interview de Jean Faniel par Olivier Mouton, parue sous le titre « Michel 1er a un programme néolibéral et conservateur » dans : Levif.be, 11 novembre 2014
Le gouvernement fédéral emmené par Charles Michel a été mis sur pied le 11 octobre 2014. Alliant la N-VA, le MR, le CD&V et l’Open VLD, il s’appuie sur un accord qui présente à la fois des aspects de continuité avec le gouvernement Di Rupo et des éléments de rupture. Un mois après la formation de ce gouvernement, Jean Faniel décortique les grandes lignes de cet accord et de la politique qu’entend mener l’équipe de Charles Michel.
Livres
Introduction à la Belgique fédérale. La Belgique après la sixième réforme de l’État
Livre, par Pierre Blaise, Jean Faniel, Caroline Sägesser, 106 p., 2014
Pour la sixième fois depuis 1970, la Belgique vient de connaître une réforme institutionnelle. De grande ampleur, celle-ci a pour ambition de déplacer le centre de gravité de l’État fédéral belge vers ses entités fédérées. Les Communautés, les Régions et deux des Commissions communautaires bruxelloises reçoivent de nouvelles compétences et de nouveaux moyens pour les exercer. L’Autorité fédérale demeure toutefois un niveau de pouvoir essentiel. Communes, provinces et Union européenne jouent également un rôle crucial. Cette édition entièrement mise à jour offre un panorama synthétique de l’architecture institutionnelle belge et précise clairement et de manière accessible quel niveau de pouvoir est compétent dans chaque matière.
Courrier hebdomadaire
Les résultats des élections régionales et communautaires du 25 mai 2014
Courrier hebdomadaire n° 2223-2224, par Pierre Blaise, Vaïa Demertzis, Jean Faniel, Cédric Istasse, John Pitseys, 114 p., 2014
En Belgique, les élections du 25 mai 2014 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré aux diverses élections régionales et communautaires. Pour chacune d’entre elles, sont analysés les comportements électoraux (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble de la Région ou de la Communauté, les résultats par circonscription et les résultats par canton. Sont également étudiées la nouvelle composition des diverses assemblées, la constitution des différentes coalitions gouvernementales et les attributions des membres des nouveaux gouvernements. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections régionales et communautaires du 7 juin 2009. L’exposé est soutenu par une trentaine de cartes. Celles-ci permettent de visualiser, canton par canton, les scores électoraux qu’ont obtenus, en 2009 et en 2014, les différentes listes actuellement représentées au Parlement wallon, au Parlement bruxellois ou au Parlement flamand.
Les @nalyses en ligne
Une élection fédérale enchâssée dans un scrutin multiple
par Jean Faniel, paru dans Démocratie, n° 9, septembre 2014, p. 7-9
À l’heure où se profile la mise sur pied d’un gouvernement fédéral associant la N-VA, le MR, le CD&V et l’Open VLD, et tandis qu’ont été formés des gouvernements assez différents les uns des autres au niveau régional et communautaire, il semble intéressant de revenir sur quelques leçons de l’élection pour bien saisir les possibilités offertes aux partis politiques par les électeurs afin de former un gouvernement fédéral.
Les @nalyses en ligne
Ça doit changer. Et vite !
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 105, septembre-octobre 2014, p. 14-15
Il n’est pas rare que, dans des circonstances particulières, de nombreuses voix se fassent entendre dans le monde politique pour critiquer ou dénoncer une situation et appeler à un changement rapide. Pourtant, même un consensus apparent ne débouche pas toujours sur une décision – a fortiori rapidement. Plus largement, on peut s’interroger sur le rôle et l’utilisation du temps en politique.
Les @nalyses en ligne
Coalition « suédoise » et organisations de salariés : vers une transformation de la place des syndicats en Belgique ?
par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 29 août 2014
Charles Michel et Kris Peeters ont été chargés, le 22 juillet 2014, de former un gouvernement fédéral. La coalition baptisée suédoise (N-VA/MR/CD&V/Open VLD) se caractérise par un positionnement nettement marqué à droite. Le président du MR a toutefois annoncé avoir reçu l’assurance de ses partenaires de négociation que le futur gouvernement respectera la concertation sociale. Cependant, si la mise en place d’un tel gouvernement est encouragée par les organisations d’employeurs, elle est redoutée par les syndicats. La situation face à laquelle se trouvent la CSC et la FGTB est assez inédite. Quel pourrait être pour les syndicats l’impact de la mise sur pied, au niveau fédéral et dans le contexte actuel, d’une coalition suédoise ? Et quelles pourraient être en retour les réactions des organisations syndicales ? Plus largement, cette configuration sans précédent met en question la physionomie des liens entre partis politiques et syndicats en Belgique.
