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Livres

Le régime parlementaire belge de 1918 à 1940

Livre, par Carl-Henrik Höjer, 400 p., 1969

Livres

Congo 1967

Livre, par Jules Gérard-Libois, 544 p., 1969

Livres

Introduction à la politique congolaise

Livre, par Crawford Young, 392 p., 1968

Livres
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Congo 1965. Political documents of a developing nation

Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 516 p., 1967

Livres

Congo 1966

Livre, par Jules Gérard-Libois, 544 p., 1967

Lorsque pour la première fois, en janvier 1960, le Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques (CRISP) consacra un volume aux groupements congolais mis en lumière par l’événement, à leurs prises de position et à l’évolution de la politique coloniale belge au cours de 1959, il entendait essentiellement répondre à une forte demande d’information sérieuse concernant le Congo, à la veille de l’indépendance de ce pays. Cette information consistait principalement en documents recueillis par le CRISP - documents souvent inédits, parfois très confidentiels dont les auteurs du dossier estimaient qu’ils étaient importants pour la connaissance des groupes et la compréhension de l’événement. Ces documents provenaient pour une bonne part des milieux nationalistes congolais qui, dès 1958, avaient pris l’habitude de confier leurs textes aux dirigeants du CRISP et, pour une autre part, des autorités belges agissant sur le terrain au Congo (sûreté, administration coloniale) ou à l’échelon parlementaire et gouvernemental en Belgique. En dépit d’inévitables imperfections dans la réalisation du dossier tous les milieux intéressés à la situation congolaise reconnurent dans le volume Congo 1959 un instrument privilégié pour la connaissance des faits et des groupes. Si la méthode de travail était essentiellement fondée sur la collecte des documents et sur leur sélection, elle exigeait pourtant au préalable une bonne connaissance des groupes existants et de leur valeur représentative, des données de l’histoire et du moment, des acteurs congolais et belges, ainsi qu’un certain type de relation et de communication permettant aux auteurs d’accéder aux meilleures sources et aux documents les plus intéressants. C’est dans le même sens, avec des méthodes identiques, que furent réalisés les volumes suivants et spécialement ceux qui couvrent les années 1960-1964 : primauté donnée au document (collecte, sélection) et recours pour la structure de l’ouvrage à des éléments découlant de l’événement plutôt que d’interprétations ou d’explications théoriques des phénomènes. Cette méthode de travail était empirique, Les auteurs des dossiers n’avaient pas par principe renoncé à toute ambition de réaliser ultérieurement des synthèses ou de s’adonner un jour à des essais théoriques. Mais pour eux, l’obligation de collecter le document, de suivre l’évolution des groupes, de recenser les acteurs constituait un premier garde-fou contre la tentation d’élaborer des synthèses hâtives ou d’étouffer une réalité fluide, multiforme, dans des cadres d’interprétation ou dans des concepts inadaptés […]

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La fonction parlementaire en Belgique. Mécanismes d’accès et images

Livre, par Frédéric Debuyst, 447 p., 1967

L’étude que nous présentons a été réalisée grâce au concours d’un grand nombre de personnes auxquelles nous désirons exprimer toute gratitude. Nos remerciements vont en premier lieu à M. Jean Ladrière, professeur à l’Université de Louvain, qui a bien voulu assumer la direction de nos travaux et dont l’exigence attentive nous a servi de guide tout au long de ceux-ci. Ils vont aussi à M. Charles Mertens de Wilmars, professeur à l’Université de Louvain qui eut l’amabilité d’accepter d’être le rapporteur de notre thèse doctorale. Nous apportons nos remerciements amicaux à M. J. Gérard-Libois, directeur du Centre de Recherche et d’Information Socio-Politiques, qui nous a offert les moyens matériels indispensables à la réalisation de l’étude. et nous a permis de bénéficier de l’acquis scientifique du CRISP grâce à ses conseils. à la collaboration éclairée de M. Xavier Mabille et de M. Camille Deguelle et à l’assistance compétente et consciencieuse de M. Jules Albrechts ; nous associons à ces remerciements toutes les personnes attachées au CRISP qui nous ont très aimablement prêté leur concours. Nous remercions également la direction de l’Institut de Mathématiques de l’Université de Louvain. qui nous a autorisé à utiliser les machines IBM de ses services pour la tabulation des données statistiques. La documentation de base a été recueillie grâce à l’obligeance de M. J. Temmerman, directeur du Service de documentation du Greffe du Sénat, de M. J. Grootaers, chef de la Section documentation de la Bibliothèque de la Chambre des Représentants et de M. R. De Vuldere, attaché au Séminaire d’histoire contemporaine de l’Université de Gand ; nous leur exprimons toute notre gratitude, ainsi qu’aux dirigeants des partis et des organisations socio-professionnelles, qui nous ont fourni de précieuses informations. Que Messieurs les Sénateurs et les Membres de la Chambre des Représentants soient chaleureusement remerciés pour s’être prêtés avec tant d’amabilité à l’épreuve de l’interview. Nous exprimons enfin nos remerciements à M. Val R. Lorwin, professeur d’histoire européenne contemporaine à l’Université d’Oregon aux Etats-Unis, dont la compétence de l’histoire politique belge et les remarques judicieuses, nous ont permis d’apporter des rectifications importantes à notre texte, à M. Christian Debuyst et à M. André Corten qui furent les lecteurs attentifs de notre manuscrit, et à Chantal Lucas, pour son aide patiente tout au long de nos travaux.

