Un soda qui goûte la frite : la récente campagne de Coca-Cola
par David Van Den Abbeel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 juillet 2026
Une toile géante en trois pans, avenue Louise, au cœur de Bruxelles. Des personnes souriantes sur une terrasse ensoleillée. Un rouge très présent et une marque aisément identifiable : « Coca-Cola », emblème de la société The Coca-Cola Company. Le slogan, lui, est plus étonnant : « Produit par 2.200 employés en Belgique ». Voir la multinationale américaine, rodée à l’utilisation intense du marketing depuis sa naissance, communiquer sur ses effectifs en Belgique plutôt que sur les valeurs de tradition, de famille ou d’amitié qu’elle emploie habituellement dans ses campagnes a de quoi surprendre. Quel est le message que Coca-Cola veut faire passer en Belgique ?
Podcasts
L’État actionnaire. De la Société fédérale de participation et d’investissement aux intercommunales liégeoises…
intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 12 mai 2025
Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : 1° David Van Den Abbeel : L’État actionnaire. De la Société fédérale de participation et d’investissement aux intercommunales liégeoises… 2° ‘province’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique. 3° Le tour des dernières parutions du CRISP, avec Jean Faniel et Cédric Istasse.
Les @nalyses en ligne
L’histoire du Conseil économique, social et environnemental reflète les transformations de la Wallonie
interview de Jean Faniel par Nathalie Blanchart, parue dans Wallonie, n° 157, décembre 2023, p. 14-17
Le Conseil économique, social et environnemental de Wallonie (CESE Wallonie) a récemment commémoré les 40 ans de son instauration. Lors du séminaire organisé à cette occasion, le 13 octobre 2023, Jean Faniel a retracé l’histoire de cette institution en revenant sur les évolutions, les transformations et les réformes qu’a connues le Conseil au cours de ces quatre décennies et en les mettant en parallèle avec l’histoire de la Région elle-même.
Courrier hebdomadaire
L’actionnariat des entreprises en Wallonie en 2020
Courrier hebdomadaire n° 2548-2549, par David Van Den Abbeel, Fabienne Collard, Marcus Wunderle, 64 p., 2022
L’actionnariat des entreprises est une donnée fondamentale de l’économie de marché, qu’il soit constitué de grandes familles, de multinationales ou de fonds publics, qu’il soit ou non concentré dans quelques mains, et qu’il concerne le secteur privé ou le secteur public. Par l’apport de capitaux, les actionnaires deviennent tout à la fois les partenaires financiers et les copropriétaires des sociétés dans lesquelles ils investissent. À l’échelle d’une région ou d’un pays, ils comptent donc parmi les principaux détenteurs du pouvoir économique. Réalisé par l’équipe du secteur Économie du CRISP, ce Courrier hebdomadaire est consacré à la structure de l’actionnariat en Wallonie en 2020. Il fait le point sur trois thématiques : la définition belge de l’entreprise et la démographie wallonne de celle-ci ; l’évolution de la concentration des entreprises en Wallonie ; la structure de propriété des entreprises wallonnes. Il permet de dégager des tendances claires pour chacun de ces points. L’analyse met en évidence plusieurs réalités de l’économie wallonne, dont la concentration de l’emploi dans un nombre d’entreprises relativement restreint, l’importance des pouvoirs publics belges en termes d’emploi, et le poids des groupes étrangers (essentiellement français, néerlandais, états-uniens, britanniques et allemands) dans l’actionnariat des entreprises de Wallonie. En outre, cette étude permet de prendre la mesure de certaines conséquences de la crise induite par la pandémie de Covid-19 puis de la reprise économique qui l’a suivie.