Les @nalyses en ligne
La défaite du Vlaams Belang : une bonne nouvelle en Europe ?
par Jean Faniel, paru dans Aide-mémoire, n° 69, juillet-septembre 2014, p. 1, 6-7
Lors du scrutin multiple du 25 mai 2014, l’extrême droite francophone n’est pas parvenue à réintégrer les assemblées parlementaires, dont elle a été écartée en 2009 et 2010. Plus spectaculaire encore a été la défaite du Vlaams Belang (VB). Le parti flamingant d’extrême droite chute significativement sous les 10,3 % de votes acquis le 24 novembre 1991, le « dimanche noir ». Cette situation contraste à première vue avec celle survenue dans plusieurs pays proches lors du scrutin européen qui s’est déroulé au même moment dans toute l’Union. Plusieurs partis d’extrême droite ont en effet enregistré des progrès très nets, arrivant même en tête dans certains pays. Comment situer le cas belge dans ce contexte ? Et comment l’extrême droite, en ce compris le VB, tente-t-elle de s’organiser au niveau européen ?
Les @nalyses en ligne
Élections, partis et financement public : les retombées financières du scrutin du 25 mai 2014
par Jean Faniel, Jef Smulders et Bart Maddens, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 25 juin 2014
En Belgique, une part importante du financement des partis politiques est liée à leurs performances électorales. Tandis que les partis ne disposant pas d’élus n’ont accès à aucun financement public direct, ceux qui bénéficient d’une représentation parlementaire reçoivent des moyens financiers importants des pouvoirs publics, qui constituent la majeure partie de leurs ressources pécuniaires. Il est par conséquent possible d’évaluer l’impact financier du scrutin de 2014 pour les partis politiques. Outre l’évolution des scores et le gain ou la perte de sièges, cet exercice montre l’effet, parfois insoupçonné, de la sixième réforme institutionnelle sur le financement des partis.
Courrier hebdomadaire
La préparation des élections régionales et communautaires du 25 mai 2014
Courrier hebdomadaire n° 2213-2214, par Pierre Blaise, Vaïa Demertzis, Jean Faniel, John Pitseys, 97 p., 2014
Le 25 mai 2014, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone, ainsi que des 150 membres de la Chambre des représentants et des 21 représentants belges au Parlement européen. Indirectement, ils désigneront également les membres du Sénat, ainsi que les 94 députés du Parlement de la Communauté française. Ce Courrier hebdomadaire est consacré au renouvellement des parlements régionaux et communautaires. L’étude présente les récentes réformes électorales et rappelle les principales règles en vigueur (qu’elles soient communes à l’ensemble des assemblées ou spécifiques à l’une ou l’autre d’entre elles). Elle aborde notamment les réformes dites de renouveau politique et les formules de vote électronique. Assemblée par assemblée, le CRISP rappelle la hiérarchie des partis à l’issue des élections régionales et communautaires du 7 juin 2009. On rappelle également la composition de l’assemblée élue il y a cinq ans, ainsi que les éventuels mouvements de sièges survenus depuis lors. Ensuite, on analyse les listes de candidats déposées dans chacune des circonscriptions électorales. Le commentaire des candidatures attire notamment l’attention sur les stratégies des partis dans la confection de leurs listes : présence de personnalités en ordre utile ou non, présence de mandataires ou d’élus locaux en vue de bénéficier de l’ancrage local du parti, etc.
