Courrier hebdomadaire n° 2648-2649, par Fabienne Collard, 63 p., 2025
En Europe, l’éolien au large des côtes maritimes (« éolien en mer » ou « éolien offshore ») est jusqu’à présent essentiellement cantonné à la mer du Nord. Pourtant, il est appelé à jouer un rôle de première importance pour que l’Union européenne puisse atteindre l’objectif de neutralité climatique qu’elle s’est fixé à l’horizon 2050. Pour cela, le secteur de l’éolien offshore peut compter sur plusieurs atouts. Mais son développement se heurte aussi à diverses difficultés, qui expliquent en partie le retard que présente aujourd’hui l’éolien en mer sur l’éolien terrestre. S’agissant de la Belgique, le gouvernement De Croo a validé en octobre 2021 un nouvel objectif ambitieux, dans un contexte de relance post-Covid, de Pacte vert européen ( European Green Deal ) et d’abandon programmé de l’énergie nucléaire. Une nouvelle zone offshore sera exploitée d’ici 2030 en mer du Nord : la zone Princesse Élisabeth. L’électricité ainsi produite sera acheminée vers la terre ferme via une « île artificielle ». Cependant, en juin 2025, le gouvernement De Wever a suspendu la partie de ce projet qui devait assurer les interconnexions avec les réseaux électriques et parcs offshore d’autres pays européens. Il s’est agi par là de réduire les coûts, qui avaient entre-temps augmenté considérablement en raison du contexte géopolitique. Ce Courrier hebdomadaire compare l’énergie éolienne offshore avec d’autres technologies, avant de proposer une cartographie de son développement actuel à l’échelon mondial et européen. Il aborde la situation belge, en s’intéressant notamment au poids du secteur éolien offshore dans la production d’électricité, ainsi qu’aux investisseurs qui exploitent les parcs déjà existants au large des côtes belges, situés dans la première zone développée à cet effet (la « zone orientale »). F. Collard détaille le projet de mise en place d’une nouvelle zone, la zone Princesse Élisabeth, ainsi que les difficultés qui l’entourent.
Les @nalyses en ligne
La démocratie face aux extrémismes
par Vincent de Coorebyter, paru dans L’Artichaut, vendredi 31 janvier 2025
Quelles sont les raisons de l’actuelle montée en puissance de la radicalité, alors que la fin du 20 e siècle était apparue comme un moment d’apaisement idéologique ?
Courrier hebdomadaire
La démocratie face aux « crises » globales : la Belgique entre unité et division
Courrier hebdomadaire n° 2619-2620, par Vincent Lefebve, 123 p., 2024
En Belgique, des crises qui, en raison de leur nature même, présentent une dimension internationale peuvent se transformer rapidement en conflits politiques internes, notamment de type communautaire : par leur intensité, ces menaces sont en effet susceptibles de créer ou d’attiser les divisions au sein de la société belge, qui est structurellement traversée par diverses lignes de fracture. Mais ces crises peuvent également venir alimenter les dynamiques centripètes et unificatrices qui animent le pays : étant donné qu’ils appellent une réponse coordonnée des différentes composantes de l’État, ces périls incitent les acteurs politiques à s’entendre pour y faire face ou pour que la Belgique puisse parler d’une seule voix sur la scène internationale. Vincent Lefebve analyse la façon dont cette dialectique entre division et unité se déploie en Belgique dans un contexte marqué par la survenance ou l’intensification de crises durables, globales et systémiques. Pour cela, il examine les politiques publiques qui ont été élaborées en Belgique en réponse respectivement à quatre défis majeurs : le dérèglement climatique, la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, le bouleversement géopolitique découlant de la guerre en Ukraine, et l’enjeu migratoire (ou, plus précisément, la gestion de l’accueil des migrants). Ce Courrier hebdomadaire montre que, si les clivages qui traversent de longue date la Belgique constituent autant de facteurs de complexité et potentiellement de division, la structure fédérale du pays et la tradition consociative belge peuvent pour leur part faciliter dans une certaine mesure la recherche de compromis et d’équilibres entre points de vue et intérêts divergents.
