Syndicats, des acteurs structurellement sous tensions
par Jean Faniel, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 104, juin 2018, p. 10-21
Les syndicats belges sont des organisations de masse à l’histoire déjà longue et à la place importante dans le panorama socio-politique. À partir de leur fonctionnement et du rapport qu’ils entretiennent avec leur environnement, on peut dégager quatre dimensions, intrinsèquement liées, relatives aux composantes des syndicats et à l’environnement dans lequel s’insère l’action syndicale. En les envisageant de manière combinée, on peut saisir quelles tensions animent ces organisations et dans quelles limites elles déploient leur action, chacune à sa manière selon ses sensibilités, son histoire, sa culture, ses rapports de force internes, la personnalité de ses dirigeants et militants…
Les @nalyses en ligne
Le « coup » du 19 juin 2017 : premier bilan
par Cédric Istasse et Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 juin 2018
Le 19 juin 2017, à la surprise générale, Benoît Lutgen, président du CDH, annonce qu’il ne souhaite plus que son parti gouverne avec le PS à la Région wallonne, à la Région bruxelloise et à la Communauté française. Il pointe en particulier les « affaires à rebondissements » qui rythment alors l’actualité depuis quelques mois et dans lesquelles sont impliqués divers mandataires politiques, en particulier socialistes. Par conséquent, il lance un appel au MR, à Écolo et à Défi pour mettre en place « de nouvelles majorités positives » avec le CDH en Wallonie, à Bruxelles et en Communauté française. Cette initiative n’est pas restée sans conséquence sur le plan institutionnel et même à d’autres égards. Un an après, et à quelques mois des élections locales d’octobre 2018 et du scrutin multiple de mai 2019, il est possible de mieux saisir le degré d’importance qu’a eu cet événement sur le paysage politique francophone, en tirant un premier bilan de ses différents impacts.
Podcasts
La crise francophone : un an après
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 18 juin 2018
Un an après l’annonce de Benoît Lutgen, le 19 juin 2017, de la fin de l’alliance du CDH avec le PS en Wallonie, et à quelques mois de deux élections (communales en octobre 2018 et législatives en mai 2019), quel bilan peut-on tirer de ce renversement ?
Les @nalyses en ligne
La septième réforme institutionnelle est-elle pour tout de suite ?
par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 mai 2018
Depuis 1970, l’État belge a connu six réformes institutionnelles. Plus encore que les précédentes, la dernière, décidée en 2011, a laissé le sentiment à beaucoup d’acteurs et d’observateurs qu’une nouvelle réforme adviendrait nécessairement, peut-être même à brève échéance. Toutefois, plus de six ans plus tard et un an avant une échéance électorale importante et susceptible d’éventuellement relancer un débat institutionnel, force est de constater que les appels à une septième réforme sont peu nombreux et reçoivent peu d’écho. Par conséquent, on peut se demander si une septième réforme institutionnelle est aussi imminente qu’on a pu le croire.
Les @nalyses en ligne
Les scandales politiques font-ils les affaires de la démocratie ?
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 127, mai-juin 2018, p. 30-31
Une décennie après les « affaires » qui ont touché principalement Charleroi, de nouveaux scandales ont impliqué des mandataires politiques et mis en cause la gestion d’organismes publics ou parapublics. Publifin, Telenet, Kazakhgate, Samusocial… Que disent les révélations intervenues dans ces dossiers de l’état de notre système démocratique ? Et quelles conséquences engendrent-elles pour celui-ci ?
Podcasts
Tour d’horizon de l’actualité politique bruxelloise
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad, 22 avril 2018
L’actualité politique bruxelloise est particulièrement riche en ce moment : Yvan Mayeur a publié un livre post-samusocial, cette affaire a des conséquences sur la vie du PS et sur la vie politique bruxelloise globalement, les prochaines élections - communales le 14 octobre 2018 et régionales le 26 mai 2019 - approchent et différents projets de réforme des institutions bruxelloises fleurissent.
