La justice à l’écran. Comprendre le droit et la justice à partir de leurs représentations culturelles
intervention de Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 10 novembre 2025
Comment le droit et la justice sont-ils représentés à l’écran ? Du film dit de procès jusqu’aux programmes de téléréalité judiciaire en passant par un nombre incalculable de séries policières mettant en scène des juges ou des avocats, le droit et la justice sont partout sur nos écrans. Mais que nous disent ces représentations culturelles de la justice, quel type de message diffusent-elles parmi la population ? Et est-ce que c’est bien sérieux pour un chercheur ou une chercheuse de s’intéresser à ce sujet ?
Courrier hebdomadaire
Cartographie des médias d’information en Belgique francophone
En recensant et en classant les médias d’information de Belgique francophone (qu’il s’agisse de la presse écrite, audiovisuelle ou numérique), ce Courrier hebdomadaire poursuit deux objectifs majeurs. D’une part, il met à la disposition de toutes et de tous – citoyens, étudiants, chercheurs, décideurs politiques, professionnels du secteur, responsables de structures sociales ou d’organisations culturelles… – un répertoire détaillé, raisonné et le plus complet possible des acteurs de ce paysage médiatique : les organes de la presse quotidienne, ceux de la presse périodique, les chaînes de télévision, les stations de radio et les médias disponibles uniquement en ligne (« pure players »). D’autre part, Clémence Petit et Olivier Standaert proposent une base méthodologique, discutée et clairement présentée, pour identifier, sélectionner, catégoriser et classifier les médias. Cette visée théorique et critique porte notamment sur le cadrage, sur la définition et sur la délimitation des notions de journalisme, de journaliste et de média d’information. Cette étude met en lumière l’étendue et l’hétérogénéité du secteur des médias d’information en Belgique francophone. Bien qu’elle soit un marché de taille modeste – en prise, qui plus est, avec un phénomène de concentration –, la Communauté française héberge un nombre nettement plus élevé de médias que ce qui est habituellement estimé, posant notamment question quant à leur visibilité, à leur modèle éditorial et à leurs profils d’audience. Ce Courrier hebdomadaire est lié à une base de données en ligne cartographiant les médias d’information de Belgique francophone, qui a été réalisée par l’Observatoire de recherche sur les médias et le journalisme (ORM) de l’UCLouvain et qui sera régulièrement actualisée.
Courrier hebdomadaire
De l’information à la politique : regards sur les réseaux sociaux en Belgique
Courrier hebdomadaire n° 2639-2640, par Bernard Cools, Xavier Degraux, 81 p., 2025
Les réseaux dits sociaux prennent une place croissante en tant que sources et canaux d’idées et d’informations. Cependant, ils peuvent faire l’objet d’usages très différents d’un pays à l’autre, ou même d’une région à l’autre. Ce Courrier hebdomadaire s’intéresse à la situation des réseaux sociaux en Belgique, principalement en rapport avec leur rôle dans l’information et leur éventuelle inclinaison politique. Quelle est l’audience des réseaux sociaux ? Dans quelle mesure constituent-ils une voie d’accès vers l’information pour les Belges ? Quelle est l’évolution en la matière, et quelles sont les différences entre les catégories de population ? Non seulement selon la langue, le genre, l’âge, etc., mais aussi selon le niveau d’intérêt pour l’information ou pour la politique. Quel degré de fiabilité ou de confiance est accordé aux différentes plateformes, et a-t-il un effet sur le degré d’utilisation ? Quelle influence la sensibilité politique de l’utilisateur a-t-elle sur sa consommation de réseaux sociaux, sur ses choix de plateforme et sur son rapport à l’actualité, notamment politique ? Quelle est l’audience des « influenceurs » ? L’étude se penche également sur l’utilisation qui est faite des réseaux sociaux par les partis politiques belges et par les présidents de ces partis. Quelle est leur présence organique en termes de plateformes utilisées, de volumes de messages postés et d’interactions suscitées ? Dans quelle mesure recourent-ils à la publicité payante (et quel regard la population porte-t-elle sur cette pratique) ? Notamment, quelles ont été les dépenses réalisées lors de l’année électorale 2024 ? Quels sont les effets de la présence des partis sur les réseaux sociaux au niveau de la polarisation et de la communication politique ? Enfin, B. Cools et X. Degraux livrent quelques réflexions sur le rôle des réseaux sociaux en matière d’information, sur les enseignements de l’analyse des dépenses des partis politiques belges sur les plateformes, et sur la question – centrale – de la régulation des réseaux sociaux par les pouvoirs publics, notamment européens.
