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Les @nalyses en ligne

L’influence du clivage villes/campagnes sur le système des partis. Deux études de cas (1884⁠-⁠1888)

par Paul Wynants, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 janvier 2018

De nos jours, le monde agricole représente moins de 2 % de la population active. Au 19e siècle, par contre, la Belgique était essentiellement rurale. Pourtant, aucun parti politique n’a été spécifiquement constitué pour représenter les intérêts de la paysannerie ou des exploitants de domaines agricoles. En fait, la défense de ces intérêts a pris d’autres formes. La grille d’analyse des systèmes politiques de Seymour Martin Lipset et Stein Rokkan met en lumière l’existence de quatre clivages, dont un qui oppose l’industrie à l’agriculture, ou encore les défenseurs des intérêts industriels et urbains aux promoteurs des intérêts agricoles et ruraux. Si ce clivage n’a pas donné naissance, en Belgique, à la création de partis politiques spécifiques, il n’en a pas moins joué un rôle pour les partis existants, ce que peuvent illustrer des études de cas spécifiques.

Courrier hebdomadaire

Le profil des parlementaires francophones en 2015

Courrier hebdomadaire n° 2303, par Martine Paret, Élise Rousseau, Paul Wynants, 53 p., 2016

Durant les dix dernières années, la législation électorale a connu plusieurs modifications importantes  : abaissement de l’âge d’éligibilité à 18 ans pour le Parlement fédéral ; alignement des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires  ; interdiction de se porter candidat le même jour à des mandats incompatibles entre eux  ; obligation pour chaque candidat d’exercer effectivement le dernier mandat en date pour lequel il a été élu ; parité en matière de genre sur les listes électorales  ; limitation du cumul de mandats pour les députés wallons  ; etc. L’un des effets potentiels de ces diverses dispositions est de favoriser un renouvellement accru du personnel politique. Ce Courrier hebdomadaire a pour objectif d’analyser dans quelle mesure une telle évolution a bien eu lieu. Dans cette perspective, il étudie le profil des parlementaires francophones, tel qu’il se présentait à l’automne 2015, et le compare avec la situation qui prévalait entre 2003 et 2007. Quatre assemblées sont passées en revue  : la Chambre des représentants, le Sénat, le Parlement wallon et le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, soit les quatre assemblées qui comptent (ou qui, dans le cas du Sénat, comptaient avant 2014) des parlementaires francophones élus directement. Les critères pris en considération sont le genre, la classe d’âge, l’origine géographique, le niveau de formation, le milieu social d’origine, le statut de « professionnel de la politique » ou d’« employé politique », l’exercice d’un mandat local, et l’exercice d’un mandat européen, fédéral, régional ou communautaire avant le scrutin du 25 mai 2014. Pour chaque assemblée, un examen du profil sociologique propre à chaque parti politique est également réalisé. Les résultats de l’étude mettent en question le caractère représentatif des assemblées parlementaires, au sens de miroirs de la société. En effet, il s’avère que les membres francophones des parlements fédéral, wallon et bruxellois ne présentent pas les mêmes caractéristiques sociologiques que celles des corps électoraux dont ils émanent. Certains segments de la société (notamment au plan culturel, social ou professionnel) sont surreprésentés dans les hémicycles, alors que d’autres en sont totalement absents. Les auteurs montrent que les questions qu’une telle situation pose depuis longtemps déjà restent pleinement d’actualité.

