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1998 - 2025

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Les @nalyses en ligne

L’évolution de la fréquentation des cours philosophiques pousse-t-elle au changement ?

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 4 décembre 2025

L’organisation des cours de religion et de morale non confessionnelle suscite le débat depuis plusieurs années. En Communauté française, une évolution significative a eu lieu en 2016-2017 dans l’enseignement officiel avec la réduction du volume horaire de ces cours à une heure par semaine et l’introduction du cours de philosophie et de citoyenneté. Ce dernier est obligatoire à raison d’une heure par semaine, et peut être suivi pour une deuxième heure, en lieu et place du cours de religion ou de morale. Les derniers chiffres de fréquentation révèlent que ce choix est devenu plus populaire, au détriment des cours de religion catholique et de morale non confessionnelle, qui sont de moins en moins choisis.

Courrier hebdomadaire

L’année politique 2023 au niveau fédéral

Courrier hebdomadaire n° 2621, par Caroline Sägesser, 51 p., 2024

Ce Courrier hebdomadaire retrace les faits saillants de l’année 2023 qui ont concerné le gouvernement belge et qui ont alimenté l’actualité politique au niveau fédéral. Pour le gouvernement De Croo, l’année 2023 représentait la dernière occasion de dégager des accords et de mettre en œuvre des réformes, avant que les énergies politiques ne soient largement absorbées par les échéances électorales de 2024. Toutefois, cette perspective n’a pas constitué l’aiguillon nécessaire à une action résolue, et l’année a été riche en échéances reportées et en réformes maintes fois annoncées puis définitivement abandonnées (réforme fiscale) ou fortement réduites (réforme des pensions). En outre, le gouvernement fédéral est apparu fragilisé, en raison de tensions au sein de la coalition Vivaldi, ainsi que de difficiles perspectives électorales pour plusieurs des partis politiques qui la composent. Caroline Sägesser examine ici les modifications intervenues dans la composition du gouvernement De Croo, et passe en revue les principaux événements et dossiers auxquels celui-ci a été confronté au cours de l’année 2023 (énergie, asile, concertation sociale, fiscalité, sécurité sociale, pensions, environnement, justice, budget, sécurité, cultes, survol aérien de Bruxelles, guerre en Ukraine, conflit israélo-palestinien…). Elle propose aussi un retour sur l’évolution de la cohésion de cette majorité singulière, qui se compose de plus de partis qu’aucune autre avant elle dans l’histoire de la Belgique.

Podcasts

Le financement public des cultes a-t-il encore un avenir ? Nouvelles actualités mais vieux problèmes

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 9 octobre 2023

Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : 1° Caroline Sägesser : Le financement public des cultes a-t-il encore un avenir ? 2° ‘financement public des cultes’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique. 3° Le tour des dernières parutions du CRISP, avec Jean Faniel.

Courrier hebdomadaire

La loi du Pacte culturel : enjeux anciens, nouveaux défis

Courrier hebdomadaire n° 2545, par Hugues Dumont, 50 p., 2022

La loi du 16 juillet 1973 garantissant la protection des tendances idéologiques et philosophiques (dite loi du Pacte culturel) fête ses 50 ans en 2023. À cette occasion, H. Dumont se penche sur deux questions. Quelles étaient les forces, mais aussi les faiblesses, du modèle initial institué par cette loi ? Et quelles sont les raisons politiques et juridiques qui obligent à constater que ce modèle est aujourd’hui très largement dépassé ? Sur cette base, il esquisse trois scénarios possibles pour l’avenir. En effet, le modèle de la loi du Pacte culturel n’est pas nécessairement voué à être abandonné. Il est envisageable d’en conserver les dispositions qui continuent à être vues comme pertinentes, et de réviser les autres dans le sens d’un pluralisme plus diversifié et plus ouvert aux courants qui ne se reconnaissent pas dans les partis et piliers traditionnels. Malgré divers défauts, la loi du Pacte culturel reposait sur une intuition qui reste valable de nos jours : pour lutter contre les discriminations idéologiques et philosophiques et pour garantir le respect du pluralisme, il convient d’associer les tendances et les groupements représentatifs qui pourraient être victimes de ces discriminations à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques. Afin de pouvoir s’étendre à d’autres catégories de discriminations, cette intuition devrait être dotée d’un dispositif adapté à la société civile belge et à l’architecture institutionnelle du pays telles qu’elles se présentent aujourd’hui. Une telle évolution pourrait prendre la voie d’une révision constitutionnelle, qui montrerait que la citoyenneté fédérale belge peut encore s’articuler avec les autonomies communautaires et régionales de manière dynamique. Il pourrait alors revenir à chaque Communauté, pour ce qui concerne les matières culturelles, de réécrire la loi du Pacte culturel sans en compromettre les acquis et en se hissant au niveau des exigences constitutionnelles de la démocratie participative.

