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Les @nalyses en ligne
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La Belgique comme laboratoire pour l’étude de l’extrême droite en Europe

par Benjamin Biard, paru dans L’Europe, n° 10, mars 2026, p. 11

Alors que l’extrême droite s’impose largement dans le paysage politique flamand avec le Vlaams Belang, la Wallonie et Bruxelles restent relativement préservées, notamment grâce au cordon sanitaire politique et médiatique. Comparée à d’autres pays européens, cette situation est plutôt atypique. Toutefois, l’affaiblissement progressif de ce cordon sanitaire conjugué à la diffusion croissante des idées d’extrême droite fait émerger de nouvelles incertitudes, laissant apparaître qu’aucune région du pays n’est désormais totalement à l’abri de leur progression.

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Les gouvernements de la Région de Bruxelles-Capitale (1989-2026)

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 14 avril 2026

Voici deux mois, la Région de Bruxelles-Capitale a enfin vu s’installer un gouvernement de plein exercice, six cent quinze jours après les élections du 9 juin 2024. La coalition dirigée par Boris Dilliès réunit le MR, le PS et Les Engagés du côté francophone, et Groen, Anders et Vooruit du côté néerlandophone ; elle est en outre soutenue de l’extérieur par le CD&V. Les raisons de cette très longue crise politique ont été abondamment analysées et commentées. L’objectif de cette @nalyse du CRISP en ligne est de mettre en perspective la composition du gouvernement Dilliès avec celle des onze gouvernements qui l’ont précédé. Cet examen fait notamment ressortir les spécificités de la vie politique dans la Région bruxelloise, qui n’a jamais été gouvernée par une coalition composée des mêmes formations politiques que celles alors au pouvoir dans les autres entités fédérées ou au niveau fédéral.

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Les médias de proximité en Belgique francophone : éléments socio-économiques

Courrier hebdomadaire n° 2674-2675, par Bernard Cools, 67 p., 2026

La Belgique francophone compte actuellement douze « médias de proximité » : Antenne Centre, Boukè, BX1, Canal Zoom, MATélé, Notélé, Qu4tre, Télé MB, Télésambre, TV Com, TV Lux et Vedia. Onze sont situés en Wallonie et un en Région bruxelloise. Initialement, les médias de proximité se sont appelés « télévisions locales et communautaires ». Ils remplissent différentes missions de service public (information, développement culturel, éducation permanente et animation), dont chacune doit être concrétisée par une durée minimale annuelle de programmes. Aujourd’hui, ils sont confrontés à la perspective de profondes et multiples mutations dans un futur proche. En particulier, dans un objectif de réalisation d’économies, la Communauté française projette de réduire à huit le nombre de ces médias qu’elle subsidie. Ce Courrier hebdomadaire dresse un état des lieux actuel des médias de proximité, selon un angle essentiellement socio-économique. Pour chacun de ces médias, il indique la zone géographique couverte, précise l’auditoire potentiel, se penche sur divers indicateurs en termes de bilan financier et de volume d’emploi, et donne un aperçu de la production propre et du déploiement numérique. Cela fait, il examine les revenus des médias de proximité (subventions de la Communauté française, autres subsides publics et publicité), avant de se pencher sur la question de leurs audiences (volumes d’audience, profil socio-démographique du public, attitudes et attentes des consommateurs, importance de l’information locale) et de leur présence sur les réseaux sociaux. Enfin, il évoque brièvement le projet de réforme envisagé par le gouvernement de la Communauté française.

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La suppression du Sénat ne nécessitera-t-elle vraiment que huit votes ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 avril 2026

Ce 30 mars 2026, la commission des Affaires institutionnelles du Sénat a posé le premier des votes du processus parlementaire qui doit mener, à terme, à la disparition de la seconde chambre du Parlement fédéral belge. La commission s’est prononcée sur une question somme toute technique, à savoir l’ajout de dispositions transitoires dans l’article 195 de la Constitution afin d’élargir la liste des articles constitutionnels ayant été ouverts à révision à la fin de la législature 2019-2024. À cette occasion, le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), a indiqué que le processus d’abolition du Sénat requerra un total de « huit votes ». Cette @nalyse du CRISP en ligne vise à éclairer cette déclaration.

