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Courrier hebdomadaire

L’évolution du CDH (2004⁠-⁠2011) (I). Juin 2004⁠-⁠décembre 2007

Courrier hebdomadaire n° 2131-2132, par Paul Wynants, 79 p., 2012

En 2005, Paul Wynants avait consacré deux livraisons du Courrier hebdomadaire à l’évolution du PSC depuis 1981 et à sa transformation en CDH. Poursuivant son étude, il propose un examen approfondi de l’histoire récente du parti démocrate humaniste francophone entre l’été 2004 et la fin de l’année 2011. Cette période est notamment marquée par le retour du CDH au gouvernement fédéral en décembre 2007 – échelon dont il était absent depuis l’éviction du PSC en 1999 – et par les longues négociations institutionnelles qui ont jalonné les années 2007-2011. Elle a également vu la fin des douze années de présidence de Joëlle Milquet et l’arrivée de Benoît Lutgen à la tête du parti, en août 2011. C’est à la période qui s’étend de juin 2004 à décembre 2007 qu’est consacrée la première partie de cette étude. Dans ce Courrier hebdomadaire , l’auteur fait le point sur le processus de transformation du parti au printemps 2004, soit à la veille du retour des démocrates humanistes au pouvoir en Région wallonne, en Région de Bruxelles-Capitale et en Communauté française. Ensuite, il examine la période qui s’étend de juin 2004 à juin 2007, au cours de laquelle le CDH gouverne dans ces trois entités fédérées, tout en adoptant une attitude d’opposition constructive au gouvernement Verhofstadt II. Enfin, il analyse le second semestre de l’année 2007, marqué par les infructueuses tentatives de constituer une coalition orange bleue au niveau fédéral. Outre retracer l’histoire du CDH de manière distanciée, Paul Wynants s’est fixé pour objectif de répondre à cette question fondamentale : dans quelle mesure le CDH est-il un nouveau parti, en rupture avec l’héritage du PSC, ou est-il simplement la continuation, sous une autre forme, de l’ancienne formation sociale-chrétienne ?

Les @nalyses en ligne

« Un problème de légitimité démocratique, incontestablement »

par Vincent de Coorebyter, paru dans Espace de Libertés, n° 405, 1er février 2012, p. 5-8

Les sommets européens successifs consacrés au sauvetage de la Grèce et de la zone euro, et les décisions de plus en plus lourdes de conséquences qui y sont prises ou qui les accompagnent, ont posé crûment la question du caractère démocratique ou non des enceintes de décision internationales, en particulier en situation de crise. Sans prétendre répondre à cette question en détail, cet entretien s’efforce de la poser dans des termes exacts en revenant sur les principes de base du fonctionnement démocratique, et notamment sur les notions, parfois trompeuses et souvent ambiguës, de mandat, de représentation, de légitimité démocratique, de volonté populaire, etc.

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La bouteille à encre francophone (bis)

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 14 février 2012, p. 13

Dans une interview au « Soir », Benoît Lutgen a brisé une lance en faveur d’une gestion paritaire plutôt que politique des compétences à transférer aux entités fédérées. Il a ainsi ouvert un débat, qui pourrait réserver bien des surprises, sur le mode de gouvernance des futures politiques sociales des entités fédérées francophones. Son interview repose aussi la question de l’éclatement du paysage institutionnel francophone, écartelé entre la Région wallonne, la Communauté française, la COCOF et les deux entités fédérées bilingues à Bruxelles, la Région et la Commission communautaire commune. Les projets de gestion francophone intégrée doivent tenir compte des règles constitutionnelles, qui donnent un pouvoir considérable aux Bruxellois néerlandophones et qui ne les encouragent pas à s’arrimer à une authentique fédération entre la Wallonie et Bruxelles, dans laquelle leur pouvoir serait dilué.

