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2023 - 2025

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Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2024

Courrier hebdomadaire n° 2664-2665, par Iannis Gracos, 132 p., 2025

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2024. Au niveau interprofessionnel, les syndicats ont poursuivi leur mobilisation contre les perspectives de renforcement des politiques d’austérité. Après les élections du 9 juin, ils se sont opposés aux projets socio-économiques des gouvernements wallon et francophone nouvellement formés et du gouvernement fédéral De Wever en cours de formation. L’expression de la colère des agriculteurs a principalement ciblé les politiques européennes qu’ils jugent inadaptées aux réalités du terrain ou susceptibles de mettre en péril la viabilité et la rentabilité de leurs exploitations : PAC, Green Deal, produits ukrainiens, traité avec le Mercosur, etc. L’annonce de la fermeture de l’usine d’Audi Brussels, à Forest, a constitué un véritable séisme social. Elle a signifié une perte d’emploi massive, qui a touché tant les travailleurs de ce site industriel que ceux des entreprises sous-traitantes. La négociation du plan social a duré plusieurs mois, dans un climat de grandes tensions allant jusqu’à un lock-out . Les coursiers travaillant pour la plateforme Uber Eats ont mené une grève de deux jours. Elle a permis de faire entendre la voix des nombreux travailleurs sans papiers actifs dans le secteur de la livraison de repas à domicile, dont la mobilisation est par nature malaisée. La grève de quatre semaines intervenue au sein de l’asbl AVJ Liège, service d’aide à domicile pour adultes en situation de handicap, s’est distinguée par son issue relativement favorable pour le personnel, mais aussi par le recours à la justice et aux réquisitions de travailleurs de la part de la direction. Une annexe statistique fournit un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2024. Cette étude a été rédigée par B. Conter, A. Dufresne, A. Dupuis, J. Faniel, G. Lambert, E. Martinez, L. Mélon, A. Orban, P. Reman, M. Strale, K. Vandaele et Z. Vitali.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections du 9 juin 2024 (II). Parlements régionaux et communautaires

Courrier hebdomadaire n° 2656-2657, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, David Van Den Abbeel, 191 p., 2025

En Belgique, les élections du 9 juin 2024 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats de ces différents scrutins. Il en dégage les principaux enseignements, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en découlent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections multiples du 26 mai 2019. Ce second volume est consacré au renouvellement des différents parlements régionaux et communautaires. Pour chacune des assemblées élues directement, sont analysés la participation au scrutin (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble de la Région ou de la Communauté, les scores et l’implantation électorale des partis politiques, et les voix de préférence et taux de pénétration. La nouvelle composition des diverses assemblées est également étudiée. L’exposé est soutenu par une trentaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, commune par commune, les scores électoraux qu’ont obtenus en 2024 les différentes listes actuellement représentées au Parlement wallon, au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale ou au Parlement flamand.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections du 9 juin 2024 (I). Parlement fédéral et Parlement européen

Courrier hebdomadaire n° 2654-2655, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, David Van Den Abbeel, 184 p., 2025

En Belgique, les élections du 9 juin 2024 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats de ces différents scrutins. Il en dégage les principaux enseignements, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en découlent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections multiples du 26 mai 2019. Ce premier volume s’ouvre par l’exposé des quelques problèmes que le déroulement de la journée électorale du 9 juin 2024 a connus sur le plan organisationnel. Ensuite, il est consacré au renouvellement du Parlement fédéral et à l’élection des représentants belges au Parlement européen. Pour la Chambre des représentants, sont analysés la participation au scrutin (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble du pays et dans chacune des trois régions, les scores et l’implantation électorale des partis politiques, les voix de préférence et taux de pénétration, et la nouvelle composition de l’assemblée. Pour le Sénat, sont abordées la désignation des sénateurs émanant des entités fédérées et celle des sénateurs cooptés. Pour l’élection de la représentation belge au Parlement européen, le plan est semblable à celui suivi pour la Chambre des représentants. L’exposé est soutenu par une vingtaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, commune par commune, les scores électoraux qu’ont obtenus en 2024 les différentes listes actuellement représentées au Parlement fédéral.

