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Courrier hebdomadaire

La question d’une représentation garantie des germanophones au Parlement belge (1925⁠-⁠2025)

Courrier hebdomadaire n° 2651-2652, par Cédric Istasse, 85 p., 2025

Le projet du gouvernement De Wever d’abolir le Sénat ne rencontre guère d’opposition politique en Wallonie, en Région bruxelloise et en Flandre. En revanche, en Communauté germanophone, cette perspective d’une suppression prochaine de la seconde chambre du Parlement fédéral suscite l’inquiétude de la classe politique. En effet, le Sénat est la seule instance législative fédérale dans laquelle la région de langue allemande dispose d’une représentation garantie. À l’inverse, les germanophones n’ont actuellement aucune assurance constitutionnelle ou légale de voir l’un des leurs siéger à la Chambre des représentants. Le 23 juin 2025, le Parlement de la Communauté germanophone a adopté une résolution par laquelle il réclame une représentation garantie de la population germanophone à la Chambre des représentants par la création d’une circonscription électorale propre à la région de langue allemande. C’est loin d’être la première fois que l’assemblée germanophone formule une telle demande. Depuis la seconde moitié des années 1970, elle a adopté de nombreuses prises de position par lesquelles elle a plaidé en faveur d’une assurance de représentation des germanophones au sein des deux chambres législatives nationales. Ce Courrier hebdomadaire retrace cette histoire, en la faisant débuter en 1925, époque de la fixation des règles originelles quant aux modalités de la participation des habitants des communes germanophones aux élections de la Chambre des représentants et du Sénat. À titre de mise en perspective, il procède de même relativement aux élections du conseil provincial de Liège, du Parlement wallon et du Parlement européen. Une attention spécifique est réservée à la résolution du Parlement germanophone du 23 juin 2025 et à ses développements récents.

Les @nalyses en ligne

Bart De Wever, formateur, n’a sans doute pas renoncé à une réforme institutionnelle

interview de Caroline Sägesser par Maryam Benayad et Vincent Rocour, parue dans La Libre Belgique, samedi 10 août 2024, p. 4-5

Dans la foulée des élections législatives tenues le 9 juin 2024, le Roi a chargé Bart De Wever, le président de la N-VA, parti arrivé en tête du scrutin, de missions d’information, de préformation puis, le 10 juillet, de formation d’un nouveau gouvernement fédéral. Rapidement, cinq formations politiques ont été identifiées comme susceptibles de composer une future coalition : les partis nationaliste flamand (N-VA), libéral francophone (MR), socialiste flamand (Vooruit) et centristes francophone (Les Engagés) et flamand (CD&V). Les négociations entre ceux-ci ont repris après une semaine de vacances. Le 20 septembre a été avancé comme date pour boucler un accord, mais le parcours s’annonce ardu.

Courrier hebdomadaire

La simultanéité des élections en Belgique dans le contexte européen

Courrier hebdomadaire n° 2608, par Cédric Istasse, Caroline Sägesser, 35 p., 2024

De tous les peuples d’Europe, les Belges sont ceux qui votent le moins souvent. En effet, depuis 1999, en vertu de la Constitution, les élections pour les différents parlements de Région et de Communauté – c’est-à-dire pour le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement de la Communauté française, le Parlement flamand et le Parlement de la Communauté germanophone – ont lieu le même jour que les élections pour le Parlement européen. En outre, depuis 2014, l’habitude a été prise d’organiser également les élections fédérales – c’est-à-dire celles de la Chambre des représentants – le même jour que ces autres scrutins. Dès lors, en une décennie, les Belges n’ont été appelés aux urnes que par trois fois pour des élections législatives : le 25 mai 2014, le 26 mai 2019 et le 9 juin 2024. Ces trois dates ont à chaque fois été celles tout à la fois des élections européennes, des élections fédérales et des élections régionales et communautaires. Cette pratique des scrutins simultanés constitue une particularité belge, n’étant de mise dans aucun autre pays de l’Union européenne. Si elle ne va pas sans présenter certains avantages, en termes de stabilité des gouvernements et de coût des campagnes électorales, elle comporte aussi divers inconvénients. Notamment, il apparaît qu’elle brouille les enjeux des différents scrutins (et, en particulier, fait souvent passer au second plan ceux de l’élection européenne), qu’elle induit un déficit démocratique, et qu’elle participe à la désaffection des citoyennes et des citoyens pour la politique.

