Dossier n° 31, par Jules Gérard-Libois, 27 p., 1990
Il n’est pas dans l’objet de ce dossier d’exposer, dans leur processus historique ou dans leur contenu précis, les trois importantes étapes de la réforme de l’Etat belge depuis 1970, d’analyser chaque révision constitutionnelle (1970-71 ; juillet 1980 ; juin 1983 ; 1988-89) ni, a fortiori, chaque disposition légale relative à la mise en oeuvre des réformes décidées. Cette analyse a été faite avec rigueur et clarté dans le dossier n° 30 du CRISP, Les nouvelles institutions politiques de la Belgique, par Jacques Brassinne. De ces réformes, nous tenons forcément compte ici, dans la mesure où - à leur stade actuel - elles influent sur les droits et les obligations des électeurs, sur les modes et les enjeux des scrutins pour des assemblées et des conseils nouveaux. La réforme de l’Etat belge n’est pas la seule cause d’élargissement du champ ouvert à l’électorat. La Communauté européenne a conduit, depuis 1979, à un nouveau type d’élection directe portant sur un quota de 24 députés pour la Belgique : 13 flamands et 11 francophones belges, issus de collèges linguistiquement séparés et n’ayant reçu, par cette élection, aucun mandat ou droit spécifique de représentation, ni de la Belgique ni d’une de ses composantes régionale ou communautaire. Dans ce dossier, nous veillerons spécialement à préciser : - les assemblées et ’conseils politiques dont les membres sont généralement élus de manière directe ; - les spécificités du système électoral actuel en Belgique, leurs justifications, les problèmes qu’elles posent, leurs effets sur le fonctionnement des institutions, spécialement sur la composition des exécutifs aux divers niveaux de pouvoir politique ; - les possibilités de choix et les contraintes pour le citoyen belge disposant du droit de vote ; - les étapes importantes du mode d’élection dans l’Etat belge, depuis 1830, les grands moments où s’élargit le corps électoral par suppression progressive de formules « élitistes » ou discriminatoires et par abaissement de l’âge d’accession au droit de vote ; - les problèmes posés par l’existence d’un pourcentage important d’habitants qui rempliraient toutes les conditions pour voter ou être éligibles, sauf celle de la nationalité belge.
Ce Courrier hebdomadaire hors série fait suite à la séance académique organisée le 24 février 1989 à l'occasion du 30 e anniversaire du CRISP. Il revient sur la genèse, la création et les premières productions du CRISP, puis sur l'évolution des travaux du CRISP, et il présente l'opinion de plusieurs personnalités sur le CRISP.
Courrier hebdomadaire
Rex 1936-1940. Flux, reflux, tensions et dislocations
Courrier hebdomadaire n° 1226, par Jules Gérard-Libois, 40 p., 1989
Au scrutin communal du 9 octobre 1988, deux partis d’extrême-droite ont obtenu 23 élus en Flandre (sur 7.106 sièges de conseillers communaux) avec le Vlaams Blok (présent déjà au Parlement avec 2 députés et 1 sénateur) et 1 à Molenbeek avec le Front national qui fait sa première entrée dans un conseil communal. Le score de l’extrême-droite est dérisoire en Wallonie et dans l’agglomération de Bruxelles, même dans les communes à forte population immigrée, Molenbeek étant le cas unique. L’extrême-droite qui obtient quelque succès est ultra-flamingante, résolument en faveur de l’amnistie et en faveur des inciviques de 1940-1945 et anti-immigrés. Elle récolte sans doute les voix des électeurs/électrices qui lui ont donné 2 députés et 1 sénateur en décembre 1987 et celle de citoyens qui ne pardonnent pas à la Volksunie d’avoir avalisé le programme gouvernemental qui la lie au CVP, au PS, au SP et au PSC. Les commentateurs politiques ont souligné avec inquiétude la percée du Vlaams Blok, spécialement à Anvers, Malines et Gand ainsi que son score-record de 18,7% à Anvers. Ces mêmes commentateurs s’interrogent sur l’avenir de ce parti qui, par manque d’enracinement-organisation et de candidats locaux, était absent de très nombreuses communes en Flandre mais qui pourrait être omniprésent en Flandre et à Bruxelles avec ses quelques ’ténors’ aux élections européennes de juin 1989. Dans le cadre des travaux du CRISP sur l’extrême-droite, nous traitons ici de Rex, un phénomène de l’avant-guerre dont l’ampleur électorale fut – en 1936 – considérablement plus large que celle évoquée aujourd’hui pour le Vlaams Blok, Rex dont l’espace politique fut principalement francophone mais sans, pour autant, être négligeable ou sans portée en Flandre. Au-delà du succès électoral du parti de Léon Degrelle en 1936, l’attention est centrée dans ce Courrier hebdomadaire sur le rapide reflux de Rex de 1937 à 1940 ainsi que sur les tensions internes et les dislocations que ce parti a connues pendant cette période.