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Rébellions au Congo (Tome I)

Livre, par Benoît Verhaegen, 568 p., 1966

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Morphologie des groupes financiers (2ème édition)

Livre, 511 p., 1966

Le présent volume reprend la description des groupes financiers et de leurs liaisons présentée dans une première édition parue ¬sous le même titre - au début de 1962 et épuisée depuis le début de 1964. Y ont été intégrées les informations relatives aux événements (constitutions ou mises en liquidation de sociétés, fusions, prises de participations, augmentations de capital) survenus depuis la date d’établissement du texte de la première édition. Dans certains cas, la description se présente sous forme de texte entièrement nouveau. Comme pour la première édition, les renseignements et informations sur lesquels est basée la description ont été puisés, pour l’essentiel, dans des publications accessibles au grand public : : annexes au Moniteur Belge, pour tout ce qui concerne les dépôts de titres aux assemblées générales extraordinaires des sociétés anonymes ; rapports et bilans publiés par les sociétés elles-mêmes : études et analyses de la presse spécialisée (et notamment les publications des sociétés d’analyse financière et des services d’études des banques) ; rapports annuels de divers organismes. Certaines des zones d’incertitude qui subsistaient lors de la rédaction du texte publié en 1962 ont pu être éclairées depuis lors. D’autres subsistent encore, le secret des affaires, le caractère familial de certains groupes ou sociétés, la complexité de certains mécanismes de contrôle, l’intervention simultanée d’intérêts de diverses nationalités, faisant parfois obstacle à la diffusion de l’information. On a pu constater toutefois un souci plus grand d’information de la part de nombreux groupes. Il nous a paru préférable de soumettre une nouvelle fois au lecteur un tableau partiellement incomplet, plutôt que d’avancer témérairement des hypothèses. Là où il était nécessaire, pour la compréhension du texte, de procéder par hypothèse, nous l’avons indiqué de manière explicite. Tous les faits cités ont été contrôlés. le plus souvent à la source même. sinon par recoupements ou par consultation de personnes bien informées. Dans notre esprit. la description des groupes et de leurs relations demeure la première étape - souvent délicate et difficile ¬d’une recherche qui doit être poursuivie dans plusieurs directions : études sectorielles et autres études particulières. Nous avons eu la satisfaction de recevoir une importante contribution personnelle de Jean Meynaud, professeur à l’Université de Montréal ; il a bien voulu la présenter en guise de préface à cet ouvrage (le texte publié ici constitue une nouvelle rédaction de la préface de la première édition).

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Patrice Lumumba. Les cinquante derniers jours de sa vie

Livre, par H. Donnay, G. Heinz, 195 p., 1966

Le 17 janvier 1961, deux cents jours après la proclamation de l’indépendance du Congo, Patrice Lumumba est frappé de mort violente à Elisabethville. Fondateur du Mouvement National Congolais en octobre 1958, c’est lui qui, en juin 1960, au terme du régime colonial belge, avait formé le premier gouvernement souverain de la République du Congo, En quelques semaines, il lui fut donné de connaître l’éclatement de l’ancienne Force Publique, l’intervention militaire belge, la sécession du Katanga et du Sud-Kasaï, l’action des casques bleus des Nations-Unies, les guerres tribales du Kasaï, la rupture brutale de son alliance avec le président Kasa-Vubu, le coup d’État militaire du colonel Mobutu, la mise en résidence surveillée à Léopoldville, l’emprisonnement à Thysville et les menaces de mort. Vivant, Lumumba fut une personnalité qui suscita autour d’elle des passions contradictoires, Mort, Lumumba continue à peser sur la vie et le destin du Congo et de l’Afrique : c’est sur son nom que s’affrontent les groupes et les pays ; c’est au nom de la fidélité à sa mission que des masses vont à la rébellion armée contre le pouvoir établi. Créatrice d’un mythe dont la, force dépasse celle de l’homme qui lui donne son nom, la mort de Lumumba reste, aujourd’hui encore, un mystère à bien des égards. Les conditions dans lesquelles elle s’est produite sont mal connues et les versions les plus contradictoires ont été diffusées, parfois dans le but de détruire des adversaires et de jeter le discrédit sur la politique qu’ils incarnent. L’ONU n’a pu élucider certains aspects décisifs de ce destin tragique : des témoins se sont dérobés ; des sources lui furent inaccessibles. Il reste essentiel pour l’avenir politique du Congo que la vérité tout entière soit faite un jour sur les circonstances de la mort de Lumumba, et surtout sur le contexte dans lequel elle s’est inscrite, sur les mécanismes qui ont déterminé l’événement et sur les principaux acteurs dont la responsabilité est engagée à des degrés divers. Il ne nous appartenait pas de faire ici œuvre de procureur ou d’enquêteur de police, d’autant que nous n’en avions ni les moyens ni les pouvoirs. Nous avons par contre mené une enquête politique approfondie. Nous avons voulu conserver au travail un caractère principalement descriptif, éclairant les faits et les mécanismes, sans faire le procès de telle ou telle personne. Souvent même, pour ne pas compromettre la sécurité des intéressés, nous n’avons pas mentionné certains noms, dont la publication n’eût pas fourni de complément important pour la compréhension des faits. Nous avons aussi eu le souci de situer l’événement dans le climat passionnel de l’époque : par le texte, par l’image et par des documents sonores dont l’authenticité nous permet une approche vivante d’une vérité difficile à saisir, Notre enquête a exigé de nombreuses recherches et de multiples interviews en Belgique, au Congo et à l’étranger. Nous n’avons pas obtenu ou trouvé tout ce que nous aurions souhaité. Bien des pistes sont d’ailleurs définitivement brouillées. Néanmoins, notre recherche patiente et objective nous a permis de mieux cerner les faits réels, d’écarter des informations tendancieuses ou fausses, d’éliminer des interprétations intéressées ou polémiques. Le cadre de notre narration est solide : c’est à l’intérieur de ce cadre que s’inscrit la vérité, toute la vérité qu’il sera peut-être nécessaire et possible de faire un jour avec les moyens adéquats.