Courrier hebdomadaire
La préparation des élections fédérales et européennes du 25 mai 2014
Courrier hebdomadaire n° 2215-2216, par Pierre Blaise, Vaïa Demertzis, Jean Faniel, John Pitseys, 85 p., 2014
Le 25 mai 2014, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 150 membres de la Chambre des représentants, des 21 représentants belges au Parlement européen, des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone. Indirectement, ils désigneront également 50 des 60 membres du Sénat (les 10 autres étant ensuite cooptés), ainsi que les 94 députés du Parlement de la Communauté française. Ce Courrier hebdomadaire est consacré au renouvellement du Parlement fédéral et à l’élection des représentants belges au Parlement européen. L’étude présente les récentes réformes électorales et rappelle les principales règles en vigueur. Elle aborde notamment les réformes dites de renouveau politique, la scission de la circonscription de BHV et la création du canton électoral de Rhode-Saint-Genèse. Pour le Sénat, le CRISP indique les principales dispositions qui régiront désormais la composition de cette assemblée. Pour la Chambre des représentants, on expose les principales règles qui régissent l’organisation du scrutin, on rappelle le résultat des élections fédérales du 13 juin 2010 et la composition de l’assemblée sortante, puis on analyse les listes de candidats déposées dans chacune des 11 circonscriptions électorales. On procède de même pour la représentation belge au Parlement européen (la comparaison avec le dernier scrutin antérieur portant sur l’élection européenne du 7 juin 2009, et la présentation des listes étant réalisée sur la base des 3 collèges électoraux). Les commentaires des candidatures attirent l’attention sur les stratégies des partis dans la confection de leurs listes : présence de personnalités en ordre utile ou non, présence de mandataires ou d’élus locaux en vue de bénéficier de l’ancrage local du parti, etc.
Les @nalyses en ligne
Quelle place pour les électeurs non représentés ?
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 103, mai-juin 2014, p. 18-19
En Belgique, on peut considérer qu’au terme du scrutin de 2010, seulement 80 % des électeurs inscrits étaient représentés au Parlement fédéral par un élu provenant d’un parti pour lequel ils avaient voté. 10,8 % des inscrits n’ont pas pris part au scrutin, 5,2 % ont émis un vote blanc ou nul et 4,1 % ont voté pour un parti ne disposant pas de siège. La Chambre des représentants ne serait-elle donc pas celle des représentés ?
Courrier hebdomadaire
Grèves et conflictualité sociale en 2013
Courrier hebdomadaire n° 2208-2209, par Iannis Gracos, 109 p., 2014
Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de onze membres : B. Bauraind, A. Bingen, J. Buelens, V. Demertzis, F. Dorssemont, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, E. Martinez, K. Vandaele et J. Vandewattyne. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de B. Conter et Y. Piquet. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2013. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en six chapitres : la conflictualité sociale interprofessionnelle (en ce compris celle suscitée par l’épineux dossier de l’harmonisation des statuts d’employé et d’ouvrier), la restructuration de l’entreprise de construction d’engins de génie civil Caterpillar à Gosselies, la fermeture de divers outils de la firme sidérurgique ArcelorMittal en région liégeoise, le secteur aérien (Swissport, Belgocontrol, Brussels Airlines), les transports en commun (à travers les cas de la SNCB et des TEC) et la fonction publique (aux niveaux européen, fédéral, régional, communautaire et local, ainsi que dans les secteurs des services d’incendie, de la police, de la sûreté de l’État et de la justice). À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée. L’étude se clôt par une annexe statistique relative au nombre de journées de grève enregistrées en 2012 et au premier semestre 2013.