Courrier hebdomadaire

Les aspects bruxellois de l’accord de réformes institutionnelles du 11 octobre 2011

Courrier hebdomadaire n° 2129-2130, par Jean-Paul Nassaux, 61 p., 2012

Dans le débat institutionnel belge, le statut de la Région de Bruxelles-Capitale est toujours sujet à controverse. Des questions se posent quant à sa capacité d’assumer pleinement ses fonctions de capitale politique et de métropole internationale. D’autres portent sur sa complexité institutionnelle et sur l’inadéquation de son territoire avec celui de son hinterland. L’accord institutionnel sur la sixième réforme de l’État du 11 octobre 2011 rencontre un certain nombre de ces préoccupations. Le présent Courrier hebdomadaire étudie l’impact qu’aura cet accord sur Bruxelles. Jean-Paul Nassaux revient sur l’autonomie constitutive et la communauté métropolitaine. Il aborde également les politiques urbaines dont l’accord prévoit une efficacité et une cohérence accrues grâce à une simplification institutionnelle : sécurité, infrastructures sportives, formation professionnelle, tourisme, etc. L’auteur évoque ensuite le refinancement de Bruxelles, que l’accord prévoit de porter à 461 millions d’euros d’ici 2015, moyennant des dispositifs spécifiques selon les matières. Il parcourt enfin les transferts de compétences aux communautés et aux régions, toujours sous l’angle bruxellois : emploi, soins de santé, aide aux personnes, allocations familiales, justice, mobilité..., et présente la méthode actuellement mise en place par la Région bruxelloise et par la COCOM afin de se préparer à l’exercice de ces nouvelles compétences. L’examen de l’accord institutionnel pour la sixième réforme de l’État permet d’identifier plusieurs points positifs pour Bruxelles, dont le statut se trouve relativement consolidé, tout en soulevant un certain nombre de questions.

Courrier hebdomadaire

Les aspects sociaux de l’accord de réformes institutionnelles du 11 octobre 2011

Courrier hebdomadaire n° 2127-2128, par Paul Palsterman, 54 p., 2012

L’accord institutionnel sur la sixième réforme de l’État du 11 octobre 2011 prévoit d’importants transferts de compétences susceptibles d’influencer la politique en matière sociale. Paul Palsterman propose une explication, point par point, des décisions prises et en analyse les implications. Le présent Courrier hebdomadaire est structuré en trois chapitres. Le premier est consacré aux dispositions relatives au marché de l’emploi. L’accord prévoit d’une part la régionalisation de divers dispositifs de politique de l’emploi développés au niveau fédéral au cours des deux dernières décennies, et d’autre part l’attribution aux régions de l’application de certaines dispositions de la réglementation du chômage. Le deuxième chapitre porte sur le transfert aux communautés de divers dispositifs en matière de soins de santé et d’aide aux personnes. Les plus importants concernent les personnes âgées : certains remboursements de l’assurance-maladie et l’une des prestations du système d’allocations pour handicapés. Enfin, le dernier chapitre traite de la communautarisation d’une branche de la sécurité sociale : les allocations familiales. Dans ses mises en perspective, l’auteur s’attache particulièrement à l’impact de la réforme sur la politique sociale elle-même. Dans un certain nombre de cas, l’analyse soulève des interrogations auxquelles le texte de l’accord ne permet pas de répondre actuellement. Ceci met notamment en évidence certains des éclaircissements que nécessitera la traduction de l’accord en textes de loi.

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Au coeur des agences de notation

par Fabienne Collard, paru dans La Revue Nouvelle, n° 2 , février 2012, p. 78-88

De plus en plus souvent accusées d’imposer leurs vues à la sphère économique et politique, les agences de notation inspirent de nombreuses questions et critiques. La position oligopolistique de Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch Ratings, leur mode de financement et l’opacité qui entoure leurs méthodes de notation, de même que leur incapacité à prévoir les récentes crises des subprimes ou de la dette, ont jeté les bases d’une réglementation récente visant à encadrer leurs activités. Cet article tente de mieux comprendre leur histoire et l’origine des critiques qui leur sont adressées tout en abordant la question de leur rôle et de leur fonctionnement. Car même si leur influence dérange, leur utilité n’est à ce jour pas démentie.