Les @nalyses en ligne

9 juin 2024 : à quel scrutin se présentent les parlementaires et ministres sortants ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 7 juin 2024

L’une des caractéristiques du fédéralisme belge réside dans l’importante mobilité des élites politiques. En effet, il est rare que, au cours de leur carrière politique, les parlementaires et les ministres ne soient actifs qu’au niveau de l’Autorité fédérale ou qu’au sein d’une des Régions ou Communautés. Au contraire, nombreux sont ceux et celles qui, au fil de leur parcours, exercent des responsabilités successivement à différents niveaux de pouvoir. Cependant, l’ampleur de cette mobilité est à relativiser : elle n’est pas aussi forte qu’on le pense parfois.

Courrier hebdomadaire

La préparation des élections du 9 juin 2024 (I). Cadre juridique du scrutin

Courrier hebdomadaire n° 2599, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 49 p., 2024

Le 9 juin 2024, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 150 membres de la Chambre des représentants, des 22 représentants belges au Parlement européen, des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone. Indirectement, ils désigneront également 50 des 60 membres du Sénat (les 10 autres étant ensuite cooptés), les 94 députés du Parlement de la Communauté française et les membres des assemblées des trois Commissions communautaires bruxelloises. Ce Courrier hebdomadaire est consacré à la préparation de ce scrutin multiple. Afin d’aider les électeurs à comprendre les principales règles en vigueur et à en saisir les enjeux et implications, ce premier volume présente de façon synthétique les différents systèmes électoraux belges, en insistant en particulier sur les modifications qui ont été apportées à ceux-ci durant la législature 2019-2024. Les thématiques suivantes sont abordées : la simultanéité des scrutins, les conditions d’électorat, le caractère obligatoire du vote, le droit de vote des étrangers en Belgique, le droit de vote des Belges à l’étranger, les modalités du vote (vote papier ou vote électronique avec preuve papier), la distinction entre candidats effectifs et candidats suppléants, les règles relatives à la présence de femmes et d’hommes sur les listes de candidats, les conditions de dépôt de liste, l’effet dévolutif de la case de tête, les règles de non-cumul et d’incompatibilité, la répartition des sièges entre circonscriptions, la division en cantons, le seuil électoral, le mécanisme de l’apparentement provincial, le système des groupements de listes, etc.

Les @nalyses en ligne

La réalité rebat les cartes politiques

interview de Vincent de Coorebyter par Stéphane Tassin et Vincent Rocour, parue dans La Libre Belgique, samedi 30 décembre 2023, p. 8-10

L’année 2023 a été marquée par une nouvelle progression de l’extrême droite en Europe. En Belgique aussi, le Vlaams Belang est annoncé en tête des intentions de vote, tandis que, à l’opposé, le PTB semble également progresser. À l’aube d’une année caractérisée par de nombreux scrutins, Vincent de Coorebyter revient sur les clivages à l’œuvre au sein de la société qui modifient les équilibres politiques anciens et sur les rapports au sein de la coalition fédérale entre partis de gouvernement.

Courrier hebdomadaire

Les législations visant à favoriser la participation politique des femmes : évolutions et effets (1994⁠-⁠2022)