Courrier hebdomadaire
Gaston Eyskens. Exercices du pouvoir et traversée du désert
Courrier hebdomadaire n° 1181, par Jules Gérard-Libois, 32 p., 1987
Il n’est pas dans les habitudes du CRISP de consacrer un Courrier hebdomadaire à une personnalité récemment décédée. Nous l’avons fait exceptionnellement en publiant à l’époque, des Inédits de Paul-Henri Spaak, en raison du rôle d’acteur important qui fut le sien, à des moments-clés de l’histoire de Belgique ultra-contemporaine. C’est le même souci qui nous inspire en retraçant ce que furent les actes politiques essentiels de Gaston Eyskens, ministre d’Etat, décédé ce dimanche 3 janvier 1988. La presse, quotidienne ou périodique, ainsi que les médias ont fourni déjà toutes les données biographiques et précisé les titres, diplômes et fonctions du défunt. Sans certes ignorer ces données, il nous a paru utile de retenir avant tout – par des textes de rappel ou des documents inédits – des périodes illustrant particulièrement ses exercices du pouvoir, certaines traversées du désert et ce qui suivit sa carrière politique.
Livres
Grand-Duché de Luxembourg : Systèmes et comportement électoraux
Livre, par Jules Gérard-Libois, 163 p., 1987
Démocratie parlementaire, dotée de son propre système politique, représentatif et pluraliste, le Grand-Duché de Luxembourg offre aux 200 000 nationaux qui participent aux élections un choix de comportements dont on chercherait en vain l’équivalent dans d’autres pays, quelle qu’en soit la dimension. Le vote est obligatoire mais avec des exemptions - de droit et de fait - qui en tempèrent la rigueur. Les élus sont tous issus directement du suffrage universel, selon la règle de la représentation proportionnelle. Le système n’a pas conduit à une fragmentation excessive des groupes politiques à la Chambre : trois partis comptent 60 députés sur 64 en 1984 et s’octroient les six sièges européens. Le gouvernement de législature - cinq ans - n’est pas garanti mais c’est la pratique quasi constante. L’électeur luxembourgeois détermine certes le nombre d’élus selon les listes, mais il a en outre le pouvoir réel de dire qui sera député à l’intérieur du quota d’élus. Et ceci par un mécanisme original : ainsi les candidats ne sont pas pré-classés par les partis et seul le nombre de suffrages personnalisés est déterminant ; le panachage permet de voter pour des candidats de listes différentes et l’électeur a même le droit de n’user que partiellement de son capital-suffrages. Les études du CRISP, dirigées par Jules Gérard-Libois et rendues possibles grâce aux documents et aux moyens fournis par la Chambre des Députés, ont permis d’analyser les effets des modalités particulières du scrutin. On a pu également définir entre quelles listes et quels candidats s’opère le flux principal des panachages et préciser la distance ou la proximité entre eux. Ces études portent sur cinq scrutins depuis 1974 : trois législatifs nationaux et deux « européens ». Dans la mesure où sont prises en compte certaines corrélations sociales, culturelles et économiques, l’étude éclaire bien plus que les simples résultats électoraux. L’élection révèle la société dans ses mutations. Mais Ia société éclaire aussi les évolutions électorales : dans un contexte socio-économique donné ; à travers l’image que la coalition au pouvoir a pu donner de sa gestion.
Courrier hebdomadaire
1950 : l’effacement de Léopold III. Tempête au PSC-CVP
Courrier hebdomadaire n° 1169-1170, par Jules Gérard-Libois, 59 p., 1987
Le 7 mai 1945, Léopold III est libéré par les forces américaines à Strobl, dans le Reich nazi qui s’effondre. Son frère Charles continue à assumer la Régence à Bruxelles et le gouvernement d’union nationale est dirigé par le socialiste Achille Van Acker. Libéré, le Roi ne peut rentrer au pays ni reprendre l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles. Nous avons exposé déjà les conditions, pressions et attitudes qui permettent de comprendre le non-retour . Une loi de juillet 1945 fait des Chambres réunies le seul juge du moment où pourra prendre fin l’impossibilité de régner de Léopold III. C’est une loi-cadenas garantissant le non-retour aussi longtemps que la majorité parlementaire ne sera pas arithmétiquement à même de mettre fin à cette impossibilité de régner. Sur ce terrain – Chambre et Sénat – tout dépend en fait de la force numérique du PSC-CVP, parti national et unitaire qui, au-delà de l’ancienne Droite catholique, cherche à ratisser plus large, spécialement dans des milieux et groupes pro-léopoldistes, lesquels croient trouver en faveur de leur thèse, chez les sociaux-chrétiens, la solution de l’affaire royale. Ces groupes ne se rallient pas pour autant à l’ensemble des conceptions, du programme et des règles du PSC-CVP, définis lors de la création du parti en vue des premières élections législatives d’après-guerre. [...]