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La bouteille à encre francophone

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 17 janvier 2012, p. 15

Depuis les déclarations très remarquées de Jean-Claude Marcourt sur l’avenir de la Wallonie et la déconstruction et reconstruction de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les francophones se déchirent à nouveau sur leurs options institutionnelles, surtout au sein du PS. Dans le contexte économique, financier et budgétaire actuel, le risque est grand qu’un tel débat paraisse futile, d’autant que le public n’y comprend pas grand-chose, vu la difficulté apparente du sujet. Pour permettre à chacun de se situer, et de comprendre les enjeux qui se posent concrètement au plan institutionnel, cette chronique éclaire la notion de « Fédération Wallonie-Bruxelles » et les motifs pour lesquels, six mois après l’avènement de cette institution, elle est déjà contestée.

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Quelles solutions face à la crise de la dette ?

par Christophe Goethals, paru dans Démocratie, 15 janvier 2012, p. 1-5

Dans le contexte de la crise, les institutions internationales et les marchés financiers exercent de fortes pressions sur les gouvernements et exhortent les pays « malades » à mettre tout en œuvre pour redresser leurs finances publiques. La seule solution qui semble s’imposer consiste à appliquer de manière quasi généralisée des mesures d’austérité budgétaire. Mais est-ce véritablement efficace ? Et est-ce la seule solution qui existe pour faire face à la crise ? Nombre de solutions nouvelles ont été proposées ces dernières années mais aucune d’elles n’a fait l’unanimité, plongeant toute l’Europe dans un blocage politique sans précédent. L’examen de ce blocage montre que les logiques économiques qui apparaissent en filigrane des discussions expliquent en grande partie les positions adoptées par les acteurs en présence.

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L’Église catholique et les exigences de la démocratie

par Étienne Arcq, paru dans La Revue générale, 1er janvier 2012, p. 23-28

L’Église catholique n’est pas une démocratie. Les exigences contemporaines de la démocratie sont étrangères à son fonctionnement, bien que certains de ses responsables comme bien de simples fidèles n’y voient pas de contradiction avec son message. En revanche, il y a des liens à faire entre son mode de fonctionnement et la manière dont elle a géré le scandale des abus sexuels commis depuis des décennies par les membres du clergé et des religieux. L’analyse reprend les grandes caractéristiques de l’exercice des pouvoirs dans le « peuple de Dieu » qu’elle prétend être. Et d’abord ce « peuple » a-t-il une souveraineté ? Quels pouvoirs émanent de lui ? Comment est-il représenté ? Les réponses à ces questions impertinentes montrent l’énorme décalage entre l’Église et le monde contemporain et expliquent la manière bien à elle dont l’institution se protège quand elle traverse une crise.

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La grande désunion

par Xavier Mabille, paru dans Espace de libertés, n° 404, 1er janvier 2012, p. 19-20

Le clivage Église/État a été absent de la très longue crise politique qui a suivi les élections fédérales de juin 2010. On ne peut pas en conclure, pour autant, qu’il aurait disparu, ou qu’il aurait perdu toute portée politique. Pour comprendre son effacement, mais aussi pour mesurer les conséquences, parfois discrètes, qu’il continue d’alimenter, un retour sur le passé s’impose, effectué ici sans esprit partisan.

Courrier hebdomadaire

Les discussions communautaires sous le gouvernement Leterme II (2009⁠-⁠2010)

Courrier hebdomadaire n° 2126, par Serge Govaert, 37 p., 2012

Le contentieux communautaire, qui a longuement occupé le devant de la scène politique, a retardé la formation d’un gouvernement de plus de 500 jours. Serge Govaert retrace l’évolution de ce conflit avant les élections fédérales du 13 juin 2010, sous le gouvernement Leterme II, après avoir proposé cette analyse pour les gouvernements Verhofstadt III, Leterme et Van Rompuy dans un précédent Courrier hebdomadaire . L’auteur revient sur le décret de la Communauté flamande organisant l’inspection pédagogique dans les écoles francophones de la périphérie, qui a constitué un premier foyer de tension. Il rappelle ensuite les multiples péripéties du dossier B-H-V, du conflit d’intérêts déclenché par le Parlement de la Communauté germanophone jusqu’à la démission du gouvernement fédéral le 26 avril 2010, en passant par la mission de Jean-Luc Dehaene et son échec et par la rupture gouvernementale initiée par l’Open VLD le 22 avril, journée cruciale qui se voit ainsi remise en perspective. Serge Govaert analyse la radicalisation des positions des partis flamands face aux enjeux communautaires, s’efforçant notamment d’en dégager les points forts, d’en définir les acteurs et d’en expliquer les origines et les effets.