Courrier hebdomadaire

L’implantation du FDF dans les communes bruxelloises (II). 2000⁠-⁠2012

Courrier hebdomadaire n° 2250-2251, par Paul Wynants, 72 p., 2015

Depuis un demi-siècle, le FDF constitue l’une des principales forces politiques de la vie locale bruxelloise. Depuis 1964, le parti a ainsi fourni pas moins de dix-huit bourgmestres dans l’actuelle région-capitale. Retracer l’évolution de l’implantation du FDF dans les dix-neuf communes de Bruxelles revient donc à parcourir l’histoire de la vie politique de chacune de ces entités durant les cinquante dernières années. Dans ce second volume, Paul Wynants étudie la période qui court du scrutin communal de l’automne 2000 aux lendemains de celui d’octobre 2012. Lors de chacune des trois échéances électorales locales qui jalonnent ces années, le parti obtient des résultats contrastés. Résistant aux menaces qui pèsent sur lui, il parvient à se maintenir. Mais son score connaît une légère érosion en 2000, puis encore en 2006, avant de se stabiliser en 2012. Surtout, le FDF voit diminuer le nombre de ses mayorats : cinq en 2000, quatre en 2006, trois en 2012. Pour chacune des mandatures envisagées, l’auteur analyse les divers aspects de la vie politique du FDF au sein des dix-neuf communes bruxelloises : stratégies électorales, participation aux majorités communales, alliances et tensions avec d’autres partis, soubresauts internes de ses sections ou des communes qu’il dirige, renforts et défections… Ce Courrier hebdomadaire montre quelles sont les grandes options qui ont caractérisé l’action des élus locaux du FDF entre 1964 et 2012 : contribution au renouvellement du personnel politique, souci de rendre la démocratie communale plus participative et de mener une véritable politique de la ville… Il tente également de répondre à deux questions qui ont suscité débats et polémiques : dans l’exercice du pouvoir local, le FDF a-t-il contourné la législation linguistique et a-t-il fait place à une représentation des néerlandophones ?

Courrier hebdomadaire

L’implantation du FDF dans les communes bruxelloises (I). 1964⁠-⁠2000

Courrier hebdomadaire n° 2248-2249, par Paul Wynants, 75 p., 2015

Depuis un demi-siècle, le FDF constitue l’une des principales forces politiques de la vie locale bruxelloise. Depuis 1964, le parti a ainsi fourni pas moins de dix-huit bourgmestres dans l’actuelle région-capitale. Retracer l’évolution de l’implantation du FDF dans les dix-neuf communes de Bruxelles revient donc à parcourir l’histoire de la vie politique de chacune de ces entités durant les cinquante dernières années. Dans ce premier volume, Paul Wynants étudie la période qui court de la fondation du FDF, en mai 1964, à la veille des élections communales d’octobre 2000. Cette époque, qui se compose de six mandatures envisagées successivement, voit l’apogée du FDF. Dès sa première participation à des élections communales, en 1970, le FDF devient le premier parti de l’agglomération bruxelloise au plan local, en récoltant plus du quart des suffrages et en décrochant quatre mayorats. Six ans plus tard, il conforte cette position, en recueillant le tiers des voix et en comptant six bourgmestres. Le repli, débuté en 1982, lui permet de conserver encore un temps la place de premier parti bruxellois. Lors des élections communales de 1988 et de 1994, son recul se poursuit toutefois, le contraignant à se contenter du troisième rang. En préalable, P. Wynants analyse les divers défis que, comme tous les mandataires locaux bruxellois, les élus du FDF ont été amenés à relever depuis 1964 : bruxellisation, évolution démographique, chômage, fracture sociale, crise du logement, situation financière difficile de certaines communes. Il rappelle aussi les différents traits spécifiques que présente la politique communale bruxelloise, en montrant pourquoi et comment le FDF a tenté de s’y adapter au cours de son histoire.

Les @nalyses en ligne

Les performances des « petits partis » lors des élections du 25 mai 2014

par Paul Wynants, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 10 septembre 2014

Communément, les médias regroupent un certain nombre de formations politiques – en Belgique, une bonne quarantaine – sous le vocable de « petits partis ». Une telle dénomination n’est pas ignorée par la science politique, mais cette discipline en souligne l’ambiguïté et l’imprécision. Notamment parce que les partis concernés forment une galaxie très diverse. Cette @nalyse examine les résultats obtenus lors des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires tenues le 25 mai 2014 en Belgique par les formations ne disposant pas d’élu au Parlement fédéral au moment de la dissolution des Chambres intervenue un mois plus tôt.