Courrier hebdomadaire
Le Congo. Du domaine de Léopold II à l’indépendance
C’est le 15 novembre 1908 que le Congo (actuellement Zaïre) est devenu colonie belge par une loi ’sur le gouvernement du Congo belge, couramment appelée la Charte coloniale. Votée par les Chambres et signée par le Roi le 18 octobre avec contreseing ministériel, cette loi organisait le système des pouvoirs dans la colonie et, pour l’essentiel, elle est restée en application jusqu’au 30 juin 1960, c’est-à-dire jusqu’à l’indépendance du Congo et la fin de l’époque coloniale belge. En fait, on ne peut expliquer la loi de 1908 qui fait de la Belgique une puissance coloniale en Afrique centrale sans rappeler, fût-ce de manière synthétique, ce qui a précédé pendant plus de trente ans et qui est lié à la volonté personnelle et à la psychologie de Léopold II. Très justement, le professeur américain Crawford Young a pu écrire : L’implacable volonté impériale du Roi Léopold II (qui ne visita jamais le Congo - NDLR) fut la principale force qui poussa à l’érection du Congo en Etat en 1885’. [...]
Courrier hebdomadaire
Élections européennes en Belgique : géographie des votes de préférence
Courrier hebdomadaire n° 1057-1058, par Jules Gérard-Libois, Malou Julin, Xavier Mabille, 37 p., 1984
Courrier hebdomadaire
Les élections pour le Parlement européen (juin 1984)
Courrier hebdomadaire n° 1040, par Jules Gérard-Libois, 27 p., 1984
Courrier hebdomadaire
Léopold III : le non-retour. Textes et documents, sélection et présentation
Courrier hebdomadaire n° 1020-1021, par Jules Gérard-Libois, José Gotovitch, 37 p., 1983
Courrier hebdomadaire
Léopold III : le non-retour
Courrier hebdomadaire n° 1010, par Jules Gérard-Libois, José Gotovitch, 28 p., 1983
Courrier hebdomadaire
1000 CH du CRISP. Facteurs et acteurs de changement : 1959-1983
Livre, par Jules Gérard-Libois, José Gotovitch, 517 p., 1971
1940, la Belgique occupée ! À ce moment, tout se défait, tout se révèle, tout se prépare et se refait peu à peu. Qui va prendre la direction du pays ? Comment, dans « l’air du temps », réagissent notables et dirigeants ? Quelle machine a été mise au point par l’occupant pour tenir le pays, et comment opère-t-elle ? Qui va collaborer ? Quelles seront les réactions populaires face à l’Ordre Nouveau ? Comment vont se nouer les premières actions clandestines ? Pour répondre à ces questions les auteurs ont exploité des sources nouvelles, notamment les archives de l’occupant. Du côté belge, des témoins-acteurs ont parlé : pas seulement pour se justifier ou pour condamner. Ici, pas d’histoire-tribunal. Les auteurs ont voulu exposer le comment trouver le pourquoi. L’an 40 constitue un champ privilégié pour l’observation de la société belge. En outre, bien des problèmes de l’après-guerre – ainsi la crise des nationalités – s’y dessinent s’y révèlent. Lever le voile sur l’an 40, c’est aussi lever des tabous politiques et sociaux.