Podcasts

Le port de signes convictionnels et la neutralité de l'Etat

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 14 juin 2021

Dans votre Carrefour de l’Information ce midi : les signes conventionnels avec l’un de nos partenaires le CRISP et notre invitée Carolie Sagesser, docteure en Histoire. Elle est chargée de recherches au sein du secteur Socio-Politique du CRISP.

Les @nalyses en ligne

Port de signes convictionnels : en sortir la tête haute

par Caroline Sägesser, paru dans Levif.be, 4 juin 2021

La condamnation judiciaire de la politique de neutralité exclusive pratiquée par la STIB continue de faire des remous. La question du port de signes convictionnels dans la fonction publique menace la cohésion sociale, divise la majorité bruxelloise et monopolise beaucoup d’énergie au moment où la gestion de la fin de la pandémie de Covid-19 exige peut-être qu’elle soit employée ailleurs. Quelles pourraient être les pistes pour sortir de cette crise ?

Podcasts

La neutralité religieuse en débat

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 juin 2021

Depuis plusieurs semaines et à l’initiative du parti DÉFI, la Chambre des représentants est saisie d’une proposition de révision de la Constitution en vue d’y inscrire le principe de laïcité. En quoi la Belgique se distingue-t-elle des États revendiqués laïques ? Que signifie le principe de neutralité religieuse qui semble présider aux relations entretenues entre l’État belge et les cultes ? Ce principe est-il amené à évoluer ? Pourquoi plusieurs partis politiques estiment ce débat indispensable et pourquoi d’autres rechignent à l’entamer ? Alors que la justice s’est récemment et à plusieurs reprises invitée dans la controverse relative au port de signes convictionnels dans certains lieux et services publics et qu’il est peu de dire que les décisions prises à ces occasions font grand bruit, nous ferons le point sur cette actualité chaude avec Caroline Sägesser, docteure en histoire, spécialiste des cultes et de leur financement, chargée de recherche pour le CRISP et que nous avions déjà reçue pour évoquer la place de l’Islam et celle du Mouvement laïque en Belgique.

Les @nalyses en ligne

L’organisation et la reconnaissance de la laïcité en Belgique francophone

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 25 mars 2021

Il y a 40 ans, la loi du 23 janvier 1981 accordait pour la première fois un subside au Conseil central laïque, faisant entrer la laïcité belge dans le processus de reconnaissance qui a abouti en 2002 à l’organisation du financement public de la laïcité organisée selon des modalités comparables à celles dont bénéficient les cultes reconnus. Ce financement public d’un humanisme philosophique athée ou agnostique est sans équivalent dans un autre pays, et donne aux organisations laïques belges des moyens qui leur permettent notamment de soutenir le mouvement laïque au niveau européen. Retour sur l’histoire de ce mouvement en Belgique francophone depuis 1945.

Courrier hebdomadaire

Le dialogue entre l’Union européenne et les organisations religieuses et philosophiques

Courrier hebdomadaire n° 2479, par Déborah Pimpurniaux, Caroline Sägesser, 46 p., 2020

