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Courrier hebdomadaire

L’Eurométropole Lille⁠-⁠Kortrijk⁠-⁠Tournai, instrument au service de l’institutionnalisation de la coopération transfrontalière

Courrier hebdomadaire n° 2526-2527, par Éric Delecosse, Loïc Delhuvenne, Fabienne Leloup, 87 p., 2022

Toute frontière implique une rupture sur les plans juridique et administratif. Dernièrement, la crise migratoire, le Brexit et la gestion de la pandémie de Covid-19 ont encore rappelé cette réalité. L’Union européenne est née de la volonté, non d’abolir les frontières entre les États membres, mais d’atténuer leurs effets en termes socio-économiques, sociétaux et environnementaux. Dans ce cadre, elle œuvre notamment, d’une part, à favoriser les coopérations territoriales transfrontalières et, d’autre part, à permettre aux régions frontalières de tirer pleinement parti des atouts liés à la spécificité de leur situation géographique. Dans ce but de cohésion et de développement, l’Europe a institué plusieurs instruments stratégiques et financiers. L’un des principaux d’entre eux est le groupement européen de coopération territoriale (GECT), c’est-à-dire un espace transfrontalier présentant un haut degré d’intégration entre les différents partenaires. Le premier GECT a été créé en 2008, sur la frontière franco-belge : il s’agit de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai  ( * ) . Depuis lors, pas moins de 81 autres GECT ont vu le jour, aux formes et aux objectifs très divers. À travers l’analyse de la création, des structures, du fonctionnement, de la gouvernance, des réalisations, des dynamiques et des évolutions de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, ce Courrier hebdomadaire participe à l’évaluation de l’apport des GECT en tant que bassins de vie pour les populations et les territoires concernés. ( * ) Les partenaires de l’Eurométropole sont : pour le versant français, l’État, la Région Hauts-de-France, le Département du Nord et la Métropole européenne de Lille (MEL) ; pour le versant belge, l’Autorité fédérale, la Région wallonne, la Communauté française, la Région et la Communauté flamandes, la Province de Hainaut, la Province de Flandre occidentale, et les intercommunales IDETA, IEG, Leiedal et WVI.

Podcasts

Le survol aérien de Bruxelles. Généalogie et perspectives d'une histoire belge

intervention de Jean-Paul Nassaux diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 juin 2022

Depuis une trentaine d’années, le dossier des nuisances sonores liées à l’exploitation de l’aéroport national situé à Zaventem n’en finit plus de rebondir sans jamais rencontrer de solution définitive. Pourquoi cette question semble-t-elle à ce point insoluble ? Les raisons qui expliquent cette difficulté sont complexes et multiples : elles ont trait autant à la localisation problématique de cet aéroport en bordure de zones urbaines densément peuplées qu’à l’articulation délicate des compétences de l’Autorité fédérale, responsable des conditions d’exploitation de l’aéroport, et de celles de la Région bruxelloise, en charge de fixer des normes de bruit et de les faire respecter. Révélatrice des limites de notre modèle de coopération fédérale, cette question est également emblématique d’une certaine judiciarisation des conflits sociaux et politiques qui voit la justice constamment saisie tantôt par des collectifs de riverains opposés, tantôt par des compagnies aériennes souhaitant augmenter leurs activités, tantôt encore par une classe politique incapable de parvenir à un compromis… Durant cet épisode de L’Actualité en 3D, nous tâcherons de dénouer les nombreux fils de ce dossier qui empoisonne la vie politique belge depuis si longtemps et envisagerons son actualité la plus récente.Á cette fin, nous aurons le plaisir de recevoir Jean-Paul Nassaux, historien et politologue de formation, collaborateur scientifique du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, partenaire de notre émission. Jean-Paul est un observateur attentif de la vie politique bruxelloise et parmi ses publications, l’on pointera justement un Courrier hebdomadaire du CRISP consacré aux nuisances sonores subies par la Région bruxelloise dont on recommande la lecture (et pour les personnes qui souhaitent encore aller plus loin, on suggère l’étude très fouillée réalisée par l’IGEAT de l’ULB et publiée en novembre 2016).