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Introduction à l’ethnographie du Congo

Livre, par Jan Vansina, 227 p., 1966

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Congo 1965

Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 507 p., 1966

En comparaison des événements de 1964 - expansion rapide des rébellions « mulelistes » ; retour au pouvoir de M. Tshombe ; opérations de reconquête et action aéroportée belgo-américaine sur Stanleyville l’année 1965 au Congo apparaît comme un temps de moindre intensité dramatique. Cette observation doit pourtant être considérée d’une manière relative. Des phénomènes et des faits, comme la rigoureuse répression opérée dans les zones rebelles ; la démission forcée de M. Tshombe dans un contexte de rivalité pour la présidence de la République ; la prise du pouvoir par le haut-commandement de l’ANC, constituent en effet des éléments importants de l’histoire du Congo et ils ont fait r objet d’un intérêt considérable à l’échelle africaine et mondiale. Quand on observe la situation congolaise au début de 1965, on enregistre un phénomène dominant : après la reconquête de Stanleyville, et des principaux centres, par les forces relevant de Léopoldville, le facteur qui avait si grandement favorisé M. Tshombe en 1964 - la crainte d’une victoire de la rébellion - s’estompa, assez rapidement au profit de facteurs de dislocation, agissant sur le noyau dirigeant. Ce fut particulièrement sensible après les élections générales, dès que l’intérêt immédiat à pouvoir invoquer un patronage tshombiste s’atténua pour les politiciens. A ce moment, la tension s’accrut entre le chef de l’État et le chef du gouvernement ; la majorité CONACO se révéla peu, homogène et fut ébranlée par l’action de V. Nendaka et de ses alliés ; la gestion budgétaire fut reconnue catastrophique, malgré raide extérieure occidentale, et la « katanguisation » du pouvoir central par M. Tshombe et ses conseillers privés fut jugée intolérable par des milieux de plus en plus larges. Ces tendances centrifuges furent assez fortes pour permettre à J. Kasa-Vubu de renverser M. Tshombe, mais insuffisantes pour provoquer une autre cristallisation, assez puissante à l’échelon parlementaire pour s’imposer, ou assez populaire pour entraîner les masses urbaines. C’est dans ce contexte, fait d’incertitude sur le sort du régime et sur l’orientation de la politique africaine, qu’en fin novembre, le commandement militaire prit le pouvoir et installa aux plus hautes fonctions - en principe pour 5 années - les généraux Mobutu et Mulamba. La tendance anti-tshombiste du régime nouveau commença à s’exprimer dès avant la fin de 1965, mais c’est surtout au premier semestre 1966 qu’elle, s’affirmera, tant dans sa politique africaine que dans celle dite de l’indépendance économique envers l’ancienne puissance coloniale.

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Katanga Secession

Livre, par Jules Gérard-Libois, 377 p., 1966

’May God protect independent Katanga.’ With these words, the provincial Council of Ministers headed by Moose Tshombe concluded the declaration of July 11, 1960, by which Katanga proclaimed itself totally independent and requested Belgium to join with it ’in a close economic community.’ ’We are ready to proclaim before the world that the Katanga secession is ended.’ In these terms, on January 14, 1963, the Council of Ministers headed by Tshombe announced from Kolwezi that it accepted reintegration of Katanga into the Republic of the Congo, in accordance with the Thant Plan of August, 1962. From July 11, 1960, to January 14, 1963, for thirty months and three days there existed and functioned a Congolese province in secession, set up as a de facto state whose independence was officially recognized by no country. These thirty months of secession have, to this day, fed many impassioned polemics but little objective research or study. Whence came this idea of independence for Katanga ? Who sustained it and put flesh on its bones ? How and by what powerful means could it be proclaimed, then attempted ? What factors finally called a halt to the secession ? It is probably still too early to try to write the whole history of the secession. Useful accounts are still lacking. Sources currently available are often tendentious or incomplete, and vital elements of truth, if they find expression in the press or in declarations and reports of the authorities involved, appear only as allusions or sweeping assertions. We should like to recount in more modest fashion here what happened in Katanga, aiming thereby to shed light on local and foreign influences on the secession. This story is based on collections of public sources currently available as well as on oral accounts and unpublished documents, often of a confidential nature, which permit an understanding of the secession and its workings, particularly in matters involving military personnel and assistance or diplomatic action taken with regard to Tshombe’s regime. Some of the sources and documents used here have already been printed in works in the collection ’Dossiers du CRISP’ : Congo 1959, Congo 1960, Congo 1961, and Congo 1962. In order not to overburden the book with long quotations, the reader is referred at times to these works. In addition, a section of relevant or original documents is appended to each part of the book. The history of the secession cannot be isolated from the process which led to it. The whole story of autonomist or secessionist tendencies among Katanga Europeans throughout the entire colonial period cannot be retraced here. However, it would seem useful to show what stages led to the creation in Katanga of a party whose program essentially demanded autonomy for the province. At the end of June, 1960, the party was in a position of strength, capable of proclaiming Katanga independent, if this solution seemed desirable and possible both to its leaders and to their powerful local supporters.

