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1993 - 2025

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Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2024

Courrier hebdomadaire n° 2664-2665, par Iannis Gracos, 132 p., 2025

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2024. Au niveau interprofessionnel, les syndicats ont poursuivi leur mobilisation contre les perspectives de renforcement des politiques d’austérité. Après les élections du 9 juin, ils se sont opposés aux projets socio-économiques des gouvernements wallon et francophone nouvellement formés et du gouvernement fédéral De Wever en cours de formation. L’expression de la colère des agriculteurs a principalement ciblé les politiques européennes qu’ils jugent inadaptées aux réalités du terrain ou susceptibles de mettre en péril la viabilité et la rentabilité de leurs exploitations : PAC, Green Deal, produits ukrainiens, traité avec le Mercosur, etc. L’annonce de la fermeture de l’usine d’Audi Brussels, à Forest, a constitué un véritable séisme social. Elle a signifié une perte d’emploi massive, qui a touché tant les travailleurs de ce site industriel que ceux des entreprises sous-traitantes. La négociation du plan social a duré plusieurs mois, dans un climat de grandes tensions allant jusqu’à un lock-out . Les coursiers travaillant pour la plateforme Uber Eats ont mené une grève de deux jours. Elle a permis de faire entendre la voix des nombreux travailleurs sans papiers actifs dans le secteur de la livraison de repas à domicile, dont la mobilisation est par nature malaisée. La grève de quatre semaines intervenue au sein de l’asbl AVJ Liège, service d’aide à domicile pour adultes en situation de handicap, s’est distinguée par son issue relativement favorable pour le personnel, mais aussi par le recours à la justice et aux réquisitions de travailleurs de la part de la direction. Une annexe statistique fournit un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2024. Cette étude a été rédigée par B. Conter, A. Dufresne, A. Dupuis, J. Faniel, G. Lambert, E. Martinez, L. Mélon, A. Orban, P. Reman, M. Strale, K. Vandaele et Z. Vitali.

Courrier hebdomadaire

Le contrôle du bien-être animal en abattoir

Courrier hebdomadaire n° 2562, par Anne-Laure Mathy, 34 p., 2022

En Belgique, la compétence du bien-être animal a été régionalisée le 1er juillet 2014, dans le cadre de la sixième réforme de l’État. Toutefois, les trois Régions ont décidé de ne pas mandater elles-mêmes des vétérinaires chargés d’assurer le contrôle du bien-être animal dans les abattoirs. Pour des raisons notamment financières, elles ont conclu un accord – via leurs « unités de bien-être animal » (UBEA) respectives – avec l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA). Dès lors, les vétérinaires qui contrôlent les aspects sanitaires pour l’AFSCA continuent, comme ils le faisaient déjà avant 2014, de relever les infractions liées au bien-être animal. S’ils constatent un problème à cet égard, ils en informent les UBEA, qui prennent les mesures qui leur semblent s’imposer. Mais, contrairement à ce qui prévalait précédemment, ils ne peuvent pas sévir eux-mêmes. Ce Courrier hebdomadaire a pour point de départ des cas de maltraitance survenus à l’abattoir de Tielt en 2017. Alors que ces manquements à la législation sur le bien-être animal étaient dénoncés par une association de défense des droits des animaux, via une vidéo postée sur les réseaux sociaux, ils n’apparaissaient nullement dans les statistiques officielles, issues des contrôles effectués par les vétérinaires chargés de mission par l’AFSCA. L’étude montre que ce décalage peut s’expliquer par une interaction entre, d’une part, la régionalisation de la compétence relative au bien-être animal et, d’autre part, le statut des vétérinaires mandatés par l’AFSCA pour contrôler le bien-être animal dans les abattoirs.

Courrier hebdomadaire

Les mini-publics en Belgique (2001-2018) : expériences de panels citoyens délibératifs

Courrier hebdomadaire n° 2477-2478, par Julien Vrydagh, Sophie Devillers, David Talukder, Vincent Jacquet, Jehan Bottin, 70 p., 2020

Assemblées citoyennes, conférences de consensus, conventions citoyennes, jurys délibératifs ou panels de citoyens se sont multipliés depuis la fin des années 1970. On regroupe sous l’expression « mini-publics » ces différentes formes d’assemblées de citoyens tirés au sort qui délibèrent sur un sujet politique déterminé afin de formuler une série de recommandations d’action publique. Les dispositifs de mini-public procèdent d’une volonté de renouveler les pratiques démocratiques en permettant aux citoyens de s’impliquer plus directement dans les débats de la vie publique, au-delà des échéances électorales et des canaux traditionnels. Au point d’être parfois considérés comme l’un des meilleurs modes de démocratie participative et délibérative. Comme de nombreux pays à travers le monde, la Belgique connaît son lot d’expériences de mini-public depuis le début des années 2000. Ce Courrier hebdomadaire en dresse le répertoire et en tire un bilan. Cet exercice apparaît fort utile à l’heure où diverses assemblées parlementaires du pays créent des commissions délibératives réunissant des élus et des citoyens désignés sur la base d’un tirage au sort. L’étude permet notamment de mettre en perspective cette évolution institutionnelle récente en montrant que, depuis une vingtaine d’années déjà, de nombreuses autorités publiques ont recours à des mini-publics, et ce à tous les niveaux de pouvoir, en particulier en Wallonie et en Région bruxelloise.