Courrier hebdomadaire

La publication par commune des résultats des élections multiples du 9 juin 2024 : une approche critique

Courrier hebdomadaire n° 2650, par David Van Den Abbeel, 36 p., 2025

Depuis 2014, les résultats des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires sont disponibles jusqu’au niveau des communes (et non plus seulement, comme auparavant, jusqu’au niveau des cantons). Incontestablement, il s’agit là d’une avancée vers une connaissance plus fine des choix des électeurs. Pour les chercheurs, cela rend notamment possibles de multiples croisements avec d’autres données socio-économiques disponibles à l’échelle communale. Et pour les citoyens, il est bien plus évocateur de disposer des résultats électoraux au niveau de la commune qu’à celui du canton. Toutefois, l’analyse des données électorales par commune révèle que celles-ci comportent de nombreuses anomalies, ce qui soulève des questions sur leur fiabilité. Leur qualité rend-elle effectivement compte des choix posés par les citoyens dans leur commune ? David Van Den Abbeel s’est penché sur les résultats du scrutin multiple du 9 juin 2024, tels qu’ils sont disponibles sur le site Internet officiel créé et géré par le SPF Intérieur. Dans ce Courrier hebdomadaire , il pointe de manière détaillée les manquements dans ces données, et identifie les raisons pour lesquelles celles-ci doivent toujours être considérées avec une certaine prudence, voire nécessitent des corrections. En l’occurrence, il repère 32 anomalies, qui concernent pas moins de 40 communes belges. Quatre tableaux répertorient l’ensemble des difficultés constatées et documentées pour le scrutin européen, fédéral, régional et communautaire du 9 juin 2024. Celles-ci entraînent des conséquences variables sur l’interprétation et l’utilisation qui peuvent être faites des résultats par commune – voire, dans quelques cas, des résultats par canton.

Podcasts

Les élections, un an après. Une Belgique qui change ?

intervention de Jean Faniel et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 9 juin 2025

Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Émission spéciale présentée par Julien Pieret, avec Jean Faniel et Caroline Sägesser : Les élections, un an après Une Belgique qui change ?

Les @nalyses en ligne

Défi, un parti moribond ?

par Jean-Paul Nassaux, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 mai 2025

Les événements récents ont porté de rudes coups au parti Défi. Au point que sa disparition n’est plus exclue, certains observateurs le qualifiant de « moribond ». Il est vrai que les revers électoraux subis en 2024 par les amarantes se conjuguent aux déchirements internes. Toutefois, deux éléments invitent à considérer la situation avec prudence. D’une part, le qualificatif « moribond » était précisément celui employé à l’endroit du CDH ; or Les Engagés, qui lui ont succédé en 2022, ont réalisé dernièrement des résultats électoraux inattendus, repositionnant ce parti au cœur de l’échiquier politique à tous les niveaux de pouvoir. D’autre part, l’ancêtre de Défi, le Front démocratique des francophones (FDF), a déjà connu, au début des années 1980, une situation susceptible de le faire disparaître.

Courrier hebdomadaire

La formation du gouvernement De Wever (juin 2024 - février 2025)