Courrier hebdomadaire
Les partis sans représentation parlementaire fédérale
Courrier hebdomadaire n° 2206-2207, par Julien Dohet, Jean Faniel, Serge Govaert, Cédric Istasse, Jean-Paul Nassaux, Paul Wynants, 108 p., 2014
À la veille du scrutin de mai 2014, le Parlement fédéral compte des élus appartenant à douze partis politiques différents, ainsi que trois parlementaires indépendants. À côté de ces partis, il existe plusieurs dizaines de formations politiques, dont quelques-unes disposent d’élus dans une autre assemblée parlementaire. Ceux que l’on nomme souvent les « petits partis » se présentent comme des éléments essentiels du jeu démocratique, insufflant des idées nouvelles dans le débat politique. Certains d’entre eux entendent devenir des forces politiques d’ampleur dans les prochaines années. D’autres n’ont pas pour premier objectif d’obtenir des élus : en participant aux campagnes électorales, ils espèrent surtout œuvrer à la diffusion de leurs idées. Quasiment tous sont peu, pas ou mal connus. Le présent Courrier hebdomadaire offre un panorama des partis qui existent aujourd’hui en Belgique mais ne disposent pas actuellement de représentant au Parlement fédéral. Pour chacun d’entre eux sont présentés les éléments essentiels à leur connaissance et à leur compréhension : leur genèse et leur histoire, leurs dirigeants ou leurs principales figures, les points saillants de leurs orientations idéologiques et programmatiques, et leurs résultats électoraux éventuels. La galaxie formée par les « petits partis » se caractérise par une très grande diversité. Loin de constituer un courant politique uniforme, ces formations présentent une grande variété, tant en termes de longévité d’existence ou de poids politique que de raison d’être ou d’idéologie. Dans cette étude, ils sont regroupés par catégorie : les partis de gauche, ceux de droite, ceux issus de l’extrême droite, ceux qui se positionnent selon le clivage centre-périphérie et ceux qui axent leur programme selon le clivage Église-État ; une dernière catégorie rassemble des partis atypiques. Au total, près d’une cinquantaine de formations politiques sont présentées.
Les @nalyses en ligne
Belgique. Agents pénitentiaires, avocats et magistrats en grève contre l’austérité dans la justice
par Vaïa Demertzis et Jean Faniel, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 145, mars 2014, p. 45-56
En Belgique, le secteur de la justice est depuis longtemps en piteux état. Aux dysfonctionnements révélés par l’« affaire Dutroux » dans les années 1990 s’ajoutent un arriéré judiciaire considérable et une surpopulation carcérale constante. Depuis la mise sur pied du gouvernement fédéral actuel, en décembre 2011, les sources de mécontentement se sont multipliées : la politique du gouvernement fédéral est marquée, d’une part, par un objectif de réduction du déficit public et, d’autre part, par une volonté de réformer de manière substantielle certaines politiques. Les économies budgétaires opérées par le gouvernement affectent la justice. Dans ce secteur, ces deux dernières années ont par conséquent été marquées par une conflictualité sociale forte, large et atypique.
Courrier hebdomadaire
Les résultats des élections communales du 14 octobre 2012 en Wallonie
Courrier hebdomadaire n° 2204-2205, par Jean Faniel, 105 p., 2013
Le 14 octobre 2012 ont eu lieu dans les communes belges les élections pour le renouvellement des conseils communaux. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré à la présentation des résultats de ce scrutin dans les 262 communes de la Région wallonne. L’analyse montre que les élections communales de 2012 se sont caractérisées en Wallonie par une relative stabilité. Ainsi, le classement des quatre principaux partis wallons selon leur degré d’ancrage local est resté identique : PS, MR, CDH puis Écolo. Toutefois, les écarts électoraux entre les deux premiers, d’une part, et entre les deux suivants, d’autre part, se sont resserrés : le PS et, surtout, le CDH ont enregistré un certain recul, tandis que le MR et Écolo ont globalement progressé. L’exposé est appuyé par des cartes figurant les zones d’implantation de ces quatre grands partis. L’étude s’intéresse aussi aux évolutions des formations politiques wallonnes de moindre importance : nette progression du PTB, quasi-disparition de l’extrême droite et implantation modeste des FDF et du PP. Jean Faniel procède d’abord à une analyse globale des résultats électoraux. Une attention particulière est prêtée aux positions majoritaires existant dans certaines communes, à la situation dans les communes de plus de 20 000 habitants et à la présence des femmes parmi les élus. Une étude des résultats électoraux de 2012 est ensuite réalisée par province et par arrondissement. Des tableaux établis par arrondissement présentent, pour les quatre derniers scrutins, la liste arrivée en tête dans chaque commune et précisent si cette liste a remporté la majorité absolue (des suffrages ou des sièges uniquement). Enfin, la situation des neuf villes wallonnes de plus de 50 000 habitants est traitée de manière spécifique.