Les @nalyses en ligne
Un État dans l’État
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 125, janvier-février 2018, p. 30-31
Depuis le changement de majorité survenu en Wallonie cet été, le Forem a subi de sévères critiques. L’ancien ministre CDH Maxime Prévot l’a même qualifié dans La Libre d’« État dans l’État », de « citadelle à laquelle peu de personnes ont osé toucher ». Mais que recouvre et qu’implique l’usage de cette expression ?
Les @nalyses en ligne
Les mouvements sociaux au 21e siècle : entre tradition et nouveauté
par Jean Faniel, paru dans Cahiers du CIEP, n° 22, 1er décembre 2017, p. 5-10
Au cours des dernières années, plusieurs mouvements ont fait une apparition remarquée sur la scène socio-politique : les Indignés, Nuit Debout ou, plus au Sud, les « Printemps arabes ». Au tournant du millénaire, c’est l’altermondialisme qui avait incarné de nouvelles formes de militantisme. Assiste-t-on, dès lors, à un renouvellement de l’action collective à caractère contestataire ? Probablement. Mais la nouveauté supposée de ces mouvements sociaux doit être mise en perspective. En effet, invoquer un renouveau de l’action collective… n’est pas neuf. Inversement, des mouvements plus anciens, tel le mouvement syndical, sont parfois perçus ou présentés comme vieillots, ringards, voire tout à fait obsolètes. Or, ces mouvements à l’histoire plus longue ont bien souvent démontré une capacité à se renouveler, ce que la focalisation sur des mouvements d’apparition récente peut faire perdre de vue. Une petite plongée dans la diversité des mouvements sociaux permet de questionner les notions de tradition et de nouveauté dans ce champ.
Les @nalyses en ligne
Les mouvements sociaux en Belgique, entre pilarisation et dépilarisation
par Corinne Gobin et David Paternotte et Jean Faniel, paru sur Beep. Bulletin de liaison électronique de l’éducation permanente, n° 2, décembre 2017, p. 6-9
La Belgique compte un tissu d’organisations très dense et une riche histoire de mobilisations sociales de natures et de formes variables. Si la conflictualité sociale est clairement à l’œuvre dans le monde du travail, elle n’est pas l’apanage de celui-ci. Et la défense collective d’intérêts communs peut passer par d’autres voies que la grève ou la manifestation, figures emblématiques de l’action collective. Les mobilisations peuvent être le fait de groupes informels ou, au contraire, être portées par des structures solides et s’inscrivant dans une certaine profondeur historique. Comment définir les contours des mouvements sociaux et comment caractériser le paysage belge en la matière ?
Podcasts
La crise francophone suite à la rupture CDH/PS
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 décembre 2017
Le 19 juin 2017, le président du Centre démocrate humaniste (CDH), Benoît Lutgen, surprenait tout le monde en annonçant vouloir quitter le Parti socialiste (PS) aux côtés duquel le CDH gouvernait depuis 2014 dans les entités fédérées francophones (Région wallonne et Communauté française) ainsi qu’à la Région bruxelloise. Qu’est-ce qui explique cette subite volte-face, inédite dans l’histoire politique belge ? Quelles furent les conséquences de cette décision par rapport à la composition des majorités gouvernementales francophones et bruxelloise ? Comment ont réagi les autres partis, membres des majorités gouvernementales ou de l’opposition ? Quels pourraient être les impacts de cette décision sur les prochaines échéances électorales ? Enfin et entre autres, que nous dit cet épisode du positionnement politique du CDH en particulier et, plus largement, de l’évolution des institutions de la Belgique fédérale ?