Courrier hebdomadaire
Avant le voyage royal : dix ans de relations Belgique-Congo
Courrier hebdomadaire n° 483, par Jules Gérard-Libois, 27 p., 1970
Livres
Congo 1967
Livre, par Jules Gérard-Libois, 544 p., 1969
Livres
Congo 1966
Livre, par Jules Gérard-Libois, 544 p., 1967
Lorsque pour la première fois, en janvier 1960, le Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques (CRISP) consacra un volume aux groupements congolais mis en lumière par l’événement, à leurs prises de position et à l’évolution de la politique coloniale belge au cours de 1959, il entendait essentiellement répondre à une forte demande d’information sérieuse concernant le Congo, à la veille de l’indépendance de ce pays. Cette information consistait principalement en documents recueillis par le CRISP - documents souvent inédits, parfois très confidentiels dont les auteurs du dossier estimaient qu’ils étaient importants pour la connaissance des groupes et la compréhension de l’événement. Ces documents provenaient pour une bonne part des milieux nationalistes congolais qui, dès 1958, avaient pris l’habitude de confier leurs textes aux dirigeants du CRISP et, pour une autre part, des autorités belges agissant sur le terrain au Congo (sûreté, administration coloniale) ou à l’échelon parlementaire et gouvernemental en Belgique. En dépit d’inévitables imperfections dans la réalisation du dossier tous les milieux intéressés à la situation congolaise reconnurent dans le volume Congo 1959 un instrument privilégié pour la connaissance des faits et des groupes. Si la méthode de travail était essentiellement fondée sur la collecte des documents et sur leur sélection, elle exigeait pourtant au préalable une bonne connaissance des groupes existants et de leur valeur représentative, des données de l’histoire et du moment, des acteurs congolais et belges, ainsi qu’un certain type de relation et de communication permettant aux auteurs d’accéder aux meilleures sources et aux documents les plus intéressants. C’est dans le même sens, avec des méthodes identiques, que furent réalisés les volumes suivants et spécialement ceux qui couvrent les années 1960-1964 : primauté donnée au document (collecte, sélection) et recours pour la structure de l’ouvrage à des éléments découlant de l’événement plutôt que d’interprétations ou d’explications théoriques des phénomènes. Cette méthode de travail était empirique, Les auteurs des dossiers n’avaient pas par principe renoncé à toute ambition de réaliser ultérieurement des synthèses ou de s’adonner un jour à des essais théoriques. Mais pour eux, l’obligation de collecter le document, de suivre l’évolution des groupes, de recenser les acteurs constituait un premier garde-fou contre la tentation d’élaborer des synthèses hâtives ou d’étouffer une réalité fluide, multiforme, dans des cadres d’interprétation ou dans des concepts inadaptés […]
Livres
Congo 1965. Political documents of a developing nation
Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 516 p., 1967
Livres
Congo 1965
Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 507 p., 1966
En comparaison des événements de 1964 - expansion rapide des rébellions « mulelistes » ; retour au pouvoir de M. Tshombe ; opérations de reconquête et action aéroportée belgo-américaine sur Stanleyville l’année 1965 au Congo apparaît comme un temps de moindre intensité dramatique. Cette observation doit pourtant être considérée d’une manière relative. Des phénomènes et des faits, comme la rigoureuse répression opérée dans les zones rebelles ; la démission forcée de M. Tshombe dans un contexte de rivalité pour la présidence de la République ; la prise du pouvoir par le haut-commandement de l’ANC, constituent en effet des éléments importants de l’histoire du Congo et ils ont fait r objet d’un intérêt considérable à l’échelle africaine et mondiale. Quand on observe la situation congolaise au début de 1965, on enregistre un phénomène dominant : après la reconquête de Stanleyville, et des principaux centres, par les forces relevant de Léopoldville, le facteur qui avait si grandement favorisé M. Tshombe en 1964 - la crainte d’une victoire de la rébellion - s’estompa, assez rapidement au profit de facteurs de dislocation, agissant sur le noyau dirigeant. Ce fut particulièrement sensible après les élections générales, dès que l’intérêt immédiat à pouvoir invoquer un patronage tshombiste s’atténua pour les politiciens. A ce moment, la tension s’accrut entre le chef de l’État et le chef du gouvernement ; la majorité CONACO se révéla peu, homogène et fut ébranlée par l’action de V. Nendaka et de ses alliés ; la gestion budgétaire fut reconnue catastrophique, malgré raide extérieure occidentale, et la « katanguisation » du pouvoir central par M. Tshombe et ses conseillers privés fut jugée intolérable par des milieux de plus en plus larges. Ces tendances centrifuges furent assez fortes pour permettre à J. Kasa-Vubu de renverser M. Tshombe, mais insuffisantes pour provoquer une autre cristallisation, assez puissante à l’échelon parlementaire pour s’imposer, ou assez populaire pour entraîner les masses urbaines. C’est dans ce contexte, fait d’incertitude sur le sort du régime et sur l’orientation de la politique africaine, qu’en fin novembre, le commandement militaire prit le pouvoir et installa aux plus hautes fonctions - en principe pour 5 années - les généraux Mobutu et Mulamba. La tendance anti-tshombiste du régime nouveau commença à s’exprimer dès avant la fin de 1965, mais c’est surtout au premier semestre 1966 qu’elle, s’affirmera, tant dans sa politique africaine que dans celle dite de l’indépendance économique envers l’ancienne puissance coloniale.