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Un gouvernement bruxellois après 613 jours ? Non, peut-être !

par Jean-Paul Nassaux, paru dans une version légèrement différente, sur Matribune.be, 6 mars 2026

Le soir du 12 février 2026 marquait la fin de la plus longue crise politique de la Région bruxelloise. En effet, après 613 jours écoulés depuis les élections régionales du 9 juin 2024, sept partis (le MR, le PS, Les Engagés, Groen, Anders, Vooruit et le CD&V) sont tombés d’accord pour former un gouvernement régional après un conclave qui les a réunis du 10 au 12 février 2026. Quels ont été les éléments marquants de ce long blocage ?

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L’élaboration et l’exécution du budget en période de crise

Courrier hebdomadaire n° 2673, par Mathias El Berhoumi, Norman Vander Putten, 58 p., 2026

Bien qu’il ne fasse pas partie des documents politiques les plus lisibles, le budget d’une collectivité publique est d’une importance capitale. Derrière la technicité de certaines notions et l’amoncellement de chiffres, se cachent les choix opérés par un gouvernement. En effet, le budget remplit deux fonctions : de prévision de l’ensemble des recettes et des dépenses, d’une part, et d’autorisation de percevoir ces recettes et d’effectuer ces dépenses, d’autre part. Cette double nature explique que l’approbation du budget par le Parlement constitue un moment central pour la légitimation et le contrôle de l’exécutif. Au cours des vingt dernières années, le processus budgétaire a été soumis à une tension croissante par divers contextes de crise, dont l’accroissement de la durée de la formation des gouvernements (en particulier au niveau fédéral et au niveau régional bruxellois) et la résurgence de lourds déficits publics. En raison soit de l’absence de majorité parlementaire soit d’une situation d’urgence, ces crises ont mené au recours à des mécanismes qui dérogent aux principes fondamentaux du processus budgétaire. Le présent Courrier hebdomadaire étudie l’impact de ces crises sur l’utilisation de dispositifs dérogatoires : douzièmes provisoires, délibérations budgétaires, provisions interdépartementales, prudence budgétaire et pouvoirs spéciaux. Il s’agit d’examiner comment, en théorie et en pratique, la décision budgétaire belge concilie trois impératifs, y compris en période de crise : la légitimité démocratique, la prévisibilité des dépenses et la capacité à assurer la continuité de l’État. Il montre notamment que les principes visant à garantir l’assise démocratique de l’exercice de la fonction budgétaire par l’approbation parlementaire, pensés pour les temps ordinaires, se trouvent mis à l’épreuve en situation de crise.

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Les réformes des pensions légales (2011-2025)

Courrier hebdomadaire n° 2671-2672, par Quentin Detienne, 115 p., 2026

En matière de pensions légales, de nombreuses réformes ont été adoptées à l’époque des gouvernements Di Rupo (2011-2014), Michel I (2014-2018) et De Croo (2020-2025). Leur objectif est double : augmenter le taux d’emploi et contenir les dépenses. Notamment, les conditions d’accès à une pension ont été durcies, tandis que les modes de calcul des pensions ont été revus dans le sens d’une moindre valorisation de certaines périodes assimilées. L’impression règne parfois qu’il ne s’agirait là que de réformes paramétriques, sans grande importance au regard de l’ampleur des défis que soulèvent le vieillissement de la population et ses conséquences pour les finances publiques. Pourtant, ces mesures sont loin d’être anodines. En outre, celle qui a suscité le plus de réactions, à savoir le recul de l’âge légal de la retraite de 65 à 67 ans, n’est en réalité pas la plus importante d’entre elles. Entre 2011 et 2025, le système a profondément changé de physionomie, en raison du fait que le critère central déterminant l’accès à la retraite ne réside plus dans l’âge du travailleur mais dans la durée de sa carrière. Quant à elle, la pension a changé de nature : étant désormais cumulable avec des revenus professionnels, elle n’est plus un revenu de remplacement pour celui qui s’est retiré du monde professionnel, mais un revenu garanti pour le travailleur âgé. Ce Courrier hebdomadaire expose les réformes des pensions légales menées au cours de ces quinze années et propose un état des lieux du système – avant que les réformes du gouvernement De Wever ne viennent encore le transformer. Dans une forme rigoureuse mais accessible à un public large, il permet de comprendre comment fonctionne le système de pension belge dans son ensemble et quels en sont les grands principes, les lignes de force et les principaux enjeux.