Courrier hebdomadaire n° 2637-2638, par Caroline Sägesser, 69 p., 2025

Dès le lendemain des élections du 9 juin 2024, se dégage la piste d’une coalition associant la N-VA, le MR, Les Engagés, Vooruit et le CD&V pour constituer le nouveau gouvernement fédéral. Cette formule reçoit le nom d’« Arizona », en référence au drapeau de cet État des États-Unis, qui réunit le jaune, le bleu, le rouge et l’orange (soit les couleurs respectives, en Belgique, des nationalistes flamands, des libéraux, des socialistes et des sociaux-chrétiens). Le processus de formation du gouvernement fédéral dure un peu moins de huit mois. Durant cette période, aucune formule de coalition autre que l’Arizona n’est sérieusement envisagée. Les négociations débutent dès le 12 juin, jour où Bart De Wever (N-VA) est chargé d’une mission d’information par le roi Philippe. Hormis une brève interruption du 23 août au 2 septembre, durant laquelle Maxime Prévot (Les Engagés) mène une mission de médiation, B. De Wever pilote la constitution du gouvernement jusqu’à sa mise en place, en tant qu’informateur, puis préformateur puis enfin, à partir du 10 juillet, formateur. Des moments de grandes tensions politiques marquent le processus de formation, qui est en outre retardé par la tenue des élections communales et provinciales du 13 octobre 2024. Le gouvernement De Wever entre en fonction le 3 février 2025, soit 239 jours après le scrutin. Sa formation est la troisième plus longue de l’histoire du pays, après celles des gouvernements fédéraux Di Rupo (540 jours en 2010-2011) et De Croo (494 jours en 2019-2020). Chose encore difficilement imaginable un an auparavant, B. De Wever, président d’un parti qui vise à l’indépendance de la Flandre, devient Premier ministre ; toutefois, son accession à ce poste a rapidement fait consensus parmi les partenaires de la coalition.

Les @nalyses en ligne

Le monde va mal, l’Arizona se porte bien ?

par Vincent Lefebve et Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 mai 2025

Nous vivons dans un monde assiégé par des crises de natures multiples. Sur le plan géopolitique, le monde a pénétré depuis le 20 janvier 2025 dans une nouvelle ère, qui a des répercussions sur l’ensemble des secteurs de la vie sociale. Si la Belgique n’échappe pas à une telle situation, cette période marquée par la thématique de la crise y prend cependant des accents particuliers. Alors que les tensions internes avaient paralysé la Vivaldi, la gravité des bouleversements géopolitiques en cours, et de leurs conséquences, semble contribuer, en tout cas en un premier temps, à unir les différentes composantes de l’Arizona et à gommer les tensions internes qui auraient pu, autrement, entraver la bonne marche de l’exécutif.

Les @nalyses en ligne

Trophées et concessions : quel parti de l’Arizona a le mieux négocié ?

interview de Jean Faniel par Anthony Marcou, parue sur 7sur7.be, samedi 22 février 2025

« Sans nous, il n’y aurait pas eu ceci », « On vous l’avait promis, on l’a fait »… La coalition Arizona est née, l’opération d’autopromotion aussi. Depuis son instauration, chaque parti du gouvernement De Wever s’attelle à défendre (voire à s’approprier) les résultats obtenus après de (très) longues négociations. Qui a dû consentir le plus de concessions ? Qui peut placer le plus grand nombre de « trophées » dans sa vitrine ? Et qui est le roi du casting ?

Les @nalyses en ligne

« Le modèle institutionnel actuel pourrit la vie des Bruxellois »

interview de Jean Faniel par Corentin Di Prima, parue dans L’Écho, jeudi 19 décembre 2024

Au terme d’une année politique 2024 haute en couleur, la poussière des élections n’est pas encore retombée partout. Le brouillard reste épais au fédéral, et encore plus à Bruxelles. Que dire de tout cela ? Quels enseignements peut-on tirer de l’année politique écoulée au fédéral, à Bruxelles et en Wallonie ?

Les @nalyses en ligne

Le parti Chez Nous. Échec d’une nouvelle offre d’extrême droite en Wallonie

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 15 janvier 2025

Alors que l’extrême droite prospère dans la plupart des pays européens, son évolution en Belgique est plus contrastée : bien implantée en Flandre, elle reste en revanche marginale en Wallonie. Cette @nalyses du CRISPen ligne revient sur la dernière tentative en date de développement d’un parti d’extrême droite en Wallonie, celle du parti Chez Nous, et sur l’échec que ce dernier a subi lors de la double séquence électorale de 2024, provoquant son effacement précoce du paysage politique.

Podcasts

Bilan de l’année politique 2024. Pourquoi n’avons-nous toujours pas de nouveaux gouvernements fédéral et bruxellois ?

intervention de Benjamin Biard et Jean Faniel et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 janvier 2025

Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret, le bilan de l’année politique 2024, avec Benjamin Biard, Jean Faniel et Caroline Sägesser. Pourquoi n’avons-nous toujours pas de nouveaux gouvernements fédéral et bruxellois ?

