fédérale dépendent du nombre de voix récoltées lors du dernier scrutin fédéral. Par conséquent, le renouvellement du Parlement fédéral a non seulement des conséquences politiques sur les partis, notamment du point de vue de la répartition des sièges, mais il a également des répercussions financières sur les moyens attribués aux partis et aux groupes politiques.
Les @nalyses en ligne
« Les projets politiques des Wallons et des Flamands divergent de plus en plus »
par Jean Faniel, paru sur metrofrance.com, 9 juin 2010
Les élections fédérales anticipées braquent les projecteurs des médias internationaux sur la Belgique. Connu pour sa complexité et pour ses tensions communautaires, et étant situé au cœur de l’Europe, le pays intrigue. Quatre jours avant les élections, le quotidien gratuit Metro France a proposé un tchat avec Jean Faniel, chercheur au CRISP. Ses réponses aux questions des internautes permettent de resituer les éléments de la crise institutionnelle actuelle et de la campagne électorale dans une perspective de moyen et de long terme.
Courrier hebdomadaire
La préparation des élections fédérales du 13 juin 2010
Courrier hebdomadaire n° 2061-2062, par Pierre Blaise, Vincent de Coorebyter, Jean Faniel, 89 p., 2010
Le 13 juin 2010, quelque 7 700 000 électeurs participeront au renouvellement des assemblées législatives fédérales. Parmi eux, 42 089 sont des Belges résidant à l’étranger. Le Courrier hebdomadaire énonce dans une première partie les circonstances qui ont conduit à la convocation anticipée de ces élections fédérales et décrit le contexte dans lequel elles se tiennent, en particulier en ce qui concerne l’organisation des élections dans la circonscription de Bruxelles-Hal-Vilvorde, le dépôt des listes, le vote automatisé et l’inscription sur les listes électorales de Belges vivant à l’étranger. La deuxième partie rappelle les résultats des élections antérieures dans les deux assemblées à renouveler. Les tendances générales observées en 2007 sont rappelées, de même que les progressions ou reculs enregistrés par les listes ayant une représentation au Parlement et les modifications intervenues dans la hiérarchie des partis. Les résultats en voix et en sièges pour la Chambre sont présentés à l’échelle territoriale des provinces qui, à l’exception de la province de Brabant flamand, coïncident avec les circonscriptions électorales depuis le scrutin de 2003. En outre, une dernière section rappelle de manière synthétique les résultats des élections régionales et communautaires tenues le 7 juin 2009. Le détail des résultats est également fourni par circonscription pour le Parlement flamand et par province pour le Parlement wallon. La troisième partie donne un aperçu général des listes en présence avant de commenter la présentation des candidats par les partis dans chaque circonscription électorale pour la Chambre et dans les deux collèges électoraux pour le Sénat.
Les @nalyses en ligne
« Syndicats ver(t)s les congrès »
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 79, mai-juin 2010, p. 22-23
Les questions environnementales, liées notamment au défi climatique, ont progressivement fait leur entrée dans la réflexion des organisations syndicales belges. En 2010, la FGTB et la CSC tiendront chacune leur congrès statutaire. Les documents préparés à cette occasion par les deux syndicats accordent une place significative à ces thématiques. L’analyse de ces documents révèle à la fois les évolutions du discours syndical et les fondements de celui-ci, faisant notamment apparaître des différences entre les deux organisations.
Les @nalyses en ligne
Belgique : la fin des compromis ?
par Bernard Conter et Jean Faniel, paru dans Savoir/Agir, n° 11, mars 2010, p. 129-136
La Belgique est un pays de divisions autant que de compromis. Le pays, né en 1830, vit avec ses clivages. Aux moments de crise succèdent de nouveaux consensus, tantôt durables, tantôt provisoires, qui permettent à cet État de composer avec ses lignes de fracture communautaire, philosophique et socio-économique sans excès de violence. Récemment, le conflit communautaire a repris vigueur, notamment du fait des exigences flamandes d’une nouvelle réforme institutionnelle accordant davantage de compétences aux régions et communautés. La question de la survie du pays a refait surface. Mis en sourdine par la crise financière et économique, le conflit reste latent. Il est difficile d’en imaginer l’issue…
Les @nalyses en ligne
Le Parti socialiste est-il populaire ?