Depuis 2009, l’article 17 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) consacre en droit européen l’existence d’un dialogue entre l’Union européenne et les représentants des organisations religieuses et philosophiques non confessionnelles. C’est là l’aboutissement d’un processus initié par le président de la Commission européenne Jacques Delors dans les années 1990, dans le cadre de son initiative « Une âme pour l’Europe ». L’adoption de cet article 17 s’est déroulée dans le contexte d’un débat animé et parfois virulent sur le rôle qu’il convenait de donner – ou non – aux organisations religieuses dans l’élaboration des politiques européennes. En effet, c’est prioritairement avec les représentants des religions que les institutions européennes avaient entamé un dialogue, ce qui avait suscité l’opposition des mouvements philosophiques non confessionnels. Ces derniers ont mis sur pied une institution pour les représenter auprès de l’Union européenne, la Fédération humaniste européenne (FHE), et ont obtenu que le dialogue soit réorganisé sur de nouvelles bases. Ce Courrier hebdomadaire revient sur le contexte de l’adoption de l’article 17 du TFUE et, en particulier, sur les controverses ayant préalablement entouré le préambule proposé pour le projet de Constitution pour l’Europe. Il expose la façon dont le dialogue a été installé avant et, surtout, après l’adoption des lignes directrices pour la mise en œuvre du dialogue consécutivement à la plainte déposée par la FHE. Il présente successivement les acteurs en présence puis les thématiques abordées dans le cadre de ce dialogue avec les organisations convictionnelles.

Les @nalyses en ligne

Le Centre d’action laïque a cinquante ans : et s’il changeait de nom ?

par Caroline Sägesser, paru dans La Revue nouvelle, n° 7, novembre 2019, p. 7-10

Le Centre d’action laïque (CAL) a été fondé en 1969 pour fédérer les mouvements laïques francophones et en représenter les membres devant les pouvoirs publics. L’action du CAL a notamment permis la reconnaissance des organisations philosophiques non confessionnelles et leur financement public, au même titre que les cultes. La laïcité dite organisée est aujourd’hui un élément constitutif du pluralisme de la société belge. Le moment est peut-être venu de redéfinir son identité afin de restituer au principe de laïcité son statut de bien commun.

Les @nalyses en ligne

Cultes et laïcité dans les accords de gouvernement des entités fédérées

par Caroline Sägesser, paru sur dans une version courte sur o-re-la.org, 25 octobre 2019

La Belgique a voté le 26 mai 2019. État fédéral, elle a procédé, outre à l’élection de ses députés européens, au renouvellement tant des parlements de Région et de Communauté que du Parlement fédéral. Six mois plus tard, les négociations pour former un gouvernement fédéral sont loin d’aboutir, tandis que tous les gouvernements des Communautés et des Régions ont été constitués. Quelles dispositions les accords de gouvernement de ces niveaux de pouvoir prévoient-ils pour les cultes et la laïcité ? Cette @nalyse aborde quatre thématiques : les communautés cultuelles locales, les cours de religion et de morale, les questions relatives à la laïcité et/ou à la neutralité et les questions liées à la prévention du radicalisme religieux.  

Podcasts

La laïcité organisée fête ses 50 ans

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 novembre 2019

Pour ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D, nous aurons le plaisir de recevoir Caroline Sägesser, docteure en histoire, spécialiste des cultes et de leur financement et chargée de recherche pour le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques partenaire de cette émission. Cet épisode sera consacré à la laïcité et à l’organisation du mouvement laïque en Belgique, mouvement qui a récemment fêté ses 50 ans. Qu’appelle-t-on la laïcité ? Quand et où émerge-t-elle dans l’histoire des idées ? Comment la distinguer de notions voisines telles que l’athéisme ou la neutralité ? Ce concept fait-il partie des principes constitutionnels belges ? Quand un mouvement laïque émerge-t-il en Belgique et comment s’est-il structuré tout au long du XXe siècle ? Qui compose ce mouvement et comment est-il financé ? Quels ont été les grands combats historiques de ce mouvement, ses victoires voire ses défaites ? Quelles sont aujourd’hui les principales revendications de la laïcité organisée belge ? Telles seront entre autres les questions auxquelles on tâchera de répondre en compagnie de Caroline Sägesser.

Podcasts

Comment la Belgique fiance et organise les cultes ?

