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1959 - 2017

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Les @nalyses en ligne

Crise du politique : les deux visages de Janus

par Jean Faniel, paru dans G. Matagne, V. Van Ingelgom (dir.), Politiques de crise, crises du politique, Louvain-la-Neuve/Bruxelles, Academia L'Harmattan/ABSP, collection « Science politique », n° 19, 2017, p. 23-33

En 1975, le groupe Supertramp intitule un album « Crisis, what crisis ? ». À première vue, cette maxime pourrait s’appliquer à la vie politique belge des vingt-cinq dernières années. La situation y semble en effet paisible : la participation électorale dépasse les 80 % ; le Parlement fédéral n’a été dissous anticipativement qu’une seule fois depuis 1991 alors qu’il l’avait été à plusieurs reprises durant les deux décennies précédentes ; les transitions entre les gouvernements s’opèrent pacifiquement et sans trop de heurts, une certaine continuité marquant d’ailleurs les politiques menées (notamment sur le plan socio-économique). Pourtant, à bien y regarder, la crise du politique souvent évoquée n’épargne pas vraiment la Belgique. Dans ce contexte, quelles formes prennent les crises de la politique traditionnelle ? Comment les principaux acteurs socio-politiques contribuent-ils eux-mêmes à les entretenir, voire à les amplifier ? Et quelles tendances visent au renouvellement de la démocratie ?

Les @nalyses en ligne

Deux visages du syndicalisme

par Alexandre Piraux, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 98-99, mars 2017, p. 87-92

De part et d’autre de la frontière, l’expression de la contestation sociale renvoie des images différentes. En Belgique dominent celles de manifestations bien ordonnées et de négociations régulières entre patrons et syndicats. La France paraît davantage habituée aux grands mouvements de grève et la chemise lacérée du DRH d’Air France reste dans les mémoires… Cet article est paru dans le numéro spécial consacré à la France par la revue Politique.

Courrier hebdomadaire

Les pratiques de salaire variable dans les entreprises multinationales en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2307, par Marie Van den broeck, 48 p., 2016

La Belgique constitue une terre d’accueil pour les multinationales, qui y occupent une place majeure en matière d’investissement, de revenu et d’emploi. Ce statut d’acteurs économiques de premier plan leur confère ipso facto une influence certaine sur les relations de travail ayant cours dans le pays, notamment pour ce qui concerne la détermination des rémunérations. Au niveau mondial, une évolution majeure des dernières décennies est l’engouement des entreprises pour les pratiques de salaire variable (dites aussi de flexibilité salariale). Il s’agit d’octroyer aux travailleurs une rémunération basée sur la productivité, le mérite ou la performance (à l’échelle d’un individu, d’un groupe de personnes ou de l’entreprise dans son ensemble). Cette rémunération s’ajoute au salaire fixe qui, pour sa part, s’inscrit dans un système de relations collectives de travail et est lié au statut, à la fonction, au diplôme et à l’ancienneté. Elle peut consister en primes, en commissions, en redistribution des profits, en participation au capital de l’entreprise (par exemple, sous la forme de stock options), etc. Parti des États-Unis, ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus large de modification des conceptions en matière de gestion des ressources humaines, dont l’objectif est de mieux faire face aux défis contemporains. Dans ce cadre, les pratiques de salaire variable sont parfois perçues comme un instrument-clé, en raison des multiples avantages qu’elles présentent pour les entreprises : elles accroissent la capacité d’adaptation et la compétitivité, elles renforcent la motivation des travailleurs, elles favorisent le contrôle managérial, etc. Ce Courrier hebdomadaire permet de voir dans quelle mesure les entreprises internationales introduisent les pratiques de salaire variable au niveau de leurs filiales belges. Sur la base d’une enquête menée auprès de quelque 200 multinationales implantées en Belgique, l’étude identifie les facteurs qui contribuent au développement de ces pratiques. M. Van den broeck montre que, à l’influence de la maison mère et du groupe multinational, s’ajoute celle de l’environnement institutionnel belge.