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Congo 1964. Political documents of a developing nation

Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 600 p., 1965

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Congo 1964

Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 589 p., 1965

Dès janvier, l’explosion de l’insurrection muleliste au Kwilu. De mai à septembre, une progression spectaculaire des groupes en révolte contre le régime et ses représentants. En juin, la rentrée à Léopoldville de l’ancien chef de la sécession katangaise et son accession à la tête du gouvernement central congolais. En septembre, la création à Stanleyville d’une République Populaire avec une Armée Populaire de Libération. En novembre, l’intervention des parachutistes belges à Stanleyville et à Paulis, avec l’appui de forces aériennes américaines. En octobre et les mois suivants, la reconquête de centres urbains par des unités de l’Armée Nationale dont des mercenaires et des officiers étrangers constituaient le fer de lance, En décembre, un rebondissement de l’affaire congolaise devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies et une polarisation nouvelle de l’Organisation de l’Unité Africaine sur le problème du Congo. Ces faits suffisent à mettre en lumière l’importance des évènements de tannée 1964 pour la République Démocratique du Congo et l’ampleur de ses implications internationales, Mais était-il possible de recourir pour analyser et illustrer de tels faits aux méthodes utilisées pour les cinq ouvrages précédents de la série « CONGO 19.... » ? Etait-il possible de trouver à leur sujet, des documents suffisamment nombreux et valables pour qu’en y opérant une sélection rigoureuse, en les intégrant dans un plan rationnel, il soit possible de contribuer à une connaissance sérieuse de l’histoire congolaise contemporaine et de ses conditionnements réels ? Les difficultés de l’entreprise s’aggravent en fait, d’année en année. Le régime qui prévaut au Congo ne favorise pas en effet l’existence de sources écrites de qualité relatives aux véritables problèmes de la société et de l’État. Souvent, les sources existantes - officielles ou privées - concernent seulement quelques centres importants comme Léopoldville et Elisabethville ou à la rigueur, Bukavu et Stanleyville. Mais pour ces centres mêmes, il serait excessif de penser que l’information soit sûre et régulière, raisonnablement conforme aux courants réels et aux situations objectives. Outre ces carences qu’explique le caractère déformant partiel et artificiel de la documentation écrite mise sur le marché, d’autres résultent de l’histoire même du Congo : rien ou presque comme documentation écrite n’est sorti du Kwilu depuis le début 1964 et pour le CNL-Est et la République Populaire, le seul organe de presse fut « Le Martyr » de Stanleyville dont moins de vingt numéros parurent d’août à la fin novembre 1964. Pour tenter de corriger ces carences, le CRISP et les auteurs de ce livre ont eu largement recours à des sources dont en définitive la valeur est sensiblement supérieure aux documents usuels : - tout d’abord, ils ont utilisé - grâce à l’esprit de coopération de la Radio Télévision Belge - nombre d’interviews et de documents sonores relatifs à la constitution du gouvernement Tshombe et à l’action des simbas ; - en outre, ils ont eu accès à des documents inédits de la République Populaire et du CNL dont une très faible partie a pu être exploitée encore et qui serviront à l’élaboration d’un prochain ouvrage du CRISP sur la « rébellion ». Tout ceci a pu être complété par des interviews recueillies au Congo, à Bujumbura, à Nairobi et au Caire auprès de personnalités politiques africaines appartenant aux milieux du CNL ou aux sphères dirigeantes de la République Démocratique du Congo. Ainsi, en dépit des lacunes de la documentation, il a été possible de reconstituer la trame d’évènements aussi mal connus que les antécédents du retour de M. Tshombe ou encore, de faits comme les tensions internes au sein du CNL. Là où dans l’état actuel des choses subsistaient des lacunes importantes et manquait le temps de les combler, les auteurs ont regroupé la documentation en leur possession autour de quelques thèmes, sans prétendre encore reconstituer l’histoire dans toutes ses dimensions. C’est ainsi qu’il faut comprendre les pages consacrées à la République Populaire et au CNL.

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La décision politique en Belgique. Le pouvoir et les groupes

Livre, par Jean Ladrière, Jean Meynaud, François Perin, 403 p., 1965

Rares sont les études qui ont été, jusqu’à présent, consacrées à la vie politique belge. Or la Belgique a connu et connait encore un certain nombre de problèmes d’importance majeure. A beaucoup d’égards, elle constitue un microcosme où apparaissent les principaux éléments caractéristiques des pays occidentaux. Le premier mérite de ce livre, réalisé par le Centre de recherche et d’information socio-politiques (Bruxelles), est de présenter un tableau de la vie politique belge, de 1944 à nos jours. La réalisation d’une telle entreprise n’allait pas sans difficulté tenant à l’absence d’études préalables sur les points étudiés ou à l’acuité des problèmes posés : ces difficultés ont été surmontées. En second lieu, l’équipe du CRISP est parvenue à faire œuvre de science politique, en se donnant comme ligne de recherche l’analyse de décisions qui ont marqué la politique en Belgique ces dernières années (crise de l’unité belge, pacte scolaire, création des organes de la politique scientifique, ’loi unique’, réforme de l’impôt sur le revenu, programmation économique, crise charbonnière, politique des prix agricoles, politique congolaise... ). Cette méthode conduit les auteurs à donner à la substance même de l’activité politique toute son importance, et permet d’apprécier au mieux les résultats de cette activité. Le présent ouvrage, qui rappelle, en outre, les bases et les étapes de la vie politique belge et est illustré de nombreux documents, fournit un instrument de référence à tous ceux qui s’intéressent à la Belgique, ainsi qu’aux problèmes de l’Europe.

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Congo 1963

Livre, par Jorge Beys, Paul-Henry Gende-Bien, Jules Gérard-Libois, Benoît Verhaegen, 456 p., 1964