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La fin de la législature 2019-2024 en Communauté française

Courrier hebdomadaire n° 2669-2670, par Vincent Lefebve, 53 p., 2026

Ce Courrier hebdomadaire retrace les principaux événements qui ont fait l’actualité politique en Communauté française (dite aussi Fédération Wallonie-Bruxelles) durant la fin de la précédente législature, à savoir l’année 2023 et le premier semestre 2024. Pour la Communauté française, cette période a été riche en réformes ou en applications de réformes précédemment décidées (notamment, dans le domaine de l’enseignement obligatoire). Deux dossiers ont particulièrement fait l’objet de tensions au sein du gouvernement Jeholet, mettant à mal l’entente entre les partenaires de majorité. D’une part, la question de la création d’un master en médecine à l’UMons et d’un master de spécialisation en médecine générale à l’UNamur a donné lieu à une vive confrontation entre le PS et le MR. D’autre part, quelques semaines avant les élections du 9 juin 2024, une crise majeure a éclaté entre le MR, d’un côté, et le PS et Écolo, de l’autre, concernant l’application du décret, adopté fin 2021, réformant le décret du 7 novembre 2013 définissant le paysage de l’enseignement supérieur (dit « décret paysage »). Par ailleurs, au sein d’une partie de la population, la réforme de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) a suscité une opposition intense et même, dans certaines de ses expressions, violente. Parmi les autres domaines passés en revue, figurent la recherche scientifique, la culture, l’aide à la jeunesse et la protection de la jeunesse, l’enfance et la petite enfance, les médias, le sport, les droits des femmes et les finances de la Communauté française.

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Région de Bruxelles-Capitale : pourquoi ça bloque ?

interview de Jean Faniel et Jean-Paul Nassaux par Mathieu Stassart, parue dans Trait D'Union, n° 146, janvier-février 2026, p. 18-21

Près de 20 mois après les dernières élections régionales, la Région bruxelloise est engluée dans une crise politique sans précédent. Porter un regard critique sur les raisons de cette paralysie aux conséquences graves pour les Bruxelloises et les Bruxellois amène à questionner l’attitude des partis politiques et le manque de transparence entourant les négociations. Cette réflexion ouvre aussi la porte à des réformes institutionnelles pour Bruxelles, dont la crise actuelle fait chanceler une autonomie déjà fragile.

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Le contrôle de la disponibilité des chômeurs au lendemain de la sixième réforme de l’État

Courrier hebdomadaire n° 2668, par Océane Bertrand, Benjamine Dejardin, Manon Pierrot, Ilan Tojerow, Magali Verdonck, 49 p., 2026

Parmi les politiques visant à augmenter le taux d’emploi, figure dans de nombreux pays le contrôle de la disponibilité et du comportement de recherche des chômeurs. Ce contrôle – ainsi que l’imposition de sanctions y afférentes – peut être plus ou moins articulé avec l’accompagnement des demandeurs d’emploi. En Belgique, l’accompagnement des demandeurs d’emploi est une compétence de la Région wallonne, de la Région flamande, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone. En outre, depuis la sixième réforme de l’État, ces quatre entités fédérées sont partiellement compétentes en matière de contrôle et de sanctions : elles peuvent compléter le cadre normatif fédéral par des mesures d’exécution et elles sont chargées d’appliquer concrètement celui-ci. Depuis lors, chacune d’entre elles peut donc déterminer la manière dont elle articule les missions d’accompagnement et de contrôle pour ce qui la concerne. Ce Courrier hebdomadaire analyse la manière dont les quatre entités fédérées ont exercé leur nouvelle autonomie en matière de contrôle de la disponibilité des chômeurs au cours des premières années qui ont suivi la sixième réforme de l’État (à savoir jusqu’en 2018). Il s’agit d’évaluer dans quelle mesure la régionalisation opérée a influencé l’articulation entre les compétences nouvellement acquises et les politiques régionales d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Les auteurs montrent également dans quelle mesure les modalités de contrôle et de recours ont alors été adaptées aux spécificités ou préférences régionales.