Courrier hebdomadaire
L’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, instrument au service de l’institutionnalisation de la coopération transfrontalière
Toute frontière implique une rupture sur les plans juridique et administratif. Dernièrement, la crise migratoire, le Brexit et la gestion de la pandémie de Covid-19 ont encore rappelé cette réalité. L’Union européenne est née de la volonté, non d’abolir les frontières entre les États membres, mais d’atténuer leurs effets en termes socio-économiques, sociétaux et environnementaux. Dans ce cadre, elle œuvre notamment, d’une part, à favoriser les coopérations territoriales transfrontalières et, d’autre part, à permettre aux régions frontalières de tirer pleinement parti des atouts liés à la spécificité de leur situation géographique. Dans ce but de cohésion et de développement, l’Europe a institué plusieurs instruments stratégiques et financiers. L’un des principaux d’entre eux est le groupement européen de coopération territoriale (GECT), c’est-à-dire un espace transfrontalier présentant un haut degré d’intégration entre les différents partenaires. Le premier GECT a été créé en 2008, sur la frontière franco-belge : il s’agit de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai ( * ) . Depuis lors, pas moins de 81 autres GECT ont vu le jour, aux formes et aux objectifs très divers. À travers l’analyse de la création, des structures, du fonctionnement, de la gouvernance, des réalisations, des dynamiques et des évolutions de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, ce Courrier hebdomadaire participe à l’évaluation de l’apport des GECT en tant que bassins de vie pour les populations et les territoires concernés. ( * ) Les partenaires de l’Eurométropole sont : pour le versant français, l’État, la Région Hauts-de-France, le Département du Nord et la Métropole européenne de Lille (MEL) ; pour le versant belge, l’Autorité fédérale, la Région wallonne, la Communauté française, la Région et la Communauté flamandes, la Province de Hainaut, la Province de Flandre occidentale, et les intercommunales IDETA, IEG, Leiedal et WVI.
Les @nalyses en ligne
Radiographie de l’actionnariat public en Belgique
par David Van Den Abbeel et Fabienne Collard, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 116, juin 2021, p. 16-21
La présence des pouvoirs publics en tant qu’actionnaires dans l’économie marchande tendrait à se renforcer ces dernières années dans le monde. Qu’en est-il en Belgique ? En auscultant l’articulation actuelle entre pouvoirs publics et participations financières, on peut distinguer les stratégies des entités fédérale et fédérées, les Régions elles-mêmes se différenciant dans le choix et l’organisation de leurs participations financières.
Courrier hebdomadaire
Les COP sur les changements climatiques
Courrier hebdomadaire n° 2486-2487, par Fabienne Collard, 66 p., 2021
En novembre 2020, aurait dû se tenir à Glasgow la 26 e Conférence des Parties (COP) sur les changements climatiques. La crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 ayant rendu impossible l’organisation d’un tel événement, cette réunion rassemblant les signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été reportée d’une année. Dans un contexte d’urgence climatique clamée par le monde scientifique comme par la société civile, la portée d’une telle décision mérite d’être étudiée. Une COP est loin de n’être qu’une « grand-messe » très médiatisée. Ce rassemblement annuel de responsables politiques et d’observateurs (notamment des experts scientifiques) de tous les coins de la planète est indispensable pour tâcher de mener une politique climatique concertée au niveau mondial. Les COP sont chargées de déterminer, lors de négociations longues et difficiles, la mise en œuvre concrète des engagements pris dans le cadre de la CCNUCC. Ces processus étant par ailleurs caractérisés par des lourdeurs et une diplomatie extrêmes, qui ralentissent considérablement les avancées, chaque COP compte. Reprogrammée en novembre 2021, la COP26 compte plusieurs objectifs majeurs à son agenda, comme la mise en place d’un nouveau mécanisme de marché relatif aux échanges de quotas d’émissions de gaz à effet de serre et la définition de nouveaux engagements en matière de financement envers les pays en développement. Surtout, cette COP doit être la première étape clé permettant de mesurer l’état d’avancement de la mise en œuvre – cruciale – de l’Accord de Paris de 2015.
