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2003 - 2018

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Courrier hebdomadaire

Les consultations populaires communales en Wallonie

Courrier hebdomadaire n° 2392-2393, par Thibault Gaudin, Vincent Jacquet, Jean-Benoît Pilet, Min Reuchamps, 70 p., 2018

Depuis la « loi Tobback » du 10 avril 1995, les conseils communaux peuvent, dans des matières qui touchent à l’intérêt communal, consulter leurs concitoyens afin de recueillir leur avis sur divers enjeux locaux. Ce principe a été inscrit dans la Constitution en 1999. La même année, diverses modifications d’importance ont été apportées au dispositif : le droit de participer aux consultations populaires communales a été accordé aux étrangers, l’âge requis pour participer au vote a été abaissé de 18 à 16 ans, les autorités communales ont été désormais obligées d’organiser les consultations d’origine citoyenne, etc. En Wallonie, c’est le Code de la démocratie locale et de la décentralisation (CDLD) qui règle cette matière depuis 2004. Mais le mécanisme de la consultation populaire communale y a été mis en œuvre dès 1995 : il a déjà été utilisé une trentaine de fois, essentiellement sur des questions liées à l’aménagement du territoire. Ce Courrier hebdomadaire recense et présente chacun de ces cas, qui ont eu pour cadre des communes allant de Mouscron à Eupen et de Couvin à Ottignies-Louvain-la-Neuve en passant par Tournai, Mons, Namur et Liège (certaines d’entre elles à deux reprises et parfois sur le même thème). Pour chaque dossier, sont précisés la population appelée aux urnes, les questions posées, le taux de participation, les résultats du vote et les suites données au scrutin. Ensuite, l’étude procède à une analyse transversale de ces différentes consultations populaires communales wallonnes. Elle met en évidence les tendances générales et pointe les enseignements généraux qui s’en dégagent quant au respect du cadre légal, à l’initiative, au taux de participation, à l’objet de la consultation et aux suites données à celle-ci.

Courrier hebdomadaire

Consultation populaire et référendum en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2390-2391, par Thibault Gaudin, Vincent Jacquet, Jean-Benoît Pilet, Min Reuchamps, 60 p., 2018

La consultation populaire et le référendum sont deux mécanismes de démocratie directe. Dans un cas comme dans l’autre, la population est invitée à voter directement sur une ou plusieurs questions bien déterminées afin d’exprimer sa volonté, et les résultats se mesurent en nombre de voix émises en faveur de chaque option. En revanche, la portée juridique de la réponse apportée par la population diffère sensiblement selon le mécanisme envisagé. Lors d’une consultation populaire, la population est simplement amenée à marquer sa préférence entre deux ou plusieurs décisions possibles sur un sujet donné ; le résultat consiste en un simple avis, que les autorités sont ensuite libres de suivre ou non. À l’inverse, lors d’un référendum, il est demandé à la population d’exercer un pouvoir décisionnel sur un sujet donné ; le choix de la population s’impose ensuite aux autorités. En Belgique, la doctrine juridique considère majoritairement que le référendum est inconstitutionnel, et cela quel que soit le niveau de pouvoir concerné, puisqu’il n’est pas prévu par la Constitution belge. En revanche, au terme de longs débats et en dépit de résistances tant politiques que juridiques, le principe de la consultation populaire a intégré le droit belge : d’abord au niveau local dans la seconde moitié des années 1990, puis également au niveau régional en 2014 (dans le cadre de la sixième réforme de l’État). Par contre, la pratique de la consultation populaire au niveau fédéral reste largement considérée comme inconstitutionnelle en Belgique, de même qu’elle est exclue au niveau des Communautés. Ce Courrier hebdomadaire étudie l’évolution des différents cadres normatifs qui aujourd’hui permettent (ou interdisent) l’organisation de consultations populaires ou de référendums en Belgique, que ce soit au niveau fédéral, au niveau fédéré ou au niveau local (province, commune, etc.).

Courrier hebdomadaire

Le profil des élus et des candidats francophones aux élections fédérales du 10 juin 2007

Courrier hebdomadaire n° 1981-1982, par Régis Dandoy, Nicolas de Decker, Jean-Benoît Pilet, 62 p., 2007

La composition des assemblées élues reflète-t-elle les caractéristiques de la population ? Les similitudes sociologiques entre responsables politiques et citoyens ne sont pas la règle. L’écart entre la population et les élus tend-il à se réduire ? Si c’est le cas de la proportion de femmes, qu’en est-il de l’âge, du niveau d’étude, de la profession, de la provenance géographique ? Pour répondre à cette question, Régis Dandoy, Nicolas De Decker et Jean-Benoit Pilet dressent le profil des candidats et des élus francophones à l’occasion des élections fédérales du 10 juin 2007. Ils dressent d’abord le « portrait robot » de l’élu et du candidat-type à la Chambre des représentants, au Sénat, et ensuite pour les cinq partis francophones représentés au Parlement fédéral, le MR, le PS, le CDH, Écolo et le FN. La même analyse est faite pour les candidats aux places éligibles. Les auteurs procèdent ensuite à une analyse plus approfondie variable par variable. Leur analyse confirme les tendances observées précédemment. Les partis sont toujours réticents à positionner des femmes aux places les plus en vue sur les listes. Les plus jeunes et les plus âgés demeurent sous-représentés par rapport à leur poids dans la population. Par ailleurs, la professionnalisation de la politique est frappante : sur l’ensemble des candidats, le groupe le plus important est celui des élus sortants et des attachés parlementaires, membres des cabinets ministériels, employés de parti. Aux places éligibles et parmi les élus, ce groupe devient largement majoritaire. Dans la même logique, les mandataires locaux, régionaux, fédéraux et européens sont très nombreux à figurer sur les listes et parmi les élus. Enfin, le capital scolaire est déterminants : les universitaires comptent pour près de deux tiers des candidats et pour la quasi-totalité des élus.

