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Les @nalyses en ligne

Face à Donald Trump : comment passer de la sidération à la compréhension ?

par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 27 janvier 2026

Au cours des dernières semaines, le président des États-Unis, Donald Trump, et son administration ont multiplié les initiatives et les déclarations qui ont profondément déstabilisé les équilibres internationaux. La scène domestique américaine n’est pas en reste. Les violations de l’État de droit et du cadre constitutionnel par D. Trump sont bien documentées et, depuis son retour au pouvoir, cette logique s’est prolongée sous la forme d’une véritable guérilla institutionnelle. Pris isolément, ces épisodes pourraient être interprétés comme des provocations excessives ou des manœuvres tactiques, dans certains cas couronnées de succès, dans d’autres maladroites voire contreproductives. Considérés ensemble, ces événements dessinent un mode d’exercice du pouvoir inédit, qui appelle moins une réaction émotionnelle qu’un effort rigoureux de compréhension. L’idée n’est pas tant de condamner le trumpisme, mais de savoir à partir de quelles catégories intellectuelles il est possible de le penser.

Courrier hebdomadaire

Le secteur de l’éolien offshore en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2648-2649, par Fabienne Collard, 63 p., 2025

En Europe, l’éolien au large des côtes maritimes (« éolien en mer » ou « éolien offshore  ») est jusqu’à présent essentiellement cantonné à la mer du Nord. Pourtant, il est appelé à jouer un rôle de première importance pour que l’Union européenne puisse atteindre l’objectif de neutralité climatique qu’elle s’est fixé à l’horizon 2050. Pour cela, le secteur de l’éolien offshore peut compter sur plusieurs atouts. Mais son développement se heurte aussi à diverses difficultés, qui expliquent en partie le retard que présente aujourd’hui l’éolien en mer sur l’éolien terrestre. S’agissant de la Belgique, le gouvernement De Croo a validé en octobre 2021 un nouvel objectif ambitieux, dans un contexte de relance post-Covid, de Pacte vert européen ( European Green Deal ) et d’abandon programmé de l’énergie nucléaire. Une nouvelle zone offshore sera exploitée d’ici 2030 en mer du Nord : la zone Princesse Élisabeth. L’électricité ainsi produite sera acheminée vers la terre ferme via une « île artificielle ». Cependant, en juin 2025, le gouvernement De Wever a suspendu la partie de ce projet qui devait assurer les interconnexions avec les réseaux électriques et parcs offshore d’autres pays européens. Il s’est agi par là de réduire les coûts, qui avaient entre-temps augmenté considérablement en raison du contexte géopolitique. Ce Courrier hebdomadaire compare l’énergie éolienne offshore avec d’autres technologies, avant de proposer une cartographie de son développement actuel à l’échelon mondial et européen. Il aborde la situation belge, en s’intéressant notamment au poids du secteur éolien offshore dans la production d’électricité, ainsi qu’aux investisseurs qui exploitent les parcs déjà existants au large des côtes belges, situés dans la première zone développée à cet effet (la « zone orientale »). F. Collard détaille le projet de mise en place d’une nouvelle zone, la zone Princesse Élisabeth, ainsi que les difficultés qui l’entourent.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2023 (I). Concertation interprofessionnelle, mobilisations transversales et secteur privé