Courrier hebdomadaire
La désobéissance civile écologique face au système répressif : de l’espace public aux prétoires
Courrier hebdomadaire n° 2611-2612, par Marie Jadoul, 109 p., 2024
À travers l’évocation de plusieurs affaires concrètes, ce Courrier hebdomadaire rend compte de la manière dont la désobéissance civile écologique est traitée par le droit répressif au sens large, depuis l’espace public jusque dans les prétoires des juridictions pénales nationales et des instances européennes. La situation analysée est celle prévalant en Belgique ainsi que, par contraste, dans d’autres pays d’Europe, dont la France et la Suisse. En Belgique, les faits de désobéissance civile écologique font l’objet de peu de poursuites pénales, en raison notamment d’une doctrine de gestion négociée de l’espace public et de la possibilité pour l’État d’opter pour un traitement administratif. Cependant, les autorités portent une attention croissante à ce qu’elles qualifient de « nouvelles manières de protester » (« new ways of protesting »). Elles opèrent aussi un resserrement progressif du droit de manifester. La confrontation de la désobéissance civile écologique au système pénal illustre la tension qui existe entre deux usages du droit. D’une part, le droit comme outil de lutte : les activistes écologistes – et leurs avocats – construisent ou réactualisent des arguments juridiques pour défendre leur cause, de façon soit défensive soit offensive. D’autre part, le droit comme frein à la contestation : les autorités utilisent l’arsenal légal pour dissuader le militantisme écologique, voire pour stigmatiser, réprimer et criminaliser celles et ceux qui y prennent part. La désobéissance civile écologique soulève la question des outils et des mécanismes politiques susceptibles de permettre de répondre adéquatement au contexte d’urgence environnementale, ainsi que celle de l’effectivité des moyens juridiques dont disposent les citoyens dans ce cadre.
Courrier hebdomadaire
La désobéissance civile dans le contexte de l’urgence écologique
Courrier hebdomadaire n° 2609-2610, par Marie Jadoul, 64 p., 2024
Depuis plusieurs années, la désobéissance civile revient sur le devant de la scène, en particulier dans le domaine de l’écologie. Dans l’espace public, prennent place diverses actions contestataires collectives, situées à la frontière de la légalité ou en dehors du cadre établi par la loi, qui sont destinées à sensibiliser la population à l’urgence écologique et à faire pression sur les autorités publiques et les grandes entreprises (décrochage de portraits officiels, occupation de banques, jet de soupe sur des œuvres d’art, interruption de manifestations sportives, etc.). Il s’agit notamment de dénoncer l’inaction des États face à la pollution, au déclin de la biodiversité, au dépassement des limites planétaires, aux dérèglements climatiques, etc., ou l’action « coupable » voire « criminelle » qu’ont ces mêmes États en la matière via leurs politiques ou via leur complaisance à l’égard des lobbys économiques. Ce Courrier hebdomadaire dresse un état des lieux de la désobéissance civile écologique en Belgique et, par contraste, dans plusieurs autres pays d’Europe, dont la France, la Suisse et le Royaume-Uni. Il décortique la notion de désobéissance civile écologique et la situe par rapport aux points de vue et aux pratiques des activistes écologistes (citoyens, associations et collectifs). Il montre que la désobéissance civile écologique, qui se déploie au sein de l’espace public en tant que stratégie d’action, connaît une évolution constante, faite entre autres d’une augmentation et d’une diversification des actions désobéissantes dans la sphère scientifique, d’une accentuation de l’ancrage local et d’un rapprochement avec les luttes sociales.