Courrier hebdomadaire

Syndicats et syndicalisme : perceptions et opinions

Courrier hebdomadaire n° 2298, par Koen Abts, Bart Meuleman, Marc Swyngedouw, 42 p., 2016

Ces dernières années, les tensions sociales ont été particulièrement vives et nombreuses en Belgique. Notamment, des grèves se sont tenues dans les secteurs de la justice et du maintien de l’ordre (gardiens de prison, policiers, avocats et magistrats), des transports en commun (SNCB, TEC et STIB), des services postaux, de l’enseignement, du transport routier, du contrôle aérien, de la métallurgie, etc. Dans ce cadre, on assiste à une cristallisation du débat public sur le rôle des organisations syndicales et sur le bien-fondé de leurs modes d’action. Il est donc intéressant de connaître les perceptions et opinions qui prévalent au sein de la population quant à ces deux points. Précisément, une telle étude a été menée par l’Instituut voor Sociaal en Politiek Opinieonderzoek (ISPO) de la KU Leuven. D’octobre 2014 à juin 2015, les chercheurs ont procédé à un vaste sondage, tant du côté francophone (Wallonie et Bruxelles) que du côté néerlandophone (Flandre). Près de 2 000 personnes, affiliées ou pas à un syndicat, ont été interrogées sur différents thèmes en lien avec les organisations et les activités syndicales  : raisons de devenir membre d’un syndicat, utilité et pertinence des syndicats (pour la protection des droits sociaux, pour le soutien aux chômeurs, pour la défense des intérêts des travailleurs, etc.), appréciation de leurs positions et actions (s’opposent-ils aux réformes économiques  ? se préoccupent-ils suffisamment des problèmes de demain  ? etc.), confiance dans les syndicats, perception du droit de grève, etc. Une attention toute particulière a été réservée par les chercheurs aux personnes affiliées à la FGTB. Le présent Courrier hebdomadaire livre les différents résultats de cette enquête. Ils permettent d’avoir une vision précise, chiffrée et nuancée de l’attitude des citoyens belges, syndiqués ou non, à l’égard des syndicats et du syndicalisme.

Les @nalyses en ligne
Illustration de la ressource

Avant on luttait, désormais on proteste

par Étienne Arcq, paru dans Les hors-série de Politique, n° HS21, décembre 2012, p. 44-45

Par définition, les mouvements sociaux contestent l’ordre établi. Mais ils ne peuvent pas pour autant se soustraire à toute contrainte : qu’ils le veuillent ou non, leur réussite passe généralement par leur institutionnalisation. En Belgique, l’ouvriérisme et le régionalisme ont défini le cadre dans lequel les mouvements sociaux ont remporté des luttes ou affronté des limites. D’autres mouvements marquants, comme le mouvement des femmes et l’écologie, ont également laissé une trace profonde. Mais la protestation sporadique et médiatisée tend aujourd’hui à supplanter l’action politique au long cours. Entre institutionnalisation et tentatives de désinstitutionnalisation, cet article analyse le devenir des mouvements sociaux.

Courrier hebdomadaire

Histoire de la Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB)

Courrier hebdomadaire n° 2123-2124, par Jean Faniel, Kurt Vandaele, 53 p., 2011

La Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique est assurément l’organisation syndicale belge la moins connue et la moins étudiée. Après avoir analysé les principales caractéristiques des membres de la CGSLB dans une précédente livraison, le Courrier hebdomadaire se penche sur l’histoire de cette organisation. Sans prétendre à l’exhaustivité, le tableau brossé ici permet de suivre l’évolution du syndicalisme libéral de sa naissance à l’époque actuelle. J. Faniel et K. Vandaele s’intéressent à la structuration du mouvement syndical libéral, à son enracinement dans le paysage socio-politique belge, à ses prises de position et fondements doctrinaux, à sa reconnaissance institutionnelle, à ses rapports avec les partis libéraux, à l’évolution du nombre de ses membres et de ses résultats aux élections sociales, à sa place dans les relations collectives du travail et dans certaines grandes mobilisation sociales, ainsi qu’à son activité et à sa reconnaissance au niveau international. En revenant sur les racines de la CGSLB, les auteurs soulignent l’importance de la pilarisation de la société belge dans l’apparition d’un syndicat se présentant ouvertement comme libéral. Ils montrent également comment cette pilarisation, de même que le développement de la sécurité sociale et l’institutionnalisation de la concertation sociale, ont contribué au maintien et à la croissance de la CGSLB. Certaines caractéristiques historiques du syndicalisme libéral expliquent aussi pourquoi la CGSLB est le syndicat belge le plus centralisé. En s’intéressant à l’histoire de la CGSLB et en l’examinant sur le long terme, J. Faniel et K. Vandaele éclairent une facette rarement abordée du libéralisme.