Courrier hebdomadaire
Grèves et conflictualité sociale en 2016
Courrier hebdomadaire n° 2341-2342, par Iannis Gracos, 130 p., 2017
Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Il se compose actuellement de quatorze membres : B. Bauraind, A. Bingen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, C. Leterme, E. Martinez, L. Mélon, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de M. Brodersen. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2016. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en sept chapitres : la conflictualité sociale interprofessionnelle (à savoir, d’une part, les débats sur le droit de grève et, d’autre part, l’opposition syndicale aux projets du gouvernement fédéral en matière de pensions et de réforme du marché du travail), la grève de cinq semaines dans les prisons wallonnes et bruxelloises, les arrêts de travail dans les chemins de fer et le projet gouvernemental d’instauration d’un « service garanti » dans le secteur du rail, la fermeture du site de production de Caterpillar à Gosselies, les restructurations dans le secteur des banques et assurances (en particulier les réductions d’effectifs annoncées par ING), les mobilisations des transporteurs routiers de marchandises contre l’instauration d’un prélèvement kilométrique, le mouvement d’opposition aux projets de TTIP et de CETA. À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée.
Les @nalyses en ligne
Les enjeux des élections communales et provinciales du 14 octobre 2018
par Jean Faniel et Vaïa Demertzis, paru sur rtbf.be, 13 octobre 2017
Dans un an se dérouleront les élections communales et provinciales. Quels en sont les enjeux au vu des compétences de ces niveaux de pouvoir ? Depuis 2012, année du précédent scrutin local, de nombreux événements ont affecté le paysage politique. Quelles seront leurs répercussions sur le scrutin communal et provincial à venir ? Au soir du 14 octobre 2018, à quoi faudra-t-il être particulièrement attentif ? Et quelles seront les conséquences de ce scrutin sur la configuration politique globale en Belgique ? Telles sont les principales questions qu’il convient de poser à un an de cette échéance.
Les @nalyses en ligne
Réinterroger la démocratie et changer de paradigme
interview de Jean Faniel par Sandra Evrard, parue dans Espace de libertés, n° 462, octobre 2017, p. 41-44
Les échéances électorales de 2018 et 2019 en Belgique vont-elles booster la réactivité des mouvements citoyens ? Oxygène, En marche version noir-jaune-rouge : les petits nouveaux se pressent déjà au portillon. Si l’on peut s’interroger sur la véritable nouveauté de ce phénomène, le besoin de changement semble incontestable.
Les @nalyses en ligne
Le populisme n’est pas une idéologie mais un style politique
interview de Jean Faniel par Adrien Pauly et Benjamin Cocriamont , parue dans Jeunes & libres, septembre 2017, p. 42-49
Souvent utilisée, comme insulte ou comme catégorie d’analyse, la notion de populisme soulève différentes questions. Comment définir le populisme ? Est-il nécessairement de droite ? Quels sont les facteurs qui le nourrissent ? Vise-t-il spécifiquement les jeunes ?
Podcasts
Présentation des travaux du CRISP et actualité politique du moment
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 25 septembre 2017
Première d’un partenariat entre AraBel FM et le CRISP, cette émission présente dans un premier temps le CRISP, ses activités et ses sujets de recherche. Dans un second temps, l’interview revient sur la rupture entre le CDH et le PS survenu en juin 2017 et ses conséquences.
Les @nalyses en ligne
Donnant-donnant
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 123, septembre-octobre 2017, p. 32-33
L’actualité récente a mis en évidence un procédé de négociation courant mais peu connu en dehors des cénacles politiques : le couplage de dossiers par les partenaires d’une coalition. Pourquoi ce type d’échange semble-t-il être monnaie courante ? Et pourquoi n’est-il pas davantage connu du public ?