Les @nalyses en ligne
« Voter plus souvent favoriserait une participation active à la démocratie »
interview de Caroline Sägesser par Laurence Delperdange, parue dans Contrastes, mars-avril 2024, p. 10-13
En 2024, les citoyennes et les citoyens seront appelés à voter pour tous les niveaux de pouvoir : européen, fédéral, régional et communautaire le 9 juin, provincial et communal le 13 octobre. Si cela facilite la vie de l’électeur de renouveler toutes les assemblées en seulement deux journées, cela ne contribue pas à rendre bien visibles les enjeux de chaque scrutin.
Courrier hebdomadaire
Profils et comportements des électeurs lors du scrutin fédéral du 26 mai 2019
Courrier hebdomadaire n° 2597-2598, sous la direction de Koen Abts, Cecil Meeusen, Bart Meuleman, Marc Swyngedouw, 72 p., 2024
À quelques encablures des prochaines élections, ce Courrier hebdomadaire tire différents enseignements du scrutin fédéral du 26 mai 2019 grâce aux données d’une enquête post-électorale réalisée par la KU Leuven. Il examine la façon dont les caractéristiques socio-démographiques des électrices et des électeurs se sont associées à leurs orientations de valeurs politiques, culturelles et économiques, et la manière dont ces deux types de facteurs ont influencé leur comportement électoral. Quels éléments du profil personnel d’un électeur en termes de genre, d’âge, de niveau d’instruction, de statut professionnel, de conviction confessionnelle, d’appartenance à un syndicat ou d’affiliation mutuelliste façonnent un choix électoral déterminé ? Quelles positions des citoyens sur diverses questions politiques, culturelles et économiques majeures déterminent leur comportement de vote ? Comment la résultante des caractéristiques et des positions influence-t-elle le parti pour lequel l’électeur a choisi in fine de voter ? Et dans quelle mesure les électeurs ont-ils différé de part et d’autre de la frontière linguistique ? Sont aussi envisagées la question du moment où les électrices et les électeurs arrêtent leur vote – longtemps à l’avance, en cours de campagne ou le jour même de l’élection – et celle de l’attitude qui serait adoptée en cas d’abrogation de l’obligation de voter. Ce Courrier hebdomadaire étudie également la question du changement ou de la continuité du comportement électoral entre le scrutin fédéral de 2014 et celui de 2019. Sont ainsi estimés les flux d’électeurs entre les différents partis, soit francophones soit néerlandophones.
Podcasts
Votez savoir : Comprendre les élections, leurs enjeux et l’importance du vote
intervention de Jean Faniel diffusée dans Jeunes Radioactifs sur Radio Panik avec Jeunes Radioactifs - Infor Jeunes Laeken, 24 avril 2024
Jeunes Radioactifs - ’Votez savoir’ Comprendre les élections, leurs enjeux et l’importance du vote. Une émission d’Infor Jeunes Laeken sur Radio Panik 105.4 FM avec Jean Faniel
Courrier hebdomadaire
Les sources d’information des Belges : usages, attitudes, questionnements
Courrier hebdomadaire n° 2583-2584, par Bernard Cools, 54 p., 2023
Comment les Belges s’informent-ils ? Quel est leur degré d’intérêt pour l’actualité ? Quels sont leurs centres d’intérêt : actualités internationales, politique, informations locales, etc. ? Quels sont les types de sources qu’ils utilisent pour s’informer : presse écrite, journal télévisé, Internet, médias sociaux, etc. ? Quel est le nombre de sources qu’ils consultent ? Quelles sont celles qu’ils privilégient ? Quel degré de confiance leur accordent-ils ? Quels sont, à ces différents égards, les évolutions récentes ? Enfin, existe-t-il des différences entre francophones et néerlandophones, ou selon le genre, l’âge, les revenus ou le niveau d’instruction ? Outre qu’il répond à toutes ces questions, ce Courrier hebdomadaire met en évidence diverses caractéristiques majeures de la manière qu’ont les Belges de s’informer, dont la prépondérance des écrans, l’importance des sources gratuites et les attitudes d’« évitement de l’information ». Constatant une baisse générale de la consommation d’information, Bernard Cools explore également quelques pistes potentielles pour un « retour à l’information ».
