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Podcasts

Existe⁠-⁠t-il un néolibéralisme « à la belge » ?

intervention de Damien Piron et Zoé Evrard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 11 décembre 2023

Émission diffusée le 11 décembre 2023 Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : 1° Zoé Evrard (CRISP) et Damien Piron (ULiège) : Existe-t-il un néolibéralisme ’à la belge’ ? 2° ‘privatisation’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique. 3° Le tour des dernières parutions du CRISP, avec Cédric Istasse.

Courrier hebdomadaire

Les fonds d’investissement en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2573-2574, par Tom Duterme, 89 p., 2023

Les fonds d’investissement constituent l’une des institutions les plus importantes du capitalisme contemporain. En Belgique, les ménages et les entreprises y investissaient ainsi plus de 500 milliards d’euros au 31 décembre 2021 (soit l’équivalent de plus de 100 % du PIB du pays). Ce Courrier hebdomadaire documente l’histoire et l’actualité des fonds d’investissement en Belgique. Après avoir présenté les caractéristiques qui distinguent ces fonds d’autres types de placements financiers, il retrace leur évolution en Belgique, depuis leur apparition en 1947. Cette histoire est éminemment politique puisqu’elle est marquée par les interactions entre divers acteurs financiers (banques, assurances, sociétés de gestion d’actifs…) et différentes autorités publiques et parapubliques (gouvernement, organe de régulation du secteur, Commission européenne…). Se penchant plus en détail sur la situation actuelle, Tom Duterme analyse la structure du marché belge des fonds d’investissement. Il envisage l’impact des fonds d’investissement sur trois enjeux sociétaux (les inégalités de richesse, la transition écologique et la gouvernance des entreprises), ainsi que les relations entre ces fonds et les autorités publiques. En offrant une présentation systématique des fonds d’investissement en Belgique, cette étude renseigne donc aussi sur des thématiques plus larges dont ces fonds, désormais au cœur de la structure socio-économique du paysage économique belge, constituent des témoins et des leviers privilégiés.

Courrier hebdomadaire

Rex dans l’entre⁠-⁠deux⁠-⁠guerres : discours et communication politique

Courrier hebdomadaire n° 2571-2572, par Clément Ferrier, 138 p., 2023

Apparu sur la scène politique belge en 1936, Rex en devient rapidement le « trublion ». D’emblée, le mouvement de Léon Degrelle se démarque des autres formations politiques par un mode de communication novateur, situé au croisement des techniques de la propagande et de la publicité. Son discours est basé sur la dénonciation de scandales politico-financiers, est porté par de grands meetings, s’appuie sur une presse propre (dont Le Pays réel), est incarné par des symboles (le balai), est fait de néologismes (« bankster ») et de slogans (« Rex vaincra ! », « Contre les pourris ! », « Rex ou Moscou »), et bénéficie du charisme du « chef ». En revanche, le mouvement est pour ainsi dire dépourvu de réel programme politique. Si Rex engrange un succès électoral initial en mai 1936, qui lui permet d’obtenir 33 sièges au Parlement, cette période est de courte durée. Rapidement, l’incurie politique des rexistes apparaît au grand jour. S’y ajoute l’absence de ligne idéologique claire, celle-ci étant essentiellement fixée par L. Degrelle au gré des circonstances. L’élection partielle de Bruxelles provoquée par Rex, qui voit le Premier ministre Paul van Zeeland battre sèchement L. Degrelle en avril 1937, constitue un tournant pour le mouvement. Désormais, pour tenter – en vain – de revenir au-devant de la scène, Rex se fait non seulement toujours plus agressif et outrancier, mais aussi antisémite, tandis que s’accroît son admiration pour les régimes fascistes étrangers. Les tensions internes fracturent alors le mouvement et se traduisent par de multiples défections. Ce Courrier hebdomadaire analyse la manière dont le discours rexiste s’est construit, a évolué entre 1936 et 1940, et a été perçu au sein de la société belge. Il souligne ses incohérences et ses contradictions, qui sont allées croissant au fur et à mesure que Rex opérait une radicalisation de sa rhétorique et s’ancrait à l’extrême droite.

Les @nalyses en ligne

Les partis libéraux en Belgique : des partis frères ?

par Benjamin Biard, paru dans Liberas Stories, vendredi 1 septembre 2023

paru, en néerlandais, sous le titre « De liberale partijen in België : zusterpartijen ? » Alors qu’il est le plus ancien parti de Belgique et un des plus vieux d’Europe, le Parti libéral connaît une scission majeure au début des années 1970 sur fond de tensions communautaires. De nouvelles formations partisanes vont alors voir le jour, contribuant à la fragmentation du paysage partisan belge. Classiquement qualifiées de « partis frères », elles évoluent de façon totalement autonome. Pour autant, elles n’en conservent pas moins des relations privilégiées. Cet article dresse un aperçu historique du développement unitaire du Parti libéral et de sa scission avant de questionner les ressemblances et les différences entre ses héritiers et les relations entretenues entre ceux-ci aujourd’hui.