Les @nalyses en ligne

Démocratie directe et fédéralisme apaisé, gages de stabilité ?

par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 119, mai 2022, p. 102-104

À l’occasion de ses 25 ans, Politique, revue belge d’analyse et de débat s’interroge sur la notion même de débat afin de « raviver politique et démocratie ». Dans cet article, Caroline Sägesser cerne les caractéristiques du modèle suisse de démocratie directe pour interroger la démocratie et le fédéralisme belge, au moment où le gouvernement fédéral mène une consultation des citoyens sur l’avenir du pays.

Les @nalyses en ligne

Les partis francophones réaffirment le cordon sanitaire contre l’extrême droite

interview de Benjamin Biard par Christophe Degreef, parue sur sous le titre « Rechtse partijen verschillen te veel om hen allemaal extremistisch te noemen » sur Doorbraak.be, 7 mai 2022

Cinq partis politiques francophones viennent de réitérer leur refus de gouverner avec l’extrême droite et de débattre avec elle. Le sujet a refait surface suite au débat qui s’est tenu, le 21 avril 2022, sur les ondes de la chaîne publique flamande VRT, entre Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement réformateur, et Tom Van Grieken, son homologue du Vlaams Belang. Contrairement à la requête émise par G.-L. Bouchez, la portée du cordon sanitaire n’a toutefois pas été étendue au PTB.

Courrier hebdomadaire

La Belgique, un État fédéral singulier

Courrier hebdomadaire n° 2500, par Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 267 p., 2021

Chaque État est original dans son architecture institutionnelle, spécifique dans ses structures et unique dans ses équilibres. Il en va ainsi des États unitaires, et a fortiori des États fédéraux. Par définition en effet, tout système fédéral est constitué de plusieurs ordres juridiques, dont l’articulation résulte d’une histoire et d’un contexte socio-politique qui lui sont propres. En Belgique, beaucoup de citoyens ont le sentiment de vivre dans un pays bien singulier. Un pays qui se différencie de tous les autres par l’évolution constante de son organisation, par le nombre de ses niveaux de pouvoir, par l’enchevêtrement des domaines de compétence de ses entités et par la complexité – voire l’opacité – de son fonctionnement. Un pays qui est secoué par des crises répétées semblant menacer jusqu’à son existence. Un pays qui présente de multiples caractéristiques qui ne se rencontrent pas ailleurs, et qui sont tout à la fois la cause et la conséquence d’un fédéralisme à nul autre pareil. Bref, un pays atypique. Ce numéro spécial du Courrier hebdomadaire se penche sur les particularités de l’État fédéral belge, que ce soit en ce qui concerne son mode d’élaboration, les caractéristiques du pouvoir fédéral, les attributs de ses Régions et Communautés, les dynamiques qui le traversent ou les relations qu’entretiennent ses diverses composantes. Par un examen approfondi de ses caractéristiques sous des angles multiples et complémentaires, cette étude offre une lecture renouvelée et minutieuse du système socio-politique belge. En outre, afin de saisir les réelles singularités de la Belgique par rapport aux autres États fédéraux, elle montre en quoi le fédéralisme belge se distingue ou non des configurations institutionnelles de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la Suisse, etc. Télécharger la table des matières

Les @nalyses en ligne

Le régime belge des cultes dans le viseur de la Cour de Strasbourg

par Caroline Sägesser, paru sur o-re-la.ulb.be, 8 avril 2022

À l’occasion d’une procédure intentée par neuf congrégations de Témoins de Jéhovah, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu le 5 avril 2022 un arrêt qui critique sévèrement le système belge de reconnaissance des cultes. Cette décision pourrait faire le lit d’une évolution marquante dans la mise en œuvre de celui-ci.

Les @nalyses en ligne

Pourquoi les partis politiques belges changent⁠-⁠ils de nom ?

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 mai 2022

Le 12 mars 2022, le CDH a tenu un congrès de refondation. À cette occasion, il a adopté de nouveaux statuts, un nouveau manifeste, une nouvelle couleur et, démarche la plus commentée, un nouveau nom : Les Engagés. Nombreux sont les partis politiques à procéder à un changement d’appellation dans le temps. Depuis le début des années 1990, tel a été le cas de l’ensemble de ceux qui sont aujourd’hui représentés au sein du Parlement fédéral belge à l’exception du PS, d’Écolo, du PTB et de la N-VA. Au moins trois raisons expliquent ces évolutions. En se focalisant sur la période comprise entre 1990 et aujourd’hui, cette @nalyse du CRISP en ligne procède à l’étude de ces trois cas de figure, avant de s’interroger sur ce que recouvrent ces nouvelles appellations et, enfin, de questionner leur impact concret sur le nombre d’adhérents, sur la trajectoire électorale ainsi que sur la dynamique interne des partis concernés.