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Dimanche, on vote ! Une habitude helvétique, un rêve belge ?

par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 132, hiver 2025-2026, p. 49-53

Les Suisses votent souvent, les Belges rarement. Ce rituel régulier de la démocratie directe, inscrit dans la politique helvétique, fascine autant qu’il interroge : et si un tel système pouvait inspirer la Belgique ou, au contraire, y révéler ses fractures ? Car derrière cette différence de pratique, c’est une conception même de la souveraineté, du fédéralisme et de la confiance démocratique qui se joue.

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Les résultats des élections communales du 13 octobre 2024 en Région bruxelloise

Courrier hebdomadaire n° 2666-2667, par Caroline Sägesser, 70 p., 2026

Le 13 octobre 2024, les électeurs des 19 communes de la Région bruxelloise ont procédé à l’élection de leurs 703 conseillers communaux. Le taux moyen de participation, en sensible baisse, s’est élevé à un peu moins de quatre électeurs sur cinq. Dans la majorité des communes, la liste qui avait obtenu le plus grand nombre de votes en 2018 voit son assise électorale s’éroder ; dans 4 d’entre elles, la place de première force politique change même de mains. Par ailleurs, pas moins de 3 communes voient une liste obtenir la majorité absolue en voix, et 3 autres connaissent une situation de majorité absolue en sièges uniquement. Le scrutin modifie sensiblement la hiérarchie des principaux partis francophones. Cette évolution est avant tout faite d’un net recul d’Écolo et de Défi. Le PS se maintient, tandis que le MR, Les Engagés et, plus encore, le PTB enregistrent une progression. Quant à eux, les principaux partis néerlandophones n’ont guère déposé de listes propres : sauf exceptions, leurs candidats ont figuré sur des listes bilingues, liées à un ou plusieurs partis francophones. Aucune formation néerlandophone n’obtient d’élu en dehors d’une liste bilingue. Enfin, quelques « petites listes » portées par des candidats issus de partis établis décrochent des sièges, de même que la Team Fouad Ahidar. Comme en 2018, l’extrême droite échoue à obtenir une représentation dans le paysage communal bruxellois. Ces mouvements entraînent des changements au niveau de la composition des majorités locales : rares sont les communes qui voient la coalition sortante être reconduite. Par ailleurs, seules 6 communes connaissent un nouveau bourgmestre. La proportion de femmes parmi les échevins s’approche de la parité (49,6 %), tandis que l’on compte cinq femmes bourgmestres. Les élections communales s’étant déroulées 4 mois après les élections fédérales, régionales et communautaires du 9 juin 2024, il est possible d’établir une comparaison entre les résultats des différents scrutins. Certes, les différences entre les listes en présence et la spécificité des enjeux communaux incitent à la prudence. Toutefois, on peut remarquer que les tendances générales confortent celles déjà constatées lors du scrutin de juin.