« Congo 1963 » est le cinquième ouvrage de la série des « Congo » éditée par le CRISP. Avant d’esquisser dans cette introduction un rapide panorama de l’évolution politique du Congo au cours de cette année, il n’est sans doute pas inutile de rappeler et de préciser les règles de méthode et les objectifs poursuivis par cette collection. L’enseignement classique de l’histoire par les historiens a certes une valeur incontestable et universelle, qu’il s’agisse de l’histoire d’un peuple disparu, d’une époque lointaine ou d’une société de dimension restreinte. Lorsque les règles de la connaissance historique sont respectées, un fait du passé peut avoir autant de signification humaine qu’un fait actuel. Sociologie et histoire tendent à se confondre lorsque cette dernière parvient à franchir le seuil de la rareté et de l’imprécision des faits révolus pour déboucher sur la représentation d’un fait social. Cependant lorsqu’il n’est pas possible d’atteindre un degré suffisant de connaissance et de précision. et qu’aucune interprétation sociologique n’est autorisée, l’ historien, sans parler du compilateur stérile, n’est plus qu’un collectionneur de faits épars, dans lesquels viendront peut-être puiser les historiens et les sociologues futurs. La connaissance systématique des faits sociaux contemporains dans leur déroulement historique - que ton pourrait considérer comme une histoire ultra-contemporaine - devrait offrir des facilités plus grandes que dans le cas de l’histoire classique des faits passés. En effet, à ces possibilités de l’historien s’ajoutent les techniques du sociologue. A l’interrogation des textes et des objets se joint celle des personnes. L’histoire ultra-contemporaine, qui se situe nécessairement au confluent de l’histoire et de la sociologie, aurait en outre l’avantage pratique de fournir, aux gouvernants et aux peuples, un diagnostic adéquat des problèmes de leurs sociétés. Une telle discipline est cependant loin d’être acceptée tant par les historiens que par les sociologues. Les premiers, reculant devant la masse et la subjectivité des faits actuels, préfèrent se réfugier dans l’analyse des sociétés mortes et des processus accomplis ; les seconds sont contraints par leur technique de recherche de ne cerner qu’un secteur de la réalité à la fois, après en avoir forgé le cours évolutif. Par conséquent l’analyse des faits contemporains d’histoire reste aux mains des journalistes et essayistes, qui se contentent de donner au public une pseudo-connaissance et une sociologie-digest. L’élaboration d’une connaissance scientifique de l’histoire ultra-contemporaine nécessite une double démarche : : il faut tout d’abord que soient rassemblés, sélectionnés, classés et présentés les faits et les textes de cette histoire, du moins dans la mesure ou ceux-ci sont accessibles. La collection des « Congo » tente de répondre à cet objectif. Mais il faut ensuite que le recours à la méthode et aux techniques de la sociologie et de la science politique complète, critique et sélectionne ces matériaux et leur donne leur signification authentique. Les auteurs de la collection des « Congo » sont conscients d’une part des lacunes de la documentation écrite présentée, soit que celle-ci ne leur ait pas été accessible, soit que le choix des textes présentés ait été défectueux : d’autre part du caractère déformant, partiel et artificiel de la documentation écrite en général, et des documents publics congolais en particulier. Ce sont les raisons pour lesquelles ils souhaitent que d’autres poursuivent l’œuvre commencée par une analyse sociologique. Cependant, malgré cette mise en garde, les auteurs sont convaincus de faire œuvre utile à deux égards : ils espèrent avoir fourni aux écrivains, sociologues et historiens une documentation qui leur épargnera de nombreux efforts et réduira leur coefficient d’erreur et d’approximation. Mais ils destinent d’abord et avant tout leur ouvrage à tous ceux que l’histoire récente du Congo concerne directement, c’est-à-dire les peuples du Congo et de l’Afrique et leurs dirigeants. Dans la mesure où désormais l’histoire peut s’écrire en même temps qu’elle se fait et où les acteurs principaux pensent avoir une connaissance scientifique de la société et de ses problèmes, il est nécessaire de les munir du maximum d’information et d’une vision d’ensemble des évènements auxquels ils participent. En 1963, lie Congo fut marqué d’abord par la fin de ;[a sécession katangaise et par la dissolution de l’entité katangaise en trois provinces. Ce chapitre capital de l’histoire du Congo a été abordé dans les dernières pages de « Congo 1962 » et dans l’ouvrage « Sécession au Katanga ». Mais c’est en septembre-octobre 1963 que se situe l’évènement le plus significatif pour l’avenir du Congo : la rupture définitive entre l’exécutif et le législatif déclenchée par la mise en congé illimitée des Chambres par le chef de l’État. Deux conséquences en découlèrent qui se sont révélées déterminantes pour révolution du Congo en 1964 : en premier lieu, l’opposition fut contrainte de se réfugier dans la clandestinité ou dans l’exil. La formation d’un gouvernement insurrectionnel à Brazzaville fournit aux rébellions rurales la superstructure politique qui leur faisait défaut et leur donna toute leur importance. En second lieu, le gouvernement, privé de la force démocratique que représentaient les Chambres, malgré leur faiblesse et leur corruption, passa sous la coupe de son noyau dur constitué par le groupe de Binza. Le geste du chef de l’État priva en fait les institutions congolaises de leurs forces modérées du Centre. L’exécutif glissa à droite et l’opposition opta pour l’insurrection. L’impasse était totale. C’était le prologue du drame, désormais inévitable, qui se jouerait en 1964.