Podcasts

Les investissements étrangers en Belgique. La dépendance externe de l'économie belge

intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 9 mai 2022

Pour ce nouvel épisode de L’Actualité en 3D, nous allons tirer le portrait de l’économie belge et du rôle décisif que jouent les investissements étrangers dans la santé économique de notre Royaume. Qualifiée de petite et d’ouverte, l’économie belge apparait en effet fortement dépendante d’investissements étrangers qui alimentent quotidiennement la plupart des secteurs d’activités économiques. Produit d’une mondialisation économique, cette situation n’est cependant pas sans désavantages ou d’effets pervers sur la perte d’autonomie de dirigeants soucieux de créer un contexte favorable à de tels investissements. Quel est le poids de ces investissements ? Dans quels secteurs sont-ils particulièrement massifs ? De quels pays viennent-ils ? Quels sont les éventuels outils permettant à la Belgique d’attirer ou à l’inverse de filtrer des investisseurs étrangers ? Quelles pourraient être les conséquences de la crise sanitaire ou de la guerre en Ukraine sur l’ampleur de ces investissements et sur la santé économique belge en général ? Pour répondre à ces questions et probablement à bien d’autres, nous aurons le plaisir de recevoir David Van Den Abbeel, historien, économiste et surtout coordinateur du pôle économie du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, le partenaire de notre émission.

Les @nalyses en ligne

Qui détient les entreprises wallonnes ?

par David Van Den Abbeel, paru sur IRW-CGSP, La Wallonie à l’heure des choix. Vers la septième réforme de l’État, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 6, 2022, p. 40-45

Les acteurs issus du monde économique fondent une bonne partie de leur pouvoir sur la détention d’entreprises et le contrôle, notamment, de sociétés rentables. Leur capacité d’influence sur les politiques économiques locales, régionales, nationales voire internationales tient aussi à la place qu’ils occupent dans l’emploi de ces territoires. Déterminer qui détient les entreprises wallonnes est dès lors une question cruciale.

Les @nalyses en ligne

Belgique. Une sortie de pandémie sans modification du carcan salarial

par Bernard Conter et Jean Faniel, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 177, mars 2022, p. 27-35

Tous les deux ans, représentants des employeurs et dirigeants syndicaux ont l’habitude de négocier un accord interprofessionnel (AIP) couvrant tous les salariés du secteur privé. Le volet salarial est toujours au centre des négociations. Depuis plusieurs années, et tout particulièrement depuis la révision du cadre légal de ces négociations en 2017, les syndicats dénoncent le carcan dans lequel celles-ci sont menées. Néanmoins, ni la pandémie de Covid-19 et ses répercussions, ni le retour au pouvoir des partis socialistes et écologistes, ni les mobilisations menées par le monde syndical n’ont jusqu’ici permis à ce dernier de forcer une révision de la loi de 2017. Dans un contexte de forte inflation et d’indexation automatique des salaires, cette question est pourtant plus que jamais d’actualité.

Les @nalyses en ligne

Marine Le Pen présidente ? « Une surprise n’est pas à exclure, mais… »

interview de Benjamin Biard par Noé Spies, parue dans Levif.be, 14 avril 2022

La période de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle française comporte son lot d’inconnues. Abstention, récupération des voix, débat télévisé : plusieurs facteurs peuvent faire pencher la balance du côté d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen. Quels sont les scénarios les plus probables ?

Les @nalyses en ligne

La Belgique après deux ans de Covid⁠-⁠19

par Jean Faniel, paru dans Mouvements, n° 7, mars 2022, p. 7-12

Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) requalifie en pandémie l’épidémie de Covid-19 apparue quelques mois plus tôt en Chine. Deux ans plus tard, quel bilan tirer de la gestion de la pandémie en Belgique ? On se limitera ici à pointer quelques éléments saillants.