Les @nalyses en ligne
La Belgique désenchantée
interview de Vincent de Coorebyter par Catherine Ernens, parue dans une version légèrement différente dans Moustique, 24 mai 2023, p. 25-27
La fracture entre les citoyens et la politique est de plus en plus abyssale. Cela s’explique par un phénomène de ressenti, un manque de perspectives et de vrais soucis. Dans cette interview, Vincent de Coorebyter analyse le grand mal-être politique et sociétal dans lequel notre société est plus que jamais plongée et déroule les mécanismes d’un désenchantement certain.
Podcasts
Le financement des partis politiques
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 12 juin 2023
En 1989, à la suite de plusieurs scandales liés au financement des partis politiques, la Belgique s’est dotée d’une législation spécifique à cette question. Ce régime qui a évolué avec le temps s’articule autour de deux grands axes : d’une part, une régulation assez stricte quant aux possibilités de financement privé ; d’autre part, un système de dotations publiques fixes et variables selon plusieurs critères. Plus de trente ans après l’adoption de ce régime, quel bilan pouvous nous en tirer ? Pour réaliser ce bilan, nous aurons le plaisir de recevoir Jean Faniel, le directeur du Centre de recherche et d’information socio-politique, le CRISP, le partenaire de notre émission. Quelles sont les règles actuellement en vigueur en matière de financement des partis politiques ? Quels sont les critères retenus pour calculer la dotation publique des partis et quels montants celle-ci recouvre-t-elle ? Pourquoi les dons des personnes morales ont-ils été interdits et ceux des personnes privées limités ? Dans quelle mesure le choix de tel ou tel régime de financement nous informe sur la conception de la démocratie qui sous-tend ce choix ? Pourquoi ce débat revient-il sur la table aujourd’hui ? Pourquoi le collectif We Need to Talk a-t-il décidé de s’en emparer ? Quelles sont les recommandations qui ont été portées par ce collectif ? Trouvent-elles un écho dans les propositions portées par les principaux intéressés, soit les partis politiques ? Autant de questions, parmi d’autres, auxquelles nous tenterons de répondre avec Jean Faniel.
Les @nalyses en ligne
L’art ou la vie ?
par Caroline Sägesser, paru sur revuepolitique.be, 18 avril 2023
Ces derniers mois, des militantes et des militants écologistes ont multiplié les actions médiatiques dans des musées, visant des œuvres connues pour s’assurer une bonne place dans les journaux télévisés et les colonnes de journaux. Ces actions sont-elles « violentes », comme certains commentateurs ont pu le signaler ? Ne risquent-elles pas d’être contre-productives et de donner des munitions aux forces antiécologiques ?