Livres
Katanga Secession
Livre, par Jules Gérard-Libois, 377 p., 1966
’May God protect independent Katanga.’ With these words, the provincial Council of Ministers headed by Moose Tshombe concluded the declaration of July 11, 1960, by which Katanga proclaimed itself totally independent and requested Belgium to join with it ’in a close economic community.’ ’We are ready to proclaim before the world that the Katanga secession is ended.’ In these terms, on January 14, 1963, the Council of Ministers headed by Tshombe announced from Kolwezi that it accepted reintegration of Katanga into the Republic of the Congo, in accordance with the Thant Plan of August, 1962. From July 11, 1960, to January 14, 1963, for thirty months and three days there existed and functioned a Congolese province in secession, set up as a de facto state whose independence was officially recognized by no country. These thirty months of secession have, to this day, fed many impassioned polemics but little objective research or study. Whence came this idea of independence for Katanga ? Who sustained it and put flesh on its bones ? How and by what powerful means could it be proclaimed, then attempted ? What factors finally called a halt to the secession ? It is probably still too early to try to write the whole history of the secession. Useful accounts are still lacking. Sources currently available are often tendentious or incomplete, and vital elements of truth, if they find expression in the press or in declarations and reports of the authorities involved, appear only as allusions or sweeping assertions. We should like to recount in more modest fashion here what happened in Katanga, aiming thereby to shed light on local and foreign influences on the secession. This story is based on collections of public sources currently available as well as on oral accounts and unpublished documents, often of a confidential nature, which permit an understanding of the secession and its workings, particularly in matters involving military personnel and assistance or diplomatic action taken with regard to Tshombe’s regime. Some of the sources and documents used here have already been printed in works in the collection ’Dossiers du CRISP’ : Congo 1959, Congo 1960, Congo 1961, and Congo 1962. In order not to overburden the book with long quotations, the reader is referred at times to these works. In addition, a section of relevant or original documents is appended to each part of the book. The history of the secession cannot be isolated from the process which led to it. The whole story of autonomist or secessionist tendencies among Katanga Europeans throughout the entire colonial period cannot be retraced here. However, it would seem useful to show what stages led to the creation in Katanga of a party whose program essentially demanded autonomy for the province. At the end of June, 1960, the party was in a position of strength, capable of proclaiming Katanga independent, if this solution seemed desirable and possible both to its leaders and to their powerful local supporters.
Livres
Congo 1964. Political documents of a developing nation
Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 600 p., 1965
Livres
Congo 1964
Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 589 p., 1965
Dès janvier, l’explosion de l’insurrection muleliste au Kwilu. De mai à septembre, une progression spectaculaire des groupes en révolte contre le régime et ses représentants. En juin, la rentrée à Léopoldville de l’ancien chef de la sécession katangaise et son accession à la tête du gouvernement central congolais. En septembre, la création à Stanleyville d’une République Populaire avec une Armée Populaire de Libération. En novembre, l’intervention des parachutistes belges à Stanleyville et à Paulis, avec l’appui de forces aériennes américaines. En octobre et les mois suivants, la reconquête de centres urbains par des unités de l’Armée Nationale dont des mercenaires et des officiers étrangers constituaient le fer de lance, En décembre, un rebondissement de l’affaire congolaise devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies et une polarisation nouvelle de l’Organisation de l’Unité Africaine sur le problème du Congo. Ces faits suffisent à mettre en lumière l’importance des évènements de tannée 1964 pour la République Démocratique du Congo et l’ampleur de ses implications internationales, Mais était-il possible de recourir pour analyser et illustrer de tels faits aux méthodes utilisées pour les cinq ouvrages précédents de la série « CONGO 19.... » ? Etait-il possible de trouver à leur sujet, des documents suffisamment nombreux et valables pour qu’en y opérant une sélection rigoureuse, en les intégrant dans un plan rationnel, il soit possible de contribuer à une connaissance sérieuse de l’histoire congolaise contemporaine et de ses conditionnements réels ? Les difficultés de l’entreprise s’aggravent en fait, d’année en année. Le régime qui prévaut au Congo ne favorise pas en effet l’existence de sources écrites de qualité relatives aux véritables problèmes de la société et de l’État. Souvent, les sources existantes - officielles ou privées - concernent seulement quelques centres importants comme Léopoldville et Elisabethville ou à la rigueur, Bukavu et Stanleyville. Mais pour ces centres mêmes, il serait excessif de penser que l’information soit sûre et régulière, raisonnablement conforme aux courants réels et aux situations objectives. Outre ces carences qu’explique le caractère déformant partiel et artificiel de la documentation écrite mise sur le marché, d’autres résultent de l’histoire même du Congo : rien ou presque comme documentation écrite n’est sorti du Kwilu depuis le début 1964 et pour le CNL-Est et la République Populaire, le seul organe de presse fut « Le Martyr » de Stanleyville dont moins de vingt numéros parurent d’août à la fin novembre 1964. Pour tenter de corriger ces carences, le CRISP et les auteurs de ce livre ont eu largement recours à des sources dont en définitive la valeur est sensiblement supérieure aux documents usuels : - tout d’abord, ils ont utilisé - grâce à l’esprit de coopération de la Radio Télévision Belge - nombre d’interviews et de documents sonores relatifs à la constitution du gouvernement Tshombe et à l’action des simbas ; - en outre, ils ont eu accès à des documents inédits de la République Populaire et du CNL dont une très faible partie a pu être exploitée encore et qui serviront à l’élaboration d’un prochain ouvrage du CRISP sur la « rébellion ». Tout ceci a pu être complété par des interviews recueillies au Congo, à Bujumbura, à Nairobi et au Caire auprès de personnalités politiques africaines appartenant aux milieux du CNL ou aux sphères dirigeantes de la République Démocratique du Congo. Ainsi, en dépit des lacunes de la documentation, il a été possible de reconstituer la trame d’évènements aussi mal connus que les antécédents du retour de M. Tshombe ou encore, de faits comme les tensions internes au sein du CNL. Là où dans l’état actuel des choses subsistaient des lacunes importantes et manquait le temps de les combler, les auteurs ont regroupé la documentation en leur possession autour de quelques thèmes, sans prétendre encore reconstituer l’histoire dans toutes ses dimensions. C’est ainsi qu’il faut comprendre les pages consacrées à la République Populaire et au CNL.