Livres

Lever l’impôt en Belgique. Une histoire de combats politiques (1830⁠-⁠1962)

Livre, par Simon Watteyne, 424 p., 2023

Lever l’impôt, expression consacrée depuis le Moyen Âge, constitue un acte souverain crucial. Créer, augmenter, diminuer ou supprimer des impôts et prévoir les moyens nécessaires pour les collecter… Ces décisions traduisent les grandes orientations du pouvoir en place et lui permettent de déterminer ses choix politiques fondamentaux. Elles ont aussi des effets sur la répartition des richesses et sur les inégalités. Simon Watteyne présente de manière précise et claire les débats qui ont animé le sujet depuis l’indépendance de la Belgique jusqu’à la mise en place du système actuel. Il retrace les circonstances, notamment internationales, qui ont marqué chaque époque. Il cerne les profondes divergences entre courants politiques qui ont forgé et transformé le système fiscal belge. Et il souligne l’influence des milieux industriels, financiers et sociaux sur les décisions prises, ainsi que le rôle de l’administration fiscale et de ses principaux dirigeants. Ainsi, dès le XIX e siècle, la Belgique a été marquée par une fiscalité faible, lui offrant une attractivité grandissante pour les fortunes étrangères. Au siècle suivant, le pays a évolué vers un État-providence caractérisé par une augmentation constante de la pression fiscale sur le travail ainsi que par la prédominance d’une fiscalité attractive pour le capital. En mettant au jour les fondements des positionnements des acteurs politiques et socio-économiques actuels, c’est à une relecture véritablement politique de l’histoire de la fiscalité qu’invite cet ouvrage et, inversement, à la prise en compte de la dimension fiscale dans l’analyse politique. Cet ouvrage a reçu le Prix Jean Stengers 2022 décerné par la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l’Académie royale de Belgique.

Courrier hebdomadaire

L’année politique 2022 au niveau fédéral

Courrier hebdomadaire n° 2563, par Caroline Sägesser, 50 p., 2022

Ce Courrier hebdomadaire retrace les faits saillants de l’année 2022 qui ont concerné le gouvernement belge et qui ont alimenté l’actualité politique au niveau fédéral. Cette année devait être une année capitale pour le gouvernement De Croo, avant que l’échéance électorale prévue le 9 juin 2024 ne vienne entraver son action et sa capacité à dégager des accords. Cependant, une actualité internationale dramatique – la guerre en Ukraine – et ses conséquences – la flambée des prix de l’énergie et le retour d’une forte inflation – ont bouleversé le programme de l’exécutif et compliqué son action. En outre, l’hétérogénéité de l’équipe s’est avérée difficile à surmonter, et le gouvernement a été déclaré en danger à plusieurs reprises. Caroline Sägesser examine ici les modifications intervenues dans la composition du gouvernement De Croo, et passe en revue les principaux événements auxquels celui-ci a été confronté au cours de l’année 2022 (crise sanitaire, énergie, fiscalité, pensions, marché du travail, immigration, justice, budget, sécurité, concertation sociale, cultes…). Elle propose aussi un retour sur l’évolution de la cohésion de cette majorité singulière, qui se compose de plus de partis qu’aucune autre avant elle dans l’histoire de la Belgique.

Courrier hebdomadaire

Au cœur du pouvoir : le kern

Courrier hebdomadaire n° 2560-2561, par Jean Faniel, Caroline Sägesser, 79 p., 2022

Certains organes du pouvoir politique, bien que jouant un rôle de tout premier plan, sont largement inconnus du grand public. Même si leur action constitue un rouage central du fonctionnement de l’État, elle n’est mise en lumière qu’à l’occasion, que ce soit dans la presse ou dans les études scientifiques. Ainsi en va-t-il du kern. De nos jours, il réunit autour du Premier ministre les chefs de file de chacun des partis formant la coalition fédérale, c’est-à-dire les vice-Premiers ministres. Habituellement, ceux-ci sont en outre les membres du gouvernement fédéral qui détiennent les compétences les plus importantes. Le rôle de ce noyau est capital puisque c’est en son sein que sont prises la plupart des décisions majeures qui concernent la Belgique. Pourtant, le kern se déploie dans une grande discrétion et n’a pas toujours eu cette physionomie. En outre, il est aujourd’hui un organe informel : aucun texte juridique ne règle ses missions, sa composition ou son organisation. En français, son nom même est fluctuant : « Conseil des ministres restreint » ou « Comité ministériel restreint ». Par le passé, ses prédécesseurs ont également été appelés au fil du temps « Cabinet de la politique générale », « Comité de coordination politique », « Cabinet restreint » ou « Comité ministériel de politique générale ». Ce Courrier hebdomadaire sort le kern de l’ombre. Grâce à un regard vers le passé et une analyse de la situation présente, il détermine quelles sont les coutumes qui le régissent, et comment il s’est peu à peu mis en place et a changé de composition. Il examine aussi le profil des vice-Premiers ministres, notamment sous l’angle de leur répartition linguistique, politique et de genre. Une comparaison avec les gouvernements de Région et de Communauté complète le texte.