Courrier hebdomadaire n° 2557-2558-2559, par Cédric Istasse, 141 p., 2022

Depuis 1994, des réformes législatives successives ont visé à appuyer – et cela d’une façon de plus en plus marquée – la présence des femmes aux différents niveaux de pouvoir en Belgique. C’est ainsi que, par exemple, les listes de candidats aux élections doivent comporter de nos jours un nombre égal de femmes et d’hommes. Parfois, le système de la « tirette » est même de mise. Quant à eux, les organes exécutifs sont tenus de compter au moins une femme dans leurs rangs – voire, pour certains d’entre eux, d’être composés d’au moins un tiers de femmes. Ce Courrier hebdomadaire fait état de l’évolution des législations adoptées en Belgique avec pour objectif de favoriser la représentation des femmes en politique, que ce soit par l’instauration de quotas ou par l’imposition d’une obligation de mixité voire de parité. Ce faisant, il offre également un panorama des règles qui sont actuellement en vigueur. Ensuite, il procède à une analyse des effets des législations considérées, respectivement pour les organes législatifs et pour les organes exécutifs. Concrètement, il étudie l’évolution de la proportion de femmes élues lors des différents scrutins, ainsi que celle de la proportion de femmes siégeant dans les instances exécutives. Sont envisagés tout à la fois le niveau européen, le niveau fédéral, le niveau régional et communautaire, le niveau provincial et le niveau communal. Le propos est appuyé par une centaine de tableaux et graphiques. Dans la mesure du possible, des ventilations par formation politique (ainsi que, le cas échéant, par communauté linguistique) sont réalisées.

Les @nalyses en ligne

Élections 2024 : vers l’équilibre entre femmes et hommes ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 9 juin 2023

Comme à chaque scrutin, l’un des enjeux des élections multiples du 9 juin 2024 et des élections locales du 13 octobre suivant sera l’accroissement de la participation des femmes à la vie politique. En Belgique, en effet, celles-ci n’occupent toujours qu’environ quatre mandats politiques sur dix (au sein des gouvernements, des parlements, des conseils et collèges communaux…). Pourtant, depuis une trentaine d’années, différents dispositifs législatifs visent à assurer une plus juste présence de cette moitié de la population dans les instances politiques. Cette @nalyse du CRISP en ligne propose un panorama des règles qui seront en application durant les élections de 2024 afin de favoriser la représentation politique des femmes.

Podcasts

La Suisse, une source d’inspiration pour la Belgique ?

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 8 mai 2023

Pour ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D, on vous emmène en Suisse… Ses sommets enneigés, ses lacs majestueux, ses villages cossus, ses fromages renommés, ses banques ou encore son horlogerie… Mais aussi et surtout et c’est cela qui retiendra toute notre attention, son système fédéral particulier et son sens aigu de la démocratie directe pratiquée à tous les niveaux de pouvoir. La Suisse, ce pays, à la fois proche et exotique, qui semble présenter autant de points communs que de différences avec la Belgique fédérale et qui à ce titre est régulièrement pointé comme source d’inspiration potentielle pour faire évoluer notre propre système institutionnel ou démocratique. Quand et comment est né l’État fédéral suisse ? Comment est-il organisé, quels sont les entités fédérées qui le composent, quels sont les compétences respectives de la Confédération et des cantons ? Comment a évolué ce système particulier et est-il source de tensions comparables à celles que nous vivons régulièrement en Belgique ? Le fonctionnement des organes de la Confédération suisse est-il susceptible d’inspirer les responsables politiques belges qui s’apprêtent à entamer des négociations destinées à opérer une nouvelle réforme de l’État ? Et puis, d’où vient cette pratique systématique de la démocratie directe qui nous amuse autant qu’elle nous fascine ? Comment concrètement cette tradition se poursuit-elle encore aujourd’hui ? Quelles sont les ressources mais également les limites de ce système ? Pourrait-on l’importer en Belgique ?

Les @nalyses en ligne

Une législature perdue pour la concertation sociale ?

interview de Jean Faniel par Isabelle Morgante, parue dans sous le titre « Un gouvernement utile pendant 50 % de la législature ? » dans UCM Magazine, 28 février 2023

La législature en cours a déjà été bousculée par de nombreuses crises. Entre partis politiques de la majorité fédérale et entre interlocuteurs sociaux, les désaccords sont nombreux. Plus d’un an encore avant les scrutins de 2024, retour sur ces tensions.

Les @nalyses en ligne

Vers la pire campagne électorale de l’histoire ?

interview de Benjamin Biard par Noé Spies, parue dans Levif.be, 8 février 2023

Les prochaines élections ne sont prévues qu’au printemps 2024. Pourtant, un air de campagne semble planer depuis plusieurs semaines dans la sphère politique belge. Entre déclarations fracassantes, stratégie de communication et premières tendances électorales, décryptage du champ de bataille.