Courrier hebdomadaire

Le profil des candidats francophones aux élections régionales et européennes du 13 juin 2004

Courrier hebdomadaire n° 1880-1881, par Pascal Delwit, Benoît Hellings, Jean-Benoît Pilet, Émilie Van Haute, 65 p., 2005

L’étude du Cevipol sur l’accès aux mandats représentatifs lors du scrutin de 2003 pour l’élection de la Chambre et du Sénat a permis de vérifier un constat récurrent des démocraties représentatives, à savoir le caractère élitaire de la classe politique. En étudiant les profils sociologiques des candidats en présence sur les listes des cinq partis francophones à représentation parlementaire, les auteurs mettent à jour les critères de sélection formels et informels mis en œuvre par les partis lors de la confection des listes, avec une sélectivité croissante pour les places éligibles. L’analyse du profil des candidats de 2004 confirme en grande partie les enseignements de 2003. Élitisme et renforcement de cet élitisme pour les places éligibles et les élus (effet d’entonnoir) se vérifient pour l’ensemble des variables considérées. Cependant, certaines différences entre les trois élections (régionale wallonne, régionale bruxelloise et européenne) sont à noter. C’est au Parlement européen que les barrières à l’entrée sont les plus fortes. À l’inverse, les élections régionales semblent à certains égards plus ouvertes, à tout le moins au niveau des candidatures.

Courrier hebdomadaire

Le profil des candidats francophones aux élections fédérales du 18 mai 2003

Courrier hebdomadaire n° 1874-1875, par Pascal Delwit, Benoît Hellings, Jean-Benoît Pilet, Émilie Van Haute, 69 p., 2005

La démocratie représentative fonctionne avec un écart entre la composition sociologique des assemblées et celle de la population. Des revendications déjà anciennes et non spécifiques à la Belgique tendent à réduire cet écart en vue de rendre les assemblées moins élitistes. L’étude menée par le Centre d’étude de la vie politique (Cevipol) de l’Université libre de Bruxelles aborde cette question en se focalisant sur l’accès aux mandats représentatifs lors du scrutin de 2003 pour l’élection de la Chambre et du Sénat. Sont analysés les profils sociologiques des candidats en présence sur les listes des cinq partis francophones à représentation parlementaire, ainsi que les profils des candidats en place éligible, des élus, et enfin des députés et des sénateurs siégeant effectivement après le jeu des suppléances. Avant cela les auteurs rappellent le cadre dans lequel s’opère la sélection des candidats : les conditions légales d’éligibilité et les modifications récentes de la législation électorale ayant eu un effet sur les candidatures aux élections fédérales, ainsi que les règles propres aux partis en matière de confection des listes.

Courrier hebdomadaire

Sur la voie d’une réforme du mode de désignation des bourgmestres

Courrier hebdomadaire n° 1816-1817, par Carl Devos, Jean-Benoît Pilet, Herwig Reynaert, Kristof Steyvers, 59 p., 2003

La réforme du mode de désignation des bourgmestres est en débat en Belgique depuis plus d’une décennie. Mais le débat a pris de l’ampleur depuis que la législation organique des pouvoirs locaux a été transférée aux régions. En Flandre, un projet de décret est sur la table du gouvernement. Il a toutefois été reporté au lendemain des élections régionales de 2004. En Wallonie, les discussions entre les membres du gouvernement sont actuellement à l’arrêt mais un projet de décret organisant une consultation populaire qui permettrait de connaître l’avis de la population sur le sujet est en préparation, en attendant qu’une révision de la Constitution intervienne en vue de permettre une telle consultation au niveau régional. La première partie de ce Courrier hebdomadaire est consacrée au cadre institutionnel communal. Les auteurs insistent tout particulièrement sur la place du bourgmestre au sein de la commune. Ils abordent ensuite les pistes possibles de réforme du mode de désignation des bourgmestres, en mettant en lumière les conséquences sur les relations entre les organes communaux et entre la commune et les autorités supérieures. Ensuite, au cœur du débat tel qu’il prend forme en Belgique depuis les années 1990, ils abordent l’évolution de la discussion au niveau fédéral jusqu’en 2001, avant d’enchaîner, pour les trois régions séparément, sur les positions défendues par chaque parti politique et sur les projets de réforme en cours. À l’issue de ces deux premières parties, ils portent la réflexion sur l’importance donnée aux scores préférentiels lors de la sélection des bourgmestres à l’occasion des élections communales du 8 octobre 2000.