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Courrier hebdomadaire

La sélection des candidats aux élections par les partis politiques. L’exemple du scrutin du 25 mai 2014

Courrier hebdomadaire n° 2398, par Audrey Vandeleene, 38 p., 2018

À l’approche d’une échéance électorale, l’une des activités de toute première importance au sein des partis politiques consiste à sélectionner les candidats qui figureront sur leurs listes. Il s’agit de déterminer, d’une part, quels seront ces candidats et, d’autre part, quel sera leur ordre sur les listes. Notamment, il s’agit de décider des candidats qui figureront aux places stratégiques des listes, à savoir essentiellement les premières positions – en particulier la tête de liste – et, dans une moindre mesure, la dernière. Les divers choix posés par les partis politiques sont largement déterminants pour la composition des futures assemblées élues. En effet, dans un système électoral tel que celui en vigueur en Belgique, il est raisonnable de dire que la sélection fait l’élection. Il apparaît donc essentiel de s’intéresser aux modes de sélection des candidats aux élections par les partis politiques. Pourtant, cet exercice est rarement chose aisée, tant ces processus restent obscurs (certains allant même jusqu’à parler de « jardin secret de la politique »). Il est vrai que la sélection des candidats donne souvent lieu à d’âpres négociations, ce que les partis ne tiennent pas à partager avec l’extérieur pour d’évidentes raisons d’image et de stratégie. L’objet du présent Courrier hebdomadaire est de décrire et d’analyser les pratiques formelles et informelles qui ont eu cours, au sein des instances des principaux partis politiques de Belgique, à l’occasion du scrutin fédéral, régional et communautaire du 25 mai 2014 (Chambre des représentants, Parlement wallon, Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale et Parlement flamand) : le PS, le MR, le CDH, Écolo, les FDF, le PTB, la N-VA, le CD&V, l’Open VLD, le SP.A, Groen et le VB.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections communales du 14 octobre 2018 en Flandre

Courrier hebdomadaire n° 2396-2397, par Pierre Blaise, Caroline Sägesser, 99 p., 2018

Le 14 octobre 2018, les élections communales se sont tenues sur tout le territoire belge. Dans certaines communes, les membres du conseil de l’action sociale et les échevins ont également été élus directement. Et à Anvers, les conseils de district ont été renouvelés. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats enregistrés dans les 300 communes de la Région flamande. Les performances électorales des principaux partis politiques sont appréhendées d’un point de vue global. Le nombre de sièges obtenus et les positions majoritaires sont recensés. L’analyse montre que le parti présentant l’ancrage local le plus fort reste le CD&V, suivi depuis deux scrutins par la N-VA. Viennent ensuite, dans l’ordre, l’Open VLD, le SP.A, Groen et enfin le Vlaams Belang. L’exposé est appuyé par des cartes figurant les zones d’implantation de ces six partis. Une attention est également réservée au taux de participation au scrutin et à la proportion de femmes parmi les élus. L’étude des résultats électoraux de 2018 est réalisée par province et par arrondissement. Des tableaux présentent, pour les quatre derniers scrutins (2000-2018), la liste arrivée en tête dans chaque commune flamande de plus de 10 000 habitants. Ils précisent si cette liste a remporté la majorité absolue des suffrages et donc des sièges, la majorité absolue des sièges uniquement ou seulement la majorité relative des voix et des sièges. La situation des douze villes flamandes de plus de 50 000 habitants est traitée de manière spécifique : Alost, Anvers, Bruges, Courtrai, Gand, Genk, Hasselt, Louvain, Malines, Ostende, Roulers et Saint-Nicolas. Une analyse est aussi consacrée à l’élection des conseils de district à Anvers. La situation dans les communes situées dans la périphérie bruxelloise et le long de la frontière linguistique est présentée de manière détaillée. L’évolution politique de ces communes appelle en effet un examen particulier, dans la mesure où celles-ci constituent des lieux de fixation du contentieux communautaire. En l’occurrence, on constate un recul global de la polarisation linguistique de l’élection dans ces communes, marquée par un nouveau progrès des listes bilingues.

Les @nalyses en ligne

Des vieilles casseroles qui font les meilleures soupes : le retour de la démocratie directe

par John Pitseys, paru dans La Chronique de la Ligue des droits humains asbl, n° 186, janvier-février-mars 2019, p. 4-7

La démocratie représentative est régulièrement remise en cause et des tentatives de démocratie directe émergent malgré les objections que celle-ci soulève. Ce système est-il viable dans nos sociétés complexes ?