Les @nalyses en ligne

Stratégies et performances électorales des partis néerlandophones dans la région bilingue de Bruxelles-Capitale (2004-2024)

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 10 janvier 2025

La Région de Bruxelles-Capitale est une région bilingue, où tant les partis néerlandophones que francophones et les rares partis nationaux participent aux élections. Ces formations doivent toutefois respecter les règles d’organisation propres à chaque scrutin. Lorsque les règles le permettent, partis francophones et néerlandophones sont amenés à considérer la possibilité d’une alliance. Ces différences de règles et de situations, et le fait que tous les scrutins aient été organisés en 2024 sur une même courte période, offrent l’occasion d’une série d’observations intéressantes à propos des choix posés par les partis néerlandophones à Bruxelles et de leurs résultats électoraux. Pour chaque scrutin, cette @nalyse du CRISP en ligne met les résultats des récentes élections en parallèle avec ceux des vingt dernières années.

Les @nalyses en ligne

Bart De Wever, formateur, n’a sans doute pas renoncé à une réforme institutionnelle

interview de Caroline Sägesser par Maryam Benayad et Vincent Rocour, parue dans La Libre Belgique, samedi 10 août 2024, p. 4-5

Dans la foulée des élections législatives tenues le 9 juin 2024, le Roi a chargé Bart De Wever, le président de la N-VA, parti arrivé en tête du scrutin, de missions d’information, de préformation puis, le 10 juillet, de formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Rapidement, cinq formations politiques ont été identifiées comme susceptibles de composer une future coalition : les partis nationaliste flamand (N-VA), libéral francophone (MR), socialiste flamand (Vooruit) et centristes francophone (Les Engagés) et flamand (CD&V). Les négociations entre ceux-ci ont repris après une semaine de vacances. Le 20 septembre a été avancé comme date pour boucler un accord, mais le parcours s’annonce ardu.

Courrier hebdomadaire

La simultanéité des élections en Belgique dans le contexte européen

Courrier hebdomadaire n° 2608, par Cédric Istasse, Caroline Sägesser, 35 p., 2024

De tous les peuples d’Europe, les Belges sont ceux qui votent le moins souvent. En effet, depuis 1999, en vertu de la Constitution, les élections pour les différents parlements de Région et de Communauté – c’est-à-dire pour le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement de la Communauté française, le Parlement flamand et le Parlement de la Communauté germanophone – ont lieu le même jour que les élections pour le Parlement européen. En outre, depuis 2014, l’habitude a été prise d’organiser également les élections fédérales – c’est-à-dire celles de la Chambre des représentants – le même jour que ces autres scrutins. Dès lors, en une décennie, les Belges n’ont été appelés aux urnes que par trois fois pour des élections législatives : le 25 mai 2014, le 26 mai 2019 et le 9 juin 2024. Ces trois dates ont à chaque fois été celles tout à la fois des élections européennes, des élections fédérales et des élections régionales et communautaires. Cette pratique des scrutins simultanés constitue une particularité belge, n’étant de mise dans aucun autre pays de l’Union européenne. Si elle ne va pas sans présenter certains avantages, en termes de stabilité des gouvernements et de coût des campagnes électorales, elle comporte aussi divers inconvénients. Notamment, il apparaît qu’elle brouille les enjeux des différents scrutins (et, en particulier, fait souvent passer au second plan ceux de l’élection européenne), qu’elle induit un déficit démocratique, et qu’elle participe à la désaffection des citoyennes et des citoyens pour la politique.

Les @nalyses en ligne

Une gauche qui n’a pas fait rêver

interview de Jean Faniel par Léonard Pollet, parue sur syndicatsmagazine.be, mardi 18 juin 2024

Au lendemain des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires du 9 juin 2024, Syndicats Magazine revient sur la campagne menée au cours des derniers mois, sur les résultats des urnes et sur les implications pour le mouvement syndical de la configuration qui pourrait se mettre en place avec la formation des nouveaux gouvernements.