Courrier hebdomadaire
La désobéissance civile écologique face au système répressif : de l’espace public aux prétoires
Courrier hebdomadaire n° 2611-2612, par Marie Jadoul, 109 p., 2024
À travers l’évocation de plusieurs affaires concrètes, ce Courrier hebdomadaire rend compte de la manière dont la désobéissance civile écologique est traitée par le droit répressif au sens large, depuis l’espace public jusque dans les prétoires des juridictions pénales nationales et des instances européennes. La situation analysée est celle prévalant en Belgique ainsi que, par contraste, dans d’autres pays d’Europe, dont la France et la Suisse. En Belgique, les faits de désobéissance civile écologique font l’objet de peu de poursuites pénales, en raison notamment d’une doctrine de gestion négociée de l’espace public et de la possibilité pour l’État d’opter pour un traitement administratif. Cependant, les autorités portent une attention croissante à ce qu’elles qualifient de « nouvelles manières de protester » (« new ways of protesting »). Elles opèrent aussi un resserrement progressif du droit de manifester. La confrontation de la désobéissance civile écologique au système pénal illustre la tension qui existe entre deux usages du droit. D’une part, le droit comme outil de lutte : les activistes écologistes – et leurs avocats – construisent ou réactualisent des arguments juridiques pour défendre leur cause, de façon soit défensive soit offensive. D’autre part, le droit comme frein à la contestation : les autorités utilisent l’arsenal légal pour dissuader le militantisme écologique, voire pour stigmatiser, réprimer et criminaliser celles et ceux qui y prennent part. La désobéissance civile écologique soulève la question des outils et des mécanismes politiques susceptibles de permettre de répondre adéquatement au contexte d’urgence environnementale, ainsi que celle de l’effectivité des moyens juridiques dont disposent les citoyens dans ce cadre.
Courrier hebdomadaire
La désobéissance civile dans le contexte de l’urgence écologique
Courrier hebdomadaire n° 2609-2610, par Marie Jadoul, 64 p., 2024
Depuis plusieurs années, la désobéissance civile revient sur le devant de la scène, en particulier dans le domaine de l’écologie. Dans l’espace public, prennent place diverses actions contestataires collectives, situées à la frontière de la légalité ou en dehors du cadre établi par la loi, qui sont destinées à sensibiliser la population à l’urgence écologique et à faire pression sur les autorités publiques et les grandes entreprises (décrochage de portraits officiels, occupation de banques, jet de soupe sur des œuvres d’art, interruption de manifestations sportives, etc.). Il s’agit notamment de dénoncer l’inaction des États face à la pollution, au déclin de la biodiversité, au dépassement des limites planétaires, aux dérèglements climatiques, etc., ou l’action « coupable » voire « criminelle » qu’ont ces mêmes États en la matière via leurs politiques ou via leur complaisance à l’égard des lobbys économiques. Ce Courrier hebdomadaire dresse un état des lieux de la désobéissance civile écologique en Belgique et, par contraste, dans plusieurs autres pays d’Europe, dont la France, la Suisse et le Royaume-Uni. Il décortique la notion de désobéissance civile écologique et la situe par rapport aux points de vue et aux pratiques des activistes écologistes (citoyens, associations et collectifs). Il montre que la désobéissance civile écologique, qui se déploie au sein de l’espace public en tant que stratégie d’action, connaît une évolution constante, faite entre autres d’une augmentation et d’une diversification des actions désobéissantes dans la sphère scientifique, d’une accentuation de l’ancrage local et d’un rapprochement avec les luttes sociales.