Courrier hebdomadaire

Les législations visant à favoriser la participation politique des femmes : évolutions et effets (1994⁠-⁠2022)

Courrier hebdomadaire n° 2557-2558-2559, par Cédric Istasse, 141 p., 2022

Depuis 1994, des réformes législatives successives ont visé à appuyer – et cela d’une façon de plus en plus marquée – la présence des femmes aux différents niveaux de pouvoir en Belgique. C’est ainsi que, par exemple, les listes de candidats aux élections doivent comporter de nos jours un nombre égal de femmes et d’hommes. Parfois, le système de la « tirette » est même de mise. Quant à eux, les organes exécutifs sont tenus de compter au moins une femme dans leurs rangs – voire, pour certains d’entre eux, d’être composés d’au moins un tiers de femmes. Ce Courrier hebdomadaire fait état de l’évolution des législations adoptées en Belgique avec pour objectif de favoriser la représentation des femmes en politique, que ce soit par l’instauration de quotas ou par l’imposition d’une obligation de mixité voire de parité. Ce faisant, il offre également un panorama des règles qui sont actuellement en vigueur. Ensuite, il procède à une analyse des effets des législations considérées, respectivement pour les organes législatifs et pour les organes exécutifs. Concrètement, il étudie l’évolution de la proportion de femmes élues lors des différents scrutins, ainsi que celle de la proportion de femmes siégeant dans les instances exécutives. Sont envisagés tout à la fois le niveau européen, le niveau fédéral, le niveau régional et communautaire, le niveau provincial et le niveau communal. Le propos est appuyé par une centaine de tableaux et graphiques. Dans la mesure du possible, des ventilations par formation politique (ainsi que, le cas échéant, par communauté linguistique) sont réalisées.

Les @nalyses en ligne

Y aura⁠-⁠t-il une septième réforme de l’État ?

interview de Caroline Sägesser et Vincent Lefebve par Julien Pieret, parue sur e-legal. Revue de droit et de criminologie de l’Université libre de Bruxelles, n° 7, avril 2023, e-legal.ulb.be

Le fédéralisme belge se distingue, notamment, par sa dimension évolutive : régulièrement, via ce que l’on appelle une réforme de l’État, l’architecture institutionnelle de la Belgique fédérale est revue, affinée, approfondie, complexifiée ou, plus rarement, simplifiée. À ce jour, six réformes de l’État ont eu lieu en Belgique (1970-1973, 1980-1983, 1988-1990, 1992-1993, 2001, 2012-2014), chaque réforme portant en germe les axes de la suivante. Fruit d’arbitrages politiques subtils adoptés à la suite de négociations interminables et souvent confidentielles, chaque réforme de l’État stabilise un temps le rapport de force qui préside aux relations entre les différentes composantes de l’État fédéral belge et entre les principales formations politiques du pays. La dernière réforme de l’État, consécutive de la fameuse crise dite des « 541 jours », a frappé les imaginations par la dramatisation du contexte politique dans lequel elle fut entamée, par l’importance des nouvelles compétences désormais attribuées aux Communautés et aux Régions et, surtout, par la levée d’un tabou persistant : le fait de confier aux Communautés la gestion autonome d’un pan de notre sécurité sociale, à savoir les allocations familiales. Près de dix ans après l’atterrissage de cette réforme, la question d’une éventuelle septième réforme de l’État se pose. Quels sont les projets sur la table ? Quelles sont les perspectives tracées par l’actuel gouvernement fédéral ? Une telle réforme apparaît-elle inéluctable ? Et si oui, quels devraient en être les axes ?