Courrier hebdomadaire n° 2622-2623, par Iannis Gracos, 94 p., 2024

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2023. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes. Ce premier volume s’ouvre avec l’analyse de la conflictualité sociale interprofessionnelle. Le quasi-blocage salarial imposé par le gouvernement fédéral a empêché la négociation d’un accord interprofessionnel (AIP) en bonne et due forme ; un accord social a tout de même été conclu, qui contient toutefois essentiellement la confirmation de décisions antérieures. À la fin de l’année, les syndicats ont vivement critiqué la décision gouvernementale d’élargir le régime des flexi-jobs et ont dénoncé les nouvelles règles budgétaires européennes. Une mobilisation syndicale et associative majeure s’est tenue en réaction au projet de loi dit « anti-casseurs » porté par le ministre de la Justice. Si cette contestation a abouti au retrait des dispositions litigieuses, celles-ci ont cependant été remplacées par d’autres mesures susceptibles de menacer le recours à des actions de protestation ou de désobéissance civile. Le mouvement Code Rouge a mené plusieurs actions transversales, articulant dimension écologiste et lutte syndicale. Révélatrices des liens qui peuvent se tisser entre le mouvement climatique et le mouvement syndical, elles montrent aussi les limites de tels rapprochements. Le principal conflit social de 2023 a fait suite à la décision du groupe Delhaize de franchiser l’ensemble de ses 128 supermarchés. Il a été fait de nombreuses actions de grève et d’une absence de réelles négociations, a été marqué par plusieurs décisions de justice défavorables aux syndicats et par des interventions policières, et s’est finalement conclu par un passage en force de la direction de Delhaize. Le secteur de la grande distribution a été affecté également par la faillite de Makro, la disparition des enseignes Match et Smatch, les restructurations chez Cora et Mestdagh, et le conflit social au sein de Lidl. Son actualité a aussi été faite de la négociation sectorielle salariale.

Courrier hebdomadaire

Les producteurs d’énergie en Belgique. Electrabel et les autres opérateurs historiques

Courrier hebdomadaire n° 2581-2582, par Fabienne Collard, 101 p., 2023

En Belgique, la production d’énergie réside essentiellement dans la production d’électricité. Ce secteur est dominé par un acteur de premier plan, non seulement parce qu’il est l’opérateur historique sur le marché, mais aussi parce qu’il est l’exploitant des centrales nucléaires de Doel et de Tihange : Electrabel. Aujourd’hui, cette société est une filiale du groupe français Engie. Comprendre la production d’énergie en Belgique implique donc de s’intéresser à cet énergéticien de première importance : à l’histoire des entreprises qui lui ont donné naissance en 1990, aux étapes de son implantation, aux multiples évolutions de son actionnariat (au fil de mouvements qui ont vu intervenir Tractebel, la Société générale de Belgique, le Groupe Bruxelles Lambert…), et aux relations souvent houleuses qu’il entretient avec les pouvoirs politiques belges (notamment, sur la question de la gestion des centrales nucléaires). Ce Courrier hebdomadaire se concentre sur les différentes époques traversées par Electrabel et sur les grands dossiers qui l’ont occupé : la concentration progressive du secteur de l’énergie, l’évolution des liens avec les intercommunales, l’avènement du nucléaire, l’arrivée de la Compagnie financière de Suez, les conséquences de la libéralisation, la réorganisation du paysage énergétique à la suite de la fusion de GDF et de Suez, la taxation de la rente nucléaire, la prolongation de certains réacteurs, etc. Sont également étudiées les connexions annexes qui lient l’énergéticien aux autres opérateurs historiques, la SPE (actuelle société Luminus, filiale du groupe français EDF) et Distrigaz, ainsi qu’aux gestionnaires de réseaux de transport, issus de la libéralisation du secteur, Elia et Fluxys. Ainsi, en retraçant l’histoire d’Electrabel, Fabienne Collard offre une vue d’ensemble de la problématique de la production d’électricité en Belgique.

Courrier hebdomadaire

Les fonds d’investissement en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2573-2574, par Tom Duterme, 89 p., 2023

Les fonds d’investissement constituent l’une des institutions les plus importantes du capitalisme contemporain. En Belgique, les ménages et les entreprises y investissaient ainsi plus de 500 milliards d’euros au 31 décembre 2021 (soit l’équivalent de plus de 100 % du PIB du pays). Ce Courrier hebdomadaire documente l’histoire et l’actualité des fonds d’investissement en Belgique. Après avoir présenté les caractéristiques qui distinguent ces fonds d’autres types de placements financiers, il retrace leur évolution en Belgique, depuis leur apparition en 1947. Cette histoire est éminemment politique puisqu’elle est marquée par les interactions entre divers acteurs financiers (banques, assurances, sociétés de gestion d’actifs…) et différentes autorités publiques et parapubliques (gouvernement, organe de régulation du secteur, Commission européenne…). Se penchant plus en détail sur la situation actuelle, Tom Duterme analyse la structure du marché belge des fonds d’investissement. Il envisage l’impact des fonds d’investissement sur trois enjeux sociétaux (les inégalités de richesse, la transition écologique et la gouvernance des entreprises), ainsi que les relations entre ces fonds et les autorités publiques. En offrant une présentation systématique des fonds d’investissement en Belgique, cette étude renseigne donc aussi sur des thématiques plus larges dont ces fonds, désormais au cœur de la structure socio-économique du paysage économique belge, constituent des témoins et des leviers privilégiés.