par Jean Faniel, paru dans Politique, revue de débats, n° 62, décembre 2009, p. 18-23
Du point de vue de son ancrage électoral et militant, le PS belge reste un parti populaire, ce qui le distingue de la plupart de ses homologues européens. C’est également de là qu’il tire en bonne partie sa force. Le réseau qui entoure le PS consolide l’assise de ce parti, en diffusant (via le syndicat, la mutualité, les organisations d’éducation permanente, etc.) une idéologie marquée par la place centrale de la solidarité. Enfin, l’implantation locale et l’occupation du pouvoir à tous les niveaux depuis plus de 20 ans, confèrent à ce parti une assise forte en Wallonie. Pour autant, ce parti est-il populaire à tous les niveaux et de tous les points de vue ? Dans quelle mesure contribue-t-il à améliorer la situation des personnes issues des milieux populaires, qui forment l’essentiel de son électorat ?
Courrier hebdomadaire
Les résultats des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009
Courrier hebdomadaire n° 2043-2044, par Pierre Blaise, Vincent de Coorebyter, Jean Faniel, Caroline Sägesser, 106 p., 2009
En Belgique, le scrutin du 7 juin 2009 était un scrutin complexe, à effets multiples. Les électeurs ont été appelés à renouveler de manière directe cinq parlements : la représentation belge au Parlement européen, le Parlement flamand, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et le Parlement de la Communauté germanophone. Cinq autres assemblées ont été renouvelées, en tout ou en partie, de façon indirecte, dont le Parlement de la Communauté française. Ce numéro du Courrier hebdomadaire examine d’abord les changements intervenus dans les rapports de force politiques à l’issue de ces élections. Ensuite, pour chaque parlement, sont analysés les comportements électoraux, en ce compris l’absentéisme et les votes non valables, les résultats à l’échelle de l’ensemble des circonscriptions ou à l’échelle des collèges, les résultats par circonscription et par canton, la nouvelle composition de l’assemblée, la constitution de la coalition gouvernementale et les attributions des membres du gouvernement. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections précédentes de même nature, c’est-à-dire les élections régionales, communautaires et européennes de 2004 et de 1999. Une brève confrontation des résultats de 2009 est néanmoins faite, pour les principales listes, avec leurs résultats au scrutin législatif fédéral de 2007.
Les @nalyses en ligne
Bonne gouvernance, vraiment ?
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 76, novembre-décembre 2009, p. 38-39
Depuis quelques années, la notion de « bonne gouvernance » est mise à toutes les sauces. Plusieurs partis ont axé une partie importante de leur campagne électorale sur cette expression. Pourtant, il est des tas d’exemples où l’action des pouvoirs publics apparaît incohérente, voire tout à fait contreproductive, et où peu de voix s’élèvent pour parler de « mauvaise gouvernance ». Est-ce parce que cette notion est employée à géométrie très variable ? N’est-ce pas même tout simplement parce que, après analyse, elle paraît peu utile, voire creuse ?
Les @nalyses en ligne
Un olivier, ça pousse bien en milieu aride ?
par Jean Faniel, paru dans D’autres Repères, 7 juillet 2009, 5 p.
En Région de Bruxelles-Capitale, en Région wallonne et en Communauté française, le Parti socialiste, Écolo et le Centre démocrate humaniste ont décidé de former ensemble la majorité qui gouvernera durant les cinq prochaines années. Cet « Olivier » entend concrétiser un certain nombre de promesses tenues par les partis durant la campagne et, plus globalement, œuvrer à une évolution de la société vers le centre-gauche. Le contexte socio-économique auquel l’Olivier est confronté est cependant difficile. Les moyens budgétaires seront limités par la décision de résorber le déficit public à l’horizon 2015. Dès lors, les marges de manœuvre de cette majorité risquent d’être limitées. Au point de l’empêcher de concrétiser ses ambitions ?
Les @nalyses en ligne
Démocratie : les idées, les urnes et les partis
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 73, mai-juin 2009, p. 22-23
Certes, les élections permettent aux citoyens d’élire leurs représentants et d’établir les rapports de force entre les principaux partis politiques. Ces derniers seront alors appelés à former les gouvernements et à siéger dans la majorité ou dans l’opposition. Mais au-delà de l’arithmétique électorale, il ne faut pas oublier que ces partis et leurs candidats sont porteurs de valeurs diverses et de projets de société différents. A la veille des élections de juin 2009, il est utile de passer en revue certains enjeux de société pour illustrer ce rappel.