Courrier hebdomadaire
Presse quotidienne belge : passé, présent et futur économiques
Courrier hebdomadaire n° 2552, par Bernard Cools, 46 p., 2022
Au cours des trois dernières décennies, le monde de la presse quotidienne belge a connu de multiples évolutions et mutations. À la suite de divers regroupements et concentrations, six groupes d’édition se partagent le marché actuellement : Rossel, IPM, Mediahuis, DPG Media, Roularta et Thommessen. Les Belges se voient proposer pas moins d’une vingtaine de titres : 11 en français ( Le Soir , La Libre Belgique , L’Écho …), 9 en néerlandais ( De Standaard , De Morgen , De Tijd …) et 1 en allemand ( Grenz-Echo ). Seul Metro (qui présente également la particularité d’être gratuit) est de création récente. Inversement, plusieurs journaux locaux ont disparu par absorption. La presse quotidienne se décline désormais sur différents supports. Les ventes en format papier sont en régression marquée, tandis que les versions numériques progressent constamment. Parallèlement, les abonnements acquièrent une importance supérieure aux achats au numéro. Aujourd’hui, les lectorats sont historiquement élevés, mais le modèle économique du secteur est confronté à une diminution de l’audience solvable et à un repli des revenus publicitaires. Pour le futur, trois questions se posent. Quel est l’avenir des éditions imprimées ? Comment parvenir à capter et à fidéliser les consommateurs potentiels ? Quels revenus attendre de l’application de la directive européenne sur le « droit voisin » ?
Les @nalyses en ligne
Vers la pire campagne électorale de l’histoire ?
interview de Benjamin Biard par Noé Spies, parue dans Levif.be, 8 février 2023
Les prochaines élections ne sont prévues qu’au printemps 2024. Pourtant, un air de campagne semble planer depuis plusieurs semaines dans la sphère politique belge. Entre déclarations fracassantes, stratégie de communication et premières tendances électorales, décryptage du champ de bataille.
Les @nalyses en ligne
Quels remèdes au grand blues des Belges ?
par Caroline Sägesser, paru sur revuepolitique.be, 2 février 2023
Lundi 23 janvier. La presse dévoile le contenu de l’enquête Noir Jaune Blues 5 ans après, une étude réalisée par la fondation Ceci n’est pas une crise et basée sur un sondage réalisé en juillet 2022. Noir Jaune Blues brosse un portrait peu réjouissant de notre moral, et dessine les contours d’une société belge qui n’a plus confiance dans les institutions démocratiques et qui glisse vers la tentation d’un régime autoritaire.
Les @nalyses en ligne
La galaxie d’extrême droite : retour en force d’une réalité ancienne
par Benjamin Biard, paru dans Observatoire des radicalités violentes, Droite radicale, Charleroi, CAL Charleroi, 2022, p. 15-18
Aujourd’hui, l’extrême droite est en capacité de remporter des succès électoraux, voire de prétendre à l’exercice du pouvoir dans de nombreux endroits. S’agit-il d’un phénomène récent ? Comment peut-on définir l’extrême droite sur la base de ses multiples incarnations ? Comment évolue-t-elle et en quoi est-elle un phénomène pluriel qui ne peut être réduit aux partis politiques qui en portent l’idéologie ? Enfin, quelles résistances ses différentes formes rencontrent-elles ?
Les @nalyses en ligne
Irrésistible, la progression de l’extrême droite ?
interview de Benjamin Biard par Gérald Papy, parue dans Le Vif/L’Express, 27 octobre 2022
Composante dominante du gouvernement italien, soutien indispensable à l’exécutif suédois : l’extrême droite poursuit son évolution à travers l’Europe et voit sa place dans l’exercice du pouvoir légitimée.
Les @nalyses en ligne
« Les excès de com’ sont liés à la faiblesse électorale de tous les partis de la Vivaldi »
interview de Vincent de Coorebyter par Corentin Di Prima, parue dans L’Écho, 1er octobre 2022
Le gouvernement De Croo souffle ses deux bougies. Un bébé né au forceps le 1er octobre 2020 après une grossesse compliquée de 494 jours. Comment se porte-t-il deux ans plus tard ? Analyse avec Vincent de Coorebyter.