Courrier hebdomadaire

Les membres de la CGSLB et leur syndicat

Courrier hebdomadaire n° 2097-2098, par Carl Devos, Jean Faniel, Steven Lannoo, Manu Mus, 53 p., 2011

L’existence d’une organisation syndicale libérale est une originalité belge. La Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB) a pourtant suscité peu d’intérêt scientifique. Le Courrier hebdomadaire entend combler cette lacune en livrant les résultats d’une enquête sur le profil de ses membres. Cette enquête a été réalisée par le Ghent Institute for Political Studies (GhIPS) de l’Université de Gand et le CRISP à la demande de la CGSLB. Elle avait pour but de répondre à des questionnements internes, mais la direction du syndicat a manifesté d’emblée de l’intérêt pour la publication des résultats. Après avoir présenté les structures de la CGSLB et la méthodologie de l’enquête, les auteurs dressent le profil des membres du syndicat. Contrairement aux idées reçues, il s’avère que la CGSLB affilie majoritairement des ouvriers. L’enquête montre aussi que les affiliés de la CGSLB sont attachés à la double dimension, syndicale et libérale, dont se revendique la CGSLB et qui peut paraître contradictoire. D’autres dimensions mises à jour confirment cette proximité sociologique et politique avec le monde libéral. Qu’on examine l’affiliation mutuelliste, l’affiliation partisane ou le comportement électoral, on est frappé de constater la forte présence des organisations libérales dans les réponses des affiliés de la CGSLB.  Autrement dit, la pilarisation, qui a marqué la Belgique à partir du XIXe siècle et qui explique l’apparition même d’un syndicat libéral et probablement aussi sa survie jusqu’à aujourd’hui, demeure palpable.

Dossiers

Les organisations syndicales et patronales (2007)

Dossier n° 68, par Étienne Arcq, Pierre Blaise, 149 p., 2007

Les organisations syndicales et patronales ont pour mission de défendre les intérêts de leurs membres. Elles sont devenues de véritables acteurs de la décision politique pour de nombreux aspects de la vie économique et sociale. Vu le nombre élevé de travailleurs affiliés aux syndicats et d’entreprises membres des organisations patronales, les pouvoirs publics les ont reconnues comme représentatives. Le présent Dossier rappelle d’abord l’origine historique des organisations syndicales. Il présente leur doctrine, qui éclaire les attitudes et les mentalités particulières à chaque organisation. Il décrit leurs structures et leurs modes d’intervention, qui ont dû s’adapter aux évolutions politiques, économiques et sociales très rapides de ces dernières années. Il examine aussi les transformations du syndicalisme sur le plan international. Les organisations patronales sont relativement peu connues. Comme pour les syndicats, les auteurs replacent leur naissance dans son contexte socio-économique et politique. Ils proposent un repérage de leurs modes d’intervention et de leur champ d’action. Ils montrent que leur capacité d’influence sur les décisions politiques sensibles passe par des voies souvent discrètes, à l’inverse des syndicats qui recourent, le cas échéant, à des actions comme la manifestation ou la grève.