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Sécession au Katanga

Livre, par Jules Gérard-Libois, 364 p., 1963

« Que Dieu protège le Katanga indépendant ». Par ces mots, le Conseil des ministres provinciaux présidé par M. Tshombe terminait la déclaration du 11 juillet 1960 par laquelle il proclamait le Katanga totalement indépendant et demandait à la Belgique de s’unir avec lui « en une étroite communauté économique ». « Nous sommes prêts à proclamer devant le monde que la sécession katangaise est terminée ». C’est en ces termes que le 14 janvier 1963. le Conseil des ministres présidé par M. Tshombe annonçait de Kolwezi qu’il acceptait la réintégration du Katanga dans la République du Congo, selon le schéma fixé par le Plan Thant en août 1962. Du 11 juillet 1960 au 14 janvier 1963, pendant trente mois et trois jours a existé et fonctionné une province congolaise en sécession, érigée en État de fait dont l’indépendance pourtant ne fut reconnue officiellement par aucun pays. Ces trente mois de sécession ont, jusqu’à ce jour, alimenté plus de polémiques passionnées que de recherches ou études objectives. D’où venait cette idée d’indépendance au Katanga ? Qui la soutenait et lui donnait corps ? Comment et avec quels puissants moyens a-t-elle pu être proclamée puis expérimentée ? Quels facteurs ont finalement provoqué r échec de la tentative sécessionniste ? Sans doute est-il encore prématuré de vouloir écrire aujourd’hui toute l’histoire de la sécession : des témoignages utiles font encore défaut : les sources actuellement disponibles sont souvent tendancieuses ou incomplètes et des éléments essentiels de la réalité ne s’expriment dans la presse, dans les déclarations ou des rapports des autorités intéressées que par allusions ou par affirmations globales. Nous voudrions ici plus modestement raconter ce qui s’est passé au Katanga, avec un souci particulier de mettre en lumière les conditionnements locaux et extérieurs de la sécession. Cette narration se fonde sur r ensemble des sources publiques actuellement disponibles ainsi que sur des témoignages et sur des documents inédits, souvent confidentiels, qui permettent de comprendre certains mécanismes de la sécession, notamment en matière d’encadrement et d’assistance militaires ou d’action diplomatique concertée au sujet du régime de M. Tshombe.

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Parti solidaire africain (PSA). Documents 1959⁠-⁠1960

Livre, par Benoît Verhaegen, Herbert Weiss, 316 p., 1963

Livres
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Congo 1962

Livre, par Jules Gérard-Libois, Benoît Verhaegen, 464 p., 1963

Le premier gouvernement présidé par M, Adoula fut investi le 2 août 1961 par les Chambres réunies en session extraordinaire à Lovanium. L’activité du gouvernement durant tannée 1961 se concentra sur trois points : 1) La recherche d’une reconnaissance internationale : la participation du Congo à la conférence de Belgrade fut la tentative la plus spectaculaire de la politique étrangère du gouvernement ; 2) la reconquête de l’unité du Congo par la fin de la sécession katangaise : les accords de Kitona en décembre 1961 donnèrent momentanément t illusion d’une réussite en ce domaine ; 3) le maintien de l’unité du gouvernement : le départ de M. Gizenga, vice-premier ministre, pour Stanleyville en octobre 1961 annonça l’échec de cette politique. Ces événements ont été présentés et commentés dans un ouvrage précédent du CRISP : CONGO 1961. L’année 1962 fut dominée par deux problèmes politiques fondamentaux : celui des structures de la République et celui de la résorption de la dissidence katangaise. Ces deux problèmes sont traités respectivement dans les parties II et III de cet ouvrage. La première partie est consacrée à la présentation de la politique intérieure du Gouvernement Adoula et, en particulier, de ses relations avec l’opposition. Une place importante a été réservée aux déclarations des principaux représentants des groupes politiques à Léopoldville. L’inefficacité concrète de la plupart de ces interventions ne peut faire oublier leur importance en tant que témoignage de l’idéologie nationaliste. Les politiciens furent confrontés durant l’année 1962 avec une mutation profonde des institutions et des structures de la République qui aboutit à retirer la direction effective du pays des mains des parlementaires. La sécession katangaise fut résorbée grâce au jeu combiné d’une action diplomatique internationale et d’une offensive militaire des Nations Unies. La réalisation des nouvelles provinces fut opérée sous la pression des forces politiques locales et avalisée par un Parlement débordé. C’est aux forces syndicales qu’incomba le rôle de livrer une bataille d’arrière-garde pour le maintien des institutions politiques nationales, Enfin les principales forces de la République, l’armée et l’administration, affermirent au cours de l’année 1962, et sans doute pour longtemps, leur emprise sur la vie politique nationale, amorçant l’évolution progressive du régime parlementaire vers une bureaucratie militaire. Il est sans doute encore trop tôt pour considérer la direction de cette évolution comme définitive, mais on peut néanmoins souligner, dès à présent, une constante des structures congolaises qui s’est manifestée tant à travers la période coloniale, qu’à travers la crise des années 1960 et 1961 et à travers la stabilisation de 1962 : l’importance fondamentale de l’administration et de l’armée au détriment des institutions et des forces spécifiquement politiques. Le rôle et l’état actuel des forces économiques n’ont pas été analysés dans cet ouvrage. Ceci ne veut pas dire qu’ils ne soient pas importants, et sans doute maintenant plus que jamais. Nous renvoyons le lecteur aux différentes analyses et documents publiés par la revue Études Congolaises et notamment le dossier : « Situation Économique et Financière du Congo en 1962 », paru dans le n° 3 de mars 1963. Malgré le succès croissant rencontré par nos publications précédentes : Congo 1959, Congo 1960 et Congo 1961, nous sommes conscients des imperfections de ces travaux : certains documents et faits importants ne sont pas cités ou reproduits, des secteurs entiers de la vie politique ne sont pas traités, tels l’influence des groupes de pression internationaux et celle des forces économiques ; une place trop grande est accordée aux déclarations, dont l’importance concrète est souvent minime, au détriment des jeux de couloir et des pressions discrètes, mais efficaces etc… C’est pourquoi la lecture et l’utilisation d’un tel ouvrage ne peuvent déboucher sur des généralisations et des conclusions même partielles. Des informations et des analyses complémentaires demeurent indispensables avant de pouvoir utilement interpréter l’évolution politique du Congo. Le souhait des auteurs est que le travail entrepris ici soit poursuivi, complété, amélioré par les chercheurs et les étudiants africains auxquels incombe la charge d’écrire leur propre histoire.

