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Courrier hebdomadaire

La gestion de la diversité : personnel féminin et minorités culturelles dans les Forces armées belges

Courrier hebdomadaire n° 1630, par Philippe Manigart, 45 p., 1999

Diversité ‘de genre’ et diversité culturelle sont deux défis qui se posent à l’armée, au moment où des missions d’un type nouveau l’amènent à intervenir dans des environnements eux-mêmes plus variés qu’auparavant. Il y a aujourd’hui 7,3% de femmes dans l’armée belge. Par ailleurs, avec la réforme du Code de la nationalité, le groupe des jeunes Belges qui entrent à l’armée est ethniquement plus divers qu’auparavant. Traditionnellement, les armées de masse étaient en partie légitimées par le fait qu’elles devaient refléter la composition sociale de leur État-nation en étant socialement représentatives. De plus en plus, ce qu’on demandera aux organisations militaires, comme ce qu’on demande aux organisations civiles, ce sera d’être tolérantes à l’égard de la diversité culturelle, d’être ouvertes à tous les groupes sociaux. Les Forces armées belges sont confrontées au problème de la gestion de cette diversité en leur sein comme dans leurs contacts avec l’extérieur. Philippe Manigart analyse l’ampleur de la diversité au sein des Forces armées belges et les attitudes du personnel à l’égard de cette diversité. Comme dans la société civile, se posent des problèmes comme le harcèlement sexuel et le racisme. L’auteur analyse à la fois leur ampleur dans l’armée et les solutions spécifiques qui y ont été apportées.

Courrier hebdomadaire

L’opinion publique belge et la politique de défense

Courrier hebdomadaire n° 1595, par Philippe Manigart, 42 p., 1998

Le présent Courrier hebdomadaire examine comment certains aspects de la politique de défense sont perçus par l’opinion publique belge. Lorsque les données possèdent une dimension chronologique, on analysera également les évolutions éventuelles de ces perceptions. Dans la mesure où les données de sondage en matière de politique de défense sont relativement rares en Belgique (en partie parce que, comme on le verra, ces problèmes ne sont centraux ni pour l’opinion publique, ni pour les élites politiques), l’étude se limitera à l’analyse de cinq aspects de la politique de défense, à savoir l’évolution des perceptions de la situation internationale, l’évolution du soutien envers l’Otan, l’évolution du soutien envers une politique étrangère et de sécurité commune - PESC, les o,pinions envers quelques problèmes belges de défense et les opinions de différents segments du public belge à l’égard de leurs forces années. Ces sujets sont ceux pour lesquels on dispose de données de sondages. Il convient de noter qu’à l’exception des opinions à l’égard de l’année belge, ces données ont été récoltées à l’initiative d’institutions étrangères, à savoir essentiellement la Commission européenne et l’US Information Agency. L’étude est donc loin de couvrir les différents aspects de la politique de défense belge. Les aspects strictement nationaux de cette politique notamment le budget, le personnel, les matériels et les structures) ne sont pas abordés. Malgré l’importante restructuration de la politique de défense et des forces armées entamée au début des années 1990, ces sujets n’ont en effet jamais attiré l’attention des sondeurs belges ou de leurs clients. On ne sait donc pas quelles sont les opinions des Belges à ce propos. La relation entre l’opinion publique et les acteurs politiques est pourtant fondamentale pour comprendre comment une démocratie fonctionne. D’un point de vue normatif, il est important que, dans un système politique démocratique, l’écart entre la décision politique et les attitudes du public soit aussi faible que possible. C’est également vrai pour la politique de défense : une politique de défense crédible exige en effet non seulement la capacité d’organiser et de maintenir les préalables militaires pour se défendre, mais aussi un degré d’acceptation de ces mesures par le public. Comme le note Dalton, la perception du public définit généralement les limites acceptables des politiques, à l’intérieur desquelles les élites politiques doivent résoudre les différents dossiers. Quoique la marge de manoeuvre des dirigeants politiques soit probablement plus importante dans le domaine de la défense, la politique de sécurité, ces dernières années, est surtout de plus en plus influencée par les pressions des médias et de l’opinion publique, tout au moins lors de situations de crise, comme les exemples de la Somalie et de l’ex-Yougoslavie le montrent clairement. Contrairement à ce que certains pensent, la politique étrangère et de défense n’a pas une place privilégiée. Tout au plus, existe-t-il, selon Shapiro, deux différences entre ce domaine et les autres : - la politique étrangère et de sécurité tend à être moins centrale dans l’opinion des gens. Bien que cela soit dû en partie à la nature plutôt complexe de ces problèmes, c’est également parce que, en l’absence de crises, ceux-ci ont généralement un degré de visibilité plus faible dans les médias ; - d’une manière générale, les crises internationales ont tendance à apparaître et à disparaître des médias beaucoup plus vite que les problèmes politiques nationaux, ce qui explique qu’on trouve plus de changements brusques d’opinion dans ce domaine.