Les @nalyses en ligne

Que dépenseront les partis durant la campagne électorale 2019 ?

par Bart Maddens et Gert-Jan Put et Jef Smulders, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 mars 2019

Le 26 janvier a marqué le début de la période réglementée pour la campagne des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires du 26 mai 2019. Depuis cette date, certains moyens de campagne sont interdits. De plus, tant les candidats individuels que les partis doivent s’en tenir durant cette période à un montant maximal pour leurs dépenses électorales. Cette @nalyse du CRISP en ligne  calcule quelle somme totale chaque parti est autorisé à consacrer à sa campagne électorale durant les quatre mois de la période réglementée. Toutefois, aucun parti ne dépense effectivement ce montant dans la pratique.Est dès lors analysé aussi le coût effectif qu’atteindra vraisemblablement la campagne en cours en se basant sur les données de la campagne électorale de 2014. Enfin,ce coût effectif est comparé avec ce que les partis ont à leur disposition comme moyens financiers, à travers leurs actifs courants.

Les @nalyses en ligne

Le salut par les affaires courantes ?

par John Pitseys, paru dans Imagine demain le monde, n° 132, mars-avril 2019, p. 30-31

« Dans un pays normal, il y aurait des élections ». Le 21 décembre 2018, Bart De Wever exprime sa surprise devant la décision du roi, suite à la démission du gouvernement fédéral, de charger la coalition conduite par Charles Michel d’expédier les affaires courantes jusqu’aux élections du 26 mai 2019. Existe-t-il sur terre un pays normal ? Bart De Wever a-t-il tort pour autant ? Une démocratie qui fonctionne, ce n’est pas seulement un Parlement qui travaille. N’est-ce pas aussi un gouvernement qui est responsable devant ce Parlement ?

Podcasts

La représentation des femmes belges en politique

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 mars 2019

Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, à quelques jours de la journée internationale des droits des femmes et à l’heure où les élections s’enchaînent en Belgique, nous aborderons la question de la représentation des femmes en politique. Depuis quand les femmes peuvent-elles voter dans notre pays ? Depuis quand peuvent-elles être élues ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de femme Première ministre dans notre pays ? Les partis sont-ils tous égaux face à la parité politique ? Sont-ils contraints de prévoir des femmes sur leurs listes électorales ? Les femmes votent-elles toujours pour des femmes ? Et puis surtout, deux hommes peuvent-ils parler seuls de ce sujet ? Toutes ces questions et bien d’autres encore seront abordées dans ce nouveau numéro de l’émission proposée en partenariat par Radio Panik et le CRISP. Pour ce faire, nous avons le plaisir de recevoir Cédric Istasse, historien, chargé de recherche et rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, et spécialiste de la représentation politique des femmes en Belgique.

Courrier hebdomadaire

Le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM)

Courrier hebdomadaire n° 2394-2395, par Paul-Louis Colon, 56 p., 2018

Créé en 2007, le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) soutient les États membres de l’Union européenne dans la mise en œuvre de mesures d’accompagnement pour les travailleurs licenciés collectivement en raison d’événements économiques liés à la mondialisation (par exemple, lorsqu’une grande entreprise ferme ou délocalise sa production en dehors de l’Union) ou du fait de la crise financière et économique mondiale. Disposant d’un budget de 150 millions d’euros par an, le FEM cofinance des projets et mesures destinés à aider les personnes ayant perdu leur emploi à retrouver du travail ou à créer leur propre entreprise : aide à la recherche d’emploi, orientation professionnelle, études ou formation, reconversion, accompagnement ou encadrement, entrepreneuriat, création d’emplois. Il peut également octroyer des aides, telles que des allocations de formation, des allocations de mobilité ou de réinstallation et des indemnités journalières. En revanche, ses fonds ne sont pas destinés au financement de mesures de protection sociale (retraite, prépension, chômage, etc.). D’une durée de deux ans, les projets du FEM sont gérés et mis en œuvre par les autorités nationales ou régionales. Depuis sa création, le FEM a soutenu la réinsertion et la reconversion professionnelle de près de 150 000 travailleurs dans une vingtaine de pays de l’Union européenne. La Belgique est l’un des pays ayant connu le plus grand nombre d’interventions du FEM (huit en Wallonie et cinq en Flandre) : elles ont contribué à la prise en charge des travailleurs licenciés lors des fermetures et restructurations survenues dans des entreprises telles qu’Arcelor, Carsid, Caterpillar, Ford Genk, Opel Anvers ou Saint-Gobain.