Courrier hebdomadaire
Les démissions ministérielles dans les entités fédérées (1981-2017)
Courrier hebdomadaire n° 2330-2331-2332, par Jean Faniel, Cédric Istasse, 151 p., 2017
Par nature, tout gouvernement n’est mis en place que pour une durée limitée. Au terme de la législature au cours de laquelle il a été en fonction, il est amené à céder la place à un nouvel exécutif. Ce processus, inhérent au fonctionnement d’une démocratie, ne constitue cependant pas la seule modalité de sortie possible pour les membres d’un gouvernement. En cours de législature, il arrive qu’un ministre soit amené à quitter prématurément ses fonctions, que ce soit de manière consentie ou non. Les raisons d’un tel départ anticipé peuvent être multiples : changement de gouvernement, incompatibilité entre le poste ministériel et une autre fonction (par exemple, membre d’un autre gouvernement, bourgmestre ou président de parti), mise en cause de la responsabilité personnelle dans la gestion d’un dossier, scandale politique, désaccord gouvernemental, stratégie électorale du parti, problèmes de vie privée, etc. Loin d’être anecdotique, ce phénomène fait partie intégrante de la vie des gouvernements. En effet, rares sont les législatures qui ne sont pas marquées par l’un ou l’autre remaniement. Ce Courrier hebdomadaire étudie l’ensemble des démissions ministérielles – que celles-ci aient été le fait d’un ministre-président, d’un ministre ou d’un secrétaire d’État – qu’ont connues les différentes entités fédérées depuis les années 1980, époque à laquelle elles ont été dotées d’organes gouvernementaux propres : Wallonie, Région de Bruxelles-Capitale, Communauté française, Flandre, Communauté germanophone. Il s’agit tout à la fois de déterminer les causes de ces départs, en les classant au sein d’une typologie, et de percevoir les modalités pratiques qui ont accompagné ceux-ci au niveau des gouvernements concernés. Au total, la recherche porte sur une centaine de cas concrets. Au préalable, on revient sur les règles qui, dans les Communautés et les Régions, président à la désignation des gouvernements et de leurs membres et à la cessation de leurs activités. En annexe, sous la forme de fiches individuelles, figure l’historique complet de la composition de tous les gouvernements d’entités fédérées depuis 1981.
Les @nalyses en ligne
Affiches passées, thèmes du présent ? La propagande socialiste sans photo
par Jean Faniel, paru sur Bread & Roses. Une autre histoire des affiches syndicales, Bruxelles, Éditions Meta-Morphosis, 2017, p. 68-73
Depuis quelques années, les éditions Meta-Morphosis s’attèlent à explorer le patrimoine architectural, industriel et social et à en préserver la mémoire pour sensibiliser un public de tout âge et de toute culture. Le texte qu’on découvrira ci-dessous a été publié dans un ouvrage collectif consacré aux affiches syndicales et/ou socialistes.
Les @nalyses en ligne
La Belgique francophone se met-elle En Marche ?
interview de Jean Faniel par Quentin Jamin, parue sur Levif.be, 15 juin 2017
En France, La République en Marche a réalisé un excellent score électoral au deuxième tour des législatives tenu ce dimanche. Les partis traditionnels, PS et Les Républicains, ont été quasiment anéantis par ce nouveau mouvement. Ce bouleversement est-il transposable au système belge ?
Les @nalyses en ligne
Tous égaux devant l’impôt ?
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 121, mai-juin 2017, p. 30-31
Dans son dernier rapport annuel, la Cour des comptes française épingle la manière dont l’État a abandonné son projet d’écotaxe suite aux protestations orchestrées en 2013 par les « bonnets rouges ». Il y a un an, les routiers wallons se sont à leur tour opposés à la redevance kilométrique mise en place en Belgique. De leur côté, c’est l’introduction de la black box que les représentants du secteur Horeca ont tenté d’éviter. Que montrent ces exemples du rapport à l’impôt et de la façon dont les pouvoirs publics tentent de le collecter ?
Les @nalyses en ligne
Crise du politique : les deux visages de Janus
par Jean Faniel, paru dans G. Matagne, V. Van Ingelgom (dir.), Politiques de crise, crises du politique, Louvain-la-Neuve/Bruxelles, Academia L'Harmattan/ABSP, collection « Science politique », n° 19, 2017, p. 23-33
En 1975, le groupe Supertramp intitule un album « Crisis, what crisis ? ». À première vue, cette maxime pourrait s’appliquer à la vie politique belge des vingt-cinq dernières années. La situation y semble en effet paisible : la participation électorale dépasse les 80 % ; le Parlement fédéral n’a été dissous anticipativement qu’une seule fois depuis 1991 alors qu’il l’avait été à plusieurs reprises durant les deux décennies précédentes ; les transitions entre les gouvernements s’opèrent pacifiquement et sans trop de heurts, une certaine continuité marquant d’ailleurs les politiques menées (notamment sur le plan socio-économique). Pourtant, à bien y regarder, la crise du politique souvent évoquée n’épargne pas vraiment la Belgique. Dans ce contexte, quelles formes prennent les crises de la politique traditionnelle ? Comment les principaux acteurs socio-politiques contribuent-ils eux-mêmes à les entretenir, voire à les amplifier ? Et quelles tendances visent au renouvellement de la démocratie ?