Courrier hebdomadaire
La préparation des élections régionales, communautaires et européennes du 7 juin 2009
Courrier hebdomadaire n° 2022-2023, par Pierre Blaise, Vincent de Coorebyter, Jean Faniel, Caroline Sägesser, 108 p., 2009
Le 7 juin 2009, quelque 7 700 000 électeurs participeront au renouvellement des parlements régionaux et communautaires ainsi qu’au renouvellement de la représentation belge au Parlement européen. Les électeurs vont ainsi élire 124 députés flamands, 89 députés bruxellois, 75 députés wallons, 25 députés germanophones et 22 députés européens. Le Courrier hebdomadaire rappelle les réformes intervenues dans les règles électorales ainsi que les résultats des élections de 2004, la composition des assemblées élues et les mouvements de sièges par rapport à la situation antérieure. Il rappelle également les résultats des partis à la Chambre en 2007, pour préparer la comparaison des résultats avec les assemblées régionales ou communautaires en 2009, et les résultats des partis au Sénat, pour permettre la comparaison avec les futurs résultats au Parlement européen. Enfin, les parties consacrées à la préparation des élections par les partis présentent des tableaux reprenant les candidatures déposées par ceux-ci. Le commentaire de ces candidatures attire l’attention sur les stratégies des partis dans la confection de leurs listes : présence de personnalités en ordre utile ou non, présence de mandataires ou d’élus locaux en vue de bénéficier de l’ancrage local du parti, etc.
Les @nalyses en ligne
La gauche radicale toujours en quête d’unité
par Jean Faniel et Julien Dohet, paru dans La Revue nouvelle, n° 5-6, mai-juin 2009, p. 6-10
Comme par le passé, la gauche radicale se présente morcelée lors des élections régionales, communautaires et européennes de juin 2007. Cet article explore les rapports complexes entre les différents partis qui composent cette famille politique afin de comprendre pour quelles raisons idéologiques, historiques, stratégiques, d’opportunité ou de personnes ces formations se présentent en ordre dispersé dans les trois régions du pays.
Les @nalyses en ligne
Renouer les liens entre travailleurs avec et sans emploi
par Jean Faniel, paru dans J. Faniel, C. Gobin, C. Devos, K. Vandaele (dir.), Solidarité en mouvement. Perspectives pour le syndicat de demain, Gand/Gand/Bruxelles, ASP/Amsab-ISG/FGTB, 2009, p. 239-247
A l’occasion de son centenaire, la principale centrale ouvrière de la FGTB s’interroge sur l’avenir du syndicalisme. Dans sa contribution, Jean Faniel insiste sur la nécessité pour le monde syndical de fortifier l’unité entre les travailleurs actifs et les chômeurs. Que ce soit à travers un travail idéologique, l’organisation des militants ou encore des luttes à mener, la protection des chômeurs doit être améliorée avec le concours des actifs afin de consolider la protection de l’ensemble des salariés. Dans le même temps, la réarticulation des rapports entre catégories de travailleurs au sein même des syndicats peut amener de meilleurs résultats pour tous les affiliés.
Les @nalyses en ligne
Le Front national : combien de divisions ?
par Jean Faniel, paru dans La Revue nouvelle, n° 4, avril 2009, p. 13-15
Le FN avait réalisé le meilleur score de son histoire aux dernières élections régionales, celles de 2004. Depuis lors, il a été miné à la fois par des procédures judiciaires à l’encontre de certains de ses dirigeants et de son mode de gestion financière, et par des tensions qui ont conduit à de multiples dissidences. Jean Faniel synthétise ces soubresauts complexes afin de dresser l’état des lieux de l’extrême droite francophone avant un scrutin qui s’avérera désastreux pour elle.