Courrier hebdomadaire

Penser l’après-corona. Les interventions de la société civile durant la période de confinement causée par la pandémie de Covid-19 (mars-mai 2020)

Courrier hebdomadaire n° 2457-2458, par Benjamin Biard, Serge Govaert, Vincent Lefebve, 127 p., 2020

En Belgique, la période de confinement décidée par les autorités publiques pour lutter contre les effets de la pandémie de Covid-19 s’est étendue, au sens strict, du 18 mars au 4 mai 2020. A priori , cette période n’était guère propice aux mobilisations des citoyens, en particulier puisqu’il leur était interdit de se réunir. Pourtant, s’est alors manifestée une importante effervescence intellectuelle et militante, qui s’est traduite par de multiples prises de position de la société civile. Il s’est agi, d’une part, de répondre aux défis suscités par la crise sanitaire et, d’autre part, de préparer la période « post-corona ». Ces initiatives ont essentiellement pris la forme de cartes blanches publiées dans la presse (et relayées sur les réseaux sociaux) et de lettres ouvertes adressées aux responsables politiques. Des débats en ligne, des enquêtes participatives, des manifestations virtuelles, etc. ont aussi pris place, de même que quelques actions dans l’espace public malgré leur interdiction. Ce Courrier hebdomadaire donne un aperçu aussi large que possible des interventions collectives qui se sont manifestées et entrecroisées au cours de ces sept semaines de confinement. Partant, il recense autant que faire se peut les mobilisations qui ont accompagné ces interventions et éclaire les constellations d’acteurs qui les ont organisées ou y ont souscrit. Les revendications exprimées par la société civile sont présentées selon neuf pôles : le financement des services publics (et, en particulier, celui du système de soins de santé) ; la culture et le sport ; l’enseignement ; la pauvreté et les inégalités sociales ; la place et le sens du travail ; les urgences sanitaire et écologique ; le capitalisme et la mondialisation ; les libertés fondamentales ; le renouvellement démocratique et la participation citoyenne.

Podcasts

Le Brexit

intervention de Vaïa Demertzis diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec François Heinrich et Julien Pieret, 8 janvier 2018

Le Royaume-Uni a décidé par référendum de quitter l’Union européenne. Dans quelles conditions le peuple britannique a-t-il opté pour le Brexit ? Sur quels arguments cette décision a-t-elle reposé ? Comment se négocie la sortie du Royaume-Uni hors des institutions européennes ? Quel type de relation associera à l’avenir l’Union européenne et le Royaume-Uni ?

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2016

Courrier hebdomadaire n° 2341-2342, par Iannis Gracos, 130 p., 2017

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de quatorze membres : B. Bauraind, A. Bingen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, C. Leterme, E. Martinez, L. Mélon, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de M. Brodersen. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2016. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en sept chapitres : la conflictualité sociale interprofessionnelle (à savoir, d’une part, les débats sur le droit de grève et, d’autre part, l’opposition syndicale aux projets du gouvernement fédéral en matière de pensions et de réforme du marché du travail), la grève de cinq semaines dans les prisons wallonnes et bruxelloises, les arrêts de travail dans les chemins de fer et le projet gouvernemental d’instauration d’un « service garanti » dans le secteur du rail, la fermeture du site de production de Caterpillar à Gosselies, les restructurations dans le secteur des banques et assurances (en particulier les réductions d’effectifs annoncées par ING), les mobilisations des transporteurs routiers de marchandises contre l’instauration d’un prélèvement kilométrique, le mouvement d’opposition aux projets de TTIP et de CETA. À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2015