Courrier hebdomadaire

Les consultations populaires communales en Wallonie

Courrier hebdomadaire n° 2392-2393, par Thibault Gaudin, Vincent Jacquet, Jean-Benoît Pilet, Min Reuchamps, 70 p., 2018

Depuis la « loi Tobback » du 10 avril 1995, les conseils communaux peuvent, dans des matières qui touchent à l’intérêt communal, consulter leurs concitoyens afin de recueillir leur avis sur divers enjeux locaux. Ce principe a été inscrit dans la Constitution en 1999. La même année, diverses modifications d’importance ont été apportées au dispositif : le droit de participer aux consultations populaires communales a été accordé aux étrangers, l’âge requis pour participer au vote a été abaissé de 18 à 16 ans, les autorités communales ont été désormais obligées d’organiser les consultations d’origine citoyenne, etc. En Wallonie, c’est le Code de la démocratie locale et de la décentralisation (CDLD) qui règle cette matière depuis 2004. Mais le mécanisme de la consultation populaire communale y a été mis en œuvre dès 1995 : il a déjà été utilisé une trentaine de fois, essentiellement sur des questions liées à l’aménagement du territoire. Ce Courrier hebdomadaire recense et présente chacun de ces cas, qui ont eu pour cadre des communes allant de Mouscron à Eupen et de Couvin à Ottignies-Louvain-la-Neuve en passant par Tournai, Mons, Namur et Liège (certaines d’entre elles à deux reprises et parfois sur le même thème). Pour chaque dossier, sont précisés la population appelée aux urnes, les questions posées, le taux de participation, les résultats du vote et les suites données au scrutin. Ensuite, l’étude procède à une analyse transversale de ces différentes consultations populaires communales wallonnes. Elle met en évidence les tendances générales et pointe les enseignements généraux qui s’en dégagent quant au respect du cadre légal, à l’initiative, au taux de participation, à l’objet de la consultation et aux suites données à celle-ci.

Livres
Illustration de la ressource

La Constitution au fil de ses versions

Livre, par Cindy Regnier, 408 p., 2019

Depuis son adoption en février 1831, la Constitution belge a connu des évolutions substantielles et nombreuses. Élargissement du droit de vote, d’abord, réformes institutionnelles successives, ensuite, ont tout particulièrement modifié sa physionomie de départ, au point de conduire à une opération de coordination et de renumérotation en février 1994. Il n’est pas toujours simple de retracer l’évolution d’un article au fil de ses modifications. Cet ouvrage livre, dans une présentation originale et exhaustive, les versions successives de chaque article en signalant de manière précise les modifications intervenues et les dates de ces changements. Le procédé utilisé offre trois modes de lecture possibles. Le lecteur peut ainsi lire la Constitution actuelle de la Belgique, en connaître la version initiale ou suivre l’évolution d’un article en particulier, voire d’un paragraphe ou d’un alinéa spécifique. « Telle Ariane, Cindy Regnier nous offre le fil qui permet de tracer un chemin dans ce texte sinueux et, pourtant, crucial pour tenter de comprendre ce pays. Si elle peut ainsi aider le lecteur à affronter ce labyrinthe auquel la Belgique est parfois comparée, on pourra considérer que son ouvrage aura fait oeuvre utile. » Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale

Podcasts

La grève nationale, la mobilisation des gilets jaunes

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 11 février 2019

Gros plan dans l’EDR sur les mobilisations auxquelles on assiste en ce moment: de la grève nationale d’après-demain aux gilets jaunes en passant par les mobilisations pour le climat. Décryptage avec Jean Faniel, Directeur Général du CRISP, le Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique.

Podcasts

Comment la Belgique fiance et organise les cultes ?