Les @nalyses en ligne
Où en est l’Affaire climat ?
par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 5 avril 2024
Dix ans se sont écoulés depuis la création de l’association Klimaatzaak – en français « Affaire climat ». L’objectif était de poursuivre l’État belge et ses Régions en justice pour les contraindre à une action plus ambitieuse en matière de lutte contre le dérèglement climatique. Durant ces dix ans, les catastrophes climatiques se sont multipliées, un nombre croissant de citoyens ont demandé aux États de décréter l’état d’urgence climatique, et d’autres initiatives juridictionnelles semblables à l’Affaire climat ont été lancées dans plusieurs pays, tandis que ce mouvement social a remporté une victoire importante devant la cour d’appel de Bruxelles. Alors qu’approchent les élections européennes et, en Belgique, des élections régionales et fédérales, quel bilan dresser de cette mobilisation ?
Podcasts
La Commission d’enquête parlementaire wallonne sur les inondations de juillet 2021. Analyse et leçons à tirer d’une catastrophe naturelle
intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 mars 2023
Souvenez-vous l’été (avant) dernier... Juillet 2021: une partie de la Belgique est sous eaux. En quelques heures, des torrents de boue entrainent tout sur leur passage, notamment la vie de 39 personnes, et détruisent plusieurs dizaines de milliers d’habitations. Bien que naturelle, cette catastrophe est aussi une question politique. Preuve en est la décision, adoptée dès septembre 2021, de constituer une Commission d’enquête parlementaire au sein du Parlement wallon destinée d’une part à tirer les leçons de cet évènement sans précédent et d’autre part à formuler une série de recommandations en vue de mieux préparer les autorités et les citoyens à y faire face. Après plusieurs mois de travaux, cette Commission a rendu son rapport il y a un peu moins d’un an. Que dit ce rapport ? Etablit-il des responsabilités politiques dans les éventuels manquements en amont ou juste après la catastrophe ? Qui faisait partie de cette Commission et comment se sont déroulés ses travaux ? Les victimes des inondations y ont-elles participé ? Plus généralement, à quoi sert une commission d’enquête parlementaire ? Telles seront entre autres les questions adressées à notre invité du jour, Benjamin Biard, politologue et chargé de recherche pour le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques partenaire de notre émission. Benjamin a en effet suivi les travaux de cette commission et son analyse a récemment été publiée dans un Courrier hebdomadaire du CRISP.
Podcasts
La voiture électrique. Vers une mutation du secteur automobile
intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 février 2023
Vous les voyez se multiplier le long des voiries publiques, dans les parkings des supermarchés, aux côtés des pompes à essences... Les bornes de recharge pour véhicules électriques ! Présentée comme l’une des pistes privilégiées pour lutter contre le réchauffement climatique, l’électrification du parc automobile fait actuellement l’objet d’investissements conséquents, de normes de plus en plus contraignantes et de politiques incitatives plus ou moins efficaces. Elle sera au coeur de notre émission du jour au cours de laquelle nous aurons le plaisir de recevoir Fabienne Collard, économiste de formation, chargée de recherche au CRISP, spécialiste de la politique énergétique et autrice d’un récent Courrier hebdomadaire consacrée aux mutations du secteur automobile ainsi que d’une analyse en ligne sur le même sujet. Dans quelle mesure le transport est-il responsable de l’émission de gaz à effet de serre et d’autres substances toxiques dans l’atomosphère ? Quelle est la stratégie européenne en vue de parvenir à un parc automobile entièrement électrifié à l’horizon 2035 ? A-t-elle du retard en la matière par rapport aux États-Unis ou à la Chine ? La Belgique sera-t-elle à même de se conformer à cette échéance ? Et au fait, c’est quoi exactement une voiture électrique ? Telles seront entre autres les questions au menu de ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D.