Courrier hebdomadaire

Les partis sans représentation parlementaire fédérale

Courrier hebdomadaire n° 2206-2207, par Julien Dohet, Jean Faniel, Serge Govaert, Cédric Istasse, Jean-Paul Nassaux, Paul Wynants, 108 p., 2014

À la veille du scrutin de mai 2014, le Parlement fédéral compte des élus appartenant à douze partis politiques différents, ainsi que trois parlementaires indépendants. À côté de ces partis, il existe plusieurs dizaines de formations politiques, dont quelques-unes disposent d’élus dans une autre assemblée parlementaire. Ceux que l’on nomme souvent les « petits partis » se présentent comme des éléments essentiels du jeu démocratique, insufflant des idées nouvelles dans le débat politique. Certains d’entre eux entendent devenir des forces politiques d’ampleur dans les prochaines années. D’autres n’ont pas pour premier objectif d’obtenir des élus  : en participant aux campagnes électorales, ils espèrent surtout œuvrer à la diffusion de leurs idées. Quasiment tous sont peu, pas ou mal connus. Le présent Courrier hebdomadaire offre un panorama des partis qui existent aujourd’hui en Belgique mais ne disposent pas actuellement de représentant au Parlement fédéral. Pour chacun d’entre eux sont présentés les éléments essentiels à leur connaissance et à leur compréhension  : leur genèse et leur histoire, leurs dirigeants ou leurs principales figures, les points saillants de leurs orientations idéologiques et programmatiques, et leurs résultats électoraux éventuels. La galaxie formée par les « petits partis » se caractérise par une très grande diversité. Loin de constituer un courant politique uniforme, ces formations présentent une grande variété, tant en termes de longévité d’existence ou de poids politique que de raison d’être ou d’idéologie. Dans cette étude, ils sont regroupés par catégorie  : les partis de gauche, ceux de droite, ceux issus de l’extrême droite, ceux qui se positionnent selon le clivage centre-périphérie et ceux qui axent leur programme selon le clivage Église-État ; une dernière catégorie rassemble des partis atypiques. Au total, près d’une cinquantaine de formations politiques sont présentées.

Les @nalyses en ligne

Bruxellois d’origine extra⁠-⁠européenne. Représentation politique au FDF (1964⁠-⁠2014)

par Paul Wynants, paru dans La Revue nouvelle, n° 11, novembre 2013, p. 69-75

Fondé il y a près d’un demi-siècle, le FDF est représenté, comme tel, dans les conseils communaux de l’agglomération bruxelloise depuis 1970. Dès 1982, il est le premier parti à y faire siéger un élu d’origine extra-européenne. A-t-il persévéré dans cette attitude d’ouverture par la suite ? Et peut-on affirmer pour autant que ses mandataires ont été, constamment et unanimement, des promoteurs des droits politiques des populations plus ou moins récemment implantées dans le Vieux Continent ?

Courrier hebdomadaire

L’évolution du CDH (2004⁠-⁠2011) (II). Décembre 2007⁠-⁠décembre 2011

Courrier hebdomadaire n° 2133-2134, par Paul Wynants, 77 p., 2012

La seconde partie de l’étude de Paul Wynants consacrée à l’évolution récente du CDH couvre l’époque s’étendant de décembre 2007 à la fin de l’année 2011. Cette période s’ouvre avec le retour du CDH au gouvernement fédéral, au sein du cabinet Verhofstadt III. Depuis 2004, le parti était déjà associé à l’exercice du pouvoir en Région wallonne, en Région de Bruxelles-Capitale et en Communauté française. Désormais, si la rénovation interne demeure une préoccupation et se poursuit, elle cède partiellement le pas à une autre priorité : prouver sa crédibilité comme parti de gouvernement. Le présent Courrier hebdomadaire analyse tout d’abord la participation du CDH aux gouvernements fédéraux qui se sont succédé de 2007 à 2009, en prolongeant jusqu’en décembre 2011 l’examen de la politique menée par les ministres du CDH. Parmi les multiples dossiers traités, figurent notamment la réaction à apporter à la crise financière mondiale et les mesures à prendre en matière d’emploi. Ensuite, l’auteur traite des politiques menées par les ministres démocrates humanistes dans les entités fédérées. Enfin, le dernier chapitre porte sur une période particulièrement agitée de la vie politique belge : les années 2010 et 2011, marquées par la chute du cabinet Leterme II et par une crise gouvernementale d’une longueur sans précédent (541 jours). Au cours de cette période, le CDH connaît également un important changement interne : en août 2011, succédant à Joëlle Milquet, Benoît Lutgen accède à la présidence du parti. En conclusion, Paul Wynants poursuit sa réflexion sur la mesure dans laquelle le Centre démocrate humaniste se démarque de l’ancien Parti social-chrétien ou, au contraire, assume son héritage.