Les @nalyses en ligne

Une présence discrète. Les groupes d’entreprises qataris en Belgique depuis 1988

par David Van Den Abbeel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 28 novembre 2022

La Coupe du monde masculine de football se déroule jusqu’au 18 décembre 2022 au Qatar. Cet événement majeur de l’industrie du sport, parmi les plus suivis au monde, offre à ce petit État du Moyen-Orient une visibilité extrêmement importante. Dans le cadre de son objectif d’analyse de la décision politique en Belgique, le CRISP étudie le pouvoir économique en mobilisant la notion de groupe d’entreprises. Cette @nalyse du CRISP en ligne revient précisément sur le poids des investisseurs qataris dans l’économie belge, et identifie la présence, particulièrement précoce compte tenu de l’histoire qatarie, de quatre groupes d’entreprises : trois groupes familiaux et un groupe public, l’État du Qatar lui-même. Cet examen permet d’appréhender les entreprises et les secteurs d’activité concernés ainsi que de donner une idée du profil et des motivations des investisseurs qataris présents en Belgique. Elle met aussi en évidence la place qu’occupe la Belgique au sein des stratégies d’investissement des acteurs qataris.

Podcasts

Les investissements étrangers en Belgique. La dépendance externe de l'économie belge

intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 9 mai 2022

Pour ce nouvel épisode de L’Actualité en 3D, nous allons tirer le portrait de l’économie belge et du rôle décisif que jouent les investissements étrangers dans la santé économique de notre Royaume. Qualifiée de petite et d’ouverte, l’économie belge apparait en effet fortement dépendante d’investissements étrangers qui alimentent quotidiennement la plupart des secteurs d’activités économiques. Produit d’une mondialisation économique, cette situation n’est cependant pas sans désavantages ou d’effets pervers sur la perte d’autonomie de dirigeants soucieux de créer un contexte favorable à de tels investissements. Quel est le poids de ces investissements ? Dans quels secteurs sont-ils particulièrement massifs ? De quels pays viennent-ils ? Quels sont les éventuels outils permettant à la Belgique d’attirer ou à l’inverse de filtrer des investisseurs étrangers ? Quelles pourraient être les conséquences de la crise sanitaire ou de la guerre en Ukraine sur l’ampleur de ces investissements et sur la santé économique belge en général ? Pour répondre à ces questions et probablement à bien d’autres, nous aurons le plaisir de recevoir David Van Den Abbeel, historien, économiste et surtout coordinateur du pôle économie du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, le partenaire de notre émission.

Les @nalyses en ligne

Qui détient les entreprises wallonnes ?

par David Van Den Abbeel, paru sur IRW-CGSP, La Wallonie à l’heure des choix. Vers la septième réforme de l’État, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 6, 2022, p. 40-45

Les acteurs issus du monde économique fondent une bonne partie de leur pouvoir sur la détention d’entreprises et le contrôle, notamment, de sociétés rentables. Leur capacité d’influence sur les politiques économiques locales, régionales, nationales voire internationales tient aussi à la place qu’ils occupent dans l’emploi de ces territoires. Déterminer qui détient les entreprises wallonnes est dès lors une question cruciale.

Les @nalyses en ligne

Radiographie de l’actionnariat public en Belgique

par David Van Den Abbeel et Fabienne Collard, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 116, juin 2021, p. 16-21

La présence des pouvoirs publics en tant qu’actionnaires dans l’économie marchande tendrait à se renforcer ces dernières années dans le monde. Qu’en est-il en Belgique ? En auscultant l’articulation actuelle entre pouvoirs publics et participations financières, on peut distinguer les stratégies des entités fédérale et fédérées, les Régions elles-mêmes se différenciant dans le choix et l’organisation de leurs participations financières.