Les @nalyses en ligne
Sommes-nous égaux devant l’électrification du parc automobile ?
par Fabienne Collard, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 121, décembre 2022, p. 73-77
En actant la fin de la commercialisation des voitures à moteur thermique en 2035, l’Union européenne soutient clairement l’essor des véhicules électriques. Si ces derniers gagnent en effet du terrain en termes de parts de marché, certains obstacles demeurent pourtant pour convaincre le plus grand nombre de passer à l’électrique. Cela étant, le passage des moteurs thermiques aux moteurs électriques ainsi encouragé pourrait remettre en question l’accès à la voiture individuelle pour certains ménages.
Podcasts
Le survol aérien de Bruxelles. Généalogie et perspectives d'une histoire belge
intervention de Jean-Paul Nassaux diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 juin 2022
Depuis une trentaine d’années, le dossier des nuisances sonores liées à l’exploitation de l’aéroport national situé à Zaventem n’en finit plus de rebondir sans jamais rencontrer de solution définitive. Pourquoi cette question semble-t-elle à ce point insoluble ? Les raisons qui expliquent cette difficulté sont complexes et multiples : elles ont trait autant à la localisation problématique de cet aéroport en bordure de zones urbaines densément peuplées qu’à l’articulation délicate des compétences de l’Autorité fédérale, responsable des conditions d’exploitation de l’aéroport, et de celles de la Région bruxelloise, en charge de fixer des normes de bruit et de les faire respecter. Révélatrice des limites de notre modèle de coopération fédérale, cette question est également emblématique d’une certaine judiciarisation des conflits sociaux et politiques qui voit la justice constamment saisie tantôt par des collectifs de riverains opposés, tantôt par des compagnies aériennes souhaitant augmenter leurs activités, tantôt encore par une classe politique incapable de parvenir à un compromis… Durant cet épisode de L’Actualité en 3D, nous tâcherons de dénouer les nombreux fils de ce dossier qui empoisonne la vie politique belge depuis si longtemps et envisagerons son actualité la plus récente.Á cette fin, nous aurons le plaisir de recevoir Jean-Paul Nassaux, historien et politologue de formation, collaborateur scientifique du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, partenaire de notre émission. Jean-Paul est un observateur attentif de la vie politique bruxelloise et parmi ses publications, l’on pointera justement un Courrier hebdomadaire du CRISP consacré aux nuisances sonores subies par la Région bruxelloise dont on recommande la lecture (et pour les personnes qui souhaitent encore aller plus loin, on suggère l’étude très fouillée réalisée par l’IGEAT de l’ULB et publiée en novembre 2016).
Livres
Introduction à la Belgique fédérale
Livre, par Caroline Sägesser, Jean Faniel, Pierre Blaise, 108 p., 2022
La Belgique est un État fédéral d’une rare complexité. Connaissant des Communautés et des Régions, et, à Bruxelles, des Commissions communautaires, le fédéralisme belge se caractérise notamment par le chevauchement de différents pouvoirs sur un même territoire. Introduction à la Belgique fédérale guide le lecteur à travers les rouages institutionnels de l’Autorité fédérale et des entités fédérées. Cet ouvrage expose la répartition des compétences, les relations entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire, la composition des parlements et des gouvernements ou encore le rôle des provinces et des communes. Rédigé dans un langage accessible, il permet à chacun de se familiariser avec le fonctionnement des institutions. Cette édition est entièrement mise à jour en 2022.