Podcasts
Qui détient le pouvoir économique ?
intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 8 février 2021
On l’ignore sans doute mais le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, le partenaire de cette émission, s’intéresse de longue date au pouvoir économique, aux personnes qui le détiennent et plus généralement à l’évolution de l’économie belge et wallonne. Ainsi, chaque année, le CRISP récolte, dépouille, analyse et rend publique toute une série d’informations décisives pour comprendre la structuration du secteur économique, par exemple à travers son site Actionnariat wallon qui permet au grand public de se renseigner sur la santé économique et l’identité des actionnaires de près de 150.000 entreprises présentes sur le territoire belge. Passer en revue les travaux du CRISP dans ce domaine, tel sera le menu de notre émission du 1er février 2021. Pour ce faire, nous aurons le plaisir de recevoir David Van Den Abbeel, historien, économiste et coordinateur du secteur Économie du CRISP. Pourquoi le CRISP s’intéresse-t-il à l’économie ? Quels liens établit-il entre le secteur économique et son objet d’étude privilégié, soit la prise de décision politique en Belgique ? Quels sont les principaux axes des recherches menées par le CRISP en matière économique ? Sur quels secteurs d’activités s’attarde-t-il tout particulièrement ? Comment concrètement le CRISP mène-t-il ses recherches et quelles formes prennent-elles dans le cadre de leur diffusion envers le grand public ? Quels en sont les principaux résultats et que révèlent-ils sur la santé économique belge et wallonne et son évolution ? Qui sont les acteurs économiques importants, nationaux ou étrangers, qui détiennent les leviers décisionnels et qui à ce titre participent à la reconfiguration de l’économie belge ? On tâchera de répondre à toutes ces questions et à bien d’autres en compagnie de David Van Den Abbeel.
Podcasts
L'économie circulaire en question
intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 11 janvier 2021
Pour cette première émission de cette année 2021, nous nous intéresserons au concept d’économie circulaire. Que signifie-t-il et quelle en est la généalogie ? Quels sont les axes du modèle que l’économie circulaire charrie et quels sont les processus de production qu’il vise à modifier plus ou moins en profondeur ? S’agit-il réellement d’un modèle en rupture radicale avec les modes plus classiques de production économique ? Existe-t-il des règles juridiques imposant un tel modèle aux acteurs économiques ? Si oui, d’où viennent-elles ? Peut-on tirer un premier bilan des initiatives menées ces vingt dernières années en la matière ? Pour débattre de ce sujet, nous aurons le plaisir de recevoir Fabienne Collard, économiste de formation, chargée de recherche au CRISP et autrice d’un récent Courrier hebdomadaire consacré à l’économie circulaire.
Podcasts
COVID: les retombées économiques de la pandémie après la première vague
intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 30 novembre 2020
Analyse de David Van Den Abbeel, coordinateur du secteur Economie du CRISP.
Les @nalyses en ligne
Le poids du secteur pharmaceutique en Belgique
par Marcus Wunderle, paru dans Santé conjuguée, n° 91, juin 2020, p. 20-22
Le secteur pharmaceutique, poids lourd de l’économie mondiale, est remis en lumière à la faveur de la crise du Covid-19. Son importance pourrait encore s’accroître, notamment en Europe si les appels à la relocalisation sont entendus, stimulés, voire forcés, dans un contexte de dépendance envers les choix de production et de distribution. La Belgique, à la pointe de l’industrie au niveau européen, semble bien armée pour faire face à ces enjeux.