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 février 2019

Émission diffusée le 4 février 2019 Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, on aborde un thème relativement méconnu du grand public et pourtant diablement intéressant : la reconnaissance et le financement des cultes en Belgique. En effet, ni laïque, ni doté d’une religion d’État, notre pays se distingue par un régime tout à fait singulier de reconnaissance des religions et de financement de partie de leurs infrastructures et activités. Aussi, dans notre Belgique fédérale, rien n’est jamais simple et la régulation publique du fait religieux repose bien entendu sur une subtile répartition des compétences parmi les entités fédérale, régionales ou communautaires? Comment se fait-il que l’enseignement public prévoit des cours de religion ou qu’il existe des écoles confessionnelles en Belgique ? Pourquoi les ministres du culte sont-ils rétribués à même le budget de l’État ? Qu’appelle-t-on une « fabrique d’église » ? Comment l’autorité publique reconnait-elle un culte et à quelles prestations le statut de culte reconnu ouvre-t-il le droit ? Le mouvement laïque fait-il l’objet d’un traitement comparable à celui réservé aux religions ? Telles seront entre autres les questions auxquelles nous tâcherons de répondre?Pour ce faire, nous avons le plaisir d’accueillir Caroline Sägesser, docteure en histoire et spécialiste des politiques publiques en matière de fait religieux, elle a participé à de nombreuses recherches sur ce sujet notamment pour l’Observatoire des religions et de la laïcité de l’ULB. Chargée de recherche au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, elle y a publié un dossier (n°78/2011) intitulé « Culte & Laïcité » , ainsi que de plusieurs Courriers hebdomadaires consacrés à la régulation régionale des cultes, au fonctionnement de l’Église catholique, à la reconnaissance et au financement du mouvement laïque ou encore à la représentation de l’islam en Belgique.

Les @nalyses en ligne

Laïcité : la mauvaise réputation

par Vincent de Coorebyter, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 98-99, mars 2017, p. 33-39

La laïcité française a mauvaise réputation. Dans nombre de milieux, en France et surtout à l’étranger, ce modèle est devenu un repoussoir, au point que certains de ses partisans hésitent à employer le terme même de laïcité, auquel ils préfèrent des vocables plus consensuels comme neutralité ou sécularisation. Mais en quoi consiste cette laïcité devenue suspecte et que lui reproche-t-on au juste ? Cet article est paru dans le numéro spécial consacré à la France par la revue Politique.

Les @nalyses en ligne

Les tribulations du républicanisme en république

par John Pitseys, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 98-99, mars 2017, p. 109-114

La France comme la Belgique ont connu ces dernières années d’importants débats de société, portant entre autres sur les contours de l’intégration, le port des signes convictionnels dans l’espace public ou sur le mariage entre personnes de même sexe. L’opinion publique belge aime se répéter que ces débats ont été, en son sein, conduits de manière assez rapide et sereine. Ceux-ci ont en tout cas conduit à des législations assez libérales. En revanche, les sujets précités ont fait l’objet en France de désaccords passionnés, de mouvements d’opposition spectaculaires et – dans le cas du port de signes convictionnels, par exemple – de législations plus restrictives. Vus de Belgique, les débats français suscitent souvent un double sentiment : un peu d’étonnement devant le conservatisme apparent de la société française, et une fascination pour la vigueur du débat républicain. Ces impressions sont-elles fondées ? Cet article est paru dans le numéro spécial consacré à la France par la revue Politique.

Les @nalyses en ligne

Apports et limites de la tolérance

par Vincent de Coorebyter, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 4 novembre 2015

Le terme de tolérance est à la fois familier, largement revendiqué et mal défini. Il est frappant de constater qu’il joue un rôle discret dans les débats contemporains sur la multiculturalité : il ne constitue pas un principe directeur des débats, une notion clé comme peuvent l’être la liberté, la neutralité ou la laïcité. De même, les textes juridiques qui régissent la pluralité convictionnelle contournent la notion de tolérance au profit de termes qui ne sont pourtant pas, en première approche, beaucoup plus précis. L’objectif de cet article est d’avancer quelques clés d’explication – très partielles – de cet état de fait en se bornant à évoquer une période précise, celle de l’âge d’or de la tolérance, et à dégager quelques leçons des expériences françaises et anglaises qui contribuent à expliquer le relatif déclin de la notion de tolérance. Ainsi, on indiquera pourquoi la liberté et l’égalité sont plus essentielles que la tolérance, et ont fini par la supplanter dans notre boîte à outils conceptuelle.