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 février 2019

Émission diffusée le 4 février 2019 Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, on aborde un thème relativement méconnu du grand public et pourtant diablement intéressant : la reconnaissance et le financement des cultes en Belgique. En effet, ni laïque, ni doté d’une religion d’État, notre pays se distingue par un régime tout à fait singulier de reconnaissance des religions et de financement de partie de leurs infrastructures et activités. Aussi, dans notre Belgique fédérale, rien n’est jamais simple et la régulation publique du fait religieux repose bien entendu sur une subtile répartition des compétences parmi les entités fédérale, régionales ou communautaires? Comment se fait-il que l’enseignement public prévoit des cours de religion ou qu’il existe des écoles confessionnelles en Belgique ? Pourquoi les ministres du culte sont-ils rétribués à même le budget de l’État ? Qu’appelle-t-on une « fabrique d’église » ? Comment l’autorité publique reconnait-elle un culte et à quelles prestations le statut de culte reconnu ouvre-t-il le droit ? Le mouvement laïque fait-il l’objet d’un traitement comparable à celui réservé aux religions ? Telles seront entre autres les questions auxquelles nous tâcherons de répondre?Pour ce faire, nous avons le plaisir d’accueillir Caroline Sägesser, docteure en histoire et spécialiste des politiques publiques en matière de fait religieux, elle a participé à de nombreuses recherches sur ce sujet notamment pour l’Observatoire des religions et de la laïcité de l’ULB. Chargée de recherche au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, elle y a publié un dossier (n°78/2011) intitulé « Culte & Laïcité » , ainsi que de plusieurs Courriers hebdomadaires consacrés à la régulation régionale des cultes, au fonctionnement de l’Église catholique, à la reconnaissance et au financement du mouvement laïque ou encore à la représentation de l’islam en Belgique.

Les @nalyses en ligne

L’externalisation de la surveillance des casernes militaires belges

par Charles de Pierpont, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 29 janvier 2019

Les services publics fédéraux sont au cœur d’importantes mutations depuis le début des années 2000. Le Ministère de la Défense n’y fait pas exception. Ainsi, une série de services tels que le transport, la logistique, l’informatique et l’entretien de ses installations et d’une partie de son matériel ont été externalisés par la Défense. Celle-ci prévoit désormais d’externaliser en plus la surveillance de ses casernes ainsi que leur gestion quotidienne. Cette évolution pose de nombreuses questions, non seulement économiques ou politiques, mais également éthiques. Elle représente aussi l’occasion d’examiner l’évolution récente du secteur de la sécurité privée en Belgique, désormais lié de façon durable au Ministère de la Défense. Quelles conséquences ce nouveau marché, plutôt prometteur, peut-il avoir sur ces activités en pleine croissance ?

Podcasts

Les élections européennes, à quoi çà sert ?

intervention de Vaïa Demertzis diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 14 janvier 2019

Émission diffusée le 14 janvier 2019 Le 26 mai prochain, sur le territoire de l’Union européenne, se déroulera l’élection des parlementaires européens. Suffrage méconnu concernant une institution souvent décriée et dont la place dans le paysage institutionnel européen reste encore obscure, les élections européennes seront cette année sans doute quelque peu particulières.Á l’heure du Brexit ou de la montée des partis populistes parfois hostiles à la construction européenne, l’Union européenne apparait à la croisée des chemins tant sa légitimité que ses actions font l’objet de critiques persistantes.Qu’il s’agisse de la crise migratoire, des enjeux climatiques ou encore du projet d’une défense européenne, les défis posés à l’Union européenne sont nombreux et les doutes quant à sa capacité à y répondre le sont tout autant. Aujourd’hui dans ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D, nous tâcherons de présenter cette institution méconnue qu’est le Parlement européen, d’exposer les principes régissant l’élection de ses membres et de pointer quelques défis, institutionnels ou politiques, qu’il aura à gérer dès le lendemain du scrutin du 26 mai 2019...Pour décrypter ces enjeux, nous aurons le plaisir de recevoir Vaïa Demertzis, politologue, spécialiste en questions européennes et chercheuse au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques.

Podcasts

L'interdiction de l'abattage des animaux sans étourdissement

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 14 janvier 2019

L’interdiction de l’abattage des animaux sans étourdissement revient régulièrement dans l’actualité ces dernières années en Belgique, tout autant que dans d’autres pays européens. Pour nous en parler dans l’Edition De la Rédaction, Caroline Sagesser, Docteure en Histoire, chargée de recherche au sein du CRISP.