Podcasts

Qui détient le pouvoir économique ?

intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 8 février 2021

On l’ignore sans doute mais le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, le partenaire de cette émission, s’intéresse de longue date au pouvoir économique, aux personnes qui le détiennent et plus généralement à l’évolution de l’économie belge et wallonne. Ainsi, chaque année, le CRISP récolte, dépouille, analyse et rend publique toute une série d’informations décisives pour comprendre la structuration du secteur économique, par exemple à travers son site Actionnariat wallon qui permet au grand public de se renseigner sur la santé économique et l’identité des actionnaires de près de 150.000 entreprises présentes sur le territoire belge. Passer en revue les travaux du CRISP dans ce domaine, tel sera le menu de notre émission du 1er février 2021. Pour ce faire, nous aurons le plaisir de recevoir David Van Den Abbeel, historien, économiste et coordinateur du secteur Économie du CRISP. Pourquoi le CRISP s’intéresse-t-il à l’économie ? Quels liens établit-il entre le secteur économique et son objet d’étude privilégié, soit la prise de décision politique en Belgique ? Quels sont les principaux axes des recherches menées par le CRISP en matière économique ? Sur quels secteurs d’activités s’attarde-t-il tout particulièrement ? Comment concrètement le CRISP mène-t-il ses recherches et quelles formes prennent-elles dans le cadre de leur diffusion envers le grand public ? Quels en sont les principaux résultats et que révèlent-ils sur la santé économique belge et wallonne et son évolution ? Qui sont les acteurs économiques importants, nationaux ou étrangers, qui détiennent les leviers décisionnels et qui à ce titre participent à la reconfiguration de l’économie belge ? On tâchera de répondre à toutes ces questions et à bien d’autres en compagnie de David Van Den Abbeel.

Les @nalyses en ligne

Le poids du secteur pharmaceutique en Belgique

par Marcus Wunderle, paru dans Santé conjuguée, n° 91, juin 2020, p. 20-22

Le secteur pharmaceutique, poids lourd de l’économie mondiale, est remis en lumière à la faveur de la crise du Covid-19. Son importance pourrait encore s’accroître, notamment en Europe si les appels à la relocalisation sont entendus, stimulés, voire forcés, dans un contexte de dépendance envers les choix de production et de distribution. La Belgique, à la pointe de l’industrie au niveau européen, semble bien armée pour faire face à ces enjeux.

Les @nalyses en ligne

Quelles conséquences aura la crise économique du Covid⁠-⁠19 sur la dépendance externe de la Wallonie ?

par David Van Den Abbeel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 16 juillet 2020

La gestion de la crise sanitaire provoquée depuis quelques mois par la pandémie de Covid-19 a été avant tout médicale et a eu des implications politiques. Elle a aussi rapidement débouché sur une crise économique d’envergure mondiale. Par les mouvements qu’elle va entraîner, celle-ci aura des conséquences sur l’évolution de la dépendance externe de la Wallonie. Avec les phénomènes de concentration économique, ceux de dépendance externe sont depuis longtemps au cœur des travaux du secteur Économie du CRISP. Ce sont ces conséquences que cette  @nalyse du CRISP en ligne entend explorer en utilisant les outils développés et utilisés de longue date par le CRISP.

Les @nalyses en ligne

Lobbys : pourquoi tant de haine ?

par Vincent de Coorebyter, paru dans Espace de libertés, n° 480, juin 2019, p. 41-44

Réseaux, piliers, mouvements… Ainsi se structure la société civile en Belgique. Et chacun prêche pour sa paroisse. Entre les organisations défendant un système de valeurs et les lobbys purs et durs, la frontière est floue. En Belgique, la pratique du lobbying a longtemps été banalisée, sans doute parce que notre pays en a une longue expérience.

