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1960 - 2026

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Livres
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Patrice Lumumba. Les cinquante derniers jours de sa vie

Livre, par H. Donnay, G. Heinz, 195 p., 1966

Le 17 janvier 1961, deux cents jours après la proclamation de l’indépendance du Congo, Patrice Lumumba est frappé de mort violente à Elisabethville. Fondateur du Mouvement National Congolais en octobre 1958, c’est lui qui, en juin 1960, au terme du régime colonial belge, avait formé le premier gouvernement souverain de la République du Congo, En quelques semaines, il lui fut donné de connaître l’éclatement de l’ancienne Force Publique, l’intervention militaire belge, la sécession du Katanga et du Sud-Kasaï, l’action des casques bleus des Nations-Unies, les guerres tribales du Kasaï, la rupture brutale de son alliance avec le président Kasa-Vubu, le coup d’État militaire du colonel Mobutu, la mise en résidence surveillée à Léopoldville, l’emprisonnement à Thysville et les menaces de mort. Vivant, Lumumba fut une personnalité qui suscita autour d’elle des passions contradictoires, Mort, Lumumba continue à peser sur la vie et le destin du Congo et de l’Afrique : c’est sur son nom que s’affrontent les groupes et les pays ; c’est au nom de la fidélité à sa mission que des masses vont à la rébellion armée contre le pouvoir établi. Créatrice d’un mythe dont la, force dépasse celle de l’homme qui lui donne son nom, la mort de Lumumba reste, aujourd’hui encore, un mystère à bien des égards. Les conditions dans lesquelles elle s’est produite sont mal connues et les versions les plus contradictoires ont été diffusées, parfois dans le but de détruire des adversaires et de jeter le discrédit sur la politique qu’ils incarnent. L’ONU n’a pu élucider certains aspects décisifs de ce destin tragique : des témoins se sont dérobés ; des sources lui furent inaccessibles. Il reste essentiel pour l’avenir politique du Congo que la vérité tout entière soit faite un jour sur les circonstances de la mort de Lumumba, et surtout sur le contexte dans lequel elle s’est inscrite, sur les mécanismes qui ont déterminé l’événement et sur les principaux acteurs dont la responsabilité est engagée à des degrés divers. Il ne nous appartenait pas de faire ici œuvre de procureur ou d’enquêteur de police, d’autant que nous n’en avions ni les moyens ni les pouvoirs. Nous avons par contre mené une enquête politique approfondie. Nous avons voulu conserver au travail un caractère principalement descriptif, éclairant les faits et les mécanismes, sans faire le procès de telle ou telle personne. Souvent même, pour ne pas compromettre la sécurité des intéressés, nous n’avons pas mentionné certains noms, dont la publication n’eût pas fourni de complément important pour la compréhension des faits. Nous avons aussi eu le souci de situer l’événement dans le climat passionnel de l’époque : par le texte, par l’image et par des documents sonores dont l’authenticité nous permet une approche vivante d’une vérité difficile à saisir, Notre enquête a exigé de nombreuses recherches et de multiples interviews en Belgique, au Congo et à l’étranger. Nous n’avons pas obtenu ou trouvé tout ce que nous aurions souhaité. Bien des pistes sont d’ailleurs définitivement brouillées. Néanmoins, notre recherche patiente et objective nous a permis de mieux cerner les faits réels, d’écarter des informations tendancieuses ou fausses, d’éliminer des interprétations intéressées ou polémiques. Le cadre de notre narration est solide : c’est à l’intérieur de ce cadre que s’inscrit la vérité, toute la vérité qu’il sera peut-être nécessaire et possible de faire un jour avec les moyens adéquats.