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Grèves et conflictualité sociale en 2024

Courrier hebdomadaire n° 2664-2665, par Iannis Gracos, 132 p., 2025

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2024. Au niveau interprofessionnel, les syndicats ont poursuivi leur mobilisation contre les perspectives de renforcement des politiques d’austérité. Après les élections du 9 juin, ils se sont opposés aux projets socio-économiques des gouvernements wallon et francophone nouvellement formés et du gouvernement fédéral De Wever en cours de formation. L’expression de la colère des agriculteurs a principalement ciblé les politiques européennes qu’ils jugent inadaptées aux réalités du terrain ou susceptibles de mettre en péril la viabilité et la rentabilité de leurs exploitations : PAC, Green Deal, produits ukrainiens, traité avec le Mercosur, etc. L’annonce de la fermeture de l’usine d’Audi Brussels, à Forest, a constitué un véritable séisme social. Elle a signifié une perte d’emploi massive, qui a touché tant les travailleurs de ce site industriel que ceux des entreprises sous-traitantes. La négociation du plan social a duré plusieurs mois, dans un climat de grandes tensions allant jusqu’à un lock-out . Les coursiers travaillant pour la plateforme Uber Eats ont mené une grève de deux jours. Elle a permis de faire entendre la voix des nombreux travailleurs sans papiers actifs dans le secteur de la livraison de repas à domicile, dont la mobilisation est par nature malaisée. La grève de quatre semaines intervenue au sein de l’asbl AVJ Liège, service d’aide à domicile pour adultes en situation de handicap, s’est distinguée par son issue relativement favorable pour le personnel, mais aussi par le recours à la justice et aux réquisitions de travailleurs de la part de la direction. Une annexe statistique fournit un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2024. Cette étude a été rédigée par B. Conter, A. Dufresne, A. Dupuis, J. Faniel, G. Lambert, E. Martinez, L. Mélon, A. Orban, P. Reman, M. Strale, K. Vandaele et Z. Vitali.

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Face à Donald Trump : comment passer de la sidération à la compréhension ?

par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 27 janvier 2026

Au cours des dernières semaines, le président des États-Unis, Donald Trump, et son administration ont multiplié les initiatives et les déclarations qui ont profondément déstabilisé les équilibres internationaux. La scène domestique américaine n’est pas en reste. Les violations de l’État de droit et du cadre constitutionnel par D. Trump sont bien documentées et, depuis son retour au pouvoir, cette logique s’est prolongée sous la forme d’une véritable guérilla institutionnelle. Pris isolément, ces épisodes pourraient être interprétés comme des provocations excessives ou des manœuvres tactiques, dans certains cas couronnées de succès, dans d’autres maladroites voire contreproductives. Considérés ensemble, ces événements dessinent un mode d’exercice du pouvoir inédit, qui appelle moins une réaction émotionnelle qu’un effort rigoureux de compréhension. L’idée n’est pas tant de condamner le trumpisme, mais de savoir à partir de quelles catégories intellectuelles il est possible de le penser.

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« 2026 sera l’année de la mise à l’épreuve pour l’Arizona »

interview de Jean Faniel par Corentin Di Prima, parue dans L’Écho, 30 décembre 2025

L’année politique qui s’achève fut marquée par la formation d’un gouvernement fédéral inédit, l’Arizona, emmené par un Premier ministre nationaliste flamand, inédit là aussi. Et Bart De Wever est sans conteste la personnalité de l’année.

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PACK CH2658-2663

I. Le cadrage par une élite culturelle et l’alignement des partis politiques.
Courrier hebdomadaire n° 2658-2659,
par A. Gustin, G. Grandjean, V. Aerts, 62 p., 2025

II. Les parlements régionaux et communautaires.
Courrier hebdomadaire n° 2660-2661,
par V. Aerts, G. Grandjean, A. Gustin, 106 p. , 2025

III. La Chambre des représentants et le Sénat.
Courrier hebdomadaire n° 2662-2663,
par G. Grandjean, V. Aerts, A. Gustin, 87 p., 2025

En Belgique, l’idée de désigner des responsables politiques par le moyen d’un tirage au sort parmi les citoyens connaît un important regain d’intérêt depuis une quinzaine d’années. Des citoyens, des chercheurs et des responsables politiques mettent en avant son potentiel pour faire face à la crise de la démocratie représentative. Les dispositifs recourant au tirage au sort se multiplient à tous les niveaux de pouvoir (avec, cependant, une différence marquée entre le sud et le nord du pays). Il s’agit essentiellement de compléter le système électoral par la création de panels ou conseils citoyens liés aux instances législatives.