Courrier hebdomadaire
La rémunération des parlementaires et des ministres
Courrier hebdomadaire n° 2014-2015, par Jean Faniel, 56 p., 2009
La rémunération des ministres et des parlementaires est l’objet de la curiosité du grand public. Elle suscite de l’hostilité à l’égard du personnel politique. La difficulté de trouver les informations pertinentes tend à alimenter le sentiment d’opacité et donc les critiques entourant la rémunération des principales fonctions politiques. Jean Faniel a interrogé les services des différents parlements et gouvernements afin d’obtenir les données précises relatives à la rémunération de leurs membres. Tous ont accepté de collaborer à cette étude en toute transparence. L’auteur présente les données recueillies en les ramenant à des rémunérations mensuelles nettes, permettant ainsi des comparaisons directes. L’objectif du CRISP n’est pas de mettre les représentants politiques sur la sellette, ni de verser dans une certaine forme de sensationnalisme. Il est plutôt d’éclairer un aspect méconnu de l’affectation de certains moyens publics et de permettre de situer la rémunération des fonctions politiques par rapport à d’autres, par exemple dans le secteur privé. Ainsi, on constatera que si les revenus des fonctions politiques sont bien entendu nettement supérieurs au salaire minimum ou au revenu d’intégration, ils sont en revanche inférieurs à ceux des dirigeants des grandes entreprises belges, dont le revenu est dans certains cas six fois supérieur à celui du Premier ministre.
Les @nalyses en ligne
Le Vlaams Belang : une élection test
par Jean Faniel, paru dans La Revue nouvelle, n° 3, mars 2009, p. 16-18
Après des élections fédérales qui ont marqué le premier recul en sièges du VB depuis plus de 20 ans, le scrutin de 2009 apparaissait comme un test pour ce parti d’extrême droite, parti le plus puissant au sein du Parlement flamand sortant. Jean Faniel rappelle ici la situation du Vlaams Belang, qui évolue depuis 1999 dans un contexte mouvant au sein duquel il rencontre aujourd’hui, pour la première fois, de fortes résistances et une réelle concurrence.
Hors collection
L’éthique en politique
par Michel Dechamps, Jean Faniel, Stéphane Noirhomme, Jean-Philippe Robinet, 202 p., 2008
Outil destiné aux enseignants du secondaire en Communauté française visant à aborder avec les élèves la délicate question de l’éthique en politique. Que gagne un mandataire politique ? Qui contrôle le gouvernement ? D’où vient l’argent des partis politiques ? Quels sont les risques de dérive du système et les mécanismes de contrôle démocratique ? Autant de questions pour aborder en classe les notions qui touchent à la morale en politique et plus largement au fonctionnement de la démocratie dans notre pays. Ce carnet est composé en deux parties : - un cadre de référence clair et précis, rédigé par le CRISP, qui met à disposition des enseignants des connaissances, des notions de base, des clés de compréhension pour chacune des trois thématiques et démonte au besoin quelques idées reçues ; - des pistes pédagogiques, échafaudées et testées par des animateurs et des professeurs, à exploiter directement en classe avec les élèves, de façon flexible et interactive. Auteur(s) - 1ère partie : Jean Faniel (CRISP) ; 2ème partie : Michel Dechamps (Ecole Normale Catholique du Brabant Wallon) ; Stéphane Noirhomme (Institut d’Eco-pédagogie), Jean-Philippe Robinet (Institut d’Eco-pédagogie). Publié dans la série Politique au programme - Carnets pédagogiques de la Fondation Roi Baudouin.
Courrier hebdomadaire
Le financement et la comptabilité des partis politiques francophones
Courrier hebdomadaire n° 1989-1990, par Jean Faniel, Marie Göransson, 92 p., 2008
Une loi de 1989 instaure un financement public des partis et soumet leur comptabilité à des procédures de contrôle. Le financement public est réservé aux partis qui disposent d’une représentation parlementaire. Il comprend des dotations en provenance du Parlement fédéral ainsi que des Parlements wallon et flamand. Le financement public comprend encore les subsides aux groupes politiques des assemblées parlementaires et provinciales, et les subsides à certaines composantes des partis, comme les services d’études et de formation. Il existe aussi un financement privé qui comprend notamment les cotisations des membres. Enfin, les élus rétrocèdent généralement à leur parti une part de leurs rémunérations politiques. Les partis bénéficiaires d’un financement public fédéral sont tenus de remettre un rapport annuel à la Commission de contrôle instituée au sein du Parlement fédéral. Depuis 1999, ce rapport doit notamment inclure le détail des comptes consolidés des différentes composantes du parti, ainsi que diverses indications sur ces composantes et leurs organes de gestion. Marie Göransson et Jean Faniel analysent les comptes remis depuis 1999 par les partis francophones. Ils s’attachent plus particulièrement à l’examen des différentes sources de financement. Ils comparent l’évolution des revenus et des dépenses de ces partis non seulement entre eux mais aussi dans le temps. Cet examen leur permet de développer certaines réflexions sur le mode de financement des partis politiques tel qu’il existe à l’heure actuelle en Belgique.