Podcasts

La politique énergétique : entre objectifs mondiaux et obstacles nationaux…

intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 1 avril 2019

Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, alors que, chaque semaine, des milliers de jeunes arpentent la rue en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, nous aborderons les enjeux, autant globaux que locaux, que présente la politique énergétique. Depuis quand la question de l’énergie et de son impact sur le réchauffement climatique est-elle à l’agenda des Nations Unies ? Comment l’Union européenne se positionne-t-elle sur cette question ? Que prévoient le Protocole de Kyoto ou encore l’Accord de Paris ? Qu’est-ce qu’une COP ? Pourquoi, en Belgique, cette question semble si délicate et illustrer autant les impasses de notre système institutionnel que l’essoufflement d’une classe politique apparemment dépourvue face à l’urgence de la situation ? Toutes ces questions et bien d’autres encore, on tâchera d’y répondre dans ce quinzième épisode de l’Actualité en 3D, votre rendez-vous mensuel de décryptage politique en partenariat avec le Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP). Pour ce faire, nous avons le plaisir de recevoir Fabienne Collard, économiste de formation, chargée de recherche au CRISP et spécialiste de la politique énergétique. On avait déjà eu le plaisir de recevoir Fabienne Collard dans une émission précédente consacrée à la transition énergétique.

Podcasts

Le dossier ARCO

intervention de Serge Govaert diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 juin 2018

ARCO, c’est le nom donné à la fédération des coopératives du Mouvement ouvrier chrétien, responsable de la gestion des épargnes des membres de ce mouvement. En particulier, dès les années 1990, ARCO a massivement investi dans les actions de la banque DEXIA... dont le taux a dramatiquement chuté à la suite de la crise financière de 2008. Avec cette crise, c’est toute l’épargne des coopérateurs du Mouvement ouvrier chrétien, en particulier flamand, qui s’est envolée. Depuis dix ans, la question du remboursement de ces coopérateurs agite la politique... Quels sont les enjeux économiques mais aussi politiques que soulève ce dossier tant au niveau flamand et belge qu’européen ? Quelles sont actuellement les solutions qui lui ont été apportées ? Comment se positionnent les différents partis politiques autour de ce dossier au poids symbolique et budgétaire colossal ?

Podcasts

Pour une portée de dollars... Je festivale, tu festivales, il...

intervention de Christophe Goethals et Marcus Wunderle diffusée dans La bande à Piksou sur Radio Panik, 21 mai 2018

La saison des festivals pointe son nez. On va donc parler musique. Mais pas comme on l’entend d’habitude. Cette émission envisage les festivals sous les angles « subsides », « offre », « agents », « concurrence » et « LiveNation ». Elle revient sur la « festivalisation », c’est-à-dire la tendance à la multiplication, à la diversification et à la massification des festivals en Belgique et en Europe. Cette festivalisation connaît-elle un essoufflement ?

Podcasts

Le secteur pharmaceutique en Belgique

intervention de Marcus Wunderle diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad, 21 mai 2018

À quoi ressemble le secteur pharmaceutique en Belgique ? Et quel est le lien entre pharma et politique ?

Podcasts

La transition énergétique

intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 5 mars 2018

En Belgique comme partout ailleurs, le secteur de l’énergie est amené à se remettre profondément en question. En effet, les modes traditionnels de production d’énergie ont montré leurs limites et leurs dangers : l’utilisation du pétrole, du charbon et du gaz repose sur des réserves appelées à se tarir et a d’importantes répercussions sur l’environnement, tandis que le nucléaire comporte de grands risques et reste soumis à la question du traitement des déchets radioactifs. Dès lors, une « transition énergétique », consistant en un recours accru aux sources d’énergie vertes et renouvelables (vent, soleil, etc.), s’impose de plus en plus comme une alternative raisonnable, voire incontournable. Ce mouvement est à l’œuvre à l’échelle mondiale, selon des rythmes de progression différents, et particulièrement au sein de l’Union européenne. Durant cette émission, on s’attardera surtout au cas belge en vue de saisir la complexité de l’équation énergétique, notamment dans le cadre d’un État fédéral, et la difficulté corrélative de conclure un « pacte énergétique ».