Courrier hebdomadaire
Penser l’après-corona. Les interventions de la société civile durant la période de confinement causée par la pandémie de Covid-19 (mars-mai 2020)
Courrier hebdomadaire n° 2457-2458, par Benjamin Biard, Serge Govaert, Vincent Lefebve, 127 p., 2020
En Belgique, la période de confinement décidée par les autorités publiques pour lutter contre les effets de la pandémie de Covid-19 s’est étendue, au sens strict, du 18 mars au 4 mai 2020. A priori , cette période n’était guère propice aux mobilisations des citoyens, en particulier puisqu’il leur était interdit de se réunir. Pourtant, s’est alors manifestée une importante effervescence intellectuelle et militante, qui s’est traduite par de multiples prises de position de la société civile. Il s’est agi, d’une part, de répondre aux défis suscités par la crise sanitaire et, d’autre part, de préparer la période « post-corona ». Ces initiatives ont essentiellement pris la forme de cartes blanches publiées dans la presse (et relayées sur les réseaux sociaux) et de lettres ouvertes adressées aux responsables politiques. Des débats en ligne, des enquêtes participatives, des manifestations virtuelles, etc. ont aussi pris place, de même que quelques actions dans l’espace public malgré leur interdiction. Ce Courrier hebdomadaire donne un aperçu aussi large que possible des interventions collectives qui se sont manifestées et entrecroisées au cours de ces sept semaines de confinement. Partant, il recense autant que faire se peut les mobilisations qui ont accompagné ces interventions et éclaire les constellations d’acteurs qui les ont organisées ou y ont souscrit. Les revendications exprimées par la société civile sont présentées selon neuf pôles : le financement des services publics (et, en particulier, celui du système de soins de santé) ; la culture et le sport ; l’enseignement ; la pauvreté et les inégalités sociales ; la place et le sens du travail ; les urgences sanitaire et écologique ; le capitalisme et la mondialisation ; les libertés fondamentales ; le renouvellement démocratique et la participation citoyenne.
Podcasts
Le secteur pharmaceutique en Belgique
intervention de Marcus Wunderle diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad, 21 mai 2018
À quoi ressemble le secteur pharmaceutique en Belgique ? Et quel est le lien entre pharma et politique ?
Podcasts
Pour une portée de dollars... Je festivale, tu festivales, il...
intervention de Christophe Goethals et Marcus Wunderle diffusée dans La bande à Piksou sur Radio Panik, 21 mai 2018
La saison des festivals pointe son nez. On va donc parler musique. Mais pas comme on l’entend d’habitude. Cette émission envisage les festivals sous les angles « subsides », « offre », « agents », « concurrence » et « LiveNation ». Elle revient sur la « festivalisation », c’est-à-dire la tendance à la multiplication, à la diversification et à la massification des festivals en Belgique et en Europe. Cette festivalisation connaît-elle un essoufflement ?
Courrier hebdomadaire
La réforme de la fonction consultative en Wallonie
Courrier hebdomadaire n° 2364-2365, par Anne Guisset, 64 p., 2017
En Belgique, la fonction consultative est un élément inhérent à la prise de décision politique. Rassemblant les interlocuteurs sociaux (organisations patronales et syndicales) et éventuellement diverses organisations de la société civile (désignées selon la thématique concernée), elle a pour objectif d’associer ceux-ci aux processus décisionnels dans une série de domaines, à commencer par les matières économiques et sociales. Elle consiste en l’organisation de l’élaboration d’avis par les acteurs consultés, sur la base de leurs opinions et expertises respectives et dans l’objectif de dégager si possible des positions consensuelles, puis en la remise de ces avis aux autorités publiques. Celles-ci ont ensuite la liberté relative de suivre ou non les avis qu’elles ont reçus. Au niveau régional wallon, la fonction consultative est en grande partie centralisée au sein du Conseil économique et social de Wallonie (CESW). La fonction consultative wallonne a récemment connu une importante réforme. Impulsée par le gouvernement Magnette (PS/CDH) en juillet 2014 et pilotée par le ministre-président lui-même, cette réforme a poursuivi un but de rationalisation. Il s’est agi tout à la fois de réduire le nombre des instances, de simplifier leur fonctionnement et d’accroître leur représentativité démocratique. Adoptée par le Parlement wallon le 15 février 2017, la réforme a notamment mené à une refonte de l’architecture du CESW. Désormais, celui-ci héberge – outre des commissions internes centrées sur les matières économiques et sociales – sept pôles thématiques intégrant d’anciennes instances. Si, initialement, Paul Magnette avait évoqué le principe d’une « table rase », la réforme effectivement adoptée a un caractère plus limité. Elle est loin de concerner l’ensemble des instances consultatives existantes et elle maintient la place prépondérante des interlocuteurs sociaux. Dès lors, elle est remise en cause par divers acteurs politiques et organisations de la société civile. Ainsi, dès juillet 2017, le gouvernement Borsus (MR/CDH) a fait part de son projet d’introduire un pilier environnemental au sein du CESW.