Livres
La décision politique en Belgique. Le pouvoir et les groupes
Livre, par Jean Ladrière, Jean Meynaud, François Perin, 403 p., 1965
Rares sont les études qui ont été, jusqu’à présent, consacrées à la vie politique belge. Or la Belgique a connu et connait encore un certain nombre de problèmes d’importance majeure. A beaucoup d’égards, elle constitue un microcosme où apparaissent les principaux éléments caractéristiques des pays occidentaux. Le premier mérite de ce livre, réalisé par le Centre de recherche et d’information socio-politiques (Bruxelles), est de présenter un tableau de la vie politique belge, de 1944 à nos jours. La réalisation d’une telle entreprise n’allait pas sans difficulté tenant à l’absence d’études préalables sur les points étudiés ou à l’acuité des problèmes posés : ces difficultés ont été surmontées. En second lieu, l’équipe du CRISP est parvenue à faire œuvre de science politique, en se donnant comme ligne de recherche l’analyse de décisions qui ont marqué la politique en Belgique ces dernières années (crise de l’unité belge, pacte scolaire, création des organes de la politique scientifique, ’loi unique’, réforme de l’impôt sur le revenu, programmation économique, crise charbonnière, politique des prix agricoles, politique congolaise... ). Cette méthode conduit les auteurs à donner à la substance même de l’activité politique toute son importance, et permet d’apprécier au mieux les résultats de cette activité. Le présent ouvrage, qui rappelle, en outre, les bases et les étapes de la vie politique belge et est illustré de nombreux documents, fournit un instrument de référence à tous ceux qui s’intéressent à la Belgique, ainsi qu’aux problèmes de l’Europe.
« Congo 1963 » est le cinquième ouvrage de la série des « Congo » éditée par le CRISP. Avant d’esquisser dans cette introduction un rapide panorama de l’évolution politique du Congo au cours de cette année, il n’est sans doute pas inutile de rappeler et de préciser les règles de méthode et les objectifs poursuivis par cette collection. L’enseignement classique de l’histoire par les historiens a certes une valeur incontestable et universelle, qu’il s’agisse de l’histoire d’un peuple disparu, d’une époque lointaine ou d’une société de dimension restreinte. Lorsque les règles de la connaissance historique sont respectées, un fait du passé peut avoir autant de signification humaine qu’un fait actuel. Sociologie et histoire tendent à se confondre lorsque cette dernière parvient à franchir le seuil de la rareté et de l’imprécision des faits révolus pour déboucher sur la représentation d’un fait social. Cependant lorsqu’il n’est pas possible d’atteindre un degré suffisant de connaissance et de précision. et qu’aucune interprétation sociologique n’est autorisée, l’ historien, sans parler du compilateur stérile, n’est plus qu’un collectionneur de faits épars, dans lesquels viendront peut-être puiser les historiens et les sociologues futurs. La connaissance systématique des faits sociaux contemporains dans leur déroulement historique - que ton pourrait considérer comme une histoire ultra-contemporaine - devrait offrir des facilités plus grandes que dans le cas de l’histoire classique des faits passés. En effet, à ces possibilités de l’historien s’ajoutent les techniques du sociologue. A l’interrogation des textes et des objets se joint celle des personnes. L’histoire ultra-contemporaine, qui se situe nécessairement au confluent de l’histoire et de la sociologie, aurait en outre l’avantage pratique de fournir, aux gouvernants et aux peuples, un diagnostic adéquat des problèmes de leurs sociétés. Une telle discipline est cependant loin d’être acceptée tant par les historiens que par les sociologues. Les premiers, reculant devant la masse et la subjectivité des faits actuels, préfèrent se réfugier dans l’analyse des sociétés mortes et des processus accomplis ; les seconds sont contraints par leur technique de recherche de ne cerner qu’un secteur de la réalité à la fois, après en avoir forgé le cours évolutif. Par conséquent l’analyse des faits contemporains d’histoire reste aux mains des journalistes et essayistes, qui se contentent de donner au public une pseudo-connaissance et une sociologie-digest. L’élaboration d’une connaissance scientifique de l’histoire ultra-contemporaine nécessite une double démarche : : il faut tout d’abord que soient rassemblés, sélectionnés, classés et présentés les faits et les textes de cette histoire, du moins dans la mesure ou ceux-ci sont accessibles. La collection des « Congo » tente de répondre à cet objectif. Mais il faut ensuite que le recours à la méthode et aux techniques de la sociologie et de la science politique complète, critique et sélectionne ces matériaux et leur donne leur signification authentique. Les auteurs de la collection des « Congo » sont conscients d’une part des lacunes de la