Les @nalyses en ligne

« En cas d’urgence, l’associatif et les citoyens sont parfois plus efficaces »

interview de Jean Faniel par Laurence Van Ruymbeke, parue dans Le Vif, 13 avril 2023, p. 39-41

Faute de moyens et de volonté politique, l’État ne répond pas présent sur tous les fronts. L’associatif et les citoyens prennent alors le relais. La densité et l’efficacité du tissu associatif belge ne tombent pas du ciel. Ses racines sont plongées dans une histoire déjà longue, ce qui en fait un acteur majeur du fonctionnement du pays. Pour autant, l’État peut-il prendre l’habitude de s’appuyer sur le monde associatif pour se décharger de ses missions ? Au point de perdre le contact avec les réalités que vit la population ? La solidarité est belle, mais le danger est réel.

Podcasts

La Belgique face aux crises

intervention de Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 10 avril 2023

Aujourd’hui, c’est le 50e épisode de L’Actualité en 3D, le rendez-vous mensuel de décryptage de l’actualité politique que nous vous proposons en partenariat avec le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques. Pour cet épisode jubilaire, nous allons tenter de prendre un peu de hauteur en croisant deux thématiques qui ont été centrales lors des 49 épisodes précédents de L’Actualité en 3D, en associant deux des fils rouges tissés par cette succession d’émissions. Premier fil rouge : la Belgique fédérale dont le système institutionnel et politique a été au cœur de nombreux épisodes. Une Belgique dont nous avons évoqué l’histoire à travers ses symboles et autres emblèmes, une Belgique dont l’architecture fédérale a été au cœur de l’émission de septembre 2021, une Belgique dont certaines composantes – la Région bruxelloise ou la Communauté germanophone – ont été présentées par nos soins, une Belgique politique dont nous avons étudié certains des piliers à travers nos émissions consacrées aux familles politiques libérales ou sociales-chrétiennes et dont nous avons également analysé certains dispositifs politiques décisifs ces dernières années, comme celui dit des affaires courantes ou en analysant les modalités de formation ou de démission d’un gouvernement. Deuxième fil rouge de L’Actualité en 3D : la notion de crise. Des crises qui s’accumulent et se superposent comme nous l’avons encore constaté lors de notre émission bilan de l’année 2022. Mais souvenez-vous que notre première émission était consacrée à une crise politique, celle survenue en Région wallonne à l’été 2017. Et puis, l’actualité nous a conduit à envisager la crise due au Brexit, la crise climatique et énergétique notamment avec Fabienne Collard, la crise du pouvoir d’achat au cœur de notre émission consacrée à l’accord interprofessionnel, puis évidemment la crise sanitaire à laquelle nous avons consacré pas moins de trois émissions. Et donc pour cette 50e émission, nous allons nous demander dans quelle mesure l’apparition d’une crise teste et met à l’épreuve notre système institutionnel et politique, dans quelle mesure une crise révèle les failles mais aussi les ressources que notre système présente. Comment nos autorités politiques font face aux crises ? Une crise constitue-t-elle un facteur d’unité, de rassemblement des différentes forces sociales et politiques qui constituent la Belgique ou à l’inverse, une crise accentue-t-elle les nombreuses divisions communautaires ou idéologiques qui traversent la Belgique depuis ses origines ? Voilà en quelques mots la question générique qui sera au cœur de cette émission et pour y répondre, nous aurons le plaisir de recevoir Vincent Lefebve, philosophe, juriste et chargé de recherche pour le CRISP.

Courrier hebdomadaire

La formation de l’« espace » belge

Courrier hebdomadaire n° 2538, par Xavier Mabille, 49 p., 2022

Xavier Mabille est décédé le 24 décembre 2012. Afin de lui rendre hommage en ce dixième anniversaire de sa disparition, le CRISP publie un texte inédit de cet auteur clairvoyant et prolifique, tout à la fois politologue et historien, qui fut l’un de ses principaux responsables pendant plus d’un demi-siècle et sa figure la plus connue. Dans ce texte, Xavier Mabille étudie le processus de formation de l’espace belge, du Moyen Âge au lendemain de la Première Guerre mondiale, afin notamment de montrer combien « l’établissement des frontières de la Belgique n’a pas été le fruit du sentiment des populations concernées ». Cet écrit constituait le premier chapitre d’une étude menée dans la première moitié des années 1980 et intitulée Recherche relative à l’évolution de la société et des institutions en Belgique . Mais lorsque celle-ci avait été convertie en ce qui allait bientôt devenir l’ouvrage le plus célèbre de Xavier Mabille – son Histoire politique de la Belgique. Facteurs et acteurs de changement , qui est aujourd’hui encore une référence majeure dans la littérature scientifique belge –, le choix avait été posé de ne pas conserver ce chapitre sur la « pré-histoire » de l’État belge. Aujourd’hui, il est édité pour la première fois, et devient ainsi le 140 e   Courrier hebdomadaire répertorié de celui qui fut le rédacteur en chef de cette revue de 1968 à 1983, avant de participer à la direction du CRISP jusqu’en 1999 et d’en être le président jusqu’en 2012. Ce volume est complété par la bibliographie de Xavier Mabille.