Podcasts
La transition énergétique
intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 5 mars 2018
En Belgique comme partout ailleurs, le secteur de l’énergie est amené à se remettre profondément en question. En effet, les modes traditionnels de production d’énergie ont montré leurs limites et leurs dangers : l’utilisation du pétrole, du charbon et du gaz repose sur des réserves appelées à se tarir et a d’importantes répercussions sur l’environnement, tandis que le nucléaire comporte de grands risques et reste soumis à la question du traitement des déchets radioactifs. Dès lors, une « transition énergétique », consistant en un recours accru aux sources d’énergie vertes et renouvelables (vent, soleil, etc.), s’impose de plus en plus comme une alternative raisonnable, voire incontournable. Ce mouvement est à l’œuvre à l’échelle mondiale, selon des rythmes de progression différents, et particulièrement au sein de l’Union européenne. Durant cette émission, on s’attardera surtout au cas belge en vue de saisir la complexité de l’équation énergétique, notamment dans le cadre d’un État fédéral, et la difficulté corrélative de conclure un « pacte énergétique ».
Les @nalyses en ligne
Les lobbies et l’intérêt général
par Vincent de Coorebyter, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 janvier 2018
Rien n’est plus simple, moralement parlant, que de dénoncer les lobbies. Récemment, en Europe, le dossier du glyphosate a encore montré comment le lobbying de certains « experts » continue à faire courir un risque de mort. Aux États-Unis, la NRA bloque toute réforme sérieuse de la vente d’armes. Mais si la condamnation morale est aisée, la question des lobbies est plus complexe au plan de la théorie politique, surtout en Belgique. Dans un pays qui ne croit guère à l’impartialité de l’État et à l’intérêt général, les lobbies qui défendent des intérêts économiques ne sont pas des corps étrangers au sein du jeu démocratique. À la lumière des notions popularisées par le CRISP, les lobbies doivent être rangés dans la catégorie des groupes de pression, qui sont au cœur du système.
Podcasts
Le projet de pacte énergétique
intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 18 décembre 2017
Le gouvernement fédéral et les Régions tentent de s’accorder sur un éventuel Pacte énergétique. Cette émission analyse le contexte et les implications de ces négociations en les replaçant dans le cadre plus large de la transition énergétique.
Courrier hebdomadaire
L’évaluation des pôles de compétitivité wallons : méthodes, résultats et mise en perspective européenne
Courrier hebdomadaire n° 2339-2340, par Claire Dujardin, Philippe Lefebvre, Martine Lefèvre, Virginie Louis, Frédérique Pallez, Françoise Vanderkelen, 76 p., 2017
Afin de se réaffirmer comme un espace industriel compétitif sur la scène mondiale, la Wallonie mène une politique de grande ampleur, dont l’axe central est constitué par les « pôles de compétitivité ». Créés en 2006, ceux-ci rassemblent des acteurs économiques (grandes entreprises comme PME), des acteurs de la recherche et des acteurs de la formation (universités, hautes écoles, etc.), qui travaillent en collaboration autour d’un secteur économique novateur et porteur. Au nombre de six, ces pôles sont actifs dans les domaines suivants : biotechnologies et santé (Biowin), ingénierie chimique et matériaux durables (Greenwin), transport et logistique (Logistics in Wallonia), ingénierie mécanique (Mecatech), aéronautique et aérospatial (Skywin), agro-industrie (Wagralim). Tous visent à soutenir et à créer de l’activité et de l’emploi en Wallonie par l’innovation et la valorisation, la recherche et le développement, la formation, l’investissement et l’internationalisation. Deux livraisons successives du Courrier hebdomadaire étudient le développement de la politique wallonne des pôles de compétitivité au cours de sa première décennie de mise en œuvre. Le précédent volet a montré en quoi consiste cette politique : quels en sont les fondements, les objectifs, les modalités de mise en œuvre et les particularités. Ce second volet analyse la politique sous l’angle particulier de son évaluation. Pour cela, il dresse un panorama des pratiques d’évaluation de politiques similaires en Europe et éclaire ainsi les spécificités de la méthodologie wallonne. Ensuite, il met en avant les principaux résultats, enseignements et recommandations tirés des travaux évaluatifs déjà réalisés. Enfin, il s’interroge sur le futur de l’évaluation des pôles de compétitivité en Wallonie, en lien avec les travaux en cours au sein de l’IWEPS.
