Les rôles, fonctions et choix politiques des bourgmestres en Wallonie et à Bruxelles
Courrier hebdomadaire n° 2376, par Régis Dandoy, Sophie Devillers, Jérémy Dodeigne, Vincent Jacquet, Christoph Niessen, Min Reuchamps, Dylan Verstraete, 49 p., 2018
Courrier hebdomadaire
Le profil des élus et des candidats francophones aux élections fédérales du 10 juin 2007
Courrier hebdomadaire n° 1981-1982, par Régis Dandoy, Nicolas de Decker, Jean-Benoît Pilet, 62 p., 2007
La composition des assemblées élues reflète-t-elle les caractéristiques de la population ? Les similitudes sociologiques entre responsables politiques et citoyens ne sont pas la règle. L’écart entre la population et les élus tend-il à se réduire ? Si c’est le cas de la proportion de femmes, qu’en est-il de l’âge, du niveau d’étude, de la profession, de la provenance géographique ? Pour répondre à cette question, Régis Dandoy, Nicolas De Decker et Jean-Benoit Pilet dressent le profil des candidats et des élus francophones à l’occasion des élections fédérales du 10 juin 2007. Ils dressent d’abord le « portrait robot » de l’élu et du candidat-type à la Chambre des représentants, au Sénat, et ensuite pour les cinq partis francophones représentés au Parlement fédéral, le MR, le PS, le CDH, Écolo et le FN. La même analyse est faite pour les candidats aux places éligibles. Les auteurs procèdent ensuite à une analyse plus approfondie variable par variable. Leur analyse confirme les tendances observées précédemment. Les partis sont toujours réticents à positionner des femmes aux places les plus en vue sur les listes. Les plus jeunes et les plus âgés demeurent sous-représentés par rapport à leur poids dans la population. Par ailleurs, la professionnalisation de la politique est frappante : sur l’ensemble des candidats, le groupe le plus important est celui des élus sortants et des attachés parlementaires, membres des cabinets ministériels, employés de parti. Aux places éligibles et parmi les élus, ce groupe devient largement majoritaire. Dans la même logique, les mandataires locaux, régionaux, fédéraux et européens sont très nombreux à figurer sur les listes et parmi les élus. Enfin, le capital scolaire est déterminants : les universitaires comptent pour près de deux tiers des candidats et pour la quasi-totalité des élus.
Courrier hebdomadaire
Les sujets des journaux télévisés francophones et flamands. Une comparaison longitudinale
Courrier hebdomadaire n° 1864, par Régis Dandoy, Knut De Swert, Dave Sinardet, 37 p., 2004
Les journaux télévisés des différentes chaînes belges ne sont identiques qu’en apparence. Leurs lignes éditoriales ne sont pas pareilles et chacune opère des choix selon sa perspective : flamande ou francophone et publique ou privée. Mais la définition de ces termes peut varier selon la chaîne et la communauté. De plus, les adaptations et les restructurations entamées depuis la fin des années 1980 ont eu une influence non négligeable sur les profils des journaux télévisés. Une ligne partage les tenants d’une conception traditionnelle d’une chaîne publique – basée sur les principes de John Reith, le premier directeur général de la BBC et père fondateur de l’esprit de service public audiovisuel dans quasiment toute l’Europe de l’Ouest – et une conception plus actuelle orientée vers le marché. Dave Sinardet, Knut De Swert et Régis Dandoy étudient les différences dans l’offre d’information des journaux télévisés de la VRT, la RTBF, VTM et RTL-TVI sur la période 1993-2000. Cette période couvre l’importante réorientation qu’a connue dans ce domaine la chaîne publique flamande. La richesse et l’ampleur des données disponibles ont rendu possible l’étude longitudinale de l’attention prêtée à certains thèmes par les quatre médias et des éventuelles évolutions apparues dans la période considérée. Les évolutions observées montrent un profil de la RTBF assez différent des trois autres chaînes. Elle se démarque en effet de la chaîne publique flamande, qui se rapproche tendanciellement des deux chaînes privées.
Courrier hebdomadaire
Démissions gouvernementales et performances électorales des majorités sortantes (1946-1999)
Courrier hebdomadaire n° 1722, par Régis Dandoy, Lieven De Winter, Patrick Dumont, 51 p., 2001
De récentes recherches indiquent que les circonstances dans lesquelles un gouvernement a démissionné déterminent en partie la formation du suivant. D’où l’intérêt de connaître les causes de démission. C’est l’objet de la première partie de ce Courrier hebdomadaire . En Belgique, on constate que la plupart des démissions de gouvernements ne sont pas liées à des événements extérieurs critiques ni à la fin normale de la législature, ni même au contrôle parlementaire, mais bien à des conflits internes à la coalition sur les deux clivages les plus pertinents depuis 1946, le communautaire et le socio-économique. Dans la deuxième partie, l’analyse des 102 démissions individuelles de ministres et secrétaires d’État de la période permet de faire le lien entre facteurs d’instabilité gouvernementale et d’instabilité ministérielle. La troisième partie est consacrée aux performances électorales des partis qui ont participé à un gouvernement. Les auteurs mettent en lumière l’impact la plupart du temps négatif d’une participation gouvernementale sur les résultats électoraux des partis. Cet impact négatif n’est pas le même pour tous les partis, la famille sociale-chrétienne souffrant plus d’une participation au pouvoir que la famille socialiste et celle-ci plus que la famille libérale. Les partis régionalistes ont quant à eux beaucoup souffert de leur participation ponctuelle à un gouvernement. Mais la perspective électorale souvent peu attrayante d’une participation au pouvoir n’empêche cependant pas les partis qui en ont fait l’expérience de garder une vocation gouvernementale.