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2016 - 2020

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Courrier hebdomadaire

La campagne TAM TAM

Courrier hebdomadaire n° 2448-2449, par Robin Van Leeckwyck, 58 p., 2020

Le programme puis la politique du gouvernement fédéral Michel I (N-VA/MR/CD&V/Open VLD) ont provoqué une vague de contestations. Entre 2014 et 2019, les syndicats ont organisé nombre de manifestations de protestation. Parallèlement, au sein du monde associatif, de nouveaux mouvements sociaux et citoyens ont émergé, tels que Hart boven Hard (HBH), Tout autre chose (TAC), la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés (BxlRefugees), les Gilets jaunes ou les marches pour le climat. Craignant de voir la coalition fédérale au pouvoir être reconduite après les élections du 26 mai 2019, différents acteurs mobilisés contre le gouvernement Michel I ont œuvré, à partir du mois de janvier 2017, à mettre en place une campagne nationale d’information, de sensibilisation et de mobilisation en vue du scrutin à venir : la campagne TAM TAM (acronyme signifiant initialement « Un tout autre mouvement pour un tout autre monde »). Ce Courrier hebdomadaire propose une analyse détaillée de cette campagne. Il s’intéresse successivement à la genèse et à la mise en place de TAM TAM, au déroulement de la campagne (divisé en trois « saisons » entre février 2018 et mai 2019), à la nature et à l’objectif de TAM TAM, à l’organe central de TAM TAM qu’est le bureau (évolution de la composition, importance de la présence syndicaliste et mutuelliste, etc.), au financement de la campagne et à la communication de TAM TAM. Il n’est certes pas possible de mesurer l’influence que la campagne a eue in fine sur le cours et les résultats du scrutin du 26 mai 2019 – ni même de savoir si impact il y a eu. Il n’en reste pas moins que, tout au long de sa courte existence, TAM TAM a été l’un des acteurs de l’union des luttes menées au sein du milieu associatif et syndical pour la justice sociale, climatique et migratoire.

Courrier hebdomadaire

La communication des mouvements sociaux : Alliance D19⁠-⁠20 et Tout autre chose

Courrier hebdomadaire n° 2323, par Robin Van Leeckwyck, 48 p., 2016

Le Printemps arabe, les Indignés, Occupy Wall Street, Nuit debout : ces quelques exemples récents sont emblématiques de l’importance cruciale que revêtent désormais, pour les mouvements sociaux, le développement et la maîtrise des outils de communication. Ces quatre mouvements ont en effet en commun de devoir beaucoup aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) : qu’il s’agisse de leur organisation, de la diffusion de leurs revendications, de leur capacité de mobilisation, du retentissement médiatique de leurs actions, etc. À tel point que certains d’entre eux sont parfois qualifiés de « révolution Facebook », « révolution Twitter » ou « révolution 2.0 ». Afin de contribuer à l’analyse des pratiques communicationnelles des mouvements sociaux belges, ce Courrier hebdomadaire étudie ce qu’il en est pour deux d’entre eux : l’Alliance D19-20 et Tout autre chose. Il s’agit tout à la fois de percevoir leur structuration et leur mode de fonctionnement (communication interne) et de déterminer la manière dont ils portent leur volonté de s’opposer aux pouvoirs politiques, financiers et médiatiques en place (communication externe). Une attention spécifique est réservée aux « groupes communication » et autres personnes prenant en charge les activités de communication au sein de ces deux mouvements. De même, l’accent est spécialement mis sur la communication par et sur les réseaux sociaux. Nombreuses sont les différences relevées entre l’Alliance D19-20 et Tout autre chose. Cependant, ceux-ci sont confrontés aux deux mêmes enjeux fondamentaux. D’une part, comment gérer la tension qui existe entre professionnalisation et démocratisation de la communication ? Certains membres estiment qu’il est nécessaire de disposer de compétences poussées pour pouvoir assurer le rôle de communiquer, alors que d’autres considèrent que, grâce aux TIC, n’importe qui peut désormais s’en charger. D’autre part, comment concilier la nécessité de se coordonner et la volonté originale de ne pas adopter de structure hiérarchique ? De l’équilibre trouvé dépend l’existence même d’une ligne de communication commune à l’ensemble des membres du mouvement.