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L’institutionnalisation du tirage au sort au sein des assemblées parlementaires belges (III). La Chambre des représentants et le Sénat

Courrier hebdomadaire n° 2662-2663, par Vincent Aerts, Geoffrey Grandjean, Archibald Gustin, 87 p., 2025

En Belgique, l’idée de désigner des responsables politiques par le moyen d’un tirage au sort parmi les citoyens connaît un important regain d’intérêt depuis une quinzaine d’années. Des citoyens, des chercheurs et des responsables politiques mettent en avant son potentiel pour faire face à la crise de la démocratie représentative. Les dispositifs recourant au tirage au sort se multiplient à tous les niveaux de pouvoir (avec, cependant, une différence marquée entre le sud et le nord du pays). Il s’agit essentiellement de compléter le système électoral par la création de panels ou conseils citoyens liés aux instances législatives. Ce Courrier hebdomadaire analyse la progressive institutionnalisation de mécanismes de tirage au sort de citoyens au sein des assemblées parlementaires belges. Il met ainsi en lumière un mouvement inégal mais réel vers une participation citoyenne renouvelée, dont il éclaire les enjeux philosophiques, politiques et institutionnels. Ce troisième volume présente de manière détaillée les propositions d’institutionnalisation du tirage au sort qui ont été déposées sur les bureaux de la Chambre des représentants (qui, en 2024, a instauré la possibilité d’organiser des commissions mixtes et des panels citoyens) et du Sénat. S’appuyant sur leur cartographie des initiatives et expérimentations, les auteurs dressent un tableau des modalités de l’institutionnalisation du tirage au sort en Belgique et interrogent les transformations du modèle représentatif qu’implique cette innovation démocratique.

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L’institutionnalisation du tirage au sortau sein des assemblées parlementaires belges (II). Les parlements régionaux et communautaires

Courrier hebdomadaire n° 2660-2661, par Vincent Aerts, Geoffrey Grandjean, Archibald Gustin, 106 p., 2025

En Belgique, l’idée de désigner des responsables politiques par le moyen d’un tirage au sort parmi les citoyens connaît un important regain d’intérêt depuis une quinzaine d’années. Des citoyens, des chercheurs et des responsables politiques mettent en avant son potentiel pour faire face à la crise de la démocratie représentative. Les dispositifs recourant au tirage au sort se multiplient à tous les niveaux de pouvoir (avec, cependant, une différence marquée entre le sud et le nord du pays). Il s’agit essentiellement de compléter le système électoral par la création de panels ou conseils citoyens liés aux instances législatives. Ce Courrier hebdomadaire analyse la progressive institutionnalisation de mécanismes de tirage au sort de citoyens au sein des assemblées parlementaires belges. Il met ainsi en lumière un mouvement inégal mais réel vers une participation citoyenne renouvelée, dont il éclaire les enjeux philosophiques, politiques et institutionnels. Ce deuxième volume présente de manière détaillée les propositions d’institutionnalisation du tirage au sort qui ont été déposées sur les bureaux des assemblées parlementaires régionales et communautaires, ainsi que les discussions et les éventuelles décisions dont elles ont fait l’objet. En particulier, sont étudiés les dispositifs de commissions délibératives instaurés par le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, l’Assemblée réunie de la COCOM et l’Assemblée de la COCOF en 2019 et par le Parlement wallon en 2020, ainsi que le « dialogue citoyen permanent » institué par le Parlement de la Communauté germanophone en 2019.

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Cinq pour cent du PIB

par Giuseppe Pagano, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 décembre 2025

Les 24 et 25 juin 2025, s’est tenu à La Haye un important sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), en présence du président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump. Comme il l’avait déjà fait précédemment, celui-ci a une nouvelle fois demandé fermement aux pays membres de porter leurs dépenses de défense à 5 % du produit intérieur brut (PIB). Accédant à cette injonction, la quasi-totalité des pays européens membres de l’OTAN, en ce compris la Belgique, se sont engagés à consacrer, d’ici 2035, 3,5 % de leur PIB aux dépenses de défense stricto sensu, et encore 1,5 % de ce PIB à des dépenses de sécurité au sens large, comme la cybersécurité ou la mobilité militaire. Cette @nalyse du CRISP en ligne examine les conséquences budgétaires de l’engagement pris lors du Sommet de La Haye, de manière globale d’abord, en se concentrant principalement sur le cas de la Belgique ensuite, et ce en considérant principalement quatre dimensions importantes.