Courrier hebdomadaire n° 2291-2292, par Iannis Gracos, 118 p., 2016

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de treize membres  : B. Bauraind, A. Bingen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, E. Martinez, L. Mélon, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de C. Leterme. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2015. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en huit chapitres  : la conflictualité sociale interprofessionnelle (à savoir, d’une part, le plan d’action syndical mené en front commun contre les projets du gouvernement fédéral et, d’autre part, les tensions liées à la négociation d’accords entre interlocuteurs sociaux), la remise en cause du recours à la grève par une partie de la société (tant au niveau belge qu’au niveau de l’OIT), la manifestation menée en septembre 2015 par plusieurs centaines de travailleurs de l’usine de Caterpillar à Gosselies pour défendre leur « droit au travail », la lutte contre le dumping social (en particulier, dans le domaine de la construction), le conflit opposant les chauffeurs et sociétés de taxis bruxellois à l’entreprise états-unienne Uber, les tensions et mouvements de grève dans les chemins de fer (SNCB et Infrabel), les mobilisations dans le secteur de l’accueil des demandeurs d’asile (Fedasil) et les journées d’action européennes organisées en opposition au projet de TTIP. À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée. L’étude se clôt par une annexe statistique relative au nombre de journées de grève enregistrées en 2014 et aux trois premiers trimestres de 2015.

Courrier hebdomadaire

Les aspects agricoles du TTIP

Courrier hebdomadaire n° 2288, par Arthur Meert, 47 p., 2016

Le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, mieux connu sous son nom anglais « Transatlantic Trade and Investment Partnership » (TTIP), est un projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique. Actuellement en cours de négociation entre les deux partenaires, il a pour but de créer le plus important marché commun qui ait jamais existé. Le TTIP est au centre de très nombreux débats. Ses partisans font valoir que, s’il est adopté, ce traité sera source de nombreux profits, tant pour l’Union européenne que pour les États-Unis. Selon eux, il engendrera en effet une importante croissance économique pour les deux parties, grâce notamment à une abolition des droits de douane, à une harmonisation des réglementations et à une ouverture des marchés publics. À l’inverse, les opposants soulignent les risques liés notamment à un affaiblissement des États face aux multinationales, à un nivellement par le bas des normes de santé publique et à l’introduction d’entraves à la régulation des marchés. Ce Courrier hebdomadaire se concentre sur les aspects agricoles du TTIP. Il éclaire leurs implications et leurs enjeux, tant pour les consommateurs que pour les producteurs. Pour cela, il commence par cerner les approches spécifiques qui caractérisent les politiques agricoles européenne et états-unienne. Ensuite, il montre de quelle manière les différences existant en la matière sont susceptibles d’avoir des répercussions pour l’Union européenne et pour les États-Unis dans le cadre du TTIP. L’analyse porte sur les principaux objectifs du projet de traité : la levée des barrières tarifaires, l’abolition des obstacles techniques au commerce, la convergence des normes et l’établissement de standards internationaux. Pour chacun d’entre eux, l’auteur confronte, avec un regard critique, les positions des partisans du TTIP et celles de ses opposants.

Courrier hebdomadaire

La réforme de la politique agricole européenne. Entre l’élargissement de l’Union et l’OMC

Courrier hebdomadaire n° 1609, par Franklin Dehousse, Philippe Vincent, 44 p., 1998