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Devant, derrière ou à côté du communautaire : le clivage socio⁠-⁠économique

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 89, janvier-février 2012, p. 26-27

Plus de cinq cents jours après les élections fédérales de juin 2010, un nouveau gouvernement vient d’être formé. Schématiquement, sa formation est passée d’abord par la recherche, longue et sinueuse, d’un accord sur une nouvelle réforme de l’État belge visant à satisfaire les demandes des partis flamands. Ensuite est venue la négociation du programme socio-économique de la nouvelle coalition. Cependant, même s’ils ne se superposent pas complètement, enjeux communautaires et socio-économiques ne sont pas étrangers les uns aux autres…

Les @nalyses en ligne

Vers la faillite des États en Europe ?

par Christophe Goethals, paru dans Démocratie, 1er janvier 2012, p. 1-4

L’économie européenne connaît une crise d’une gravité sans précédent depuis les années 1930. Après avoir touché les banques et les institutions financières en 2008, elle affecte aujourd’hui les États qui, si l’on en croit les médias et de nombreux spécialistes, sont proches de la faillite. Mais alors que cette idée semble être de plus en plus acceptée, un État peut-il réellement faire faillite ? Par la clarification du concept de faillite d’État et par une mise en perspective historique des faits, cet article tente d’apporter sa contribution à la compréhension de la crise de la dette qui frappe aujourd’hui toute l’Europe.

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« Nous sommes peut⁠-⁠être entrés dans une longue phase de tensions sociales »

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Vif/L’Express, 30 décembre 2011, p. 32-35

L’année 2011 a été marquée par de fortes vagues de contestation des pouvoirs en place, au point d’apparaître comme une année historique. A l’analyse, cependant, il s’avère que ces contestations ne sont pas de même nature et ne se laissent pas additionner : le Printemps arabe n’a rien à voir avec le mouvement des Indignés ou avec les émeutes urbaines qui ont frappé l’Angleterre. Pour répondre au malaise révélé par ces révoltes, ou pour s’appuyer sur elles dans l’espoir de forcer des réformes, il convient de ne pas se tromper sur la nature des mouvements en cours et sur leurs potentialités.

Courrier hebdomadaire

Les électeurs de la N⁠-⁠VA aux élections fédérales du 13 juin 2010

Courrier hebdomadaire n° 2125, par Marc Swyngedouw, Koen Abts, 31 p., 2011

La N-VA reste de loin le premier parti en Flandre : de récents sondages la placent toujours en tête des intentions de vote, malgré un léger tassement. Qui sont ses électeurs ? Le Courrier hebdomadaire en dresse un profil-type basé sur l’électorat de 2010. Les auteurs ont interrogé quelque 1800 électeurs flamands, dont près du tiers ayant voté pour le parti de Bart De Wever. Les résultats de cette enquête permettent d’établir dans quelle mesure l’électorat de la N-VA est représentatif de la population flamande. Ces électeurs se recrutent dans presque toutes les couches socio-culturelles et socio-économiques. Les cadres supérieurs, les employés et les fonctionnaires sont cependant légèrement surreprésentés, à l’inverse des indépendants, des ouvriers non qualifiés et des diplômés du primaire : l’extraordinaire poussée de la N-VA ne s’explique donc pas par le vote des couches populaires. Par ailleurs, même s’il est majoritairement chrétien, l’électorat de la N-VA transcende largement tous les clivages religieux et idéologiques. L’étude éclaire aussi les principales préoccupations de l’électorat de la N-VA, et notamment ses positions vis-à-vis de la structure future de la Belgique, du nationalisme flamand et de l’immigration. Distinguant entre électeurs fidèles et électeurs conquis en 2010, elle permet de se rendre compte de l’impact exact de l’« effet De Wever » et de la volonté de changement politique qui s’exprime au sein de la population néerlandophone.