Livres

Questions d’histoire politique de Belgique. Liber Amicorum Paul Wynants

Livre, par Cédric Istasse, Bruno Colson, Jérémy Dodeigne, Martine Paret, Isabelle Parmentier, Axel Tixhon, 262 p., 2022

Cet ouvrage rend hommage à l’historien Paul Wynants (1954-2018), professeur à l’université de Namur et administrateur du CRISP. En évocation de quelques-uns des centres d’intérêt de Paul, ce liber amicorum est composé de dix études, relatives à l’introduction de la « nouvelle histoire » en Belgique entre 1929 et 1956 (Els Witte), au sentiment national des Belges au service de l’Autriche dans la seconde moitié du XVIIIe siècle (Bruno Colson) et des vétérans belges des armées napoléoniennes (Cédric Istasse), à la loi du 4 mars 1870 sur le temporel des cultes (Caroline Sägesser), à la constitution des groupes spécifiques de jeunes dans les structures syndicales belges (Jean Faniel), au « Programme de Noël 1945 » du Parti social chrétien (Emmanuel Gerard), à la couverture médiatique d’une manifestation catholique organisée le 26 mars 1955 dans le cadre de la seconde guerre scolaire (Anne Roekens), aux clivages politiques qui divisent la société belge (Vincent de Coorebyter), aux évolutions de la particratie en Belgique (Petra Meier et Jean-Benoit Pilet) et aux dimensions de l’attractivité des mandats parlementaires wallons (Jérémy Dodeigne). Il compte aussi une nouvelle ayant trait au débat juridique qui a agité la Belgique de la seconde moitié du XIXe siècle autour de la question de l’absence de personnalité morale des congrégations religieuses (Michel Coipel). Enfin, l’ouvrage comporte un article inédit de Paul Wynants, consacré au délitement du lien partisan.

Les @nalyses en ligne

Cinq thèses sur les clivages

par Vincent de Coorebyter, paru sur B. Colson, J. Dodeigne, C. Istasse, M. Paret, I. Parmentier, A. Tixhon  (dir.), Questions d’histoire politique de Belgique. Liber Amicorum Paul Wynants, Bruxelles/Namur, CRISP/UNamur, 2022, p. 169-180

Paul Wynants n’a pas marqué de son empreinte la théorie des clivages. En bon historien, il se méfiait des grandes constructions théoriques et ne se sentait pas voué à renouveler la doctrine. Il a par contre contribué à lui donner du sens grâce à une longue série d’études touchant de près ou de loin à la dynamique des clivages. Résumer la substance de ces quelque cinquante publications dépasse nos capacités. C’est pourquoi nous avons choisi d’en donner une image sélective, centrée sur un petit nombre de thèses qui n’ont pas été explicitement défendues par Paul Wynants, mais qui émergent au fil de ses travaux – soit qu’elles les sous-tendent, soit qu’elles en forment les conséquences.

Podcasts

Vers une septième réforme de l’État belge ? Exercice de prospective institutionnelle

intervention de Caroline Sägesser et Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 10 octobre 2022

Mise entre parenthèse depuis la négocation (2010-2011) et l’entrée en vigueur (2014) de la sixième réforme de l’État belge, la question d’une nouvelle réforme de notre système fédéral risque assurément de revenir au premier plan de l’actualité politique dans la perspective des élections fédérales et régionales qui se dérouleront en mai 2024. Que signifie l’expression "réforme de l’État" et pourquoi y’en a-t-il eu plusieurs en Belgique ? Pourquoi une nouvelle réforme de l’État apparait nécessaire aux yeux de certaines formations politiques alors que d’autres semblent douter de sa pertinence ? Quels seraient les enjeux d’une telle réforme ? Quels sont les projets institutionnels actuellement débattus au sein du gouvernement fédéral ou des différents parlements du pays ? Qu’est-ce que l’opération "un pays pour demain" et est-elle susceptible de rompre avec la façon habituelle dont notre classe politique débat de l’avenir de la Belgique ? L’hypothèse d’une scission de l’État belge en plusieurs nations indépendantes est-elle crédible ? En vue de répondre à toutes ces questions, nous aurons le plaisir de recevoir Vincent Lefebve, philosophe et juriste, et Caroline Sägesser, historienne, et tous deux chargés de recherche pour le Centre de recherche et d’information socio-politques (CRISP).