Courrier hebdomadaire
Archives et gouvernance de l’information à l’ère numérique
Courrier hebdomadaire n° 2530-2531, par Florence Gillet, 79 p., 2022
Publiques ou privées, courantes ou définitives, en format papier ou numérique, les archives sont omniprésentes. Leur intérêt et leur utilité dépassent amplement la sphère des historiens et autres chercheurs en sciences humaines. Car, contrairement à une idée reçue, les archives n’ont pas seulement une valeur historique ou patrimoniale. Elles constituent autant de traces susceptibles de servir de preuve, de témoignage, de caution, de justification. Ainsi, une archive peut être cruciale pour le bon fonctionnement d’une administration, d’une entreprise ou d’une association. À un niveau plus général, les archives de l’État participent de la bonne marche d’une démocratie. Dès lors, les archives nécessitent la mise en place de processus de suivi et de préservation : authentification, validation, tri, classement, conservation, valorisation, etc. Ces processus ne prennent pas place uniquement en fin de parcours mais se doivent d’être envisagés dès la création du document. Or plusieurs événements récents ont montré que la gestion des archives a été largement négligée jusqu’à présent par les responsables politiques ainsi que par nombre d’acteurs de la société civile et du monde économique. Ce Courrier hebdomadaire brosse un portrait général des enjeux liés à la gouvernance des archives afin d’en montrer la complexité et la richesse, la variété des défis à relever (en particulier dans le contexte actuel d’essor des nouvelles technologies) ainsi que les multiples facettes des métiers concernés. La problématique est étudiée sous le prisme de la Belgique francophone, avec néanmoins la volonté de s’inscrire dans un contexte plus général, à la fois belge et international. Il s’agit notamment de faire état des législations existant en la matière et de pointer leurs carences et lacunes.
Les @nalyses en ligne
Faut-il filmer la justice ? Actualité et enjeux de la captation et de la diffusion des procès
par Vincent Lefebve, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 8 septembre 2022
En matière de justice, les audiences sont en principe publiques, ce qui suppose que les citoyens peuvent y assister librement. Mais est-il opportun, en particulier s’agissant des grands procès d’assises, de filmer et de diffuser les débats judiciaires ? Faut-il élargir la portée du principe de publicité, en tenant compte des moyens de communication actuels ? Quels sont les avantages et les dangers d’une telle transformation ? Les régimes juridiques applicables dans ce domaine varient d’un État à l’autre et sont évolutifs. S’inspirant du droit français, et dans l’optique de l’organisation du procès des attentats de Bruxelles, le législateur belge est récemment intervenu. Cette @nalyse du CRISP en ligne fait le point sur ces questions et tente d’en décrypter les enjeux.
Les @nalyses en ligne
Démocratie directe et fédéralisme apaisé, gages de stabilité ?
par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 119, mai 2022, p. 102-104
À l’occasion de ses 25 ans, Politique, revue belge d’analyse et de débat s’interroge sur la notion même de débat afin de « raviver politique et démocratie ». Dans cet article, Caroline Sägesser cerne les caractéristiques du modèle suisse de démocratie directe pour interroger la démocratie et le fédéralisme belge, au moment où le gouvernement fédéral mène une consultation des citoyens sur l’avenir du pays.
Les @nalyses en ligne
Les partis francophones réaffirment le cordon sanitaire contre l’extrême droite
interview de Benjamin Biard par Christophe Degreef, parue sur sous le titre « Rechtse partijen verschillen te veel om hen allemaal extremistisch te noemen » sur Doorbraak.be, 7 mai 2022
Cinq partis politiques francophones viennent de réitérer leur refus de gouverner avec l’extrême droite et de débattre avec elle. Le sujet a refait surface suite au débat qui s’est tenu, le 21 avril 2022, sur les ondes de la chaîne publique flamande VRT, entre Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement réformateur, et Tom Van Grieken, son homologue du Vlaams Belang. Contrairement à la requête émise par G.-L. Bouchez, la portée du cordon sanitaire n’a toutefois pas été étendue au PTB.