Courrier hebdomadaire
Les pôles de compétitivité wallons : dix ans de politique industrielle
Courrier hebdomadaire n° 2337-2338, par Claire Dujardin, Philippe Lefebvre, Martine Lefèvre, Virginie Louis, Frédérique Pallez, Françoise Vanderkelen, 55 p., 2017
Afin de se réaffirmer comme un espace industriel compétitif sur la scène mondiale, la Wallonie mène une politique de grande ampleur, dont l’axe central est constitué par les « pôles de compétitivité ». Créés en 2006, ceux-ci rassemblent des acteurs économiques (grandes entreprises comme PME), des acteurs de la recherche et des acteurs de la formation (universités, hautes écoles, etc.), qui travaillent en collaboration autour d’un secteur économique novateur et porteur. Au nombre de six, ces pôles sont actifs dans les domaines suivants : biotechnologies et santé (Biowin), ingénierie chimique et matériaux durables (Greenwin), transport et logistique (Logistics in Wallonia), ingénierie mécanique (Mecatech), aéronautique et aérospatial (Skywin), agro-industrie (Wagralim). Tous visent à soutenir et à créer de l’activité et de l’emploi en Wallonie par l’innovation et la valorisation, la recherche et le développement, la formation, l’investissement et l’internationalisation. Deux livraisons successives du Courrier hebdomadaire étudient le développement de la politique wallonne des pôles de compétitivité au cours de sa première décennie de mise en œuvre. Ce premier volet revient sur les objectifs et fondements sur lesquels la politique s’est constituée (notamment dans le contexte de l’avènement du Plan Marshall). Ensuite, il met en lumière les choix particuliers qui ont été opérés sur les diverses dimensions de la politique (sélection des pôles ; combinaison des instruments d’intervention ; acteurs du pilotage, de la mise en œuvre et du suivi) et donne à voir le fonctionnement concret des pôles de compétitivité (dispositifs de gouvernance, de gestion et d’animation ; types et modalités d’élaboration des projets collaboratifs). Enfin, il indique comment la politique s’articule avec les autres grandes orientations économiques de la Région wallonne (dans le cadre de la Stratégie wallonne de spécialisation intelligente). Le volet suivant sera consacré à l’évaluation des effets de la politique et aux méthodes qui y sont associées.