Les @nalyses en ligne

La neutralité n’est pas neutre

par Vincent de Coorebyter, paru sur L. Abedinaj, L. Blésin, D. Cabiaux, F. Wibrin (dir.), Neutralité et faits religieux. Quelles interactions dans les services publics ?, Louvain-la-Neuve, Academia L'Harmattan, collection «  Islams en changement », 2014, p. 19-42

La neutralité n’est pas neutre. Cette assertion peut surprendre, et elle est en tout cas faite pour interpeller, c’est-à-dire pour indiquer d’entrée de jeu que le choix de la neutralité, qui est en apparence le plus neutre de tous, est un acte hautement politique, et ce pour de multiples raisons.

Les @nalyses en ligne
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La constitutionnalisation de la laïcité

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 28 novembre 2012, p. 15

Le président des FDF, Olivier Maingain, a déposé une proposition de révision de la Constitution en vue d’inscrire la laïcité dans la loi fondamentale belge. Cette initiative a provoqué un intéressant débat, notamment entre deux constitutionnalistes en vue, Francis Delpérée et Marc Uyttendaele, le premier jugeant que la Belgique constitue déjà un État laïque, le second estimant à l’inverse que la constitutionnalisation de la laïcité entraînerait des bouleversements majeurs. Cette chronique s’efforce d’éclairer les termes du débat en présence, en vérifiant notamment ce que l’exemple français, sous-jacent à la discussion, nous enseigne sur le principe de laïcité.

Courrier hebdomadaire

Les cours de religion et de morale dans l’enseignement obligatoire

Courrier hebdomadaire n° 2140-2141, par Caroline Sägesser, 59 p., 2012

Le droit des élèves à recevoir un enseignement de religion ou de morale, est affirmé dans la Constitution. Les établissements du réseau officiel offrent le choix entre l’enseignement d’une des religions reconnues et celui de la morale non confessionnelle, soit, en Flandre, jusqu’à neuf options possibles. Sauf exception, les écoles du réseau libre ne proposent que l’enseignement de la religion correspondant à leur projet pédagogique. Ce système pose divers problèmes, notamment d’ordre pratique : difficultés d’organisation des horaires, surcoûts financiers, etc. Plus fondamentalement, nombreux sont ceux qui estiment qu’il n’est plus adapté à la réalité contemporaine. Leurs principales critiques portent sur le fait qu’il empêche l’enseignement de valeurs communes à l’ensemble des élèves et qu’il ne comporte pas de cours d’initiation à la philosophie ou aux principales traditions religieuses. C’est pourquoi, tant en Communauté française qu’en Communauté flamande, des réformes sont actuellement étudiées. Du côté francophone, il s’agit du projet présenté en janvier 2012 par la ministre Marie-Dominique Simonet, visant à l’élaboration d’un tronc commun. Avant d’étudier le contenu de ces projets de réforme et les ambitions qui les sous-tendent, Caroline Sägesser analyse le cadre législatif et réglementaire des cours de religion et de morale, dans chacune des trois communautés du pays et tant pour le réseau officiel que pour le réseau libre. Elle livre également les statistiques récentes de fréquentation de ces enseignements.

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Les frontières de la laïcité

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 23 novembre 2010, p. 14-15

Ces dernières années, le débat autour de l’expression des convictions religieuses a pris un tour abrupt. Par-delà les conciliations qui se dessinent sur le terrain, les prises de position publiques se durcissent et traduisent une profonde méfiance réciproque. De lourds soupçons se font jour, qui discernent sous des points de vue qui devraient paraître respectables un soutien, soit à l’islamophobie, soit à l’islamisme. Dans le même temps, on assiste à la résurgence de positions de droite résolument assumées, qui alimentent chez certains la conviction selon laquelle les principes de laïcité relèvent en fait d’un projet assimilationniste. Dans ce contexte propice aux amalgames en tout genre, il n’est pas inutile d’essayer de distinguer les différents enjeux et acteurs.

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Laïcité, neutralité et multiculturalité : des relations asymétriques

par Vincent de Coorebyter, paru dans Politique, revue de débats, n° 66, septembre-octobre 2010, p. 20-23

Le « fait musulman » s’impose en tiers dans les débats classiques autour du binôme « neutralité-laïcité ». Par des voies diverses, il a renforcé la tendance à rabattre la laïcité sur la neutralité de l’État et l’égalité de traitement des différentes religions, ce qui répond aux doléances des religions minoritaires et au souci d’éviter toute discrimination. Aux prises avec une anthropologie multiculturaliste qui a le vent en poupe, les laïques découvrent que leur message émancipateur n’est pas forcément perçu comme tel par tous.

