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1985 - 2017

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Courrier hebdomadaire

Le Processus de Kimberley et la lutte contre le commerce des « diamants de sang »

Courrier hebdomadaire n° 2353-2354, par Élise Rousseau, 60 p., 2017

Depuis le film Blood Diamond sorti en 2006, plus personne n’ignore la problématique des « diamants de sang » ou « diamants de conflit », c’est-à-dire des diamants bruts dont le commerce contribue au financement de conflits. Les pays emblématiques de ce phénomène sont entre autres l’Angola, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et la Sierra Leone. Afin d’apporter une réponse politique à ce problème, un forum de négociation a été mis en place en mai 2000 : le Processus de Kimberley. Son but est de développer un cadre de régulation pour le commerce mondial des diamants bruts. À l’heure actuelle, il réunit 54 participants, à savoir 53 pays et l’Union européenne – qui représente, via la Commission européenne, l’ensemble de ses États membres –, soit un total de 81 pays. Il couvre ainsi 99,8 % de la production mondiale de diamants bruts. En outre, les négociations associent également des représentants de la société civile et des industriels du secteur. Les travaux du Processus de Kimberley ont notamment abouti à un système de certification accompagnant les lots de diamants bruts entrant dans le marché mondial. En vigueur depuis le 1er janvier 2003, ce dispositif inédit est reconnu par le Conseil de sécurité des Nations unies. Si le forum international a déjà permis d’incontestables avancées dans la lutte contre le commerce des « diamants de sang », il n’en présente pas moins de sensibles limites, qui restreignent l’efficacité de son action. Durant l’année 2018, la présidence du Processus de Kimberley est assurée par l’Union européenne. Les enjeux sont multiples. En particulier, l’Europe s’est fixé pour objectifs de lancer un cycle d’évaluation et de réforme, et de renforcer la structure tripartite, qui traverse actuellement une crise.

Courrier hebdomadaire

L’annulation de la dette du Tiers Monde

Courrier hebdomadaire n° 2046-2047, par Renaud Vivien, 75 p., 2010

La crise qui a éclaté en 2008 dans les pays du Nord s’est répercutée sur tous les continents, l’Afrique en tête. La majorité des pays du Sud sont surendettés et leurs ressources financières, amputées à concurrence du remboursement de la dette, ne permettent toujours pas de satisfaire les besoins fondamentaux de leurs populations, malgré les promesses d’annulation de dette formulées par les grands bailleurs de fonds internationaux. Se pose alors la question de l’efficacité des différentes initiatives mises en place au niveau international pour traiter le problème de l’endettement du Sud, dont le FMI et la Banque mondiale sont les chefs d’orchestre. Dans quelle mesure les créanciers internationaux ont-ils changé de stratégie en matière d’allègement de dettes ? La controverse autour de la doctrine de la dette odieuse est placée au cœur du débat par les ONG. Mais les États et les organisations financières internationales comme la Banque mondiale tentent de les discréditer. En Belgique, la notion d’audit de la dette du Tiers Monde avait été au cœur d’une résolution adoptée par le Sénat le 29 mars 2007. Plus de deux ans après l’adoption de ce texte, le gouvernement, dont la composante libérale s’était abstenue lors du vote de la résolution, l’ignore entièrement et s’aligne sur les positions du Club de Paris. Quelle est la position défendue par la Belgique au sein du FMI et de la Banque mondiale, où son poids est relativement important ? Quelle est sa marge de manœuvre concernant ses créances bilatérales sur les pays en développement ? Renaud Vivien s’attache à éclairer les multiples enjeux de ces questions.

Courrier hebdomadaire

La coopération belgo⁠-⁠zaïroise 1960⁠-⁠1985

Courrier hebdomadaire n° 1099-1100, par Jacques Brassinne, 78 p., 1985

La coopération bilatérale entre la Belgique et le Congo, puis le Zaïre, s’inscrit dans l’évolution des relations entre tes deux Etats et des événements politiques qui ont marqué l’histoire de chacun d’eux. La présence de l’aide belge au Congo puis au Zaïre - appelée d’abord assistance technique et ensuite coopération au développement - s’est pratiquement maintenue à travers toutes les vicissitudes qu’ont connues les relations belgo-zaïroises au cours des vingt-cinq dernières années. Au moment des difficultés les plus grandes, en ce compris lors de la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, des agents belges sont restés sur place. De 1960 à 1985, le nombre d’assistants techniques ou de coopérants a diminué de moitié, des raisons d’économies budgétaires mais également une réorientation de l’aide vers la réalisation de projets intégrés ont motivé cette réduction. Cette forme d’intervention se caractérise par un apport d’experts et de techniciens, l’octroi de bourses d’études et de stage ainsi que la fourniture d’équipements et de matériel. Bien que les gouvernements belges successifs aient nié que l’aide soit liée aux relations politiques entre les deux pays, la coopération en a pourtant subi les aléas. Sa principale caractéristique fut cependant sa permanence à laquelle viendra s’ajouter, au cours des années, ultérieures, la volonté d’en accroître l’efficacité.