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L’institutionnalisation du tirage au sort au sein des assemblées parlementaires belges (I). Le cadrage par une élite culturelle et l’alignement des partis politiques

Courrier hebdomadaire n° 2658-2659, par Vincent Aerts, Geoffrey Grandjean, Archibald Gustin, 62 p., 2025

Désigner les responsables politiques par le moyen d’un tirage au sort parmi les citoyens. L’idée n’est pas neuve ; dans l’Antiquité grecque, sa mise en œuvre a d’ailleurs constitué l’un des fondements de la démocratie athénienne. En Belgique, cette idée connaît un important regain d’intérêt depuis une quinzaine d’années, c’est-à-dire depuis la tenue du G1000 et la publication de l’ouvrage Contre les élections de David Van Reybrouck. Des citoyens, des chercheurs et des responsables politiques mettent en avant son potentiel pour faire face à la crise de la démocratie représentative. Les dispositifs recourant au tirage au sort se multiplient à tous les niveaux de pouvoir (avec, cependant, une différence marquée entre le sud et le nord du pays). Il s’agit essentiellement de compléter le système électoral par la création de panels ou conseils citoyens liés aux instances législatives. Ce Courrier hebdomadaire analyse la progressive institutionnalisation de mécanismes de tirage au sort de citoyens au sein des assemblées parlementaires belges. Il met ainsi en lumière un mouvement inégal mais réel vers une participation citoyenne renouvelée, dont il éclaire les enjeux philosophiques, politiques et institutionnels. Ce premier volume présente les différentes conceptions du tirage au sort en politique, les arguments théoriques mobilisés pour ou contre son introduction, ainsi que les cadrages proposés par les experts qui ont marqué le débat public en Belgique. Il procède aussi à un examen des programmes des partis politiques à cet égard, de 2009 à 2024.

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Les résultats des élections du 9 juin 2024 (II). Parlements régionaux et communautaires

Courrier hebdomadaire n° 2656-2657, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, David Van Den Abbeel, 191 p., 2025

En Belgique, les élections du 9 juin 2024 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats de ces différents scrutins. Il en dégage les principaux enseignements, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en découlent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections multiples du 26 mai 2019. Ce second volume est consacré au renouvellement des différents parlements régionaux et communautaires. Pour chacune des assemblées élues directement, sont analysés la participation au scrutin (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble de la Région ou de la Communauté, les scores et l’implantation électorale des partis politiques, et les voix de préférence et taux de pénétration. La nouvelle composition des diverses assemblées est également étudiée. L’exposé est soutenu par une trentaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, commune par commune, les scores électoraux qu’ont obtenus en 2024 les différentes listes actuellement représentées au Parlement wallon, au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale ou au Parlement flamand.

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Quels intérêts sont représentés au Sénat ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 décembre 2025

La suppression du Sénat figure au programme du gouvernement fédéral dirigé par Bart De Wever. Les partis membres de cette coalition (soit la N-VA, le MR, Les Engagés, Vooruit et le CD&V), appuyés par l’Open VLD, ont introduit divers textes visant à modifier la Constitution afin de rencontrer cet objectif. Le Sénat est aussi ancien que l’État belge lui-même. Comme celui-ci, il a connu de nombreuses transformations. Sa composition a tout particulièrement fait l’objet d’évolutions en lien direct avec les mouvements à l’œuvre au sein de la société belge. Retracer ces étapes successives permet de mettre en évidence les intérêts principaux qui ont successivement trouvé à s’exprimer au sein de cette institution, qui semble désormais appelée à disparaître.