Courrier hebdomadaire

La lutte contre l’extrême droite en Belgique (II). Cordon sanitaire médiatique, société civile et services de renseignement

Courrier hebdomadaire n° 2524-2525, par Benjamin Biard, 75 p., 2021

Quels sont les acteurs, les instruments et les stratégies de la lutte contre l’extrême droite en Belgique, et quels semblent être leurs effets ? C’est à cette question, d’une importance certaine mais fort peu explorée par la littérature scientifique, que répond ce Courrier hebdomadaire . La lutte contre l’extrême droite prend des visages multiples. Ses acteurs sont issus de diverses sphères : politique, judiciaire, associative, médiatique, etc. Ses instruments sont hétérogènes : des lois aux campagnes de sensibilisation, en passant par les règlements d’assemblée parlementaire, les accords entre partis politiques, les manifestations ou la confrontation directe. Ses stratégies sont plurielles, qu’elles visent à éviter ou à endiguer la progression des idées d’extrême droite au sein de la société en général, ou à contrer une personne ou association particulière incarnant cette tendance politique. Partant, ses résultats sont difficiles à cerner, si ce n’est d’une manière globale. Ce second tome s’intéresse au « cordon sanitaire médiatique » (dispositif qui n’a cours qu’en Belgique francophone), aux mobilisations de la société civile (dont l’activisme antifasciste) et à la surveillance des groupes et personnes d’extrême droite par les services de renseignement et de sécurité (Sûreté de l’État, SGRS et OCAM).

Courrier hebdomadaire

La lutte contre l’extrême droite en Belgique (I). Moyens légaux et cordon sanitaire politique

Courrier hebdomadaire n° 2522-2523, par Benjamin Biard, 112 p., 2021

Quels sont les acteurs, les instruments et les stratégies de la lutte contre l’extrême droite en Belgique, et quels semblent être leurs effets ? C’est à cette question, d’une importance certaine mais fort peu explorée par la littérature scientifique, que répond ce Courrier hebdomadaire . La lutte contre l’extrême droite prend des visages multiples. Ses acteurs sont issus de diverses sphères : politique, judiciaire, associative, médiatique, etc. Ses instruments sont hétérogènes : des lois aux campagnes de sensibilisation, en passant par les règlements d’assemblée parlementaire, les accords entre partis politiques, les manifestations ou la confrontation directe. Ses stratégies sont plurielles, qu’elles visent à éviter ou à endiguer la progression des idées d’extrême droite au sein de la société en général, ou à contrer une personne ou association particulière incarnant cette tendance politique. Partant, ses résultats sont difficiles à cerner, si ce n’est d’une manière globale. Ce premier tome porte d’abord sur les moyens légaux développés et mobilisés face à l’extrême droite : interdiction et dissolution d’associations ; législation contre les discriminations, le racisme et le négationnisme ; privation ou suspension du financement public des partis d’extrême droite ; etc. Il examine ensuite le dispositif connu sous le nom de « cordon sanitaire politique ». Plus globalement, il tente de percevoir l’impact de ces stratégies sur les formations d’extrême droite, notamment en termes de succès ou de recul électoral

Les @nalyses en ligne

Splendeur et misère des compromis : la Belgique à l’aune de Kelsen

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Revue nouvelle, n° 1, février 2022, p. 11-18

Il est entendu que la Belgique est une terre de compromis, et elle en a longtemps été fière. Aujourd’hui, pourtant, les compromis ont plutôt mauvaise presse, ou sont considérés, au mieux, comme un mal nécessaire. L’ambivalence domine à leur égard, tant il est difficile de savoir s’il faut les accepter ou les déplorer.

Podcasts

Qui es⁠-⁠tu Ostbelgien ?