Podcasts
La COP26 : bilan et perspectives après l’Accord de Paris
intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 8 novembre 2021
Du 1er au 12 novembre 2021 se déroulera, à Glasgow, la Conférence des Parties sur les changements climatiques. Ce type de réunion annuelle, la 26e du nom, vise à assurer le suivi de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques adoptée en 1992. Pendant un peu moins de deux semaines, ce sont près de 200 délégations gouvernementales mais également des milliers d’activistes, qui se réuniront en Écosse pour envisager l’avenir de notre planète, chaque jour un peu plus menacée par le réchauffement climatique. Depuis quand cette préoccupation est-elle à l’agenda de la communauté internationale ? Que prévoit la Convention des Nations Unies de 1992 et quel est le rôle précis des COP dans son suivi ? Comment concrètement se déroule une COP ? Qui y participe et pour y faire quoi ? Qu’appelle-t-on l’Accord de Paris conclu en 2015 ? En quoi cette COP26 est-elle particulièrement décisive dans la mise en oeuvre de cet accord ? Quelles sont les forces en présence et les principaux points de désaccords parmi les États parties ? Et la Belgique va-t-elle enfin réussir à accorder les régions qui la composent dans la répartition de son effort de lutte contre le réchauffement climatique ?
Les @nalyses en ligne
La COP26 de Glasgow : déclarations d’intention et questions cruciales
par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 29 octobre 2021
Le 31 octobre 2021 s’ouvre à Glasgow, en Écosse, la 26 e Conférence des Parties (en anglais, Conference of the Parties – COP) sur les changements climatiques. Les enjeux de cette rencontre internationale au sommet sont considérés comme majeurs pour l’évolution du climat et, plus largement, de la planète. Au-delà de leur caractère mondial, ces discussions impliquent des rapports de force et des enjeux à différents niveaux.
Les @nalyses en ligne
L’action politique en temps de crise
interview de Vincent Lefebve par Stéphanie Baudot, parue dans Démocratie, n° 5, mai 2021, p. 13-15
La crise que nous vivons depuis plus d’un an n’est pas sans impact sur l’action politique, qu’elle soit le fait des acteurs politiques traditionnels amenés à prendre des décisions pour gérer l’urgence sanitaire ou de la société civile investie du devoir de vigilance démocratique. À y regarder de près, la question de la temporalité de cette crise mérite d’être analysée pour comprendre les positionnements en présence. Mais, plus largement, la crise sanitaire est aussi une crise du temps, car elle induit un bouleversement dans notre façon de concevoir la temporalité.
Les @nalyses en ligne
Le retour de la Belle au bois dormant. Du temps de la crise à une crise du temps
par Vincent Lefebve, paru dans droit-public-et-social.ulb.be, 18 mars 2021
En avril 2020, le personnage de la Belle au bois dormant avait été mobilisé pour analyser la situation qui nous touchait en raison du premier confinement imposé pour faire face à la crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19. Le moment que nous vivions alors avait largement été perçu comme exceptionnel. Selon certains, il correspondait à une parenthèse destinée à être surmontée. Selon d’autres, il s’agissait d’une occasion historique pour préparer un « monde d’après » plus juste, durable et solidaire. Ces derniers mois nous ont toutefois appris que les bouleversements en chaîne qui s’étaient enclenchés à cette occasion n’étaient pas près de disparaître et qu’ils ne pouvaient, en outre, qu’être difficilement anticipés. Les différentes vagues de l’épidémie et les stratégies mises en place par les pouvoirs publics pour y faire face posent la question du sens de l’action politique, en particulier lorsque l’incertitude semble régner en maître. Et si la crise que nous vivons depuis un an était aussi une crise du temps ?
Podcasts
Plan pour la reprise et la résilience
intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 15 mars 2021
Focus sur le Plan pour la Reprise et la Résilience ( le Plan de relance) concocté par le gouvernement fédéral, les Régions et les Communautés avec notre invité David Van Den Abbeel, coordinateur du secteur Economique du CRISP (le Centre de Recherche et d’Information Socio_politiques)
Podcasts
Covid, un an après le premier cas
intervention de Benjamin Biard diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 8 février 2021
Cela un fait an que le 1er cas de Covid a été détecté chez nous, un an après l’occasion d’aborder les réactions qui ont fleuri sous différentes formes à la gestion de la pandémie avec Benjamin Biard docteur en sciences politiques. Il est chargé de recherches au sein du secteur socio-politique du CRISP.