Courrier hebdomadaire

Consultation populaire et référendum en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2390-2391, par Thibault Gaudin, Vincent Jacquet, Jean-Benoît Pilet, Min Reuchamps, 60 p., 2018

La consultation populaire et le référendum sont deux mécanismes de démocratie directe. Dans un cas comme dans l’autre, la population est invitée à voter directement sur une ou plusieurs questions bien déterminées afin d’exprimer sa volonté, et les résultats se mesurent en nombre de voix émises en faveur de chaque option. En revanche, la portée juridique de la réponse apportée par la population diffère sensiblement selon le mécanisme envisagé. Lors d’une consultation populaire, la population est simplement amenée à marquer sa préférence entre deux ou plusieurs décisions possibles sur un sujet donné ; le résultat consiste en un simple avis, que les autorités sont ensuite libres de suivre ou non. À l’inverse, lors d’un référendum, il est demandé à la population d’exercer un pouvoir décisionnel sur un sujet donné ; le choix de la population s’impose ensuite aux autorités. En Belgique, la doctrine juridique considère majoritairement que le référendum est inconstitutionnel, et cela quel que soit le niveau de pouvoir concerné, puisqu’il n’est pas prévu par la Constitution belge. En revanche, au terme de longs débats et en dépit de résistances tant politiques que juridiques, le principe de la consultation populaire a intégré le droit belge : d’abord au niveau local dans la seconde moitié des années 1990, puis également au niveau régional en 2014 (dans le cadre de la sixième réforme de l’État). Par contre, la pratique de la consultation populaire au niveau fédéral reste largement considérée comme inconstitutionnelle en Belgique, de même qu’elle est exclue au niveau des Communautés. Ce Courrier hebdomadaire étudie l’évolution des différents cadres normatifs qui aujourd’hui permettent (ou interdisent) l’organisation de consultations populaires ou de référendums en Belgique, que ce soit au niveau fédéral, au niveau fédéré ou au niveau local (province, commune, etc.).

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections communales du 14 octobre 2018 en Région bruxelloise

Courrier hebdomadaire n° 2388-2389, par John Pitseys, Caroline Sägesser, 62 p., 2018

Le 14 octobre 2018, les électeurs des 19 communes de la Région bruxelloise ont procédé à l’élection de leurs 695 conseillers communaux. Le taux de participation, qui est le plus faible des trois régions du pays, s’est élevé en moyenne à 84,3 % du corps électoral. Dans la majorité des communes, la liste qui avait obtenu le plus grand nombre de votes en 2012 voit son assise électorale s’éroder et, dans 5 d’entre elles, la place de première force politique change de mains. Par ailleurs, il n’y a plus qu’une seule liste qui parvienne à décrocher une majorité absolue en voix. Ce phénomène de recul ou de basculement des positions dominantes n’est que partiellement imputable aux changements intervenus dans la composition des listes locales par rapport à 2012. Le scrutin modifie sensiblement la hiérarchie des principaux partis francophones. Écolo, se présentant quasi toujours avec son allié néerlandophone Groen, voit ses scores s’accroître considérablement, au point de devenir la première formation de la Région bruxelloise en termes de suffrages récoltés. À l’inverse, le PS, le MR, Défi et le CDH enregistrent des résultats en baisse. Le PTB progresse également dans les communes où il se présente. Pour leur part, les « petites listes » n’ont obtenu aucun élu. Quant aux partis néerlandophones, ils n’ont que rarement déposé des listes propres : sauf exceptions, leurs candidats ont figuré sur des listes bilingues, liées à un ou plusieurs partis francophones. Avec la perte de son seul siège par le Vlaams Belang, c’est l’ensemble de l’extrême droite qui disparaît du paysage communal bruxellois. Ces mouvements ont entraîné des changements au niveau de la composition des majorités communales : rares sont les communes qui ont vu la coalition sortante être reconduite. Par contre, seules 5 communes connaissent un nouveau bourgmestre (Forest, Ganshoren, Ixelles, Koekelberg et Molenbeek-Saint-Jean). Si la proportion de femmes parmi les échevins s’approche de la parité (46,5 %), on ne compte qu’une seule femme bourgmestre.