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 mars 2022

Même certains belges tendent à l’oublier... Depuis sa naissance, l’État belge comprend, à l’est de son territoire, une minorité germanophone ! Produit d’une histoire tumultueuse et emblématique des drames du XXe siècle, la présence de cette minorité de langue allemande sur le territoire belge est aujourd’hui reconnue et assumée. Il n’en a pas toujours été ainsi... Population par le passé mal-aimée, sinon méprisée, la minorité germanophone de Belgique est présentée aujourd’hui comme la "minorité la plus protégée au monde". En effet, depuis les années 70, le processus de fédéralisation du pays a permis la création d’une Communauté germanophone dotée de larges compétences, d’une autonomie réelle et d’institutions parlementaire et gouvernementale qui lui sont propres. En outre, force est de constater que cette entité fédérée est particulièrement dynamique comme en témoignent autant l’opération de marketing régional visant à lui donner un nouveau nom - Ostbelgien - que ses initiatives pionières en termes de démocratie participative.Quelle est l’histoire de ce peuple et de ce territoire ? Quelles sont les spécificités de la Communauté germanophone comme entité fédérée et quelle est sa place dans le paysage du fédéralisme belge ? Quelles sont ses compétences et a-t-elle des revendications en la matière ? Existe-t-il un mouvement régionaliste germanophone ? Qui exerce aujourd’hui le pouvoir dans cette Communauté ? Pourquoi se fête-t-elle le 15 novembre ? Autant de questions auxquelles nous tâcherons de répondre en compagnie de Cédric Istasse, rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politique, le partenaire de cette émission. En effet, pour des raisons mystérieuses mais qui seront sans doute plus claires à l’issue de cette émission, Cédric Istasse nourrit de longue date un intérêt tout particulier pour nos compatriotes de langue allemande...

Livres

Introduction à la Belgique fédérale

Livre, par Caroline Sägesser, Jean Faniel, Pierre Blaise, 108 p., 2022

La Belgique est un État fédéral d’une rare complexité. Connaissant des Communautés et des Régions, et, à Bruxelles, des Commissions communautaires, le fédéralisme belge se caractérise notamment par le chevauchement de différents pouvoirs sur un même territoire. Introduction à la Belgique fédérale guide le lecteur à travers les rouages institutionnels de l’Autorité fédérale et des entités fédérées. Cet ouvrage expose la répartition des compétences, les relations entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire, la composition des parlements et des gouvernements ou encore le rôle des provinces et des communes. Rédigé dans un langage accessible, il permet à chacun de se familiariser avec le fonctionnement des institutions. Cette édition est entièrement mise à jour en 2022.

Courrier hebdomadaire

Les élections sociales de novembre 2020

Courrier hebdomadaire n° 2519-2520, par Pierre Blaise, 67 p., 2021

Des élections sociales se sont déroulées du 16 au 29 novembre 2020. Ce scrutin aurait dû prendre place en mai, mais il a dû être reporté en raison de la pandémie de Covid-19. Pour la dix-huitième fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les travailleurs du secteur privé ont été appelés à renouveler la représentation du personnel : d’une part, dans les comités pour la prévention et la protection au travail (CPPT) pour les entreprises d’au moins 50 personnes et, d’autre part, dans les conseils d’entreprise (CE) pour celles de 100 personnes ou plus. Ce scrutin a concerné 7 136 entreprises et quelque 1 960 000 travailleurs. Les élections sociales constituent un moment particulier et emblématique de l’expression de la démocratie sociale dans les lieux de travail. Bien entendu, c’est avant tout au niveau des entreprises qu’elles trouvent leur signification. Mais elles sont également importantes à un niveau bien plus large : les organisations interprofessionnelles orchestrent les campagnes électorales et les résultats du scrutin servent à définir la représentation syndicale dans différents organes de négociation ou de concertation. Par ailleurs, ces résultats sont utilisés pour évaluer la représentativité des syndicats aux niveaux national, régional et sectoriel. Ce Courrier hebdomadaire présente et commente les principales données et tendances générales des élections sociales de novembre 2020 : évolution de la participation électorale et du champ couvert par ces élections, résultats nationaux et régionaux, variations selon le type d’entreprises, spécificités sectorielles. Une comparaison est effectuée avec les scrutins antérieurs. Les résultats relatifs aux différentes catégories de travailleurs sont abordés de manière spécifique ; en particulier, sont étudiées les représentations respectives des travailleuses et des cadres. L’exposé est appuyé par de nombreux tableaux, graphiques et cartes en couleurs.