Courrier hebdomadaire

L’évolution du CDH (2004⁠-⁠2011) (I). Juin 2004⁠-⁠décembre 2007

Courrier hebdomadaire n° 2131-2132, par Paul Wynants, 79 p., 2012

En 2005, Paul Wynants avait consacré deux livraisons du Courrier hebdomadaire à l’évolution du PSC depuis 1981 et à sa transformation en CDH. Poursuivant son étude, il propose un examen approfondi de l’histoire récente du parti démocrate humaniste francophone entre l’été 2004 et la fin de l’année 2011. Cette période est notamment marquée par le retour du CDH au gouvernement fédéral en décembre 2007 – échelon dont il était absent depuis l’éviction du PSC en 1999 – et par les longues négociations institutionnelles qui ont jalonné les années 2007-2011. Elle a également vu la fin des douze années de présidence de Joëlle Milquet et l’arrivée de Benoît Lutgen à la tête du parti, en août 2011. C’est à la période qui s’étend de juin 2004 à décembre 2007 qu’est consacrée la première partie de cette étude. Dans ce Courrier hebdomadaire , l’auteur fait le point sur le processus de transformation du parti au printemps 2004, soit à la veille du retour des démocrates humanistes au pouvoir en Région wallonne, en Région de Bruxelles-Capitale et en Communauté française. Ensuite, il examine la période qui s’étend de juin 2004 à juin 2007, au cours de laquelle le CDH gouverne dans ces trois entités fédérées, tout en adoptant une attitude d’opposition constructive au gouvernement Verhofstadt II. Enfin, il analyse le second semestre de l’année 2007, marqué par les infructueuses tentatives de constituer une coalition orange bleue au niveau fédéral. Outre retracer l’histoire du CDH de manière distanciée, Paul Wynants s’est fixé pour objectif de répondre à cette question fondamentale : dans quelle mesure le CDH est-il un nouveau parti, en rupture avec l’héritage du PSC, ou est-il simplement la continuation, sous une autre forme, de l’ancienne formation sociale-chrétienne ?

Courrier hebdomadaire

Le libéralisme francophone du PLP au MR (III). 2004⁠-⁠2011

Courrier hebdomadaire n° 2110-2111, par Paul Wynants, 94 p., 2011

Le troisième Courrier hebdomadaire consacré par Paul Wynants à l’évolution récente du libéralisme francophone couvre la présidence de Didier Reynders. Sous sa houlette, en 2007, les réformateurs francophones remportent une victoire électorale sans précédent. On peut alors penser qu’ils vont réaliser l’objectif de leur chef de file  : « Faire basculer le centre de gravité politique en Wallonie ». La réalité sera assez différente. L’échec de la formation d’une coalition « orange bleue », la coexistence gouvernementale difficile avec les socialistes et le CDH, la crise financière lourde de conséquences et la vaine tentative d’intégration du parti LiDé de Rudy Aernoudt mettent le parti à l’épreuve. Les résultats des élections européennes, communautaires et régionales de 2009 sont décevants et le MR est maintenu dans l’opposition en Région wallonne, en Région de Bruxelles-Capitale et en Communauté française. L’autorité du président Reynders s’effrite peu à peu, au point qu’il doit renoncer à la direction du Mouvement réformateur, après un nouveau revers électoral en 2010. Le 14 février 2011, il cède la place àCharles Michel, qui s’est affirmé comme un de ses opposants les plus résolus. Dans la conclusion, Paul Wynants revient sur les caractéristiques du libéralisme francophone  : l’expansion par agrégation de différents segments du spectre politique, la souplesse idéologique et une forte personnalisation du pouvoir. Il pointe de la sorte les enjeux auxquels le MR sera confronté sous la présidence de Charles Michel.