Les @nalyses en ligne

« 2023 ne doit pas être une année perdue »

interview de Jean Faniel par Quentin Joris, parue dans L’Écho, 28 décembre 2022, p. 6-7

Après un millésime politique 2022 marqué par un « empilement de crises » et lors duquel il est parfois devenu difficile de rester optimiste, que nous réserve 2023 ? Cette interview revient sur l’année politique écoulée et aborde celle qui s’annonce : une année préélectorale au cours de laquelle les défis ne manqueront pas.

Les @nalyses en ligne

Gouvernements minoritaires en Belgique et en France : pratiques et réticences

par Cédric Istasse et Théo Pureur, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 14 juillet 2022

Depuis les élections législatives des 12 et 19 juin derniers, la France connaît une situation rare dans son histoire : celle d’un gouvernement minoritaire, c’est-à-dire un gouvernement composé de formations politiques qui ne disposent pas ensemble d’une majorité absolue des sièges au parlement. L’existence d’un gouvernement minoritaire n’a rien d’exceptionnel. Cette configuration politique se présente fréquemment dans divers États européens. En France, elle n’est pas non plus inédite. En Belgique, la pratique des gouvernements minoritaires est certes moins exceptionnelle qu’en France, mais elle demeure malgré tout fort rare. À titre de mise en perspective de la situation politique – vécue comme atypique – qui prévaut actuellement à Paris, cette @nalyse du CRISP en ligne propose tout d’abord de retracer les différentes expériences de gouvernement minoritaire qui se sont produites dans l’histoire politique belge depuis 1945. Ensuite, elle tente d’expliquer les réticences qui peuvent être observées quant à la mise en place d’exécutifs minoritaires tant en France qu’en Belgique. Au-delà des différences que présentent les systèmes politiques français et belge, il s’avère en effet que ceux-ci sont tous deux animés par une même culture politique à cet égard, qui privilégie fortement la pratique des gouvernements majoritaires.

Les @nalyses en ligne

La Vivaldi, un long fleuve tranquille ?

interview de Caroline Sägesser par Marie Rigot et Jonas Legge, parue sur sous le titre « On assiste à quelque chose d’assez préoccupant actuellement au sein du gouvernement De Croo » sur Lalibre.be, 25 juin 2022

Plus de 20 mois après sa mise en place, le gouvernement De Croo continue à évoluer dans un climat particulier. Entre les tacles à répétition de certains présidents de parti et les positions parfois contraires à l’accord de gouvernement adoptées par des ministres, la vie au 16 rue de la Loi est loin d’être un long fleuve tranquille… Mais faut-il y voir un risque pour l’avenir de la Vivaldi ? Des élections anticipées nous pendent-elles au nez ?

Courrier hebdomadaire

La « coalition miroir » comme modalité de formation du gouvernement fédéral

Courrier hebdomadaire n° 2466, par Cédric Istasse, 57 p., 2020

Dans le chapitre « Renouveau démocratique » de leur note du 30 septembre 2020, les formateurs royaux Alexander De Croo (Open VLD, appelé à devenir Premier ministre) et Paul Magnette (président du PS) ont annoncé une révision des règles présidant à la formation d’un exécutif fédéral. L’une des pistes envisagées est de fixer une formule qui, passé un certain laps de temps après la tenue des élections, serait automatiquement appliquée pour déterminer la composition politique du gouvernement fédéral dans le cas où aucune coalition n’aurait pu naître des négociations. La mise en œuvre d’un tel programme pourrait aboutir à des solutions très diverses : former de manière indépendante chacune des deux ailes linguistiques du gouvernement fédéral, désigner les partis à la proportionnelle, procéder par tirage au sort, etc. L’une de ces solutions est d’opter pour le principe de la « coalition miroir » (parfois également appelée « coalition symétrique » ou « coalition confédérale »), c’est-à-dire pour l’association des partis qui composent déjà certains gouvernements d’entités fédérées de part et d’autre de la frontière linguistique (par exemple, le gouvernement wallon et le gouvernement flamand). Ce système apparaît susceptible d’être défendu par le CD&V. Tout récemment en effet, il a été préconisé par deux membres importants de ce parti : le président Joachim Coens et la vice-présidente du gouvernement flamand Hilde Crevits. Ce Courrier hebdomadaire retrace le cheminement récent et plus ancien de l’idée de coalition fédérale miroir, avant de passer en revue les objectifs qui la sous-tendent et les réticences qu’elle suscite – et qui sont le plus souvent très vives du côté francophone. Cet examen permet de pointer les éventuels avantages et inconvénients de la formule et de montrer que, sous ses apparences de simplicité, celle-ci soulève de nombreuses questions.