Courrier hebdomadaire

Implantation syndicale et taux de syndicalisation (1992⁠-⁠2000)

Courrier hebdomadaire n° 1781, par Étienne Arcq, Magali Aussems, 36 p., 2002

La dernière étude du CRISP consacrée aux évolutions de l’implantation syndicale et du taux de syndicalisation remonte à 1993. Les données disponibles sur l’implantation syndicale pour la période 1992-2000 sont traitées selon la même méthodologie, à savoir l’étude de l’implantation des syndicats au travers des variations de leurs effectifs par centrale professionnelle, par catégorie de travailleurs (ouvriers, employés, services publics) et par province. Il a semblé intéressant de rappeler l’évolution des rapports de forces entre les trois organisations syndicales sur un plus long terme (1951-2000). Pour l’examen du taux de syndicalisation, la même méthode que précédemment a également été utilisée, également dans le souci de permettre une continuité avec les livraisons antérieures. L’innovation du présent Courrier hebdomadaire est d’évaluer le taux de syndicalisation des chômeurs. Nous reprenons également les résultats de l’étude de Kurt Vandaele, de l’Université de Gand relative aux taux de syndicalisation couvrant les années 1990 à 2000, dont la méthodologie différente de celle du CRISP nous paraît fondée pour calculer un taux de syndicalisation qui rend mieux compte des rapports de forces réels existant dans les entreprises. Vandaele propose en effet une estimation des membres « passifs » des syndicats ainsi que des affiliés chômeurs, qu’il décompte pour le calcul de taux « net » de syndicalisation.

Dossiers

Les syndicats en Belgique (1999)

Dossier n° 49, par Étienne Arcq, Pierre Blaise, 31 p., 1999

Les syndicats sont de grandes organisations qui défendent les intérêts des travailleurs dans une multiplicité de lieux de négociation et de concertation : Leur action peut aller de l’expression conflictuelle des revendications des travailleurs dans les entreprises jusqu’à la participation à la gestion des grands organismes de la sécurité sociale ou à la pression sur les décisions politiques, tant au niveau fédéral qu’au niveau des communautés et des régions. Ce dossier donne une information concise sur les trois principales organisations syndicales présentes en Belgique : la Confédération des syndicats chrétiens de Belgique (CSC)J la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) et la Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB). Le poids de ces trois organisations a amené les pouvoirs publics à les reconnaître comme’ représentatives pour de nombreux aspects de la vie économique et sociale. L’enracinement historique très différent des trois organisations fait encore sentir ses effets sur les structures et les pratiques d’aujourd’hui. Les doctrines syndicales quant à elles peuvent donner un éclairage sur les attitudes et les mentalités particulières à chaque organisation. Histoire et doctrines sont l’objet des deux premiers chapitres du dossier. Les structures des organisations sont ensuite examinées à la fois d’un point de vue descriptif et d’un point de vue comparatif. Enfin, un repérage des principaux modes d’intervention des syndicats fait l’objet d’un chapitre consacré à l’action syndicale. Celle-ci a dû s’adapter aux évolutions économiques et sociales qui ont été très rapides ces dernières années. Le dossier examine les transformations qu’a connues le syndicalisme y compris sur le plan international.