Podcasts

L'économie de la culture

intervention de Marcus Wunderle diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 février 2022

Pour cette émission de février, nous aborderons une question peu connue du grand public mais essentielle pour la communauté artistique (dont fait aussi partie Radio Panik) : le financement de la culture. Á l’heure où une pandémie a mis à genoux un secteur déjà particulièrement précaire, le moment est venu de s’intéresser plus en profondeur sur les conditions de vie, voire de survie, des artistes actifs et actives sur le territoire belge francophone. Envisager la culture comme une activité économique et les structures artistiques comme des industries sera le fil rouge de cette émission. Qu’appelle-t-on "économie de la culture" et quel est son poids dans l’économie belge ? Quelles sont les spécificités, les acteurs et les frontières du marché culturel ? Quelles sont les principales sources de financement publiques ou privées qui alimentent cette économie ? Comment concrètement on finance un musée, la réalisation d’un film ou un festival de danse en Fédération Wallonie-Bruxelles ? Qu’est-ce qu’une résidence d’artiste, une avance sur recette ou un tax shelter ? En compagnie de Marcus Wunderle, historien, chargé de recherche au CRISP (le Centre de recherche et d’information socio-politiques) et spécialiste de cette question, nous tâcherons de répondre à toutes ces questions et à probablement bien d’autres.

Courrier hebdomadaire

Les outils délibératifs auprès des parlements sous l’angle du droit constitutionnel belge

Courrier hebdomadaire n° 2517-2518, par Julian Clarenne, Cécile Jadot, 58 p., 2021

De multiples initiatives ont vu le jour au cours des dernières décennies pour renouveler les pratiques démocratiques belges en permettant aux citoyens de s’impliquer plus directement dans la gestion des affaires publiques, au-delà des échéances électorales et des canaux traditionnels. Depuis quelques années, ce mouvement connaît une véritable rupture : désormais, il ne s’agit plus seulement de recueillir les avis de la population sur une thématique, mais de permettre à des citoyens d’être en dialogue direct avec des élus dans le cadre d’un processus délibératif. En l’espace de cinq ans à peine, ce type de participation citoyenne a pris une réelle place dans le paysage parlementaire en Belgique : sous des formes et selon des degrés très variables, la plupart des assemblées du pays ont décidé de faire une place – même limitée – à des citoyens non élus dans leurs discussions et débats. Ce Courrier hebdomadaire passe au crible du droit constitutionnel belge la participation citoyenne à la délibération parlementaire, afin d’identifier les ressources que celui-ci offre et les obstacles qu’il dresse. Pour ce faire, cette étude analyse les deux questions fondamentales de la constitutionnalité (quelle est la portée et quel est l’impact du principe représentatif sur la participation citoyenne ?) et de la formalisation par le droit (quelles sont les balises et les limites et quels sont les impératifs juridiques qui jalonnent le chemin de l’institutionnalisation de tels processus de participation citoyenne ?). Elle examine également chacun des « outils délibératifs » existant actuellement auprès des assemblées parlementaires belges : les auditions parlementaires, le droit d’être entendu dans le cadre du droit de pétition, les panels citoyens informels, le dialogue citoyen et les commissions délibératives.

Livres
Illustration de la ressource

La Constitution au fil de ses versions (2ème édition)

Livre, par Cindy Regnier, 408 p., 2022

Adoptée en février 1831, la Constitution belge a été révisée à plus de 65 reprises depuis lors. Élargissement du droit de vote, d’abord, réformes de l’État successives, ensuite, ont tout particulièrement modifié sa physionomie de départ. Cette évolution de la « loi fondamentale » reflète à la fois les changements intervenus dans la société belge et les transformations des structures institutionnelles du pays. En 2019, l’ouvrage La Constitution au fil de ses versions est venu proposer une formule de lecture originale permettant de retracer l’évolution d’un article au fil de ses modifications et, plus largement, de saisir finement les évolutions de ce texte central. La deuxième édition inclut les dernières révisions constitutionnelles et améliore la lisibilité de certains articles particulièrement touffus. L’objectif de cet ouvrage demeure de permettre au lecteur d’observer aisément les révisions qu’a connues la Constitution belge depuis sa promulgation en français en 1831, en livrant, dans une présentation originale et exhaustive, les versions successives de chaque article et en signalant de manière précise les modifications intervenues et les dates de ces changements. La présentation permet de saisir aisément quand une modification a été apportée au texte. Le procédé utilisé offre trois modes de lecture possibles. Le lecteur peut ainsi lire la Constitution actuelle de la Belgique, en connaître la version initiale ou suivre l’évolution d’un article en particulier, voire d’un paragraphe ou d’un alinéa spécifique. Ce dernier mode de lecture est assurément le plus original. Par cette plongée historique dans la loi fondamentale, le CRISP offre le fil qui permet de tracer un chemin dans ce texte sinueux et, pourtant, crucial pour tenter de comprendre ce dédale auquel la Belgique s’apparente parfois. Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale.