Les @nalyses en ligne

Une crise profonde de la légitimité

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Libre Belgique, 5 janvier 2019

L’année 2018 a été marquée par l’irruption des gilets jaunes, en France et en Belgique. Les revendications qui sont apparues sont protéiformes, voire contradictoires. Elles traduisent un malaise qu’il faut pouvoir entendre et sont une illustration supplémentaire de la crise de légitimité que traversent la démocratie représentative et certains de ses principaux acteurs.

Les @nalyses en ligne

L’autonomie, pour quoi faire ?

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 131, janvier-février 2019, p. 34-35

Se donner ses propres règles de fonctionnement, s’administrer soi-même est souvent perçu comme une forme d’émancipation, une nécessité, voire un Graal. Dans certains cas cependant, l’autonomie peut se transformer en mantra, en contrainte, en fardeau ou en moyen d’échapper à tout contrôle. Tout dépend de la réalité qui l’entoure.

Les @nalyses en ligne

Rapport annuel de l’Église catholique en Belgique : un portrait chiffré riche d’enseignements

par Caroline Sägesser, paru sur o-re-la.org, 8 décembre 2018

En novembre 2018, l’Église belge a, pour la première fois, publié un rapport annuel. Celui-ci a été élaboré à la demande de la Conférence épiscopale de Belgique. Le document, fort de près d’une centaine de pages et richement illustré, brosse un portrait chiffré très complet de l’Église catholique en Belgique. On y trouve une foule de données devenues généralement inaccessibles depuis la fin de la publication de l’ Annuaire catholique de Belgique , dont la dernière édition portait sur l’année 2006.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections provinciales du 14 octobre 2018

Courrier hebdomadaire n° 2386-2387, par Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, 115 p., 2018

Le 14 octobre 2018 a eu lieu, pour la cinquième fois, l’élection de dix conseils provinciaux. En Wallonie, ce scrutin a été marqué par la baisse des scores du PS, du MR et du CDH, et par la hausse de ceux d’Écolo, de Défi et surtout du PTB. En Flandre, la N-VA, le CD&V, l’Open VLD et le SP.A ont enregistré des résultats en berne, à l’inverse de Groen et du VB. Pour chacune des deux régions concernées, ce Courrier hebdomadaire commence par examiner les taux de participation et d’abstention. Ensuite, il se penche de manière distincte sur chaque province. Successivement, il présente les résultats et le nombre de sièges obtenus par les différentes listes en présence, réalise une comparaison avec les résultats des élections provinciales de 2012, signale la proportion d’élues, renseigne la composition de l’exécutif provincial mis en place au lendemain du scrutin et procède à une analyse par district des résultats des listes. En outre, des graphiques présentent l’évolution des résultats électoraux depuis 1968. Enfin, il est procédé à une analyse globale des résultats enregistrés, à l’échelle de chaque région, par les formations en présence lors des scrutins provinciaux de 2012 et de 2018 ; la composition des exécutifs provinciaux ainsi que la répartition par sexe des membres des conseils provinciaux et des collèges provinciaux sont également détaillées. Pour terminer, les auteurs comparent les performances électorales que les formations francophones et flamandes ont enregistrées, respectivement en Wallonie et en Flandre, lors du scrutin provincial du 18 octobre 2018, avec les scores qu’elles avaient obtenus lors de quinze autres élections récentes ayant eu lieu depuis 1994. À l’approche des multiples élections qui se tiendront en 2019, cet examen livre des indications intéressantes.

Podcasts

Le changement de gouvernement intervenu ce week⁠-⁠end

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 10 décembre 2018

Jean Faniel, docteur en sciences politiques, directeur général du CRISP est l’invité de l’Edition De la Rédaction pour revenir notamment sur le changement de gouvernement.

Les @nalyses en ligne

Participation et pouvoir. La quête ambivalente d’une « vraie » démocratie

par John Pitseys, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, hors-série n° 27, octobre 2018, p. 70-79

La participation politique n’est pas une idée neuve, au contraire. Remontant aux Grecs, c’est non seulement une des idées les plus anciennes de la pensée politique occidentale, mais aussi l’assise pratique et philosophique de la démocratie. La participation de tous est une condition primordiale de l’égalité politique. L’égalité politique est un critère déterminant de légitimité de la participation démocratique. C’est également à cette aune que se comprend la crise actuelle de la représentation et la volonté de remédier à celle-ci grâce à davantage de démocratie participative. Comment cette crise est-elle interprétée ? De quelles aspirations est-elle le pendant ? Sous quelles conditions les travaux contemporains sur la démocratie participative peuvent-ils les prendre en charge ?