Les @nalyses en ligne
La gauche en Belgique. Une étoile polaire, deux clivages, beaucoup de partis
par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 25 mars 2014
La scène politique belge est occupée par de nombreux partis. Indépendamment de leur histoire ou de leur poids électoral, il est de coutume de catégoriser ces partis selon leurs caractéristiques organisationnelles ou idéologiques. De ce point de vue, la répartition sur un axe gauche-droite demeure fréquente. Encore faut-il savoir comment distinguer la gauche de la droite. En outre, de multiples différences existent entre les partis de droite. De même, la gauche est composée de formations politiques aux sensibilités diverses. Comment cerner ce qui rassemble les partis politiques que l’on peut cataloguer à gauche et quels traits distinctifs les séparent ?
Les @nalyses en ligne
6ème réforme de l’État, nouvelle gouvernance européenne… Où va la concertation sociale belge ?
par Jean Faniel, paru sur Wallonie. Revue du Conseil économique et social de Wallonie, n° 120, janvier-février 2014, p. 39-42
Dans cette interview accordée à la revue Wallonie, Jean Faniel revient sur les évolutions du modèle belge de concertation sociale, dans une Belgique « redimensionnée » sous l’effet des évolutions socio-économiques, de la construction européenne et des réformes institutionnelles. Trois questions fondamentales sont abordées : « D’où venons-nous ? Où en sommes-nous ? Et vers où allons-nous ? ».
Les @nalyses en ligne
« Droit de vote. D’une conquête à une corvée »
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 101, janvier-février 2014, p. 18-19
1913. Une grève générale mobilise 300 000 à 450 000 travailleurs déterminés à obtenir le suffrage universel « pur et simple » (masculin). En 1893 et 1902, les deux grèves générales précédentes se sont soldées par des morts. 2014. « Il va encore falloir aller voter. Pfff… » Pourquoi, en l’espace d’un siècle seulement (soit à peine quatre ou cinq générations), est-on passé du sentiment que la conquête du droit de vote valait le sacrifice suprême à l’idée apparemment très répandue qu’accomplir l’acte électoral est ennuyeux et pesant ?
Les @nalyses en ligne
Retour sur la grève du 13 décembre 2013 dans la justice
par Vaïa Demertzis et Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 20 décembre 2013
Le secteur de la justice a connu un mouvement de grève qualifié d’« historique » par la presse et par les acteurs eux-mêmes. En effet, des catégories de personnel très différentes ont choisi de mener un mouvement commun, le même jour, alors que les mobilisations dans ce secteur s’étaient faites jusque-là de manière compartimentée. Comment expliquer que la justice soit en ébullition, particulièrement depuis la mise sur pied du gouvernement Di Rupo le 5 décembre 2011 ? Comment expliquer que la conjonction de mouvements habituellement dispersés ait débouché, le 13 décembre 2013, sur une mobilisation rassemblant diverses catégories de travailleurs du secteur de la justice ?
Les @nalyses en ligne
Le retour de la gauche radicale. Belgique : un renouveau ?
par Julien Dohet et Jean Faniel, paru dans Politique, revue de débats, n° 81, septembre-octobre 2013, p. 46-49
Politique. Revue de débats consacre son dossier au retour de la gauche radicale en Europe. L’article de Julien Dohet et Jean Faniel aborde la situation de cette famille politique en Belgique. Le paysage groupusculaire de la gauche radicale y est en train de s’éclaircir, mais de nombreuses incertitudes demeurent. Le PTB a franchi la barre de la crédibilité. Le Mouvement de gauche reste une inconnue. Une initiative syndicale vient en outre complexifier le tableau.
Les @nalyses en ligne
Les « experts », acteurs essentiels de la négociation
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 99, septembre-octobre 2013, p. 24-25
Les négociations politiques ou socio-économiques sont menées, ou à tout le moins conclues, par des responsables de haut niveau (ministres, présidents de parti, dirigeants patronaux et syndicaux…). Ceux-ci sont généralement entourés par des experts, des techniciens dont le rôle semble s’être accru au fil du temps. Parfois critiqués pour le poids qu’ils prennent dans les processus démocratiques, ces derniers jouent néanmoins un rôle essentiel. Encore faut-il savoir qui sont ceux qu’on nomme les « experts »…
Les @nalyses en ligne
Belgique. La concertation sociale interprofessionnelle grippée
par Michel Capron, Bernard Conter et Jean Faniel, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 141, juillet 2013, p. 3-11
Depuis le déclenchement de la crise économique et financière en 2008, la concertation sociale nationale interprofessionnelle apparaît de plus en plus grippée. Les négociations bisannuelles sont difficiles, voire n’aboutissent pas à la conclusion d’un accord interprofessionnel (AIP). Les négociations en vue d’harmoniser les statuts d’ouvrier et d’employé ont été pour le moins laborieuses. Que peut-on en conclure sur l’état de santé des relations professionnelles en Belgique à l’heure actuelle ?