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation 1982⁠-⁠1991

Courrier hebdomadaire n° 1386, par Étienne Arcq, 35 p., 1993

Le CRISP poursuit la publication de l’estimation du taux de syndicalisation en Belgique. La dernière livraison du Courrier hebdomadaire consacrée à ce sujet couvrait la période allant de 1972 à 1981. Le présent Courrier couvre les dix années suivantes. Comme l’étude précédente, celle-ci comprend un examen de l’évolution de l’implantation syndicale. Les variations des effectifs syndicaux par centrale, par catégorie (ouvriers, employés, services publics) et par province sont analysées. Ensuite, pour le calcul des taux de syndicalisation, la méthodologie utilisée est celle mise au point dès les origines du CRISP par Jean Neuville. C’est ainsi que, dans la continuité des études précédentes, nous avons donné à la notion de syndicables, dénominateur des taux, le même contenu qu’auparavant. Les mêmes rectifications ont été apportées aux chiffres de l’ONSS pour tenir compte des doubles emplois dans l’enseignement. L’estimation des travailleurs frontaliers est celle publiée par le Ministère de l’Emploi et du Travail dans la série ’Estimation de la population active au 30 juin’. Les travailleurs frontaliers sont, comme auparavant, considérés comme appartenant à la catégorie des ouvriers. A partir de 1985, les statistiques des chômeurs complets indemnisés ne comprennent plus les chômeurs âgés. Nous les avons cependant ajoutés pour assurer la continuité de la rubrique chômeurs. Comme auparavant également, les chômeurs mis au travail par les pouvoirs publics sont considérés comme appartenant à la catégorie des ouvriers. Cette rubrique disparaît à partir de 1988. Pour le numérateur des taux, les syndiqués, les sources utilisées sont, comme auparavant, les chiffres d’effectifs publiés par les organisations syndicales. Les chiffres publiés par la FGTB et la CSC permettent des ventilations géographiques et par catégories (ouvriers, employés, services publics), tandis que la CGSLB ne fait pas connaître ces répartitions. C’est pourquoi les taux par catégorie ne tiennent pas compte du syndicat libéral. Enfin l’étude est complétée par une comparaison des taux récemment publiés par l’OCDE avec les taux publiés par le CRISP. Cette comparaison débouche sur une confrontation des méthodologies, qui renvoient elles-mêmes aux conceptions du mouvement syndical qui sont sous-jacentes aux choix opérés dans les données prises en compte dans les calculs.

Courrier hebdomadaire

L’évolution du taux de syndicalisation 1972⁠-⁠1981

Courrier hebdomadaire n° 1147, par Étienne Arcq, Jean Neuville, 31 p., 1987

Le dernier Courrier hebdomadaire consacré au taux de syndicalisation en Belgique concernait le taux de 1971. Il a paru utile de poursuivre la série en consacrant le présent numéro à la période allant de 1972 à 1981, soit dix ans de taux de syndicalisation. L’étude du taux de syndicalisation en Belgique sera précédée d’une analyse de l’évolution de l’implantation syndicale. Pour analyser les mouvements des effectifs selon leur distribution par centrale, par catégorie (ouvriers, employés, services publics) et par province, la période sous revue a été étendue les tableaux donneront les chiffres de 1951 à 1981 par période de 5 ans.

Dossiers
Illustration de la ressource

Les organisations syndicales en Belgique (1986)

Dossier n° 23, par Étienne Arcq, Pierre Blaise, 24 p., 1986

Les syndicats sont des organisations complexes à plusieurs égards. Et d’abord par l’imbrication de leur dimension professionnelle et de leur dimension géographique, qui multiplie les niveaux de délibération et de décision internes. Mais cette complexité d’ordre organisationnel est le reflet de la multiplicité de leurs modes d’intervention, l’action syndicale pouvant aller de l’expression conflictuelle des revendications des travailleurs dans les entreprises jusqu’à la participation à la gestion des grands organismes de la sécurité sociale ou à la pression sur les décisions politiques. Le présent Dossier du CRISP donne une information concise sur les trois principales organisations syndicales présentes en Belgique : la Fédération générale du travail de Belgique, la Confédération des syndicats chrétiens et la Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique. Le poids de ces trois organisations a amené les pouvoirs publics à les reconnaître comme représentatives dans de multiples aspects de la vie sociale. L’enracinement historique très différent des trois organisations fait encore sentir ses effets sur les structures et les pratiques d’aujourd’hui. Les doctrines syndicales quant à elles peuvent donner un éclairage sur les attitudes et les mentalités particulières à chaque organisation. Histoire et doctrine sont l’objet des deux premiers chapitres du Dossier. Les structures sont examinées à la fois d’un point de vue comparatif dans le chapitre trois et d’un point de vue plus descriptif dans les deux annexes jointes au livret principal. Enfin un repérage des principaux modes d’intervention des syndicats fait l’objet du chapitre quatre consacré à l’action syndicale.