Courrier hebdomadaire

Les débats autour de l’interdiction de l’abattage rituel

Courrier hebdomadaire n° 2385, par Caroline Sägesser, 45 p., 2018

Depuis 1986, la législation belge impose aux abattoirs de mettre à mort les animaux « suivant la méthode la moins douloureuse », c’est-à-dire après étourdissement ou anesthésie. Cependant, elle prévoit une exception pour les animaux « faisant l’objet de méthodes particulières d’abattage requises par certains rites religieux ». En effet, le judaïsme et l’islam édictent diverses prescriptions alimentaires visant à rendre la viande propre à la consommation par les fidèles de l’une ou l’autre religion. Pour que sa viande soit casher , un animal doit être abattu selon les règles de la shehita  ; pour qu’elle soit halal , il doit l’être selon les règles du dhakât . Ces deux méthodes d’abattage réclament que l’animal soit conscient lors de sa mise à mort par tranchage du cou. Sont concernés le bétail (bovins, ovins et caprins) et la volaille. C’est l’abattage destiné à produire de la viande halal, répondant aux besoins d’une population musulmane européenne en croissance, qui fait l’objet de la plus forte visibilité médiatique, particulièrement lors de la célébration de l’Aïd el-Kébir (ou Aïd el-Adha) : la « fête du Sacrifice ». Au nom du bien-être animal, la Wallonie et la Flandre ont mis fin, à partir de 2019, à l’exception relative aux abattages prescrits par un rite religieux. Désormais, tout animal mis à mort dans un abattoir doit être préalablement étourdi ou anesthésié. Au nom des droits fondamentaux, diverses organisations issues des communautés juive et musulmane ont déposé un recours contre ces mesures auprès de la Cour constitutionnelle, dont le Consistoire central israélite de Belgique (CCIB) et l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB). En Région bruxelloise, de vifs débats sont en cours depuis plusieurs années, tant au sujet de la question des lieux d’abattage qu’au sujet de celle des méthodes d’abattage.

Podcasts

Le service minimum en question

intervention de Vaïa Demertzis diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 3 décembre 2018

Émission diffusée le 3 décembre 2018 Aujourd’hui, l’Actualité en 3D reçoit Vaïa Demertzis, politologue et chercheuse au CRISP. Elle est notamment membre du Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS), un collectif interdisciplinaire qui étudie les principaux mouvements de grève ainsi que d’autres évènements liés aux conflits sociaux. Avec notre invitée, nous allons tenter de décrypter un enjeu régulièrement au centre de ces conflits : le service minimum.Qu’est-ce que le service minimum ? Quelles sont les professions ou les secteurs d’activité qui y sont soumis ? Quels sont les arguments qui plaident en sa faveur ou en sa défaveur ? Pourquoi semble-t-il cristalliser à ce point les oppositions idéologiques ? Quelle est la position du gouvernement belge mais également des gouvernements régionaux sur la question ? Telles seront entre autres les questions auxquelles nous tenterons de répondre en compagnie de Vaïa Demertzis, autrice d’une @nalyse en ligne du CRISP, intitulée Le service minimum dans les prisons belges, une pomme de discorde" (juin 2018)."

Les @nalyses en ligne

Comment les cellules de reconversion ont⁠-⁠elles transformé les acteurs ?

par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 20 novembre 2018

Les cellules de reconversion ont récemment célébré leur 40 e anniversaire. Cet instrument original a été développé en Wallonie pour faire face aux restructurations et aux licenciements collectifs en s’appuyant sur la solidarité entre travailleurs et en mettant à profit les qualifications du collectif de travail pour aider chaque travailleur à rebondir. Au-delà de leur originalité par rapport à d’autres dispositifs – comme l’ outplacement , par exemple – ou des résultats qu’elles ont produits, les cellules ont eu un impact sur les acteurs concernés et ont provoqué certaines transformations dans leur chef. Cette @nalyse du CRISP en ligne s’attache à cerner ces changements, non seulement pour les travailleurs pris de manière individuelle ou collective, mais aussi pour les pouvoirs publics, pour les services publics de l’emploi (l’ONEM et le FOREM), ainsi que pour les organisations syndicales et patronales.