Courrier hebdomadaire

Le libéralisme francophone du PLP au MR (II). 1999⁠-⁠2004

Courrier hebdomadaire n° 2108-2109, par Paul Wynants, 82 p., 2011

La période couverte par le premier Courrier hebdomadaire de Paul Wynants se clôturait avec la consolidation de la Fédération PRL FDF MCC. L’auteur présente dans ce deuxième volume les années 1999-2004, au cours desquelles les libéraux francophones et leurs alliés participent aux coalitions gouvernementales à tous les niveaux de pouvoir. C’est à cet exercice du pouvoir que s’attache le premier chapitre. Il se focalise sur les réalisations que la Fédération PRL FDF MCC met à son actif grâce à sa participation au gouvernement Verhofstadt I. Ces années sont également marquées par une nouvelle mue du libéralisme francophone  : à une Fédération assez lâche, manquant de cohérence, traversée de tensions parfois vives, succède un Mouvement réformateur plus intégré. C’est au processus d’édification du MR, non dépourvu de vicissitudes, qu’est consacré le deuxième chapitre. Une fois constitué, le MR se mobilise pour affronter deux échéances électorales  : le scrutin fédéral du 18 mai 2003, ainsi que les élections régionales, communautaires et européennes du 13 juin 2004. Il tente de s’élargir par absorption de fractions issues du Parti social-chrétien, devenu Centre démocrate humaniste. Dans ces opérations, il connaît des succès, mais aussi des déboires, de sorte qu’il est finalement rejeté dans l’opposition, durant l’été 2004, en Wallonie, en Région de Bruxelles-Capitale et en Communauté française. Ces péripéties sont analysées dans le troisième chapitre. L’arrivée de Didier Reynders à la tête du Mouvement réformateur clôt le présent Courrier hebdomadaire . La présidence de ce dernier (2004-2011) fera l’objet d’une troisième livraison, à paraître prochainement.

Courrier hebdomadaire

Le libéralisme francophone du PLP au MR (I). 1961⁠-⁠1999

Courrier hebdomadaire n° 2092-2093, par Paul Wynants, 77 p., 2011

Paul Wynants propose un examen approfondi de l’histoire récente des libéraux francophones en trois étapes qui feront chacune l’objet d’un Courrier hebdomadaire  : la mobilisation pour une reconquête du pouvoir (1995-1999), la participation au pouvoir au niveau fédéral et à celui des entités fédérées (1999-2004), le maintien au gouvernement fédéral avec renvoi dans l’opposition en Wallonie et à Bruxelles (2004 à nos jours). Dans le présent Courrier hebdomadaire , pour rendre intelligibles les années 1995-1999 et la suite des événements, l’auteur revient sur le passé en pointant une série de continuités décelables dès la fin des années 1950, alors que le parti est toujours unitaire. Il dresse un panorama des années 1958 à 1999 et met en évidence les tendances lourdes du libéralisme francophone  : une conception mouvante et non dogmatique du libéralisme, une tendance à agréger des composantes disparates, la priorité donnée à la question fiscale. L’auteur aborde ensuite la législature 1995-1999, marquée par des affaires et par une gestion déficiente de crises qui ébranlent l’opinion publique et les institutions. Il analyse les modalités selon lesquelles la Fédération PRL FDF, rejointe ultérieurement par le MCC, mène une opposition à la fois vigilante et constructive. Il montre que le regroupement de libéraux, de fédéralistes bruxellois et de sociaux-chrétiens n’empêche nullement ces trois composantes de mener leur existence propre. Il examine enfin comment les coalisés se mobilisent pour se préparer aux confrontations électorales du 13 juin 1999.