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Quelle communauté urbaine pour Bruxelles ? Réflexions sur la communauté métropolitaine prévue dans l’accord de gouvernement de 2011

par Marcus Wunderle, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 décembre 2011

Parmi les réformes inscrites dans l’accord de gouvernement figure la création d’une communauté métropolitaine comprenant Bruxelles et son hinterland. Si son périmètre est déjà connu (il s’agit de l’ancienne province de Brabant), des questions demeurent quant aux compétences dont elle serait dotée et à la forme qu’elle pourrait prendre. Qu’en sera-t-il, par exemple, de la mobilité ? Comment la communauté métropolitaine sera-t-elle organisée ? À quel point son fonctionnement sera-t-il démocratique ? Peut-on s’inspirer des communautés urbaines en place ailleurs en Europe ? Quel sera le rôle des autres entités fédérées et des communes ?

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Le blocage de l’évaluation du Pacte de solidarité entre les générations

par Étienne Arcq, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 décembre 2011

Ce qu’on appelle le Pacte de solidarité entre les générations est en réalité une loi votée en 2005 à l’initiative du gouvernement Verhofstadt II. Cette loi prévoyait une évaluation, qui devait porter notamment sur les mesures prises pour relever le taux d’emploi des travailleurs de plus de 50 ans. Le Conseil national du travail, chargé de cette évaluation, n’a pas pu la mener à bien, tant les points de vue des syndicats et du patronat divergent sur le sens à donner aux chiffres recueillis. Ceux-ci ont été divulgués en partie dans la presse par les syndicats. Les employeurs ont riposté en donnant leur version. Cette guerre de communiqués avait lieu au moment où les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement abordaient les questions économiques et sociales. La concertation sociale a donc cédé la place aux pressions médiatiques.

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La démocratie économique et l’air du temps

par Xavier Mabille, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 21 décembre 2011

La revendication de démocratie économique est souvent occultée par la démocratie politique. Cette revendication est pourtant insistante, même si les termes dans lesquels elle s’exprime varient selon les contextes. Trois moments forts de cette revendication sont évoqués ici : le programme du Comité national de la Résistance, à la veille de la libération de la France ; le rapport Holdings et démocratie économique de la FGTB en 1956 ; enfin, l’ouvrage Démocratiser l’économie. Le marché à l’épreuve des citoyens, qui tente d’actualiser le thème. Cette mise en perspective permet de mesurer l’importance du conditionnement historique dans la forme que prend la revendication de démocratie économique, sans pour autant relativiser cette dernière. Texte de la conférence donnée au groupe Attac de Charleroi le 26 février 2011.

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Trois idées reçues sur les facilités linguistiques

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 21 décembre 2011

Les facilités sont bétonnées dans la Constitution ; elles datent des lois linguistiques de 1962-1963 ; elles forment un seul et même régime d’exception. Telles sont les trois principales idées reçues qui, abus de langage ou simples méprises, circulent au sujet des « facilités linguistiques ». Devenues avec le temps lieux communs, elles ont fini par s’ériger en vérités établies dans l’esprit de nombreux Belges. Le présent article se propose de les aborder successivement, en leur apportant les nuances et les rectifications nécessaires.

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Il faut créer une gouvernance économique européenne

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 20 décembre 2011, p. 15

De sommet exceptionnel en sommet exceptionnel pour sauver la zone euro, les dirigeants européens appellent à créer une gouvernance économique européenne. A l’analyse, pourtant, chacun des termes de cette proposition paraît lourd d’ambiguïtés. Et sa confrontation avec la réalité pose également question, puisque, dans les faits, les décisions récentes se bornent à une gouvernance budgétaire et financière. Quel sens possèdent dès lors, aujourd’hui, de telles déclarations ?