Courrier hebdomadaire
L’actionnariat des entreprises en Wallonie en 2015
Courrier hebdomadaire n° 2329, par Fabienne Collard, Christophe Goethals, Marcus Wunderle, 44 p., 2017
L’actionnariat des entreprises est une donnée fondamentale de l’économie de marché, qu’il soit constitué de grandes familles, de multinationales ou de fonds publics, qu’il soit ou non concentré dans quelques mains, et qu’il concerne le secteur privé ou le secteur public. Par l’apport de capitaux, les actionnaires deviennent tout à la fois partenaires financiers et copropriétaires des sociétés dans lesquelles ils investissent. À l’échelle d’une région ou d’un pays, ils comptent donc parmi les principaux détenteurs du pouvoir économique. Réalisé par l’équipe du secteur Économie du CRISP, ce Courrier hebdomadaire est consacré à la structure de l’actionnariat en Wallonie en 2015. Tout d’abord, un aperçu général des entreprises présentes en Wallonie est fourni. Il s’intéresse, d’une part, aux entreprises établies en Wallonie – c’est-à-dire celles dont le siège social se situe en Région wallonne – et, d’autre part, aux entreprises dont le siège social est situé hors de Wallonie (à Bruxelles, en Flandre ou à l’étranger) mais qui possèdent une ou plusieurs unités d’établissement en Wallonie. Ensuite, la dépendance externe de l’économie wallonne est étudiée, en se penchant sur la structure capitalistique des entreprises. Les centres de décision qui les contrôlent sont analysés, particulièrement sous l’angle de leur localisation ou non à l’étranger. Cet examen est ponctué par une mesure générale du degré de dépendance de l’économie wallonne vis-à-vis des groupes d’entreprises belges et étrangers. Enfin, les 100 premières entreprises présentes en Wallonie sont étudiées de façon plus approfondie, selon quatre classements : le chiffre d’affaires, l’emploi, le capital souscrit et le total bilantaire. La position dominante de certains groupes et l’évolution de la structure de propriété dans certains secteurs de l’économie wallonne font l’objet de commentaires. L’analyse met en évidence plusieurs réalités de l’économie wallonne, dont la concentration de l’emploi dans un nombre d’entreprises relativement restreint, l’évolution rapide de la structure de propriété dans certains secteurs, et l’importance des pouvoirs publics belges en termes de capital et d’emploi. L’étude permet également de cerner le poids relatif des groupes belges et étrangers (essentiellement français, états-uniens, néerlandais, allemands et britanniques) dans l’actionnariat des entreprises de Wallonie.
Les @nalyses en ligne
La physionomie des intercommunales en Belgique
par Christophe Goethals, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 14 mars 2017
La médiatisation et les développements de l’« affaire » Publifin en Wallonie et de ses prolongements et répercussions en Flandre et à Bruxelles ont mis au jour des pratiques questionnant l’éthique et la bonne gouvernance des intercommunales en Belgique. Les reproches formulés à l’encontre de ces structures économiques ne sont pas neufs. De nombreuses réformes ont été opérées par le passé dans le but de renforcer leur surveillance et la bonne gouvernance en leur sein. Ces réformes n’ont pas été sans effet sur l’évolution du paysage des intercommunales. Mais que sait-on de ces structures et de leur fonctionnement ? Peut-on observer des différences régionales significatives ? Cette @nalyse du CRISP en ligne vise à répondre à ces questions en dressant un panorama général des intercommunales en Belgique.
Courrier hebdomadaire
L’économie des plateformes collaboratives
Courrier hebdomadaire n° 2311-2312, par Maxime Lambrecht, 78 p., 2016
En quelques années, l’économie des plateformes collaboratives en ligne s’est imposée comme un phénomène incontournable, en raison notamment de la croissance impressionnante de diverses entreprises. Elle fait aussi l’objet de nombreuses controverses : ses partisans vantent son potentiel d’innovation stimulante, voire ses avantages sociaux ou environnementaux, alors que ses détracteurs l’accusent de saper les standards de protection sociale ou de mettre à mal la capacité des États à réglementer l’économie. Surtout, de nombreuses questions se posent sur le cadre juridique applicable à ces nouvelles pratiques. Confrontées à des acteurs qui questionnent – voire contournent ou, du moins, défient – la réglementation existante, comment doivent réagir les autorités publiques ? En réaffirmant le droit en vigueur (renforcer les contrôles, sanctionner les contrevenants et combler les éventuelles lacunes juridiques par le moyen d’une simplification et d’une extension des règles) ? Ou en élaborant un régime juridique sur mesure pour l’économie des plateformes (perçue, dans ce cas, comme constituant un champ spécifique de l’économie) ? Les activités concernées brouillent en tout cas les catégories traditionnelles du droit, telles que la distinction entre salarié et indépendant ou entre amateur et professionnel. Ce Courrier hebdomadaire analyse les diverses questions que pose l’économie des plateformes collaboratives en termes de droit du travail, de droit de la sécurité sociale, de droit de la protection du consommateur, de droit fiscal et de droit de la concurrence. Il présente également le cadre juridique applicable en la matière en Belgique et dans quelques autres pays, en accordant une attention particulière à deux cas d’étude : la plateforme de transport Uber et la plateforme d’hébergement Airbnb. Enfin, il livre les pistes de réforme envisagées par les législateurs pour tenir compte de ce phénomène de plus en plus présent dans notre quotidien.