Courrier hebdomadaire

Les évolutions électorales des partis politiques (1944⁠-⁠2019) (II). Analyse nationale

Courrier hebdomadaire n° 2418-2419, par Cédric Istasse, 55 p., 2019

Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le précédent. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions (successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise) puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette seconde livraison est celle de l’analyse nationale. Y sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Deux types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946) et l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1995).

Courrier hebdomadaire

Les évolutions électorales des partis politiques (1944⁠-⁠2019) (I). Analyse par région

Courrier hebdomadaire n° 2416-2417, par Cédric Istasse, 91 p., 2019

Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le suivant. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette première livraison est celle de l’analyse par région. Y sont étudiées successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise. Pour chaque région, sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Quatre types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946), l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1989 pour la Région bruxelloise, depuis 1995 pour la Wallonie et pour la Flandre), l’élection des conseils provinciaux (depuis 1994, pour les seules Région wallonne et Région flamande) et l’élection du Conseil de l’Agglomération bruxelloise (un unique scrutin en 1971).

Les @nalyses en ligne

Encore des élections !

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 133, mai-juin 2019, p. 36-37

Décembre 2018. Le gouvernement fédéral vacille puis chute. «Quoi ? Encore des élections ?! » Quasiment tous les partis politiques considèrent qu’il ne faut pas de scrutin anticipé, entre celui d’octobre et celui à venir en mai 2019. Les Belges seraient lassés de voter si souvent. À 6.000 km de là, au contraire, un nouveau report des élections présidentielles risquerait de remettre le feu aux poudres au Congo. « Quoi ? Toujours pas d’élections ?! »

Courrier hebdomadaire

Le vote des Belges de l’étranger

Courrier hebdomadaire n° 2310, par Pierre Blaise, 61 p., 2016

L’octroi du droit de vote aux Belges résidant à l’étranger fait régulièrement l’objet de vifs débats. Tout projet visant à instaurer, à étendre ou à réformer ce droit suscite des discussions multiples, à la fois symboliques (la question touchant aux principes de la participation démocratique) et stratégiques (les intérêts des partis politiques différant fortement). Depuis 1984, les Belges résidant dans un autre État membre de l’Union européenne peuvent voter pour l’élection des représentants belges au Parlement européen. Lors du scrutin européen de 2019, tel sera également le cas des expatriés vivant hors de l’Union. Pour le niveau fédéral, la première loi date de 1998. S’étant avérée inopérante, elle a été remplacée dès 2002 par de nouvelles règles, qui ont été révisées plusieurs fois depuis lors, encore en 2016. Actuellement, le débat porte sur les élections régionales et communautaires. Ce Courrier hebdomadaire retrace les processus de décision qui, depuis le début des années 1980, ont façonné la législation belge relative au droit de vote des Belges à l’étranger. Une attention particulière est réservée aux récents développements législatifs, ainsi qu’aux actuelles discussions concernant l’élection du Parlement wallon, du Parlement bruxellois, du Parlement flamand et du Parlement de la Communauté germanophone. Notamment, il s’interroge sur les enjeux liés à l’extension du droit de vote aujourd’hui. L’étude permet également de prendre conscience de l’impact électoral que peut avoir le vote des expatriés belges. Étudiant les résultats des élections de la Chambre entre 2003 et 2014, elle indique l’importance numérique de cette catégorie d’électeurs, analyse l’évolution de leur participation aux élections et montre la répartition de leurs voix entre les différentes formations politiques. En l’occurrence, les Belges résidant à l’étranger votent d’une manière sensiblement différente que leurs compatriotes vivant en Belgique. Les réformes récemment adoptées ou en cours n’auront donc pas le même impact électoral pour tous les partis.