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« Neutralité et laïcité : une opposition en trompe-l’œil »

par Vincent de Coorebyter, paru dans Politique, revue de débats, n° 65, juin 2010, p. 60-65

Sur la question des relations Église-État, il est courant d’opposer la laïcité à la française au primat, en Belgique, du principe de neutralité, et d’en conclure que les deux pays divergent fortement dans cette matière. Pourtant, la confrontation de leurs dispositifs juridiques montre qu’ils partagent un large éventail de règles communes, qui l’emporte sur ce qui les différencie. On peut par contre les distinguer sur le plan idéologique, mais en veillant à ne pas confondre, comme on le fait souvent, la laïcité avec l’idéologie républicaine qui domine en France. Un examen plus attentif montre que la Belgique permet plus aisément de différencier les principes de neutralité et de laïcité, qui divergent autour de la légitimité accordée ou non au fait religieux.

Les @nalyses en ligne

Retour sur une confession

par Vincent de Coorebyter, paru dans Le Soir, 2 mars 2010, p. 17

L’interview dans laquelle le coprésident d’Ecolo parlait de sa foi catholique a fait couler beaucoup d’encre, sans qu’on saisisse clairement les enjeux de la polémique. Ce qui a pu choquer certains n’est évidemment pas l’idée qu’il y ait des croyants en politique, mais bien qu’ils soient désignés comme tels. Un retour sur la Constitution belge de 1831 montre que, dans notre système – qui possède sur ce point une dimension républicaine –, les élus ne sont pas censés afficher leurs appartenances, de peur d’y paraître asservis.

Les @nalyses en ligne
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Une Europe laïque. Vraiment ?

par Caroline Sägesser, paru dans Agenda interculturel, n° 273, mai 2009, p. 8-11

Les rapports entre l’Église et l’État ont été particulièrement conflictuels en Europe, avant de connaître une pacification qui demeure inégale d’un pays à l’autre. L’Europe, continent fortement sécularisé, reste le cadre d’intenses relations entre les pouvoirs politiques et les Églises, relations qui font encore débat, notamment dans le cadre de la construction européenne. Caroline Sägesser brosse ici un panorama des principales solutions qui ont émergé dans le cadre national, et des questions qui dominent l’actualité : le développement de l’islam en Europe, le phénomène du lobbying religieux et le maintien de positions privilégiées héritées de l’Histoire.

Hors collection

Clivages et partis

par Vincent de Coorebyter, Michel Dechamps, Stéphane Noirhomme, Jean-Philippe Robinet, 206 p., 2008

Outil destiné aux enseignants du secondaire en Communauté française visant à expliquer aux élèves la place et la fonction des partis politiques en Belgique. Peut-on imaginer une démocratie sans partis politiques ? Quand et pourquoi sont-ils apparus ? Qu’est-ce qu’un clivage ? Quels liens y-a-t-il entre les clivages et les partis en Belgique ? Les jeunes citoyens sont amenés à situer objectivement la place et la fonction des partis dans un régime démocratique et à se familiariser avec le paysage politique belge actuel. Ce carnet est composé en deux parties : - un cadre de référence clair et précis, rédigé par le CRISP, qui met à disposition des enseignants des connaissances, des notions de base, des clés de compréhension pour chacune des trois thématiques et démonte au besoin quelques idées reçues ; - des pistes pédagogiques, échafaudées et testées par des animateurs et des professeurs, à exploiter directement en classe avec les élèves, de façon flexible et interactive. Auteur(s) 1ère partie : Vincent de Coorebyter (CRISP) ; 2ème partie : Michel Dechamps (Ecole Normale Catholique du Brabant Wallon), Stéphane Noirhomme (Institut d’Eco-pédagogie), Jean-Philippe Robinet (Institut D’Eco-pédagogie). Publié dans la série Politique au programme - Carnets pédagogiques de la Fondation Roi Baudouin.