Courrier hebdomadaire

Archives et gouvernance de l’information à l’ère numérique

Courrier hebdomadaire n° 2530-2531, par Florence Gillet, 79 p., 2022

Publiques ou privées, courantes ou définitives, en format papier ou numérique, les archives sont omniprésentes. Leur intérêt et leur utilité dépassent amplement la sphère des historiens et autres chercheurs en sciences humaines. Car, contrairement à une idée reçue, les archives n’ont pas seulement une valeur historique ou patrimoniale. Elles constituent autant de traces susceptibles de servir de preuve, de témoignage, de caution, de justification. Ainsi, une archive peut être cruciale pour le bon fonctionnement d’une administration, d’une entreprise ou d’une association. À un niveau plus général, les archives de l’État participent de la bonne marche d’une démocratie. Dès lors, les archives nécessitent la mise en place de processus de suivi et de préservation : authentification, validation, tri, classement, conservation, valorisation, etc. Ces processus ne prennent pas place uniquement en fin de parcours mais se doivent d’être envisagés dès la création du document. Or plusieurs événements récents ont montré que la gestion des archives a été largement négligée jusqu’à présent par les responsables politiques ainsi que par nombre d’acteurs de la société civile et du monde économique. Ce Courrier hebdomadaire brosse un portrait général des enjeux liés à la gouvernance des archives afin d’en montrer la complexité et la richesse, la variété des défis à relever (en particulier dans le contexte actuel d’essor des nouvelles technologies) ainsi que les multiples facettes des métiers concernés. La problématique est étudiée sous le prisme de la Belgique francophone, avec néanmoins la volonté de s’inscrire dans un contexte plus général, à la fois belge et international. Il s’agit notamment de faire état des législations existant en la matière et de pointer leurs carences et lacunes.

Podcasts

Quels sont les symboles et emblèmes de l’État belge et de ses composantes ? Introduction à la vexillologie et à l’héraldique

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 12 septembre 2022

C’est la rentrée de l’Actualité en 3D, l’émission de décryptage de l’actualité politique réalisée en partenariat avec le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques ! Et pour inaugurer cette sixième saison, nous traiterons d’une thématique en apparence anecdotique mais qui, en réalité, nous renvoie aux manifestations les plus immédiates du pouvoir et à la façon dont il se donne à voir. En effet, nous envisagerons les symboles et les emblèmes de l’État belge et de ses composantes fédérées. D’où viennent les trois couleurs de notre drapeau national ? Pourquoi le lion apparait-il régulièrement sur différents emblèmes belges ? Quand les wallons se sont-ils pris d’affection pour le coq ? Quelle est l’origine du choix de l’iris comme symbole de la Région bruxelloise ? Autant de questions qui nous initieront à l’art subtil de la vexillologie et de l’héraldique, soit l’étude respective des drapeaux et des emblèmes et auxquelles nous tâcherons de répondre en compagnie de Cédric Istasse, chargé de recherche au CRISP, rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire et surtout historien féru de la petite et de la grande histoire.

Courrier hebdomadaire

La Belgique, un État fédéral singulier

Courrier hebdomadaire n° 2500, par Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 267 p., 2021

Chaque État est original dans son architecture institutionnelle, spécifique dans ses structures et unique dans ses équilibres. Il en va ainsi des États unitaires, et a fortiori des États fédéraux. Par définition en effet, tout système fédéral est constitué de plusieurs ordres juridiques, dont l’articulation résulte d’une histoire et d’un contexte socio-politique qui lui sont propres. En Belgique, beaucoup de citoyens ont le sentiment de vivre dans un pays bien singulier. Un pays qui se différencie de tous les autres par l’évolution constante de son organisation, par le nombre de ses niveaux de pouvoir, par l’enchevêtrement des domaines de compétence de ses entités et par la complexité – voire l’opacité – de son fonctionnement. Un pays qui est secoué par des crises répétées semblant menacer jusqu’à son existence. Un pays qui présente de multiples caractéristiques qui ne se rencontrent pas ailleurs, et qui sont tout à la fois la cause et la conséquence d’un fédéralisme à nul autre pareil. Bref, un pays atypique. Ce numéro spécial du Courrier hebdomadaire se penche sur les particularités de l’État fédéral belge, que ce soit en ce qui concerne son mode d’élaboration, les caractéristiques du pouvoir fédéral, les attributs de ses Régions et Communautés, les dynamiques qui le traversent ou les relations qu’entretiennent ses diverses composantes. Par un examen approfondi de ses caractéristiques sous des angles multiples et complémentaires, cette étude offre une lecture renouvelée et minutieuse du système socio-politique belge. En outre, afin de saisir les réelles singularités de la Belgique par rapport aux autres États fédéraux, elle montre en quoi le fédéralisme belge se distingue ou non des configurations institutionnelles de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la Suisse, etc. Télécharger la table des matières

Podcasts

Qui es⁠-⁠tu Ostbelgien ?