Les @nalyses en ligne

Élections sociales et élections politiques : quelles comparaisons ?

par Jean Faniel et Pierre Blaise, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 20 juin 2016

Les élections sociales viennent de s’achever et de livrer de premiers résultats, encore partiels. Cette année, aucune élection à caractère politique n’est prévue en Belgique – que ce soit au niveau communal, provincial, régional, communautaire, fédéral ou pour renouveler le Parlement européen. Le prochain scrutin attendu est celui du 14 octobre 2018, qui concernera les pouvoirs locaux. Est-ce l’éloignement des deux types de scrutin qui explique que, au cours de la campagne qui vient de prendre fin, les médias n’ont guère tracé de parallèle entre les élections sociales et les élections politiques ? L’intérêt et la pertinence d’un tel rapprochement ne constituent pourtant pas des sujets d’interrogation nouveaux, ni propres à la Belgique. Une telle comparaison aurait-elle du sens ? En examinant tour à tour différents aspects des élections telles qu’elles se déroulent en Belgique et en confrontant sur chaque point élections sociales et élections politiques, cette @nalyse du CRISP en ligne fait apparaître les limites auxquelles une telle comparaison fait face, tout en soulignant l’intérêt que cet exercice peut avoir pour faire ressortir les traits caractéristiques des deux types de scrutin.

Courrier hebdomadaire

Le Sénat et ses réformes successives

Courrier hebdomadaire n° 2219-2220, par Cédric Istasse, Caroline Sägesser, 114 p., 2014

Dans le cadre de la sixième réforme de l’État, le Sénat a connu le plus important changement de son histoire. Sa composition et ses compétences ont fait l’objet de profonds remaniements. Sans constituer à proprement parler une institution nouvelle, le Sénat, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, n’a plus guère de points communs avec ce qu’il a été jusqu’aux élections du 25 mai 2014. Longtemps, cette assemblée a été l’une des institutions les plus stables de la Belgique. Cette situation a pris fin en 1993, lorsque le processus de fédéralisation du pays a commencé à la transformer en chambre de réflexion et en lieu de dialogue des entités fédérées. En 2014, cette évolution de la nature du Sénat a été pleinement réalisée. Il en résulte plusieurs ruptures radicales avec la situation qui prévalait depuis la création du Parlement belge, en 1831. Désormais, le Sénat ne compte plus aucun élu direct et la catégorie des sénateurs de droit a disparu. Le Sénat est devenu une assemblée non permanente. Ses missions ont été fortement réduites et il a été mis fin au régime bicaméral traditionnel. Caroline Sägesser et Cédric Istasse présentent cette nouvelle mouture du Sénat. Ils la replacent également dans sa profondeur historique, en retraçant l’histoire des diverses réformes que cette assemblée a connues entre 1831 et 2014.

Livres

Nouvelle histoire politique de la Belgique

Livre, par Xavier Mabille, 457 p., 2011

L’État belge, forgé au fil du temps par les forces multiples qui traversent la société, est aujourd’hui confronté aux difficultés d’un monde en crise. Alors qu’une nouvelle réforme profonde des institutions se dessine, la Nouvelle histoire politique de la Belgique de Xavier Mabille revient sur la genèse et sur l’évolution de cet État. L’auteur a choisi 1780 comme point de départ. C’est le temps où s’achève l’Ancien Régime et où s’amorcent des mouvements durables de laïcisation, de centralisation et d’industrialisation. De jalon en jalon, cernant toujours l’essentiel, Xavier Mabille retrace la transformation de la Belgique. Ce livre s’adresse à tous ceux qui veulent comprendre les problèmes aujourd’hui en jeu, au moment où se noue plus que jamais le destin du pays. Stabilité ou réforme des institutions, rôle des acteurs collectifs, pratique et exercice des pouvoirs : ces questions prennent un éclairage nouveau dès lors que l’on en repère les origines, que l’on perçoit l’entrelacs des effets et des causes, que l’on cerne les évolutions de la société dans laquelle elles s’insèrent.

