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Dossiers

Les pôles culturels européens (2006)

Dossier n° 67, par Anne Vincent, Marcus Wunderle, 88 p., 2006

Devant la prise de conscience progressive tant de l’importance économique du secteur culturel que de son potentiel de création d’une citoyenneté commune par-delà les frontières, l’Union européenne et les autres niveaux de pouvoir, nationaux, régionaux et locaux mettent en place différents instruments de soutien à des projets de coopération culturelle transfrontalière. Ainsi, l’Union européenne cofinance, outre des programmes spécifiquement dédicacés à la culture, des projets de coopération transfrontalière, transrégionale ou transnationale, contribuant à la mise en place de pôles culturels européens et d’une nouvelle dynamique transfrontalière. L’objectif est de transformer les « frontières coupures » en « frontières coutures ». Au niveau de la Communauté française également, la coopération transfrontalière dans le domaine culturel apparaît comme un enjeu de plus en plus important, susceptible d’ouvrir de nouveaux horizons tant aux opérateurs culturels qu’aux publics intéressés. Des initiatives plus anciennes s’étaient par ailleurs mises en place progressivement à l’initiative d’acteurs locaux avec une volonté de désenclavement et de relance de régions touchées par le déclin industriel. Les stratégies de ces acteurs publics et privés et leur rôle dans l’émergence de pôles culturels transfrontaliers connaissent un développement variable selon les régions. Il n’est pas possible d’évaluer précisément à ce jour les retombées économiques des initiatives, étant donné le caractère récent des coopérations mises en place. Tout semble indiquer cependant que la coopération transfrontalière a l’avenir devant elle.

Dossiers

La propriété intellectuelle (2004)

Dossier n° 61, par Mélanie Guerreiro, Anne Vincent, Marcus Wunderle, 90 p., 2004

La propriété intellectuelle fait partie intégrante de notre vie quotidienne mais reste une réalité mal connue. Ce dossier clarifie d’abord la notion de propriété intellectuelle. Il décrit ensuite le cadre juridique en vigueur aujourd’hui. Différentes législations de niveau international, européen ou belge se superposent, se complètent ou s’opposent en Belgique. Un défi important réside dans l’harmonisation des juridictions en vigueur et des mesures répressives contre le piratage et la contrefaçon. Parallèlement, la propriété intellectuelle est un enjeu de plus en plus central pour les acteurs économiques, groupes d’entreprises, sociétés de gestion de droits et créateurs. La gestion des droits fait l’objet d’une professionnalisation visant à maximiser les profits. A l’heure des nouvelles technologies, les législations, si parcellaires soient-elles, sont à la fois contestées et de plus en plus difficiles à mettre en œuvre, tandis que de nouveaux domaines d’application de la propriété intellectuelle (brevetabilité des logiciels ou de l’humain) en élargissent la portée.

Dossiers

Les acteurs économiques de la culture (2002)

Dossier n° 57, par Anne Vincent, Marcus Wunderle, 136 p., 2002

La culture est-elle une marchandise comme une autre ? Pour certains acteurs économiques, il s’agit d’une évidence. C’est le cas notamment des groupes d’entreprises qui investissent dans les industries culturelles. Qu’ils soient spécialisés dans certains domaines culturels ou intéressés à ce secteur en fonction d’opportunités ponctuelles, leur objectif est toujours la recherche du profit. Un phénomène récent est l’apparition des groupes d’entreprises dans des domaines où agissaient uniquement des personnes, des associations ou des petites entreprises isolées. Le renforcement de leur présence peut toutefois déboucher sur des remises en question de leur stratégie, voire de leur existence. En Communauté française, le monde de l’écrit, les arts du spectacle, les arts plastiques et l’audiovisuel ont leurs caractéristiques propres, dont des dispositions juridiques différentes définies par différents niveaux de pouvoir. Dans certains cas, les financements publics complètent les initiatives privées ; dans d’autres, ils sont à la base même de l’activité culturelle et des emplois qu’elle génère. Mais les interventions des pouvoirs publics, comme celles des acteurs privés, sont de plus en plus affectées par le mouvement général de libéralisation en cours.

Courrier hebdomadaire

Le tissu industriel wallon : secteurs et actionnariat

Courrier hebdomadaire n° 1761, par Anne Vincent, Marcus Wunderle, 47 p., 2002

Quelles sont les caractéristiques du tissu industriel wallon ? Quel poids les entreprises industrielles wallonnes ont-elles gardé vis-à-vis des secteurs des services et de l’économie immatérielle ? Quel est le degré de dépendance des entreprises industrielles installées en Wallonie vis-à-vis des centres de décisions établis en dehors de la Région, notamment à l’étranger ? Telles sont les questions qui sont au point de départ de l’étude d’Anne Vincent et de Marcus Wunderle. Ces dernières années ont été marquées par une succession de grandes opérations de concentration au niveau mondial. Certaines de ces opérations ont eu des répercussions majeures (comme la constitution du groupe sidérurgique Arcelor) sur la structure de propriété des entreprises wallonnes, alors que s’accentuait encore la part des entreprises sous contrôle étranger. Au fil du temps le profil de l’industrie wallonne change mais certaines grandes caractéristiques demeurent. Anne Vincent et Marcus Wunderle mettent en évidence les caractéristiques sectorielles et l’actionnariat des principales entreprises industrielles présentes en Wallonie. L’actionnariat des entreprises industrielles wallonnes est comparé à celui de l’ensemble des secteurs d’activité. La Région wallonne est elle-même un opérateur économique et détient des participations dans bon nombre d’entreprises industrielles. L’évolution du rôle de la Région wallonne comme actionnaire et comme agent de développement de l’industrie wallonne fait l’objet d’une analyse particulière.

Courrier hebdomadaire

La dépendance externe des entreprises en Wallonie

Courrier hebdomadaire n° 1679, par Anne Vincent, Marcus Wunderle, 50 p., 2000

Le dernier Courrier hebdomadaire du CRISP est consacré à une étude de Anne Vincent et Marcus Wunderle sur la structure de propriété des entreprises wallonnes. L’économie wallonne est, comme les économies de tous les pays développés, structurée par les groupes d’entreprises issus de mouvements de concentration à l’échelon international. Selon la localisation du siège social de la société de tête, ces groupes d’entreprises sont parfois wallons, mais le plus souvent bruxellois, flamands ou étrangers, ce qui entraîne dans les trois derniers cas une dépendance des entreprises concernées à l’égard de centres de décision situés à l’extérieur de la région wallonne. Quelle est l’importance de cette dépendance externe des entreprises wallonnes ? Anne Vincent et Marcus Wunderle s’attachent à l’évaluer au travers du recensement systématique de leur actionnariat. Après une période marquée par plusieurs opérations de concentration de première grandeur au cours des années écoulées, en particulier dans le domaine des sociétés financières, et qui ont modifié sensiblement la structure de propriété des entreprises, il semble que l’économie wallonne soit entrée depuis peu dans une phase de plus grande stabilité qui permet aujourd’hui d’en dresser un tableau cohérent. La source principale de l’étude est une base de données relative à l’actionnariat des entreprises wallonnes constituée depuis plusieurs années avec l’aide du gouvernement de la Région wallonne. L’analyse s’attache à mettre en évidence le poids des groupes extérieurs à la Wallonie, celui des principaux groupes ‘wallons’ et enfin celui de l’actionnaire Région wallonne, tout en décrivant leur importance particulière dans certains secteurs de l’économie wallonne. Le caractère ‘wallon’ des groupes d’entreprises est déterminé en fonction de la localisation du siège social de la société de tête du groupe.