Les @nalyses en ligne
Que reste-t-il de « Copernic » ?
par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 février 2017
Au tournant du millénaire, la fonction publique fédérale belge a connu une profonde réforme, baptisée Copernic pour en marquer le caractère fondamental. Cette réforme a véritablement marqué les esprits et a voulu introduire une rupture dans les méthodes de gestion de la fonction publique et dans la culture administrative. Dès les premières années, cependant, les résultats ont semblé mitigés et contradictoires. La réforme Copernic n’a pas été complète et on a pu relever des différences, parfois importantes, entre les intentions et les réalisations (par exemple en matière suppression des cabinets ministériels), notamment en raison des adaptations apportées par les acteurs, politiques ou au sein du personnel de l’administration. Néanmoins, les réformes qui ont touché l’administration fédérale par la suite n’ont guère remis en cause les réalisations de Copernic – pas plus qu’elles n’ont vraiment cherché à en corriger les échecs, d’ailleurs. Aujourd’hui, que reste-t-il de ce chantier ? Le but de cette @nalyse du CRISP en ligne est d’examiner la politique menée en matière de fonction publique fédérale depuis 2010 dans le sillage de la réforme Copernic.
Les @nalyses en ligne
Gouverner, c’est prévoir
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 119, janvier-février 2017, p. 34-35
L’autre jour, dans un petit théâtre liégeois, un dragon ravageait les campagnes, attaquant les pauvres gens. Quand le monstre voulut s’en prendre à la fille de Charlemagne, l’irrévérencieux Tchantchès fit remarquer à son empereur que si celui-ci n’avait pas congédié le chasseur de dragons quelques années auparavant, croyant le danger écarté et voulant faire de modiques économies, ils n’auraient pas eu à faire à nouveau face au monstre. « Gouverner, c’est prévoir », souffle alors la marionnette pleine du bon sens du petit peuple à l’éminence incarnant les puissants. Les deux années écoulées ont été marquées, sur le plan européen, par une succession de « crises » et de « surprises ». Celles-ci ont des conséquences douloureuses pour de nombreuses personnes et, plus largement, paraissent déstabiliser l’Europe et plusieurs institutions nationales et internationales. Était-il à ce point impossible de les anticiper ? La Commission européenne et les gouvernements des États membres n’ont-ils reçu aucun avertissement ?
Les @nalyses en ligne
Globaliser la démocratie, pas la gadgétiser
interview de Jean Faniel et John Pitseys par Aurélien Berthier, parue dans Agir par la culture, n° 48, hiver 2016, p. 10-13
Face aux interrogations sur notre système représentatif, il est utile de développer une vision plus globalisante de la démocratie, qu’il ne faudrait pas réduire au seul temps électoral ni même aux lois et institutions. Une démocratisation efficace pourrait dès lors passer non seulement par des modifications institutionnelles – le tirage au sort ou les votations constituant peut-être des pistes à affiner –, mais aussi par des changements sociaux et socio-économiques, facilitant l’exercice de la démocratie, laissant de côté les « gadgets politiques » n’affectant en rien son fonctionnement.
Les @nalyses en ligne
La classe moyenne ? Un fourre-tout
interview de Jean Faniel par Boudewijn Vanpeteghem, parue dans Alter Échos, n° 431, 11 octobre 2016, 4 p.
Les classes moyennes sont un paradoxe en soi. Elles sont au centre des discours politiques. Tous les partis y font référence en assurant défendre leurs intérêts. Pourtant, un nombre croissant d’intellectuels dénoncent des décideurs qui les ignorent et ils constatent leur déclassement au sens propre du terme. Mais qui sont les classes moyennes ? Tentative de définition.