Les @nalyses en ligne

Les lobbies et l’intérêt général

par Vincent de Coorebyter, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 janvier 2018

Rien n’est plus simple, moralement parlant, que de dénoncer les lobbies. Récemment, en Europe, le dossier du glyphosate a encore montré comment le lobbying de certains « experts » continue à faire courir un risque de mort. Aux États-Unis, la NRA bloque toute réforme sérieuse de la vente d’armes. Mais si la condamnation morale est aisée, la question des lobbies est plus complexe au plan de la théorie politique, surtout en Belgique. Dans un pays qui ne croit guère à l’impartialité de l’État et à l’intérêt général, les lobbies qui défendent des intérêts économiques ne sont pas des corps étrangers au sein du jeu démocratique. À la lumière des notions popularisées par le CRISP, les lobbies doivent être rangés dans la catégorie des groupes de pression, qui sont au cœur du système.

Podcasts

Le projet de pacte énergétique

intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 18 décembre 2017

Le gouvernement fédéral et les Régions tentent de s’accorder sur un éventuel Pacte énergétique. Cette émission analyse le contexte et les implications de ces négociations en les replaçant dans le cadre plus large de la transition énergétique.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2016

Courrier hebdomadaire n° 2341-2342, par Iannis Gracos, 130 p., 2017

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de quatorze membres : B. Bauraind, A. Bingen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, C. Leterme, E. Martinez, L. Mélon, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de M. Brodersen. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2016. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en sept chapitres : la conflictualité sociale interprofessionnelle (à savoir, d’une part, les débats sur le droit de grève et, d’autre part, l’opposition syndicale aux projets du gouvernement fédéral en matière de pensions et de réforme du marché du travail), la grève de cinq semaines dans les prisons wallonnes et bruxelloises, les arrêts de travail dans les chemins de fer et le projet gouvernemental d’instauration d’un « service garanti » dans le secteur du rail, la fermeture du site de production de Caterpillar à Gosselies, les restructurations dans le secteur des banques et assurances (en particulier les réductions d’effectifs annoncées par ING), les mobilisations des transporteurs routiers de marchandises contre l’instauration d’un prélèvement kilométrique, le mouvement d’opposition aux projets de TTIP et de CETA. À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée.

Courrier hebdomadaire

L’actionnariat des entreprises en Wallonie en 2015

Courrier hebdomadaire n° 2329, par Fabienne Collard, Christophe Goethals, Marcus Wunderle, 44 p., 2017

L’actionnariat des entreprises est une donnée fondamentale de l’économie de marché, qu’il soit constitué de grandes familles, de multinationales ou de fonds publics, qu’il soit ou non concentré dans quelques mains, et qu’il concerne le secteur privé ou le secteur public. Par l’apport de capitaux, les actionnaires deviennent tout à la fois partenaires financiers et copropriétaires des sociétés dans lesquelles ils investissent. À l’échelle d’une région ou d’un pays, ils comptent donc parmi les principaux détenteurs du pouvoir économique. Réalisé par l’équipe du secteur Économie du CRISP, ce Courrier hebdomadaire est consacré à la structure de l’actionnariat en Wallonie en 2015. Tout d’abord, un aperçu général des entreprises présentes en Wallonie est fourni. Il s’intéresse, d’une part, aux entreprises établies en Wallonie – c’est-à-dire celles dont le siège social se situe en Région wallonne – et, d’autre part, aux entreprises dont le siège social est situé hors de Wallonie (à Bruxelles, en Flandre ou à l’étranger) mais qui possèdent une ou plusieurs unités d’établissement en Wallonie. Ensuite, la dépendance externe de l’économie wallonne est étudiée, en se penchant sur la structure capitalistique des entreprises. Les centres de décision qui les contrôlent sont analysés, particulièrement sous l’angle de leur localisation ou non à l’étranger. Cet examen est ponctué par une mesure générale du degré de dépendance de l’économie wallonne vis-à-vis des groupes d’entreprises belges et étrangers. Enfin, les 100 premières entreprises présentes en Wallonie sont étudiées de façon plus approfondie, selon quatre classements : le chiffre d’affaires, l’emploi, le capital souscrit et le total bilantaire. La position dominante de certains groupes et l’évolution de la structure de propriété dans certains secteurs de l’économie wallonne font l’objet de commentaires. L’analyse met en évidence plusieurs réalités de l’économie wallonne, dont la concentration de l’emploi dans un nombre d’entreprises relativement restreint, l’évolution rapide de la structure de propriété dans certains secteurs, et l’importance des pouvoirs publics belges en termes de capital et d’emploi. L’étude permet également de cerner le poids relatif des groupes belges et étrangers (essentiellement français, états-uniens, néerlandais, allemands et britanniques) dans l’actionnariat des entreprises de Wallonie.