Livres

La Belgique depuis la Seconde guerre mondiale

Livre, par Xavier Mabille, 309 p., 2003

En 1950, les élections donnent une majorité absolue au Parti social-chrétien, mais un violent mouvement de protestation en Wallonie conduit Léopold III à renoncer au trône. La Wallonie est alors la première région industrielle du pays, et celle où la revendication d’autonomie dans un État à redéfinir est la plus affirmée. La Société générale de Belgique détient des intérêts importants dans de très nombreux secteurs de l’économie belge et au Congo. L’adultère et la publicité pour les contraceptifs sont des délits. Des créateurs participent au groupe Cobra pour contrer l’attraction exercée par Paris sur les artistes belges, aussi bien flamands que francophones. La Belgique s’est profondément transformée depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, dans un jeu complexe d’évolutions lentes, d’événements voire de crises, et malgré de fortes résistances. Le premier objectif de ce livre est de placer ces mouvements dans un cadre clair : quatre périodes de quinze ans environ, pour lesquelles sont chaque fois examinées l’évolution politique et institutionnelle, l’évolution économique et sociale, les mutations dans la culture et la vie quotidienne, enfin le cadre européen et international dans lequel s’inscrit la Belgique. De brefs compléments, en ouverture et au terme de chaque période, rendent compte des transformations les plus importantes. La transformation du pays a fait l’objet de nombreux récits, d’interprétations, de tentatives d’explication. Ce livre entend pour sa part établir avec précision un maximum de faits significatifs et les replacer dans leur contexte, en laissant le lecteur libre de dégager ses interrogations et ses conclusions.

Courrier hebdomadaire

Démissions gouvernementales et performances électorales des majorités sortantes (1946⁠-⁠1999)

Courrier hebdomadaire n° 1722, par Régis Dandoy, Lieven De Winter, Patrick Dumont, 51 p., 2001

De récentes recherches indiquent que les circonstances dans lesquelles un gouvernement a démissionné déterminent en partie la formation du suivant. D’où l’intérêt de connaître les causes de démission. C’est l’objet de la première partie de ce Courrier hebdomadaire . En Belgique, on constate que la plupart des démissions de gouvernements ne sont pas liées à des événements extérieurs critiques ni à la fin normale de la législature, ni même au contrôle parlementaire, mais bien à des conflits internes à la coalition sur les deux clivages les plus pertinents depuis 1946, le communautaire et le socio-économique. Dans la deuxième partie, l’analyse des 102 démissions individuelles de ministres et secrétaires d’État de la période permet de faire le lien entre facteurs d’instabilité gouvernementale et d’instabilité ministérielle. La troisième partie est consacrée aux performances électorales des partis qui ont participé à un gouvernement. Les auteurs mettent en lumière l’impact la plupart du temps négatif d’une participation gouvernementale sur les résultats électoraux des partis. Cet impact négatif n’est pas le même pour tous les partis, la famille sociale-chrétienne souffrant plus d’une participation au pouvoir que la famille socialiste et celle-ci plus que la famille libérale. Les partis régionalistes ont quant à eux beaucoup souffert de leur participation ponctuelle à un gouvernement. Mais la perspective électorale souvent peu attrayante d’une participation au pouvoir n’empêche cependant pas les partis qui en ont fait l’expérience de garder une vocation gouvernementale.

Livres
Illustration de la ressource

Histoire politique de la Belgique (4ème édition). Facteurs et acteurs de changement

Livre, par Xavier Mabille, 505 p., 2000

L’Histoire politique de la Belgique de Xavier Mabille, président du CRISP, en est à sa quatrième édition. Ce volume de 500 pages alliant l’information, l’analyse et la synthèse, s’attache à la genèse et à l’évolution de l’État, forgé au fil du temps par les forces multiples qui traversent la société, s’y révèlent, s’y déploient. Ce livre n’est pas réservé aux seuls spécialistes de l’histoire mais s’adresse à tous ceux qui veulent mieux connaître et comprendre les problèmes d’aujourd’hui. Stabilité ou réforme des institutions, rôle des acteurs collectifs, facteurs de changement, pratique et exercice des pouvoirs, ces questions prennent un éclairage nouveau dès lors qu’on en repère les origines, parfois lointaines, qu’on perçoit l’entrelacs des effets et des causes, que l’on cerne mieux les évolutions de la société dans laquelle elles s’insèrent.