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 mars 2022

Même certains belges tendent à l’oublier... Depuis sa naissance, l’État belge comprend, à l’est de son territoire, une minorité germanophone ! Produit d’une histoire tumultueuse et emblématique des drames du XXe siècle, la présence de cette minorité de langue allemande sur le territoire belge est aujourd’hui reconnue et assumée. Il n’en a pas toujours été ainsi... Population par le passé mal-aimée, sinon méprisée, la minorité germanophone de Belgique est présentée aujourd’hui comme la "minorité la plus protégée au monde". En effet, depuis les années 70, le processus de fédéralisation du pays a permis la création d’une Communauté germanophone dotée de larges compétences, d’une autonomie réelle et d’institutions parlementaire et gouvernementale qui lui sont propres. En outre, force est de constater que cette entité fédérée est particulièrement dynamique comme en témoignent autant l’opération de marketing régional visant à lui donner un nouveau nom - Ostbelgien - que ses initiatives pionières en termes de démocratie participative.Quelle est l’histoire de ce peuple et de ce territoire ? Quelles sont les spécificités de la Communauté germanophone comme entité fédérée et quelle est sa place dans le paysage du fédéralisme belge ? Quelles sont ses compétences et a-t-elle des revendications en la matière ? Existe-t-il un mouvement régionaliste germanophone ? Qui exerce aujourd’hui le pouvoir dans cette Communauté ? Pourquoi se fête-t-elle le 15 novembre ? Autant de questions auxquelles nous tâcherons de répondre en compagnie de Cédric Istasse, rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politique, le partenaire de cette émission. En effet, pour des raisons mystérieuses mais qui seront sans doute plus claires à l’issue de cette émission, Cédric Istasse nourrit de longue date un intérêt tout particulier pour nos compatriotes de langue allemande...

Livres

Introduction à la Belgique fédérale

Livre, par Caroline Sägesser, Jean Faniel, Pierre Blaise, 108 p., 2022

La Belgique est un État fédéral d’une rare complexité. Connaissant des Communautés et des Régions, et, à Bruxelles, des Commissions communautaires, le fédéralisme belge se caractérise notamment par le chevauchement de différents pouvoirs sur un même territoire. Introduction à la Belgique fédérale guide le lecteur à travers les rouages institutionnels de l’Autorité fédérale et des entités fédérées. Cet ouvrage expose la répartition des compétences, les relations entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire, la composition des parlements et des gouvernements ou encore le rôle des provinces et des communes. Rédigé dans un langage accessible, il permet à chacun de se familiariser avec le fonctionnement des institutions. Cette édition est entièrement mise à jour en 2022.

Livres
Illustration de la ressource

La Constitution au fil de ses versions (2ème édition)

Livre, par Cindy Regnier, 408 p., 2022

Adoptée en février 1831, la Constitution belge a été révisée à plus de 65 reprises depuis lors. Élargissement du droit de vote, d’abord, réformes de l’État successives, ensuite, ont tout particulièrement modifié sa physionomie de départ. Cette évolution de la « loi fondamentale » reflète à la fois les changements intervenus dans la société belge et les transformations des structures institutionnelles du pays. En 2019, l’ouvrage La Constitution au fil de ses versions est venu proposer une formule de lecture originale permettant de retracer l’évolution d’un article au fil de ses modifications et, plus largement, de saisir finement les évolutions de ce texte central. La deuxième édition inclut les dernières révisions constitutionnelles et améliore la lisibilité de certains articles particulièrement touffus. L’objectif de cet ouvrage demeure de permettre au lecteur d’observer aisément les révisions qu’a connues la Constitution belge depuis sa promulgation en français en 1831, en livrant, dans une présentation originale et exhaustive, les versions successives de chaque article et en signalant de manière précise les modifications intervenues et les dates de ces changements. La présentation permet de saisir aisément quand une modification a été apportée au texte. Le procédé utilisé offre trois modes de lecture possibles. Le lecteur peut ainsi lire la Constitution actuelle de la Belgique, en connaître la version initiale ou suivre l’évolution d’un article en particulier, voire d’un paragraphe ou d’un alinéa spécifique. Ce dernier mode de lecture est assurément le plus original. Par cette plongée historique dans la loi fondamentale, le CRISP offre le fil qui permet de tracer un chemin dans ce texte sinueux et, pourtant, crucial pour tenter de comprendre ce dédale auquel la Belgique s’apparente parfois. Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale.