La politique agricole commune - PAC a longtemps été considérée comme le symbole de la Communauté européenne. Elle continue à l’heure actuelle à absorber plus de 50% du budget communautaire. La permanence de la PAC est étonnante. Depuis sa création, son environnement a complètement changé. La Communauté européenne, naguère en déficit de production agricole, connaît maintenant un surplus endémique. La part de l’agriculture dans l’emploi a diminué de manière massive. Le contrôle des marchés par la puissance publique est contesté de toute part. La libéralisation des échanges commerciaux a énormément progressé. Depuis 1988, la PAC a d’ailleurs connu plusieurs réformes. Néanmoins, en 1998, elle subsiste largement telle qu’elle avait été conçue à la Conférence de Stresa de 1958. Ceci démontre la puissance non seulement des lobbies agricoles, mais de l’idée d’une spécificité agricole dans la société européenne. À l’heure actuelle, une nouvelle réforme se profile à l’horizon. Elle résulte à la fois du prochain élargissement de l’Union européenne aux pays d’Europe centrale et orientale, et de la prochaine négociation commerciale au sein de l’Uruguay Round. En 1957, dans l’esprit des rédacteurs du Traité de Rome, l’agriculture occupait une place essentielle dans l’économie européenne. Chacun avait en mémoire les privations alimentaires de la deuxième guerre mondiale. La sécurité alimentaire constituait un souci important. Or, la Communauté européenne demeurait importatrice nette pour de nombreux produits agricoles. Par ailleurs, l’agriculture absorbait encore une partie importante de l’emploi (allant de 9% en Belgique à 35% en Italie). Par conséquent, une partie importante du Traité de Rome avait été consacrée à la mise en place d’une politique agricole commune - PAC. L’article 39 du Traité de Rome (CE) assigne à la politique agricole commune cinq buts distincts : l’accroissement de la productivité agricole, l’assurance de maintenir un niveau de vie équitable à la population agricole, la stabilisation des marchés, la garantie de la sécurité des approvisionnements et l’offre de prix raisonnables aux consommateurs. La variété de ces objectifs laissait apparaître leur caractère contradictoire. L’accroissement de la productivité agricole implique une augmentation de l’offre et par conséquent une baisse des prix, peu compatible avec la stabilisation des marchés. Le maintien d’un niveau de vie équitable à la population agricole est en contradiction avec l’offre de produits agricoles à des prix raisonnables aux consommateurs. Toute modification des prix, dans un sens ou dans l’autre, a effectivement des répercussions inverses sur les deux catégories d’acteurs. À partir des années 1960, la PAC a été organisée en prenant d’abord en compte l’accroissement de la productivité, le maintien d’un niveau de vie équitable des agriculteurs et la sécurité des approvisionnements. Ceci passait par une stabilisation du marché communautaire, qui a en fait exporté les facteurs d’instabilité sur les marchés internationaux. Le caractère « raisonnable » des prix a été purement et simplement sacrifié au bénéfice des autres objectifs. Cette politique a été remarquablement efficace. La capacité productive a augmenté, grâce à la montée des investissements. Le niveau de vie du monde agricole a augmenté. Néanmoins, ces mesures ont provoqué des dommages importants chez les partenaires commerciaux de la Communauté européenne. Elle a également engendré des déséquilibres grandissants dans la production. Enfin, les intérêts des consommateurs, et particulièrement des consommateurs à revenus modestes, ont été négligés. Depuis les années 1970, la politique agricole a connu plusieurs réformes. Celles-ci n’ont pas remédié à la plupart des problèmes mentionnés. A l’heure actuelle, la PAC se trouve à l’orée d’une nouvelle réforme. D’une part, de nouvelles négociations commerciales doivent s’ouvrir dans le cadre de l’OMC. D’autre part, les négociations d’adhésion des pays d’Europe centrale et orientale à l’Union européenne impliquent une remise en cause des mécanismes d’assistance au monde agricole. Le présent Courrier hebdomadaire vise à éclaircir les enjeux de ces doubles négociations.

Courrier hebdomadaire

La réforme de la politique agricole commune

Courrier hebdomadaire n° 1396-1397, par Jean-Marie Verhertbruggen, 74 p., 1993

L’agriculture européenne ne se conçoit plus aujourd’hui sans référence à la politique agricole commune mise en oeuvre par la Communauté européenne. La politique agricole commune (PAC) a été élaborée dans le contexte de l’après-guerre à partir des caractéristiques des agricultures nationales et sur base des objectifs généraux de la Communauté européenne définis dans le Traité de Rome. Un premier chapitre rappelle les principales étapes de l’élaboration de la politique agricole commune. Après près de trente ans d’existence, une évaluation des trois volets principaux de la PAC – à savoir une politique des marchés, une politique de structure et une politique de financement – peut être esquissée. Les résultats de la politique agricole commune sont mitigés : si la PAC a répondu à trois des objectifs fixés en permettant de fournir aux consommateurs européens des produits alimentaires à des prix raisonnables, d’accroître la productivité et d’assurer la sécurité d’approvisionnement dans beaucoup de domaines, elle n’a pas atteint les objectifs de stabilisation des marchés et d’amélioration des revenus des agriculteurs. De plus, le coût de cette politique a amené la Commission et le Conseil à prendre des mesures d’ajustement. On ne peut aborder l’analyse de la réforme de la politique agricole commune sans la replacer dans le contexte international et sans évoquer le GATT et l’impact des politiques menées dans ce secteur par les Etats-Unis. Ces aspects font l’objet du troisième chapitre. En 1992, la Commission des Communautés européennes décide d’opérer une réforme générale de la politique agricole commune, tandis que, parallèlement, des négociations sont menées au niveau du GATT. La quatrième partie de cette étude présente successivement les propositions de réforme de la Commission, celles qui furent discutées au Parlement européen ainsi que les décisions prises par le Conseil des ministres. Un accord bilatéral a été conclu entre les Etats-Unis et la Communauté européenne le 20 novembre 1992 ; il donne un cadre nouveau à la réforme de la politique agricole commune. Par rapport à cette évolution, certains groupes, notamment d’agriculteurs, cherchent à défendre une réforme de l’agriculture européenne qui l’inclut dans une vision globale intégrant les aspects sociaux et environnementaux. Les manifestations paysannes et les remous autour de la PAC et du GATT ont relancé le débat sur ce que devrait être une politique agricole durable et cohérente au sein de la Communauté européenne.