Les @nalyses en ligne
Gouverner, c’est prévoir
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 119, janvier-février 2017, p. 34-35
L’autre jour, dans un petit théâtre liégeois, un dragon ravageait les campagnes, attaquant les pauvres gens. Quand le monstre voulut s’en prendre à la fille de Charlemagne, l’irrévérencieux Tchantchès fit remarquer à son empereur que si celui-ci n’avait pas congédié le chasseur de dragons quelques années auparavant, croyant le danger écarté et voulant faire de modiques économies, ils n’auraient pas eu à faire à nouveau face au monstre. « Gouverner, c’est prévoir », souffle alors la marionnette pleine du bon sens du petit peuple à l’éminence incarnant les puissants. Les deux années écoulées ont été marquées, sur le plan européen, par une succession de « crises » et de « surprises ». Celles-ci ont des conséquences douloureuses pour de nombreuses personnes et, plus largement, paraissent déstabiliser l’Europe et plusieurs institutions nationales et internationales. Était-il à ce point impossible de les anticiper ? La Commission européenne et les gouvernements des États membres n’ont-ils reçu aucun avertissement ?
Courrier hebdomadaire
La prospective en Région wallonne
Courrier hebdomadaire n° 2308-2309, par Maxime Petit Jean, 64 p., 2016
Au cours des dernières décennies, des problématiques complexes ont émergé, telles que le changement climatique, les mutations démographiques, la digitalisation de l’économie ou le terrorisme djihadiste. Pour pouvoir apporter une réponse pertinente à ces enjeux qui se posent sur le long terme, le monde politique a besoin de disposer, autant que faire se peut, de données relatives au futur. Dans ce cadre, diverses démarches ont été développées. Parmi elles, figure la prospective. La prospective n’a pas pour but de prévoir l’avenir. Son objectif est de tenter de se projeter dans le futur, en explorant tous ses développements probables, possibles ou désirables. En particulier, elle vise à identifier les tendances majeures et les phénomènes émergents, et à essayer d’anticiper les ruptures à venir. Pour cela, elle élabore des scénarios susceptibles de se produire dans les années à venir, sur la base de l’analyse des données disponibles. Il s’agit d’une démarche scientifique, reposant sur une méthodologie rigoureuse et se situant au carrefour de différentes sciences sociales comme l’économie, la sociologie ou la science politique. Elle est expressément conçue comme un outil d’aide à la décision politique. En Wallonie, les premières recherches visant à produire de telles connaissances anticipatives datent de la fin des années 1980. Elles ont ensuite connu un important développement, dû notamment aux impulsions données par les ministres-présidents successifs. Aujourd’hui, les activités de prospective sont principalement menées par l’Institut Jules-Destrée et par l’IWEPS. Elles portent sur des thématiques aussi variées que la transition énergétique, l’accueil et la gestion des personnes âgées, la pauvreté ou l’aménagement du territoire. Bien que devenue formellement un instrument d’action publique wallonne en 2003, la prospective demeure néanmoins peu connue des administrations et des mandataires politiques.