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Les résultats des élections du 9 juin 2024 (I). Parlement fédéral et Parlement européen

Courrier hebdomadaire n° 2654-2655, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, David Van Den Abbeel, 184 p., 2025

En Belgique, les élections du 9 juin 2024 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats de ces différents scrutins. Il en dégage les principaux enseignements, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en découlent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections multiples du 26 mai 2019. Ce premier volume s’ouvre par l’exposé des quelques problèmes que le déroulement de la journée électorale du 9 juin 2024 a connus sur le plan organisationnel. Ensuite, il est consacré au renouvellement du Parlement fédéral et à l’élection des représentants belges au Parlement européen. Pour la Chambre des représentants, sont analysés la participation au scrutin (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble du pays et dans chacune des trois régions, les scores et l’implantation électorale des partis politiques, les voix de préférence et taux de pénétration, et la nouvelle composition de l’assemblée. Pour le Sénat, sont abordées la désignation des sénateurs émanant des entités fédérées et celle des sénateurs cooptés. Pour l’élection de la représentation belge au Parlement européen, le plan est semblable à celui suivi pour la Chambre des représentants. L’exposé est soutenu par une vingtaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, commune par commune, les scores électoraux qu’ont obtenus en 2024 les différentes listes actuellement représentées au Parlement fédéral.

Les @nalyses en ligne

L’évolution de la fréquentation des cours philosophiques pousse-t-elle au changement ?

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 4 décembre 2025

L’organisation des cours de religion et de morale non confessionnelle suscite le débat depuis plusieurs années. En Communauté française, une évolution significative a eu lieu en 2016-2017 dans l’enseignement officiel avec la réduction du volume horaire de ces cours à une heure par semaine et l’introduction du cours de philosophie et de citoyenneté. Ce dernier est obligatoire à raison d’une heure par semaine, et peut être suivi pour une deuxième heure, en lieu et place du cours de religion ou de morale. Les derniers chiffres de fréquentation révèlent que ce choix est devenu plus populaire, au détriment des cours de religion catholique et de morale non confessionnelle, qui sont de moins en moins choisis.

Courrier hebdomadaire

L’année politique 2023 en Wallonie

Courrier hebdomadaire n° 2653, par Benjamin Biard, 40 p., 2025

Ce Courrier hebdomadaire retrace les principaux événements qui ont fait l’actualité politique en Wallonie durant l’année 2023. Pour le gouvernement wallon Di Rupo III (PS/MR/Écolo) et le Parlement wallon, l’année 2023 a été celle de diverses décisions dans les domaines de la politique climatique (adoption du Plan Air Climat Énergie 2030 et du décret Neutralité carbone), de l’approvisionnement énergétique (validation des grandes orientations du projet de ligne à haute tension dite « Boucle du Hainaut »), de l’aménagement du territoire (réforme du Code du développement territorial et du schéma de développement territorial), de l’économie des titres-services (réforme du financement des entreprises, amélioration des conditions de travail des aide-ménagères), du commerce de proximité (octroi d’un soutien à une centaine de communes), de l’économie circulaire (adoption du décret relatif à la circularité des matières), du logement (instauration de l’allocation de loyer et d’énergie, amélioration de l’accès au logement), du transport aéroportuaire (renouvellement du permis d’environnement pour l’exploitation de l’aéroport de Liège), de la gestion des risques d’inondation (approbation des plans PGRI 2022-2027), de la législation électorale (limitation des dépenses électorales, révision du système d’apparentement pour les scrutins régionaux et provinciaux), des communes (fusion de Bastogne et Bertogne) ou encore de la fiscalité (dans les domaines de l’immobilier et de l’automobile). L’année 2023 a également été marquée par divers autres événements, dont l’éclatement du scandale de la pollution aux substances PFAS, les difficultés politiques liées à la gestion du Parlement wallon, et les projets avortés de Legoland et du Puy du Fou. S’y ajoutent les initiatives entamées ou poursuivies dans le cadre du plan de relance wallon.