Courrier hebdomadaire

Le Mouvement syndical unifié et la naissance du renardisme

Courrier hebdomadaire n° 1119-1120, par Rik Hemmerijckx, 73 p., 1986

Pendant l’occupation, le mouvement syndical socialiste en Wallonie a été confronté à la naissance d’un certain nombre de syndicats de gauche, qui avaient tous en commun de vouloir rénover le syndicalisme belge. Ce Courrier hebdomadaire du CRISP s’intéresse plus particulièrement à une de ces organisations syndicales, le Mouvement syndical unifié (MSU). Le MSU est important surtout comme première expression organisée du renardisme, mouvement radical à l’intérieur de la FGTB, qui s’est concrétisée autour de la figure du dirigeant syndical liégeois André Renard. Le dessein principal de cette étude est de montrer comment les rapports de force à l’intérieur du syndicalisme socialiste ont permis la naissance du MSU Lés deux premiers chapitres tracent l’évolution du mouvement syndical socialiste au cours des premières années de l’occupation. Nous examinons dans quelle mesure la Confédération générale du travail de Belgique (CGTB) s’était préparée à une occupation éventuelle ; comment elle s’est restructurée dans la clandestinité et quelle était la nature de ses activités clandestines. Dans cette analyse initiale, nous nous sommes surtout intéressés à l’exemple de la Fédération des métallurgistes de Liège. Les chapitres suivants sont consacrés aux éléments qui ont été à l’origine du MSU. Nous examinons dans quelles circonstances A. Renard a pris la direction de la Fédération des métallurgistes de Liège et quelles ont été les conséquences de ce changement de pouvoir sur le fonctionnement de la fédération. La doctrine de A. Renard est présentée, de même que la position des Comités de lutte syndicale (CLS) et la stratégie du Parti communiste. Ensuite, nous essayons de dégager les points de rupture entre la CGTB et le syndicat des métallurgistes dirigé par A. Renard et nous examinons comment le MSU a consolidé sa position dans la région liégeoise. Le mouvement syndical socialiste carolorégien fait l’objet d’un septième chapitre. A côté de l’évolution du MSU-Charleroi, nous nous intéressons surtout aux rapports de force entre la CGTB et le MSU dans la métallurgie carolorégienne. Enfin, est présentée la position du MSU dans la lutte pour le pouvoir qui s’est déroulée à la naissance de la FGTB. L’histoire du mouvement syndicat socialiste pendant la deuxième guerre mondiale et fait l’objet d’un mémoire de licence, Rik Hemmerijckx, Syndicaat inoorlog. De socialistische vakbeweging ln oorlogstrijd en de ontstaansgeschledenis van het renardisme (1940-1945), VUB, 1984-1985.

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation en Belgique en 1971

Courrier hebdomadaire n° 607, par Jean Neuville, 28 p., 1973

Courrier hebdomadaire

Les élections syndicales de 1971 (I). Étude globale

Courrier hebdomadaire n° 597, par Jean Neuville, 23 p., 1973

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation en Belgique en 1970

Courrier hebdomadaire n° 595, par Jean Neuville, 18 p., 1973

Courrier hebdomadaire

La sensibilisation politique des adultes belges

Courrier hebdomadaire n° 579-580, par Léonard Doyen, 40 p., 1972

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation en Belgique en 1968 et 1969

Courrier hebdomadaire n° 536, par Jean Neuville, 23 p., 1971

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation en Belgique en 1967

Courrier hebdomadaire n° 442, par Jean Neuville, 17 p., 1969

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation en Belgique en 1966

Courrier hebdomadaire n° 396, par Jean Neuville, 19 p., 1968

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation en Belgique en 1964 et 1965

Courrier hebdomadaire n° 368, par Jean Neuville, 19 p., 1967

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 298, par Jean Neuville, 11 p., 1965

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation belge en 1962

Courrier hebdomadaire n° 244, par Jean Neuville, 16 p., 1964

Courrier hebdomadaire

Le taux de syndicalisation en Belgique en 1960 et 1961

Courrier hebdomadaire n° 181, par Jean Neuville, 19 p., 1963