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Les promesses oubliées de la flexicurité

par Bernard Conter, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 20 décembre 2011

Les débats sur les politiques publiques s’appuient souvent sur des notions mobilisatrices simples dans leur énoncé et susceptibles de donner sens aux réformes. La flexicurité entendait constituer une nouvelle approche de la sécurité sociale, du droit du travail et des politiques de l’emploi. Cinq ans après la communication de la Commission européenne promouvant cette notion, et alors que la crise financière est passée par là, que reste-t-il aujourd’hui de la flexicurité ?

Les @nalyses en ligne

Indemnités parlementaires : une réforme forcée et inégale

par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 15 décembre 2011

Depuis 2009, différentes polémiques ont provoqué une réflexion sur la rémunération des mandataires politiques. Médias et opinion publique ont montré leur intérêt pour ces questions. Plusieurs assemblées parlementaires ont modifié les règles relatives à la rémunération de leurs membres. Cet article revient sur l’évolution enregistrée en la matière depuis deux ans et présente les montants mis à jour de rémunération des principales fonctions politiques. Il rappelle également les enjeux démocratiques que recouvre la fixation de la rémunération des mandataires publics.

Les @nalyses en ligne

Les enjeux d’un encadrement légal des sondages d’opinion

par Anne Tréfois, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 13 décembre 2011

La question de l’encadrement légal des sondages politiques se pose de manière récurrente, singulièrement à l’approche ou au lendemain de rendez-vous électoraux. Selon les intentions de vote qu’ils quantifient, les sondages d’intention de vote entraînent leur lot de commentaires et de réactions. Celles-ci portent autant sur la méthode employée par les instituts de sondage que sur les effets des sondages sur l’opinion publique. Quelles sont les craintes des partis politiques les concernant et quelles réponses ont été formulées par le législateur depuis la loi du 18 juillet 1985 relative à la publication des sondages d’opinion ? Instaurer une période d’interdiction des sondages d’intention de vote constitue-t-il une entrave à la liberté d’information ? La diffusion de ce type de sondage à la veille d’une échéance électorale constitue-t-elle un danger pour la démocratie ?

Les @nalyses en ligne

Formation du gouvernement fédéral et fonctionnement des parlements : retour sur la clé D’Hondt

par Anne Tréfois et Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 8 décembre 2011

Durant plus de cinq cents jours, les citoyens belges ont pu suivre les péripéties qu’a connues la plus longue période de formation d’un gouvernement. La composition de l’équipe Di Rupo a suscité bon nombre de commentaires. Mais comment se forme un gouvernement fédéral ? Quelles sont les règles et les pratiques en la matière ? Qu’est-ce que la clé D’Hondt et quel rôle joue-t-elle dans la négociation ? Dans quels autres domaines s’applique-t-elle ? Éclairage...

Dossiers

Cultes et laïcité (2011)

Dossier n° 78, par Caroline Sägesser, 102 p., 2011

Le salaire des prêtres, le financement des mosquées, l’organisation des cours philosophiques, la désaffection à l’égard de l’Église ?… Ces questions et bien d’autres font régulièrement l’actualité. Cultes et laïcité permet de comprendre le contexte et les enjeux des débats qu’elles suscitent. L’auteur explique les fondements historiques et juridiques du régime belge des cultes, dont l’originalité réside dans la coexistence de l’indépendance de l’Église et de l’État avec un financement public des cultes, et dans l’extension de ce financement à la laïcité organisée. Inchangé dans ses principes comme dans ses modalités depuis 1831, le système de financement public doit aujourd’hui s’adapter à un paysage convictionnel en profonde mutation. Si l’Église catholique est encore dominante, le nombre de catholiques pratiquants connaît une baisse accélérée, tandis qu’une part grandissante de la population n’a pas d’affiliation religieuse, ou adhère à un des cultes minoritaires. Le lecteur pourra mettre ce portrait en regard avec la répartition des fonds publics entre les huit organisations convictionnelles qui en bénéficient aujourd’hui. L’organisation des cours de religions et de morale laïque dans l’enseignement obligatoire, et leur fréquentation dans les trois communautés du pays, sont également détaillées ici. Ce Dossier livre toutes les clés nécessaires pour comprendre la nature des relations des pouvoirs publics avec les cultes et la laïcité organisée, et fournit les données les plus récentes indispensables à l’analyse de la situation.