Les @nalyses en ligne
Méfiez-vous des « coucous » !
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 97, mai-juin 2013, p. 22-23
La diffusion de l’information se caractérise par un contraste permanent. Les acteurs politiques, économiques ou sociaux communiquent à foison sur certains dossiers. Tandis qu’ils agissent discrètement, voire dans le plus grand secret, dans d’autres domaines. Cette manière d’attirer l’attention afin de la détourner peut être appelée la pratique du coucou. Communiquant sur un thème, c’est comme si l’acteur agitait la main en criant « coucou ! » pour focaliser les regards. Ce faisant, son autre main s’active discrètement derrière son dos, à l’abri des yeux indiscrets.
Courrier hebdomadaire
Grèves et conflictualité sociale en 2012 (II). Secteur public et questions européennes
Courrier hebdomadaire n° 2174-2175, par Iannis Gracos, 86 p., 2013
Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de dix chercheurs : A. Bingen, M. Capron, V. Demertzis, F. Dorssemont, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, E. Martinez, K. Vandaele et J. Vandewattyne. Dans le second de ses deux volumes sur l’année 2012, le GRACOS se penche tout d’abord sur divers événements représentatifs de l’évolution de la conflictualité sociale dans le secteur public. Trois domaines sont abordés : les transports en commun (à travers les cas de la SNCB et de la STIB), le secteur postal (bpost) et le monde de la justice (les mobilisations des intervenants du secteur pénitentiaire et celle, inhabituelle, des avocats). Ensuite, dans une dernière partie, l’analyse porte sur l’euro-grève du 14 novembre et sur deux questions européennes en lien direct avec l’exercice du droit à l’action collective en Belgique : d’une part, le retrait de la proposition de règlement « Monti II » et, d’autre part, la décision du Comité européen des droits sociaux estimant que l’intervention judiciaire dans les conflits collectifs du travail constitue une entrave au droit de grève. L’étude se clôt par une annexe statistique relative au nombre de journées de grève enregistrées en 2011 et au premier semestre 2012. Ce second volume est rédigé par les dix membres du GRACOS et par deux collaborateurs extérieurs : J. Cultiaux et M. Rocca.
Courrier hebdomadaire
Grèves et conflictualité sociale en 2012 (I). Grève générale et secteur privé
Courrier hebdomadaire n° 2172-2173, par Iannis Gracos, 91 p., 2013
Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de dix chercheurs : A. Bingen, M. Capron, V. Demertzis, F. Dorssemont, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, E. Martinez, K. Vandaele et J. Vandewattyne. Dans le premier de ses deux volumes sur l’année 2012, le GRACOS s’intéresse tout d’abord à la grève générale du 30 janvier 2012. Ensuite, il analyse divers conflits sociaux qui ont marqué le secteur privé : quatre cas emblématiques de faillite (Best Medical Belgium, Durobor, GDB International, Laboratoires Thissen), une illustration des problèmes posés par la sous-traitance (Stefanini-Techteam Global), les restructurations majeures survenues dans la sidérurgie wallonne (ArcelorMittal, Carsid, Duferco, NLMK) et dans l’industrie automobile flamande (Ford Genk), le recours de la direction de Meister Benelux à un commando d’agents de sécurité, et les effets du dumping social dans le secteur aérien (à travers les exemples de Ryanair et de Brussels Airlines) et dans celui du transport routier de marchandises. À travers ces différents cas, c’est l’évolution globale des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée. Ce premier volume est rédigé par les dix membres du GRACOS et par cinq collaborateurs extérieurs : B. Bauraind, R. Bierlaire, M. Brodersen, J. Buelens, H. Houben.