Livres

La Cité : 45 années de combat quotidien

Livre, par Marie-Thérèse Coenen, Jean-François Dumont, Jean Heinen, Luc Roussel, Paul Wynants, 205 p., 2010

La parution, le 1er octobre 1950, du premier numéro de La Cité constitue un évènement dans la presse belge. Destinée par ses fondateurs aux travailleurs chrétiens, La Cité est fondée sur la conviction que l’information libère. C’est pourquoi le journal s’engage contre l’injustice sous toutes ses formes, la misère, l’inculture, ou encore pour le droit des hommes, des femmes et des peuples à vivre dans l’égalité, la dignité et la paix. Cela ne lui suffira pas pour gagner son autre combat permanent : celui de sa survie. Ni les réformes successives du quotidien, ni sa transformation en un magazine hebdomadaire ne lui permettront d’échapper, comme bien d’autres journaux progressistes, à la disparition. L’histoire complète de La Cité n’avait jamais été racontée. À travers les hommes et les femmes qui ont fait ce journal et l’actualité dont il fut le témoin engagé, ce livre éclaire la place et le rôle spécifique qu’il a tenus pendant quarante-cinq années en Belgique. Le présent ouvrage s’appuie sur le dépouillement des archives et des collections de La Cité, conservées au Centre d’animation et de recherche en histoire ouvrière et populaire (CARHOP).

Courrier hebdomadaire

André Oleffe et le fédéralisme : du rejet à l’acceptation résignée (1961⁠-⁠1972)

Courrier hebdomadaire n° 1954, par Paul Wynants, 52 p., 2007

La relation du Mouvement ouvrier chrétien francophone avec le débat sur la réforme de l’État de 1961 à 1972 n’est pas univoque. Les vues du président André Oleffe traduisent souvent des convictions personnelles. D’autres, dans le mouvement, sont régionalistes. Une opposition interne contribuera à l’échec d’une tentative de recomposition du paysage politique francophone, axée sur l’adhésion en masse de militants du MOC au Parti social-chrétien. L’attitude d’André Oleffe à l’égard du fédéralisme peut sembler étonnante. Son pragmatisme s’explique non seulement par sa trajectoire individuelle de dirigeant du MOC, mais aussi par les autres positions institutionnelles qu’il occupe. Paul Wynants situe André Oleffe dans le système de la décision politique, comme grand commis de l’État et comme dirigeant du pilier catholique. Il met en lumière l’analyse de la réalité politique belge que le président du MOC a longtemps menée : cette grille de lecture repose sur le croisement du clivage Église – État et du clivage possédants – travailleurs, avec une ligne de fracture communautaire perçue comme un élément perturbateur, voire comme un danger. Dans la seconde partie, l’auteur retrace le parcours d’André Oleffe en matière de réformes institutionnelles, depuis sa première prise de position publique en 1961 jusqu’à la reconnaissance par le MOC de son pluralisme politique interne en 1972. Elle s’attache aussi aux résistances auxquelles Oleffe a été confronté au sein de son propre Mouvement. Paul Wynants éclaire ainsi certains épisodes de l’histoire du MOC et de son équivalent flamand, l’ACW. Son analyse est également susceptible de confirmer l’ébranlement causé, au sommet du monde catholique, par des événements comme la grève de l’hiver 1960-1961 et l’affaire de Louvain.