Les @nalyses en ligne
Pourquoi les partis politiques belges changent-ils de nom ?
par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 mai 2022
Le 12 mars 2022, le CDH a tenu un congrès de refondation. À cette occasion, il a adopté de nouveaux statuts, un nouveau manifeste, une nouvelle couleur et, démarche la plus commentée, un nouveau nom : Les Engagés. Nombreux sont les partis politiques à procéder à un changement d’appellation dans le temps. Depuis le début des années 1990, tel a été le cas de l’ensemble de ceux qui sont aujourd’hui représentés au sein du Parlement fédéral belge à l’exception du PS, d’Écolo, du PTB et de la N-VA. Au moins trois raisons expliquent ces évolutions. En se focalisant sur la période comprise entre 1990 et aujourd’hui, cette @nalyse du CRISP en ligne procède à l’étude de ces trois cas de figure, avant de s’interroger sur ce que recouvrent ces nouvelles appellations et, enfin, de questionner leur impact concret sur le nombre d’adhérents, sur la trajectoire électorale ainsi que sur la dynamique interne des partis concernés.
Courrier hebdomadaire
La lutte contre l’extrême droite en Belgique (II). Cordon sanitaire médiatique, société civile et services de renseignement
Courrier hebdomadaire n° 2524-2525, par Benjamin Biard, 75 p., 2021
Quels sont les acteurs, les instruments et les stratégies de la lutte contre l’extrême droite en Belgique, et quels semblent être leurs effets ? C’est à cette question, d’une importance certaine mais fort peu explorée par la littérature scientifique, que répond ce Courrier hebdomadaire . La lutte contre l’extrême droite prend des visages multiples. Ses acteurs sont issus de diverses sphères : politique, judiciaire, associative, médiatique, etc. Ses instruments sont hétérogènes : des lois aux campagnes de sensibilisation, en passant par les règlements d’assemblée parlementaire, les accords entre partis politiques, les manifestations ou la confrontation directe. Ses stratégies sont plurielles, qu’elles visent à éviter ou à endiguer la progression des idées d’extrême droite au sein de la société en général, ou à contrer une personne ou association particulière incarnant cette tendance politique. Partant, ses résultats sont difficiles à cerner, si ce n’est d’une manière globale. Ce second tome s’intéresse au « cordon sanitaire médiatique » (dispositif qui n’a cours qu’en Belgique francophone), aux mobilisations de la société civile (dont l’activisme antifasciste) et à la surveillance des groupes et personnes d’extrême droite par les services de renseignement et de sécurité (Sûreté de l’État, SGRS et OCAM).
Courrier hebdomadaire
La lutte contre l’extrême droite en Belgique (I). Moyens légaux et cordon sanitaire politique
Courrier hebdomadaire n° 2522-2523, par Benjamin Biard, 112 p., 2021
Quels sont les acteurs, les instruments et les stratégies de la lutte contre l’extrême droite en Belgique, et quels semblent être leurs effets ? C’est à cette question, d’une importance certaine mais fort peu explorée par la littérature scientifique, que répond ce Courrier hebdomadaire . La lutte contre l’extrême droite prend des visages multiples. Ses acteurs sont issus de diverses sphères : politique, judiciaire, associative, médiatique, etc. Ses instruments sont hétérogènes : des lois aux campagnes de sensibilisation, en passant par les règlements d’assemblée parlementaire, les accords entre partis politiques, les manifestations ou la confrontation directe. Ses stratégies sont plurielles, qu’elles visent à éviter ou à endiguer la progression des idées d’extrême droite au sein de la société en général, ou à contrer une personne ou association particulière incarnant cette tendance politique. Partant, ses résultats sont difficiles à cerner, si ce n’est d’une manière globale. Ce premier tome porte d’abord sur les moyens légaux développés et mobilisés face à l’extrême droite : interdiction et dissolution d’associations ; législation contre les discriminations, le racisme et le négationnisme ; privation ou suspension du financement public des partis d’extrême droite ; etc. Il examine ensuite le dispositif connu sous le nom de « cordon sanitaire politique ». Plus globalement, il tente de percevoir l’impact de ces stratégies sur les formations d’extrême droite, notamment en termes de succès ou de recul électoral