Les @nalyses en ligne

« C’est certainement plus compliqué de gouverner en Belgique que partout ailleurs »

interview de Vincent de Coorebyter par Michel Bouffioux, parue sur parismatch.be, samedi 15 juin 2024

Le 9 juin 2024 se sont déroulées en Belgique des élections fédérales, régionales et communautaires en plus des élections européennes. Comment interpréter les résultats de ces scrutins ? Quelles sont les coalitions possibles ? Qui sont les gagnants et les perdants du scrutin ? Et de quoi sera fait l’avenir du pays ? Autant de questions qui se posent quand on analyse la nouvelle donne politique.

Podcasts

Analyse des résultats des élections du 9 juin 2024. Virage à droite toute ?

intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 17 juin 2024

Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : analyse des résultats des élections du 9 juin 2024. Virage à droite toute ? Avec Jean Faniel, Cédric Istasse et Caroline Sägesser. + ‘élections législatives’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique.

Les @nalyses en ligne

9 juin 2024 : à quel scrutin se présentent les parlementaires et ministres sortants ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 7 juin 2024

L’une des caractéristiques du fédéralisme belge réside dans l’importante mobilité des élites politiques. En effet, il est rare que, au cours de leur carrière politique, les parlementaires et les ministres ne soient actifs qu’au niveau de l’Autorité fédérale ou qu’au sein d’une des Régions ou Communautés. Au contraire, nombreux sont ceux et celles qui, au fil de leur parcours, exercent des responsabilités successivement à différents niveaux de pouvoir. Cependant, l’ampleur de cette mobilité est à relativiser : elle n’est pas aussi forte qu’on le pense parfois.

Courrier hebdomadaire

La préparation des élections du 9 juin 2024 (II). Parlement fédéral et Parlement européen

Courrier hebdomadaire n° 2600-2601, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 74 p., 2024

Le 9 juin 2024, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 150 membres de la Chambre des représentants, des 22 représentants belges au Parlement européen, des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone. Indirectement, ils désigneront également 50 des 60 membres du Sénat (les 10 autres étant ensuite cooptés), les 94 députés du Parlement de la Communauté française et les membres des assemblées des trois Commissions communautaires bruxelloises. Ce Courrier hebdomadaire est consacré à la préparation de ce scrutin multiple. Ce deuxième volume est consacré au renouvellement des deux chambres du Parlement fédéral et à l’élection de la représentation belge au Parlement européen. Pour la Chambre des représentants, il rappelle le résultat des élections fédérales du 26 mai 2019 et la composition de l’assemblée sortante, puis il analyse les listes de candidats déposées dans chacune des onze circonscriptions électorales. Il procède de même pour la représentation belge au Parlement européen (la présentation des listes étant réalisée dans ce cas sur la base des trois collèges électoraux). Pour le Sénat, il indique les principales dispositions qui régissent la désignation des sénateurs et rappelle la composition de l’assemblée sortante. Les commentaires des candidatures attirent l’attention sur les stratégies des partis politiques dans la confection de leurs listes : présence de personnalités en ordre utile ou non, présence de mandataires ou d’élus locaux en vue de bénéficier de l’ancrage local du parti, etc.

Les @nalyses en ligne

L’extrême droite à l’approche des élections de 2024 : enjeux et perspectives en Belgique

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 30 mai 2024

Alors que la moitié de la population mondiale est concernée par des élections en 2024, cette année est aussi singulière par la place occupée par l’extrême droite lors de nombreux scrutins. En Europe particulièrement, cette mouvance qui promeut notamment une politique restrictive en matière migratoire, autoritaire en matière sécuritaire, et antisystème se porte au mieux dans bon nombre de pays. Les partis qui défendent cette idéologie parviennent à accroître leur influence de façon parfois significative et, dans un nombre de cas croissant, accèdent au pouvoir, comme l’exemple néerlandais le montre. Qu’en est-il en Belgique ? Comment analyser l’état de l’extrême droite non seulement en Flandre, mais aussi en Wallonie et à Bruxelles à la veille des scrutins qui s’annoncent ? Quels sont les enjeux pour les partis qui en relèvent ?