Courrier hebdomadaire

Du PSC au CDH (II). 1999⁠-⁠2004

Courrier hebdomadaire n° 1895-1896, par Paul Wynants, 73 p., 2005

Dans un précédent Courrier hebdomadaire , Paul Wynants a décrit l’évolution du Parti social-chrétien depuis le début des années 1980 jusqu’aux élections de 1999, qui voit sa défaite électorale et son renvoi dans l’opposition. L’auteur poursuit en se focalisant sur la rénovation du parti entreprise, de 1999 à 2004, sous l’impulsion de sa présidente, J. Milquet. Le PSC demeure confronté à de nombreuses difficultés durant la première année de la nouvelle présidence. Cependant, un sursaut se produit à l’automne 2000. Il s’amplifie au cours de l’année suivante : le parti réintègre le jeu politique en contribuant à l’aboutissement d’une cinquième réforme de l’État et au refinancement de la Communauté française. Une nouvelle charte doctrinale, le Manifeste de l’humanisme démocratique, est adoptée. Le PSC change de nom et de sigle : il se mue en Centre démocrate humaniste (CDH). Entre mai 2002 et février 2004, toutefois, la formation centriste doit faire face à de nouvelles vicissitudes : dissidence, scrutin fédéral (18 mai 2003) aux résultats décevants et offensive de grande ampleur déclenchée par le Mouvement réformateur. Par la suite le CDH semble connaître un rebond : les scrutins du 13 juin 2004 débouchent sur une participation à des coalitions en Wallonie, à Bruxelles et en Communauté française. Dans sa conclusion, Paul Wynants tente d’évaluer les conséquences pour le parti de son abandon de l’étiquette confessionnelle et de sa tentative de se redéfinir comme parti du « centre ». Il constate que le concept d’humanisme a permis au parti de trouver un créneau : l’attention à porter aux besoins – matériels et immatériels – des gens, dans leur vie quotidienne, à travers une politique d’écoute et de proximité.

Courrier hebdomadaire

Du PSC au CDH (I). 1981⁠-⁠1999

Courrier hebdomadaire n° 1889, par Paul Wynants, 51 p., 2005

Les élections du 13 juin 1999 se soldent par une lourde défaite pour le PSC. Il perd en l’espace de quelques années une série de personnalités aussi influentes que Melchior Wathelet et Gérard Deprez. Il est renvoyé dans l’opposition à tous les niveaux de pouvoir. Intronisée le 23 octobre 1999, la présidente Joëlle Milquet conduit la rénovation du parti. C’est à l’évolution récente du PSC, devenu CDH en 2002, que sont consacrées deux livraisons du Courrier hebdomadaire . La présente livraison couvre les présidences de Gérard Deprez (1981-1996), de Charles-Ferdinand Nothomb (1996-1998) et de Philippe Maystadt (1998-1999). Elle se subdivise en trois parties. La première retrace à grands traits « les années Deprez ». La deuxième évoque une phase critique de l’histoire du parti : les turbulences de la période 1994-1999. Y sont traités des épisodes tels que la déchirure de 1995, la présidence écourtée de Ch.-F. Nothomb, la création du Mouvement des citoyens pour le changement et la tentative de stabilisation pilotée par Ph. Maystadt. La troisième partie s’attache à l’électrochoc du 13 juin 1999 qu’elle tente de mettre en perspective. Les résultats des différents scrutins y sont passés en revue. S’y ajoute un aperçu de phénomènes, parfois inscrits dans la longue durée, auxquels les analystes attribuent en partie le « déclin structurel » des sociaux-chrétiens. La deuxième livraison aura trait aux transformations apportées à la vie du parti sous la présidence de J. Milquet. Elle se ponctuera par le retour du CDH aux affaires, en Région wallonne, en Région de Bruxelles-Capitale et en Communauté française.

Livres
Illustration de la ressource

Histoire de l’enseignement en Belgique

Livre, par Dominique Grootaers, 608 p., 1998

L’histoire de l’enseignement est traversée par les tensions qui caractérisent la société belge. Les clivages philosophiques, sociaux et culturels marquent en profondeur la dynamique du développement de l’école. Et aujourd’hui encore, la coexistence des différents réseaux et la structuration des nombreux acteurs qui interviennent dans la décision politique en matière d’enseignement sont le reflet de cette histoire et de ces clivages. Cet ouvrage est le premier à retracer l’évolution de l’enseignement en Belgique tant du point de vue politique et institutionnel que du point de vue des contenus et des méthodes pédagogiques. Il propose une fresque à la fois globale et précise du développement du système d’enseignement, dans le cadre des politiques scolaires menées depuis la naissance de l’État belge jusqu’à nos jours.