Les @nalyses en ligne
Automobile : l’électrification à marche forcée
par Fabienne Collard, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 114, décembre 2020, p. 52-59
Pour tenter de redorer leur blason face aux enjeux écologiques, et sous la pression des autorités publiques qui édictent des normes de plus en plus strictes, les fabricants de voitures mettent en avant le développement de véhicules électriques, qui seraient moins polluants que les moteurs essence ou diesel. Une stratégie de greenwashing qui cache mal les arguments commerciaux des constructeurs.
Courrier hebdomadaire
Les mini-publics en Belgique (2001-2018) : expériences de panels citoyens délibératifs
Courrier hebdomadaire n° 2477-2478, par Julien Vrydagh, Sophie Devillers, David Talukder, Vincent Jacquet, Jehan Bottin, 70 p., 2020
Assemblées citoyennes, conférences de consensus, conventions citoyennes, jurys délibératifs ou panels de citoyens se sont multipliés depuis la fin des années 1970. On regroupe sous l’expression « mini-publics » ces différentes formes d’assemblées de citoyens tirés au sort qui délibèrent sur un sujet politique déterminé afin de formuler une série de recommandations d’action publique. Les dispositifs de mini-public procèdent d’une volonté de renouveler les pratiques démocratiques en permettant aux citoyens de s’impliquer plus directement dans les débats de la vie publique, au-delà des échéances électorales et des canaux traditionnels. Au point d’être parfois considérés comme l’un des meilleurs modes de démocratie participative et délibérative. Comme de nombreux pays à travers le monde, la Belgique connaît son lot d’expériences de mini-public depuis le début des années 2000. Ce Courrier hebdomadaire en dresse le répertoire et en tire un bilan. Cet exercice apparaît fort utile à l’heure où diverses assemblées parlementaires du pays créent des commissions délibératives réunissant des élus et des citoyens désignés sur la base d’un tirage au sort. L’étude permet notamment de mettre en perspective cette évolution institutionnelle récente en montrant que, depuis une vingtaine d’années déjà, de nombreuses autorités publiques ont recours à des mini-publics, et ce à tous les niveaux de pouvoir, en particulier en Wallonie et en Région bruxelloise.
Podcasts
L'économie circulaire en question
intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 11 janvier 2021
Pour cette première émission de cette année 2021, nous nous intéresserons au concept d’économie circulaire. Que signifie-t-il et quelle en est la généalogie ? Quels sont les axes du modèle que l’économie circulaire charrie et quels sont les processus de production qu’il vise à modifier plus ou moins en profondeur ? S’agit-il réellement d’un modèle en rupture radicale avec les modes plus classiques de production économique ? Existe-t-il des règles juridiques imposant un tel modèle aux acteurs économiques ? Si oui, d’où viennent-elles ? Peut-on tirer un premier bilan des initiatives menées ces vingt dernières années en la matière ? Pour débattre de ce sujet, nous aurons le plaisir de recevoir Fabienne Collard, économiste de formation, chargée de recherche au CRISP et autrice d’un récent Courrier hebdomadaire consacré à l’économie circulaire.
Podcasts
COVID: les retombées économiques de la pandémie après la première vague
intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 30 novembre 2020
Analyse de David Van Den Abbeel, coordinateur du secteur Economie du CRISP.
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Communication des différents niveaux de pouvoir et leurs annonces des mesures sanitaires
intervention de Jean Faniel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 27 octobre 2020
Dossier COVID-19 : Comment s’y retrouver dans les différentes mesures, en fonction des Régions, du fédéral, ... ? Sont-ils désorganisés ? Jean Faniel, directeur général du CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques, analyse la communication des différents niveaux de pouvoir et leurs annonces des mesures sanitaires.