Courrier hebdomadaire

La préparation des élections du 9 juin 2024 (I). Cadre juridique du scrutin

Courrier hebdomadaire n° 2599, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 49 p., 2024

Le 9 juin 2024, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 150 membres de la Chambre des représentants, des 22 représentants belges au Parlement européen, des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone. Indirectement, ils désigneront également 50 des 60 membres du Sénat (les 10 autres étant ensuite cooptés), les 94 députés du Parlement de la Communauté française et les membres des assemblées des trois Commissions communautaires bruxelloises. Ce Courrier hebdomadaire est consacré à la préparation de ce scrutin multiple. Afin d’aider les électeurs à comprendre les principales règles en vigueur et à en saisir les enjeux et implications, ce premier volume présente de façon synthétique les différents systèmes électoraux belges, en insistant en particulier sur les modifications qui ont été apportées à ceux-ci durant la législature 2019-2024. Les thématiques suivantes sont abordées : la simultanéité des scrutins, les conditions d’électorat, le caractère obligatoire du vote, le droit de vote des étrangers en Belgique, le droit de vote des Belges à l’étranger, les modalités du vote (vote papier ou vote électronique avec preuve papier), la distinction entre candidats effectifs et candidats suppléants, les règles relatives à la présence de femmes et d’hommes sur les listes de candidats, les conditions de dépôt de liste, l’effet dévolutif de la case de tête, les règles de non-cumul et d’incompatibilité, la répartition des sièges entre circonscriptions, la division en cantons, le seuil électoral, le mécanisme de l’apparentement provincial, le système des groupements de listes, etc.

Les @nalyses en ligne

Le cordon sanitaire : une réalité unique en Europe

par Benjamin Biard, paru dans Les Cahiers du Libre Examen, mars 2024, p. 35-38

À la veille d’une intense séquence électorale, les sondages indiquent de façon persistante que le parti d’extrême droite flamand Vlaams Belang pourrait accéder au rang de première formation politique du pays le 9 juin 2024. Pourtant, compte tenu de l’adoption d’un cordon sanitaire à son encontre il y a déjà plusieurs décennies, il n’est pas évident qu’il puisse espérer exercer le pouvoir dans la foulée. Mais en quoi consiste ce cordon sanitaire ? Quelles en sont les origines et envers qui s’applique-t-il vraiment ? Est-il homogène ou recouvre-t-il des formes variées à travers le territoire ? Enfin, dans quelle mesure demeure-t-il intact plus de 30 ans après son adoption ?

Les @nalyses en ligne

Des élections incertaines au terme d’une législature de crises et d’innovations. Regard rétrospectif et prospectif

interview de Jean Faniel par Alessia Messina, parue dans Trait D’Union Bruxelles, n° 138, mars-avril 2024, p. 5-8

La législature qui s’achève a été marquée par des crises multiples. Elle a aussi été l’occasion de mettre en œuvre de nouveaux processus associant des citoyens tirés au sort à la prise de décision parlementaire. Les effets de ces évolutions sur les multiples élections qui se tiendront le 9 juin puis le 13 octobre 2024 demeurent incertains. Quoi qu’il en soit, les politiques menées aux différents niveaux de pouvoir continueront de peser sur l’action et sur les marges de manœuvre des pouvoirs locaux.

Les @nalyses en ligne

La réalité rebat les cartes politiques

interview de Vincent de Coorebyter par Stéphane Tassin et Vincent Rocour, parue dans La Libre Belgique, samedi 30 décembre 2023, p. 8-10

L’année 2023 a été marquée par une nouvelle progression de l’extrême droite en Europe. En Belgique aussi, le Vlaams Belang est annoncé en tête des intentions de vote, tandis que, à l’opposé, le PTB semble également progresser. À l’aube d’une année caractérisée par de nombreux scrutins, Vincent de Coorebyter revient sur les clivages à l’œuvre au sein de la société qui modifient les équilibres politiques anciens et sur les rapports au sein de la coalition fédérale entre partis de gouvernement.