Courrier hebdomadaire
L’évolution des partis politiques francophones (2002-2007)
Courrier hebdomadaire n° 1972, par Jean Faniel, Anne Tréfois, 46 p., 2007
La précédente livraison du Courrier hebdomadaire s’est attachée à examiner l’évolution opérée par les principaux partis politiques flamands au cours des cinq dernières années. Leurs évolutions internes, leurs principales prises de position, les rapprochements effectués entre certaines formations, ainsi que l’évolution de leur implantation électorale ont été traités. Anne Tréfois et Jean Faniel proposent la même analyse pour les partis politiques francophones. Si le paysage politique francophone semble a priori avoir subi moins de transformations que son vis-à-vis flamand, l’examen des cinq dernières années permet néanmoins d’observer des évolutions significatives, tant au sein des formations examinées qu’en ce qui concerne les rapports qu’elles entretiennent les unes avec les autres. Au contraire de ce qui s’observe en Flandre, les tentatives de rapprochement entre formations n’aboutissent pas. Le MR devient le premier parti en Région wallonne. Sa tentative de rapprochement avec le CDH lui a permis d’attirer plusieurs personnalités de ce parti. Après sa refondation, ce dernier se trouve devant ses premiers défis électoraux. Les tentatives de « convergences à gauche » du PS et d’Écolo restent sans lendemain. Les « affaires » qui touchent le PS retentissent sur ses résultats électoraux et le mettent devant la nécessité d’entamer une rénovation. Les turbulences traversées par le FN, entre dissidences et condamnations judiciaires, n’entament que peu son audience électorale.
Courrier hebdomadaire
L’évolution des partis politiques flamands (2002-2007)
Courrier hebdomadaire n° 1971, par Jean Faniel, Anne Tréfois, 51 p., 2007
Depuis 2002, le paysage politique s’est sensiblement modifié en Flandre. Tous les partis ont changé de nom. La Volksunie a cédé la place à deux autres formations : la N-VA et Spirit. L’apparition de ces deux nouvelles formations s’est accompagnée d’un phénomène qui s’est consolidé au fur et à mesure des scrutins, à savoir la constitution des cartels CD&V–N-VA, SP.A–Spirit et VLD–Vivant. Par ailleurs, un nouveau parti a fait son entrée au Parlement fédéral, la Lijst Dedecker (LDD). La partie flamande de Vivant s’est intégrée dans le VLD, devenu à cette occasion l’Open VLD. Le maintien de la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde a suscité le mécontentement croissant des partis flamands et a alimenté une part importante de leurs déclarations. L’arrêt de la Cour d’arbitrage du 26 mai 2003, puis l’échec, en mai 2005, des négociations entamées par les partis membres du gouvernement fédéral pour appliquer cet arrêt, ont accentué la détermination des partis flamands à donner la priorité à cette question. Plus largement, la législature fédérale 2003-2007 a été marquée en Flandre par la radicalisation de la plupart des partis sur les questions institutionnelles. À des degrés divers, ceux-ci se sont positionnés pour une Flandre de plus en plus autonome en réclamant la régionalisation de nombreux secteurs. Outre sa radicalisation, le paysage politique flamand est également marqué par sa droitisation croissante, également perceptible à la remise en question du cordon sanitaire dressé autour du VB, perçu par certains députés issus des autres partis comme étant contre-productif et anti-démocratique. Anne Tréfois et Jean Faniel reviennent sur cette période en examinant également les changements intervenus dans les rapports de forces entre les partis lors des élections en 2003, 2004, 2006 et 2007.