Courrier hebdomadaire

Contours et enjeux de la déchéance de la nationalité

Courrier hebdomadaire n° 2515-2516, par Christelle Macq, 119 p., 2021

La déchéance de la nationalité a des conséquences considérables pour la personne qui est frappée par une telle mesure. En effet, cette personne perd son lien juridique avec l’État et, par là même, l’ensemble des droits attachés à ce lien. En Belgique, les autorités administratives considèrent en outre que cela a pour effet de la priver du droit au séjour sur le territoire belge et, donc, de l’accès aux droits sociaux. En droit belge, la déchéance de la nationalité peut être prononcée par la justice dans diverses hypothèses (dont certaines sont imprescriptibles), telles qu’un manquement grave aux devoirs de citoyen belge ou une condamnation à une peine de prison pour infraction terroriste. Cependant, nombre de Belges sont protégés de toute déchéance de nationalité, même s’ils se rendent coupables de l’un de ces délits ; il s’agit notamment des individus nés de parents belges. Ce cadre légal hybride a été validé à plusieurs reprises par la Cour constitutionnelle. Longtemps inusitée, la déchéance de la nationalité connaît un net regain d’application en Belgique depuis une quinzaine d’années, dans un contexte de préoccupation sécuritaire accrue. Ce mouvement s’est doublé d’un élargissement du champ d’application des dispositions autorisant une telle mesure. Ce Courrier hebdomadaire propose une analyse critique de ces évolutions législatives et jurisprudentielles. Il analyse également les logiques sous-jacentes à la déchéance de la nationalité, avant de s’interroger sur la validité du régime légal belge en la matière.

Les @nalyses en ligne

« On reste dans une gestion autoritaire de la crise »

interview de Caroline Sägesser par Mathieu Colleyn, parue dans L’Écho, 30 décembre 2021, p. 6-7

Le CRISP dresse le bilan politique de l’année 2021. Caroline Sägesser revient sur l’année politique écoulée et souligne notamment qu’il faudra revoir la communication de crise des autorités en 2022.

Les @nalyses en ligne

Le quatrième rapport annuel de l’Église catholique de Belgique questionne le périmètre de ses activités

par Caroline Sägesser, paru sur o-re-la.ulb.be, 27 décembre 2021

Pour la quatrième année consécutive, la Conférence épiscopale a publié fin novembre 2021 le rapport annuel de l’Église de Belgique. Ce rapport richement illustré porte sur l’année 2020. Comme les précédents, il s’inscrit dans une démarche d’information, notamment à travers les données chiffrées qu’il fournit, mais également de promotion de l’image d’une Église moderne et dynamique, via entre autres la présentation de ses nombreuses initiatives à caractère social qui mobilisent de très nombreux bénévoles.

Podcasts

Une bonne année… 2021 ?

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 10 janvier 2022

Un regard dans le rétroviseur semble s’imposer... En compagnie de Jean Faniel, le directeur du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, pour cette première émission de 2022, nous passerons en revue ce qui fit l’actualité tout au long de 2021. Une année 2021 toujours marquée par la pandémie de coronavirus dont la gestion semble, en Belgique, emblématique des difficultés inhérentes à notre système institutionnel complexe. Une gestion sanitaire qui, plus généralement, a impliqué une restriction généralisée des libertés publiques et un émoussement de la démocratie partout dans le monde, une démocratie déjà fragilisée par les multiples coups d’État, avortés ou réussis, auxquels nous avons assisté tout au long de l’année 2021. Une année aussi placée sous le sceau de l’urgence climatique comme en témoigne la succession de catastrophes "naturelles" de la Californie jusqu’aux provinces wallonnes et face à laquelle la communauté internationale semble dramatiquement tergiverser... Une année enfin où les drames migratoires se sont multipliés et durant laquelle les talibans se sont rappelés à notre mauvais souvenir.