documentation écrite présentée, soit que celle-ci ne leur ait pas été accessible, soit que le choix des textes présentés ait été défectueux : d’autre part du caractère déformant, partiel et artificiel de la documentation écrite en général, et des documents publics congolais en particulier. Ce sont les raisons pour lesquelles ils souhaitent que d’autres poursuivent l’œuvre commencée par une analyse sociologique. Cependant, malgré cette mise en garde, les auteurs sont convaincus de faire œuvre utile à deux égards : ils espèrent avoir fourni aux écrivains, sociologues et historiens une documentation qui leur épargnera de nombreux efforts et réduira leur coefficient d’erreur et d’approximation. Mais ils destinent d’abord et avant tout leur ouvrage à tous ceux que l’histoire récente du Congo concerne directement, c’est-à-dire les peuples du Congo et de l’Afrique et leurs dirigeants. Dans la mesure où désormais l’histoire peut s’écrire en même temps qu’elle se fait et où les acteurs principaux pensent avoir une connaissance scientifique de la société et de ses problèmes, il est nécessaire de les munir du maximum d’information et d’une vision d’ensemble des évènements auxquels ils participent. En 1963, lie Congo fut marqué d’abord par la fin de ;[a sécession katangaise et par la dissolution de l’entité katangaise en trois provinces. Ce chapitre capital de l’histoire du Congo a été abordé dans les dernières pages de « Congo 1962 » et dans l’ouvrage « Sécession au Katanga ». Mais c’est en septembre-octobre 1963 que se situe l’évènement le plus significatif pour l’avenir du Congo : la rupture définitive entre l’exécutif et le législatif déclenchée par la mise en congé illimitée des Chambres par le chef de l’État. Deux conséquences en découlèrent qui se sont révélées déterminantes pour révolution du Congo en 1964 : en premier lieu, l’opposition fut contrainte de se réfugier dans la clandestinité ou dans l’exil. La formation d’un gouvernement insurrectionnel à Brazzaville fournit aux rébellions rurales la superstructure politique qui leur faisait défaut et leur donna toute leur importance. En second lieu, le gouvernement, privé de la force démocratique que représentaient les Chambres, malgré leur faiblesse et leur corruption, passa sous la coupe de son noyau dur constitué par le groupe de Binza. Le geste du chef de l’État priva en fait les institutions congolaises de leurs forces modérées du Centre. L’exécutif glissa à droite et l’opposition opta pour l’insurrection. L’impasse était totale. C’était le prologue du drame, désormais inévitable, qui se jouerait en 1964.
Livres
Sécession au Katanga
Livre, par Jules Gérard-Libois, 364 p., 1963
« Que Dieu protège le Katanga indépendant ». Par ces mots, le Conseil des ministres provinciaux présidé par M. Tshombe terminait la déclaration du 11 juillet 1960 par laquelle il proclamait le Katanga totalement indépendant et demandait à la Belgique de s’unir avec lui « en une étroite communauté économique ». « Nous sommes prêts à proclamer devant le monde que la sécession katangaise est terminée ». C’est en ces termes que le 14 janvier 1963. le Conseil des ministres présidé par M. Tshombe annonçait de Kolwezi qu’il acceptait la réintégration du Katanga dans la République du Congo, selon le schéma fixé par le Plan Thant en août 1962. Du 11 juillet 1960 au 14 janvier 1963, pendant trente mois et trois jours a existé et fonctionné une province congolaise en sécession, érigée en État de fait dont l’indépendance pourtant ne fut reconnue officiellement par aucun pays. Ces trente mois de sécession ont, jusqu’à ce jour, alimenté plus de polémiques passionnées que de recherches ou études objectives. D’où venait cette idée d’indépendance au Katanga ? Qui la soutenait et lui donnait corps ? Comment et avec quels puissants moyens a-t-elle pu être proclamée puis expérimentée ? Quels facteurs ont finalement provoqué r échec de la tentative sécessionniste ? Sans doute est-il encore prématuré de vouloir écrire aujourd’hui toute l’histoire de la sécession : des témoignages utiles font encore défaut : les sources actuellement disponibles sont souvent tendancieuses ou incomplètes et des éléments essentiels de la réalité ne s’expriment dans la presse, dans les déclarations ou des rapports des autorités intéressées que par allusions ou par affirmations globales. Nous voudrions ici plus modestement raconter ce qui s’est passé au Katanga, avec un souci particulier de mettre en lumière les conditionnements locaux et extérieurs de la sécession. Cette narration se fonde sur r ensemble des sources publiques actuellement disponibles ainsi que sur des témoignages et sur des documents inédits, souvent confidentiels, qui permettent de comprendre certains mécanismes de la sécession, notamment en matière d’encadrement et d’assistance militaires ou d’action diplomatique concertée au sujet du régime de M. Tshombe.