Les @nalyses en ligne

Quelle stratégie pour les fournisseurs d’électricité ?

par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 8 décembre 2016

La transition énergétique entamée en Europe vise un glissement de la production d’énergie à partir de ressources traditionnelles vers une production davantage – voire essentiellement – d’origine renouvelable. Dans ce cadre, une série d’adaptations et d’investissements doivent intervenir par rapport au mix énergétique d’origine. Pour inciter les acteurs privés à mettre en place ces investissements, les politiques adoptées se heurtent à un véritable casse-tête, un travail d’équilibriste entre les intérêts parfois opposés des différents intervenants dans l’équation énergétique. Cela est particulièrement vrai dans le domaine de l’électricité. Ces politiques ont-elles eu une réelle influence sur la stratégie des fournisseurs d’électricité ou ceux-ci se sont-ils juste conformés aux normes imposées ? Plus largement, quelles sont les logiques poursuivies par les groupes présents dans ce secteur ? Sont-elles uniquement liées à la recherche de profits ou d’autres aspects entrent-ils en ligne de compte ?

Les @nalyses en ligne

ING, le bon élève ?

par Christophe Goethals et Loïc Bernar, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 3 octobre 2016

Au lendemain du déclenchement de la crise financière et bancaire en 2008, ING Belgique, la filiale belge du groupe ING, était qualifiée de « bon élève ». Contrairement à Fortis Banque, Dexia et KBC, ING Belgique avait concentré ses activités sur son métier de base et ne s’était guère impliquée dans les opérations internationales et financières de sa société-mère. Aujourd’hui, une restructuration majeure vient d’être annoncée par le groupe bancaire néerlandais ING, qui avait convoqué un conseil d’entreprise extraordinaire à Bruxelles ce 3 octobre. Quel est le motif d’une telle restructuration ? Répondre à cette question nécessite de cerner les caractéristiques d’ING. Quels sont les actionnaires de ce groupe néerlandais ? Quelle part représentent ses activités en Belgique par rapport à l’ensemble de ses activités ? Depuis quand le groupe ING est-il présent en Belgique et quelle est sa part de marché dans le pays ?

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2015

Courrier hebdomadaire n° 2291-2292, par Iannis Gracos, 118 p., 2016

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de treize membres  : B. Bauraind, A. Bingen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, E. Martinez, L. Mélon, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de C. Leterme. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2015. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en huit chapitres  : la conflictualité sociale interprofessionnelle (à savoir, d’une part, le plan d’action syndical mené en front commun contre les projets du gouvernement fédéral et, d’autre part, les tensions liées à la négociation d’accords entre interlocuteurs sociaux), la remise en cause du recours à la grève par une partie de la société (tant au niveau belge qu’au niveau de l’OIT), la manifestation menée en septembre 2015 par plusieurs centaines de travailleurs de l’usine de Caterpillar à Gosselies pour défendre leur « droit au travail », la lutte contre le dumping social (en particulier, dans le domaine de la construction), le conflit opposant les chauffeurs et sociétés de taxis bruxellois à l’entreprise états-unienne Uber, les tensions et mouvements de grève dans les chemins de fer (SNCB et Infrabel), les mobilisations dans le secteur de l’accueil des demandeurs d’asile (Fedasil) et les journées d’action européennes organisées en opposition au projet de TTIP. À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée. L’étude se clôt par une annexe statistique relative au nombre de journées de grève enregistrées en 2014 et aux trois premiers trimestres de 2015.