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Abako 1950⁠-⁠1960

Livre, 368 p., 1962

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Congo 1961

Livre, par Jules Gérard-Libois, Benoît Verhaegen, 691 p., 1962

Au moment où s’achève l’année 1960, six mois après son accession à l’indépendance, la République du Congo subit durement les contre-coups des crises militaires et politiques de juillet 1960 et des conflits institutionnels et constitutionnels qui se développèrent au cours de l’été : - M. Patrice Lumumba, leader du Mouvement National Congolais et chef du premier gouvernement du Congo, a été, en septembre, l’objet d’une mesure de révocation de la part du chef de l’Etat. Malgré l’influence de ses amis sur le plan parlementaire et l’appui diplomatique dont il bénéficie auprès d’États afro-asiatiques et de pays de l’Est, il a été arrêté et emprisonné au camp militaire de Thysville au Bas-Congo. - Le Collège des commissaires, mis en place en septembre par le colonel Mobutu et appuyé par le chef de l’État, se heurte à des oppositions considérables dans les provinces, y compris celle de Léopoldville. Sa légitimité est contestée par les États africains les plus agissants et par l’Est ; ses relations avec l’ONUC, spécialement avec M. Dayal, représentant de M. Hammarskjöld, sont de plus en plus tendues. - Au Katanga, M. Tshombe, leader de la Conakat, a consolidé la sécession grâce à raide technique, financière et militaire qui lui est assurée. Mais il se heurte dans le Nord à la rébellion ouverte des masses baluba, que les plus sanglantes répressions n’ont pu maîtriser. L’émission d’un franc katangais a confirmé, fin 1960, la volonté sécessionniste. Par contre, aucune reconnaissance diplomatique n’est acquise en faveur d’Élisabethville, malgré les ouvertures faites par M. Tshombe en direction de l’abbé Youlou, de l’Occident et plus tard de l’Amérique Centrale. - A Stanleyville, le vice-président du Conseil, M. Gizenga (PSA), parvient à s’assurer les leviers de commande avec l’appui des troupes du général Lundula. Il y installe un gouvernement qui s’affirme détenteur de la légitimité pour l’ensemble du territoire de la République. A la fin décembre, Stanleyville prend le contrôle de Bukavu et écarte les ministres provinciaux du Kivu jugés peu sûrs. Après l’échec d’une opération militaire du colonel Mobutu en direction de Bukavu, un ministre du gouvernement central de M. Lumumba, M. Anicet Kashamura (Céréa), prend personnellement la direction du gouvernement provincial du Kivu. - Au Kasaï Méridional, l’État autonome créé par M. Kalonji, leader des Baluba du Kasaï, a organisé sa propre gendarmerie et ses propres institutions politiques et administratives, sans rompre entièrement avec Léopoldville où des Baluba occupent des postes influents dans le Collège des commissaires. La famine fait des ravages immenses parmi les réfugiés, mais une vaste opération entreprise par l’aNUC évite le pire à Bakwanga en décembre 1960. - A Luluabourg siège un gouvernement provincial composé de représentants de partis, anciens alliés de M. Lumumba. La menace du Sud-Kasaï d’une part, l’isolement économique de l’autre, incitent les autorités de Luluabourg à rechercher des contacts avec Léopoldville et avec Elisabethville. La présence sur place d’importantes forces militaires commandées par le colonel Djoku, ami du colonel Mobutu, empêche en outre toute tentative de ralliement officiel au groupe de Stanleyville. - Dans le Kwango-Kwilu, où prédomine le Parti Solidaire Africain de MM. Kamitatu et Gizenga des incidents graves opposent les populations et les militaires du colonel Mobutu et contribuent à miner à Léopoldville les relations entre les commissaires et le gouvernement provincial présidé par M. Kamitatu. Au Bas-Congo continue à dominer le réflexe autonomiste des leaders locaux de l’Abako : ce réflexe est toutefois tempéré par la présence de M. Kasa-Vubu à la tête de l’État, En présence de ces phénomènes de morcellement du pouvoir, des tendances centrifuges et des oppositions violentes des fractions politiques, les Nations Unies, soumises à des options difficiles entre des autorités de fait dont la légitimité est contestée localement et internationalement, enregistrent de graves échecs en matière de maintien de r ordre, d’assistance technique, de réorganisation militaire économique et administrative, lesquels se répercutent sur l’ONUC elle-même, ainsi que sur les rapports du secrétariat général avec les Congolais d’une part, avec les Etats qui ont fourni des casques bleus d’autre part [...]

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Morphologie des groupes financiers