Courrier hebdomadaire

Les relations inter⁠-⁠organisationnelles dans le domaine de la défense nationale

Courrier hebdomadaire n° 1111-1112, par Philippe Manigart, 58 p., 1986

Ce Courrier hebdomadaire présente un certain nombre de données tirées d’un projet de recherche consacré à l’élaboration des décisions en matière de défense nationale en Belgique. Dans cette étude, les organisations actives dans le domaine de la défense nationale furent interrogées, au moyen de questionnaires standard, sur les différents aspects de la politique belge de défense, leurs intérêts, leurs activités, leurs ressources et leurs relations avec l’ensemble dés autres organisations. Les données dont il sera question dans ce Courrier hebdomadaire traitent, pour la plupart, de la représentation, ou de la perception, que les organisations interrogées ont des problèmes de défense et des autres organisations. L’élaboration des décisions en matière de défense nationale est soumise à une série de contraintes internes et externes. Citons, à titre exemplatif, la situation économique, démographique, les ressources industrielles et technologiques, l’opinion publique et, bien évidemment, l’environnement géopolitique. Toutefois, à tous ces facteurs bien connus, il convient d’en ajouter un autre, tout aussi important, mais qui n’a guère fait l’objet d’études approfondies : l’organisation sociale du domaine de la défense nationale. Il faut entendre par là les arrangements structurels qui relient l’ensemble des acteurs d’un domaine politique (densité des relations, degré de centralisation, de polarisation de ces relations, différenciation fonctionnelle, réseaux de communications inter-organisationnelles, de transmission’ des informations). C’est au sein de ce réseau que les options politiques sont d’abord formulées, débattues et enfin transformées en décisions politiques. En d’autres termes, d’un point de vue sociologique, il apparaît que la politique de défense s’explique aussi par le jeu d’interactions complexes entre les principaux acteurs qui participent au débat en cette matière. Il peut donc être important de mettre à jour ces réseaux de relations, ou l’organisation, sociale du domaine. Plusieurs variables ’structurelles’ seront successivement, passées en revue : la différenciation fonctionnelle au sein du domaine de la défense nationale en Belgique (qui fait quoi), ainsi que les structures d’influence, de communication et de circulation dés informations. Le deuxième objectif de ce Courrier hebdomadaire est, à travers le cas de la politique belge de défense, d’essayer de montrer l’utilité et l’intérêt d’une approche quantitative des systèmes politiques nationaux. Dans cette optique, un certain nombre de techniques, relativement nouvelles et peu utilisées en Belgique, seront introduites et appliquées à l’analyse du domaine belge de la défense. Ces techniques sont regroupées sous le nom danalyse de réseau’ (’network analysis’). Pour cette recherche, l’auteur a bénéficié d’un contrat de chargé de recherches au FNRS et d’une bourse de recherche de l’OTAN. Ce Courrier hebdomadaire a été rédigé alors que l’auteur était à l’Institut Universitaire Européen de Florence en tant que boursier Jean Monnet.

Courrier hebdomadaire

Le personnel féminin dans les forces armées belges

Courrier hebdomadaire n° 1060, par Philippe Manigart, 30 p., 1984

Courrier hebdomadaire

Le syndicalisme militaire en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 1031, par Philippe Manigart, 36 p., 1984

Courrier hebdomadaire

L’évolution de la structure démographique des forces armées belges depuis 1900

Courrier hebdomadaire n° 1012, par Philippe Manigart, 31 p., 1983

Courrier hebdomadaire

L’évolution des dépenses militaires en Belgique depuis 1900

Courrier hebdomadaire n° 1009, par Philippe Manigart, 25 p., 1983