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Crise pandémique et mobilisations sociales
intervention de Benjamin Biard et Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 septembre 2020
Entre le 18 mars et le 4 mai 2020, la Belgique, à l’instar de l’ensemble des pays du monde, a vécu une période inédite dans son histoire et par son ampleur : quasi 2 mois de confinement physique, 2 mois d’angoisse collective, 2 mois de sidération sociale... Si aujourd’hui, le strict confinement est prudemment levé, la situation sociale, économique et politique demeure particulièrement inquiétante et l’avenir incertain. Cependant, tout au long du confinement, une série d’acteurs, rompus ou non aux combats sociaux, ont pris la parole en vue et à court terme de peser sur la gestion de cette crise autant sanitaire que sociale, à long terme d’en tirer les leçons susceptibles de baliser une profonde (r)évolution de notre système politique et économique. C’est précisément ces mobilisations, diversifiées et réinventées, que nous analyserons lors de cette émission de rentrée : comment la société civile belge a-t-elle vécu cette crise et comment en imagine-t-elle la sortie ? Pour aborder cette question, nous aurons le plaisir de nous entretenir avec Benjamin Biard et Vincent Lefebve, chargés de recherche au CRISP (le Centre de recherche et d’information socio-politiques) et Serge Govaert, administratreur du CRISP et tous troisauteurs d’un Courrier hebdomadaire (n° 2457-2458) récemment publié et intitulé « Penser l’après-corona. Les interventions de la société civile durant la période de confinement causée par la pandémie de covid-19 (mars-mai 2020) », une publication parmi de nombreuses autres que le CRISP a consacrées à la crise pandémique et dont nous avions déjà fait écho sur cette antenne.
Podcasts
La Belgique face au coronavirus : entre gestion de crise et crise de la gestion
intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 8 juin 2020
Pour cette reprise de l’Actualité 3D, nous aurons le plaisir de recevoir Caroline Sägesser, chargée de recherche au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politique, partenaire de cette émission. Avec elle, nous allons tenter de mieux comprendre comment la Belgique a fait face à la pandémie de la Covid-19 ces derniers mois. La séquence que nous venons de vivre est en effet inédite à plus d’un titre : octroi des pouvoirs spéciaux à un gouvernement fédéral minoritaire ; participation de partis de l’opposition à la gestion de la pandémie ; coordination entre l’Autorité fédérale, les Communautés et les Régions au sein d’un Conseil national de sécurité dont les conférences de presse ont rythmé la vie des Belges ; recours massif à l’expertise scientifique en vue d’affiner les mesures de confinement adoptées depuis la mi-mars ; suspension généralisée et exceptionnelle de la plupart de nos droits et libertés ; incertitude quant à la situation économique et politique à court et moyen terme... Les sujets ne manquent pas et nous les aborderons avec Caroline Sägesser afin d’y voir plus clair dans la façon dont la Belgique a fait face au coronavirus.
Les @nalyses en ligne
Le syndrome de la Belle au bois dormant. Confinement et impuissance politique
par Vincent Lefebve, paru dans Carnet de crise du Centre de droit public de l’ULB, n° 11, 10 avril 2020
Le 18 mars 2020, la romancière française Leïla Slimani publie une chronique de confinement sur le site Internet du journal Le Monde . Pour expliquer à ses enfants les raisons ainsi que l’issue probable de la situation inédite provoquée par la pandémie de Covid-19, elle se réfère à la célèbre histoire de la Belle au bois dormant. Cette intervention de la romancière a fait l’objet de nombreuses réactions en écho à la question des inégalités sociales accentuées par la crise. Une dimension de ce texte ne semble toutefois pas avoir été perçue. La séquence dans laquelle nous sommes actuellement engagés recèle en effet deux issues possibles, l’une placée sous le signe de l’apathie politique, l’autre sous celui de la lucidité et de la reconstruction. Au syndrome de la Belle au bois dormant, on peut opposer la figure d’Hypnos, à laquelle s’est identifié le poète français René Char alors qu’il était résistant durant la Seconde Guerre mondiale.