Livre, par Jean-L. Collin, 487 p., 1962

Les renseignements et informations sur lesquels est basée la description des groupes financiers et de leurs liaisons présentée dans cet ouvrage ont été puisés, pour l’essentiel, dans des publications accessibles au grand public : annexes du Moniteur Belge pour tout ce qui concerne les dépôts de titres aux assemblées générales extraordinaires des sociétés anonymes : rapports et bilans, publiés par les sociétés elles-mêmes : études et analyses de la presse spécialisée : rapports annuels d’organismes tels que la Commission Bancaire, la Caisse Générale d’Épargne et de Retraite, les associations professionnelles, etc. Des zones d’incertitude subsistent. Nous espérons que la publication du présent ouvrage suscitera des contributions complémentaires de nature à combler les lacunes et à préciser la description. Il nous a paru préférable, au stade actuel de nos recherches, de soumettre au lecteur un tableau partiellement incomplet, plutôt que d’avancer témérairement des hypothèses. Là où il était nécessaire, pour la compréhension du texte, de procéder par hypothèse, nous l’avons indiqué de manière explicite. Tous les faits cités ont été contrôlés, le plus souvent à la source même, sinon par recoupements ou par consultation de personnes bien informées. Tel quel, l’ouvrage risque - nous en sommes conscients - d’apparaître comme un rassemblement de faits d’importance inégale, n’apportant pas de façon immédiate une vue synthétique des structures économiques de la Belgique. Cette imperfection est inévitable car la description des groupes et de leurs relations ne constitue en fait qu’une première étape - souvent délicate et difficile - d’une recherche qui doit être poursuivie dans plusieurs directions. C’est ainsi qu’un deuxième volume, en préparation, devra être consacré à l’analyse des secteurs industriels sous de multiples aspects : marché des produits ; marché des facteurs de production ; organisation technique de la production ; degré d’intégration ; localisation, etc. Par ailleurs, des études particulières devront éclairer certains aspects particulièrement importants : l’autofinancement ; le crédit de l’État ; la politique des prix ; l’influence conjoncturelle tandis qu’à l’étude des structures industrielles devra s’ajouter celle des structures de l’agriculture, de la distribution, du commerce extérieur, de la propriété terrienne, du marché des capitaux, de l’habitat. C’est assez dire que notre recherche nous entraîne vers un programme de publication couvrant plusieurs années. L’évolution actuelle, les transformations qu’elle entraîne et la perception de leur caractère d’actualité nous ont conduits à publier dès à présent les résultats de la première phase de la recherche. L’étude publiée dans le présent ouvrage est l’aboutissement d’un travail patient et objectif souvent ingrat et difficile, mené à bien par une équipe de chercheurs. Nous avons eu la satisfaction de recevoir une importante contribution personnelle de Jean Meynaud, Professeur à l’Université de Lausanne : il a bien voulu la présenter en guise de préface à cet ouvrage. Nous avons confié la supervision d’ensemble de ce travail à Yves de Wasseige, administrateur du CRISP, en raison de sa formation d’économiste et de son expérience technique. Que tous les collaborateurs de cet ouvrage trouvent ici tous nos remerciements.

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Congo 1960

Livre, par Jules Gérard-Libois, Benoît Verhaegen, 1120 p., 1961

La crise congolaise a posé, même pour les observateurs les plus avertis, un nombre considérable de questions et de problèmes auxquels il est fort difficile de répondre. Personne, en effet, même parmi ceux qui prédisaient une crise grave au Congo, n’avait prévu le déclenchement des événements tel qu’il s’est produit, ni le Cours de leur déroulement, ni leurs conséquences extrêmes. La tentation est forte devant tant de faits et de comportements surprenants, posant autant d’énigmes, de répondre en imaginant des complots et le jeu machiavélique de certaines puissances « occultes » ou de certaines forces politiques ou financières toutes puissantes. Tant dans l’opinion congolaise que belge et internationale, l’année 1960 au Congo fut par excellence une année de complots. Avant la Table Ronde politique au début du mois de janvier 1960, ce fut après beaucoup de réticences que les leaders congolais du Cartel Abako acceptèrent de se rendre à la Table Ronde, alors que dès le 16 décembre, le ministre du Congo avait annoncé l’indépendance en 1960. Cette proposition, qui définissait en fait le plan de décolonisation le plus radical qui eut jamais été appliqué dans une colonie, leur paraissait cacher des manœuvres colonialistes. Cette suspicion n’est sans doute pas étrangère à l’éclat qui amena M. Kasavubu à quitter la Table Ronde. Plus tard, la Belgique fut accusée d’avoir accordé l’indépendance politique dans la hâte parce que le Congo commençait à lui coûter trop cher. Au moment de renvoi des renforts de troupes belges au Congo et de la nomination d’un troisième ministre, plusieurs leaders nationalistes accusèrent la Belgique de préparer une guerre coloniale et M. Ganshof de vouloir installer un « gouvernement fantoche » dévoué aux seuls intérêts belges. A la même époque en Belgique et dans les partis modérés au Congo, on accusait certains leaders congolais, d’être liés aux communistes et aux pays de l’Est. Un seul voyage à Berlin-Est ou à Prague suffisait pour déclencher la suspicion. La formation du gouvernement central et des gouvernements provinciaux fut l’occasion de dénoncer une série impressionnante de complots dont certains n’étaient d’ailleurs pas imaginaires. Après le 1er juillet, la fréquence des « complots » s’accrut, mais cette fois, ils devaient marquer, parfois de manière implacable, l’évolution des événements. Par le fait même ils perdaient leur caractère de gratuité pour s’inscrire dans une action politique concertée. Le 4 juillet, le Premier Ministre Lumumba dénonçait l’agissement de certains Belges qui complotaient contre le gouvernement. Le 6 juillet, il y eut le « complot » du Général Janssens et de certains officiers , le 8, le premier ministre dénonçait la tentative d’attentat de 4 officiers belges contre sa personne. En Belgique, le gouvernement beige et une partie de la presse accréditaient la version soit d’un complot communiste dans la Force Publique, soit d’un plan machiavélique de M. Lumumba tendant à épurer le Congo des fonctionnaires et des officiers belges. Il fut souvent question, même à la Chambre, d’un bateau polonais rempli d’armes à l’embouchure du Congo. On ne put jamais en vérifier l’existence. Pendant ce temps à Léopoldville la deuxième mutinerie du camp Léopold II était provoquée en grande partie par la rumeur de l’arrivée des Russes à Ndjili. Les Nations-Unies et la personne du secrétaire général. que sa qualité de Suédois rendit à un certain moment suspect, eurent leur part de reproches et de suspicion. Peu de pays étrangers échappèrent aux critiques et à la méfiance de la part de l’un ou l’autre camp. S il est exact que plusieurs de ces accusations de « complots » prenaient place dans une action politique déterminée, que ce soit en faveur de l’un ou l’autre camp, il n’en reste pas moins vrai que leur succès est le fruit d’une crédulité étonnante de la part de toute l’opinion publique, aussi bien internationale et belge que congolaise, à l’égard des événements du Congo […] Livre en 3 volumes

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Congo 1959 (2ème édition). Documents belges et africains

Livre, 296 p., 1961

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Rwanda politique (1958⁠-⁠1960)

Livre, par F. Nkundabagenzi, 424 p., 1961