Les @nalyses en ligne

La Belgique fédérale a cinquante ans. Vraiment ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 7 décembre 2021

Il est un fait bien connu que la Belgique est l’un des rares pays au monde à être né en tant qu’État unitaire puis à avoir évolué en État fédéral au cours de son histoire. En revanche, on sera sans doute surpris d’apprendre que, s’agissant du cas belge, il n’existe pas d’unanimité quant à la détermination de l’époque à laquelle s’est produite cette mutation institutionnelle.

Courrier hebdomadaire

Les spécificités institutionnelles de la région bruxelloise

Courrier hebdomadaire n° 2510, par Quentin Peiffer, 46 p., 2021

Au sein de l’architecture institutionnelle belge, la région bruxelloise présente de nombreuses spécificités. Celles-ci sont liées à ses deux particularités majeures que sont, d’une part, le fait d’être la seule région bilingue et, d’autre part, celui d’abriter la capitale du pays. En région bruxelloise, outre l’Autorité fédérale et les communes, pas moins de six entités se partagent les compétences étatiques : la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté française et la Communauté flamande – qui toutes deux ont également Bruxelles pour capitale –, et les trois Commissions communautaires (COCOM, COCOF et VGC). La Région de Bruxelles-Capitale se singularise par rapport aux autres Régions et Communautés par plusieurs éléments, tels que l’obligation d’une parité linguistique au gouvernement ou l’exigence d’une double majorité au parlement pour l’adoption de certaines normes. Cette configuration complexe est le fruit de divers facteurs, à commencer par les fortes réticences flamandes ayant entouré la création de la Région bruxelloise, la volonté d’assurer une protection forte de la minorité néerlandophone vivant sur ce territoire, et le refus de créer des sous-nationalités dans cette région. Interviennent aussi, de façon non négligeable, le rôle international et la fonction de capitale de Bruxelles.

Courrier hebdomadaire

La démographie de la Grande Guerre en Belgique et sa géographie

Courrier hebdomadaire n° 2508-2509, par Jean-Pierre Grimmeau, Pierre Marissal, 83 p., 2021

La Guerre 1914-1918 a provoqué en Belgique des morts militaires, une augmentation de la mortalité civile, une diminution des naissances, un exil à l’étranger et une diminution de l’immigration. Tous ces phénomènes ont affecté l’évolution de la population. Mais leurs effets n’ont pas touché l’ensemble du pays de la même façon : ils présentent des variations géographiques. Plus de cent ans après les faits, on pourrait croire que tout cela est bien connu. Or il n’en est rien : les estimations sont rares et disparates. Palliant cette lacune, ce Courrier hebdomadaire constitue la première étude des conséquences démographiques de la Première Guerre mondiale en Belgique et de leur géographie. D’une part, il cartographie l’impact du conflit sur les différents phénomènes démographiques et permet d’en comprendre les facteurs. D’autre part, il construit des estimations justifiées et argumentées, et les compare aux principales propositions antérieures. Tour à tour, l’analyse se penche sur l’exil, la déportation et la migration, sur l’opposition des évolutions dans les grandes villes et dans les campagnes, sur le déficit des naissances, sur la surmortalité civile et sur les décès militaires. La conclusion, qui établit le bilan migratoire et démographique de la guerre, réserve quelques surprises. Ce Courrier hebdomadaire présente 11 cartes, 9 pyramides d’âge et 20 autres graphiques, tous originaux, ainsi qu’une carte d’époque restaurée.

Courrier hebdomadaire

Les comptes rendus parlementaires en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2506-2507, par Serge Model, 62 p., 2021

Comme dans tout État démocratique, les discussions tenues au sein des diverses assemblées parlementaires de Belgique font l’objet de comptes rendus, que ceux-ci s’intitulent Compte rendu intégral (Chambre des représentants, Parlement wallon, Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, Parlement de la Communauté française, Assemblée réunie de la COCOM et Assemblée de la COCOF), Compte rendu analytique (Chambre des représentants), Annales (Sénat), Woordelijk verslag (Parlement flamand) ou Ausführlicher Bericht (Parlement de la Communauté germanophone). Ces documents constituent un instrument majeur de la publicité des débats parlementaires. En outre, en préservant la mémoire des délibérations politiques, ils contribuent à comprendre l’intention du législateur et à interpréter la norme votée par celui-ci. Ils sont dès lors essentiels tant au citoyen qu’à tout acteur ou observateur de la vie politique. Ce Courrier hebdomadaire éclaire le travail – méconnu quoique fondamental – de transcription et de publication des débats parlementaires par les services de compte rendu. Il s’interroge aussi sur l’avenir de cette technique à l’ère des nouvelles technologies.