Livres
Congo 1962
Livre, par Jules Gérard-Libois, Benoît Verhaegen, 464 p., 1963
Le premier gouvernement présidé par M, Adoula fut investi le 2 août 1961 par les Chambres réunies en session extraordinaire à Lovanium. L’activité du gouvernement durant tannée 1961 se concentra sur trois points : 1) La recherche d’une reconnaissance internationale : la participation du Congo à la conférence de Belgrade fut la tentative la plus spectaculaire de la politique étrangère du gouvernement ; 2) la reconquête de l’unité du Congo par la fin de la sécession katangaise : les accords de Kitona en décembre 1961 donnèrent momentanément t illusion d’une réussite en ce domaine ; 3) le maintien de l’unité du gouvernement : le départ de M. Gizenga, vice-premier ministre, pour Stanleyville en octobre 1961 annonça l’échec de cette politique. Ces événements ont été présentés et commentés dans un ouvrage précédent du CRISP : CONGO 1961. L’année 1962 fut dominée par deux problèmes politiques fondamentaux : celui des structures de la République et celui de la résorption de la dissidence katangaise. Ces deux problèmes sont traités respectivement dans les parties II et III de cet ouvrage. La première partie est consacrée à la présentation de la politique intérieure du Gouvernement Adoula et, en particulier, de ses relations avec l’opposition. Une place importante a été réservée aux déclarations des principaux représentants des groupes politiques à Léopoldville. L’inefficacité concrète de la plupart de ces interventions ne peut faire oublier leur importance en tant que témoignage de l’idéologie nationaliste. Les politiciens furent confrontés durant l’année 1962 avec une mutation profonde des institutions et des structures de la République qui aboutit à retirer la direction effective du pays des mains des parlementaires. La sécession katangaise fut résorbée grâce au jeu combiné d’une action diplomatique internationale et d’une offensive militaire des Nations Unies. La réalisation des nouvelles provinces fut opérée sous la pression des forces politiques locales et avalisée par un Parlement débordé. C’est aux forces syndicales qu’incomba le rôle de livrer une bataille d’arrière-garde pour le maintien des institutions politiques nationales, Enfin les principales forces de la République, l’armée et l’administration, affermirent au cours de l’année 1962, et sans doute pour longtemps, leur emprise sur la vie politique nationale, amorçant l’évolution progressive du régime parlementaire vers une bureaucratie militaire. Il est sans doute encore trop tôt pour considérer la direction de cette évolution comme définitive, mais on peut néanmoins souligner, dès à présent, une constante des structures congolaises qui s’est manifestée tant à travers la période coloniale, qu’à travers la crise des années 1960 et 1961 et à travers la stabilisation de 1962 : l’importance fondamentale de l’administration et de l’armée au détriment des institutions et des forces spécifiquement politiques. Le rôle et l’état actuel des forces économiques n’ont pas été analysés dans cet ouvrage. Ceci ne veut pas dire qu’ils ne soient pas importants, et sans doute maintenant plus que jamais. Nous renvoyons le lecteur aux différentes analyses et documents publiés par la revue Études Congolaises et notamment le dossier : « Situation Économique et Financière du Congo en 1962 », paru dans le n° 3 de mars 1963. Malgré le succès croissant rencontré par nos publications précédentes : Congo 1959, Congo 1960 et Congo 1961, nous sommes conscients des imperfections de ces travaux : certains documents et faits importants ne sont pas cités ou reproduits, des secteurs entiers de la vie politique ne sont pas traités, tels l’influence des groupes de pression internationaux et celle des forces économiques ; une place trop grande est accordée aux déclarations, dont l’importance concrète est souvent minime, au détriment des jeux de couloir et des pressions discrètes, mais efficaces etc… C’est pourquoi la lecture et l’utilisation d’un tel ouvrage ne peuvent déboucher sur des généralisations et des conclusions même partielles. Des informations et des analyses complémentaires demeurent indispensables avant de pouvoir utilement interpréter l’évolution politique du Congo. Le souhait des auteurs est que le travail entrepris ici soit poursuivi, complété, amélioré par les chercheurs et les étudiants africains auxquels incombe la charge d’écrire leur propre histoire.