Livres
Illustration de la ressource

Congo 1964. Political documents of a developing nation

Livre, par Jules Gérard-Libois, Jean Van Lierde, 600 p., 1965

Courrier hebdomadaire

Le contentieux belgo⁠-⁠congolais

Courrier hebdomadaire n° 283, 25 p., 1965

Livres
Illustration de la ressource

La décision politique en Belgique. Le pouvoir et les groupes

Livre, par Jean Ladrière, Jean Meynaud, François Perin, 403 p., 1965

Rares sont les études qui ont été, jusqu’à présent, consacrées à la vie politique belge. Or la Belgique a connu et connait encore un certain nombre de problèmes d’importance majeure. A beaucoup d’égards, elle constitue un microcosme où apparaissent les principaux éléments caractéristiques des pays occidentaux. Le premier mérite de ce livre, réalisé par le Centre de recherche et d’information socio-politiques (Bruxelles), est de présenter un tableau de la vie politique belge, de 1944 à nos jours. La réalisation d’une telle entreprise n’allait pas sans difficulté tenant à l’absence d’études préalables sur les points étudiés ou à l’acuité des problèmes posés : ces difficultés ont été surmontées. En second lieu, l’équipe du CRISP est parvenue à faire œuvre de science politique, en se donnant comme ligne de recherche l’analyse de décisions qui ont marqué la politique en Belgique ces dernières années (crise de l’unité belge, pacte scolaire, création des organes de la politique scientifique, ’loi unique’, réforme de l’impôt sur le revenu, programmation économique, crise charbonnière, politique des prix agricoles, politique congolaise... ). Cette méthode conduit les auteurs à donner à la substance même de l’activité politique toute son importance, et permet d’apprécier au mieux les résultats de cette activité. Le présent ouvrage, qui rappelle, en outre, les bases et les étapes de la vie politique belge et est illustré de nombreux documents, fournit un instrument de référence à tous ceux qui s’intéressent à la Belgique, ainsi qu’aux problèmes de l’Europe.

Livres

Congo 1963

Livre, par Jorge Beys, Paul-Henry Gende-Bien, Jules Gérard-Libois, Benoît Verhaegen, 456 p., 1964

« Congo 1963 » est le cinquième ouvrage de la série des « Congo » éditée par le CRISP. Avant d’esquisser dans cette introduction un rapide panorama de l’évolution politique du Congo au cours de cette année, il n’est sans doute pas inutile de rappeler et de préciser les règles de méthode et les objectifs poursuivis par cette collection. L’enseignement classique de l’histoire par les historiens a certes une valeur incontestable et universelle, qu’il s’agisse de l’histoire d’un peuple disparu, d’une époque lointaine ou d’une société de dimension restreinte. Lorsque les règles de la connaissance historique sont respectées, un fait du passé peut avoir autant de signification humaine qu’un fait actuel. Sociologie et histoire tendent à se confondre lorsque cette dernière parvient à franchir le seuil de la rareté et de l’imprécision des faits révolus pour déboucher sur la représentation d’un fait social. Cependant lorsqu’il n’est pas possible d’atteindre un degré suffisant de connaissance et de précision. et qu’aucune interprétation sociologique n’est autorisée, l’ historien, sans parler du compilateur stérile, n’est plus qu’un collectionneur de faits épars, dans lesquels viendront peut-être puiser les historiens et les sociologues futurs. La connaissance systématique des faits sociaux contemporains dans leur déroulement historique - que ton pourrait considérer comme une histoire ultra-contemporaine - devrait offrir des facilités plus grandes que dans le cas de l’histoire classique des faits passés. En effet, à ces possibilités de l’historien s’ajoutent les techniques du sociologue. A l’interrogation des textes et des objets se joint celle des personnes. L’histoire ultra-contemporaine, qui se situe nécessairement au confluent de l’histoire et de la sociologie, aurait en outre l’avantage pratique de fournir, aux gouvernants et aux peuples, un diagnostic adéquat des problèmes de leurs sociétés. Une telle discipline est cependant loin d’être acceptée tant par les historiens que par les sociologues. Les premiers, reculant devant la masse et la subjectivité des faits actuels, préfèrent se réfugier dans l’analyse des sociétés mortes et des processus accomplis ; les seconds sont contraints par leur technique de recherche de ne cerner qu’un secteur de la réalité à la fois, après en avoir forgé le cours évolutif. Par conséquent l’analyse des faits contemporains d’histoire reste aux mains des journalistes et essayistes, qui se contentent de donner au public une pseudo-connaissance et une sociologie-digest. L’élaboration d’une connaissance scientifique de l’histoire ultra-contemporaine nécessite une double démarche : : il faut tout d’abord que soient rassemblés, sélectionnés, classés et présentés les faits et les textes de cette histoire, du moins dans la mesure ou ceux-ci sont accessibles. La collection des « Congo » tente de répondre à cet objectif. Mais il faut ensuite que le recours à la méthode et aux techniques de la sociologie et de la science politique complète, critique et sélectionne ces matériaux et leur donne leur signification authentique. Les auteurs de la collection des « Congo » sont conscients d’une part des lacunes de la documentation écrite présentée, soit que celle-ci ne leur ait pas été accessible, soit que le choix des textes présentés ait été défectueux : d’autre part du caractère déformant, partiel et artificiel de la documentation écrite en général, et des documents publics congolais en particulier. Ce sont les raisons pour lesquelles ils souhaitent que d’autres poursuivent l’œuvre commencée par une analyse sociologique. Cependant, malgré cette mise en garde, les auteurs sont convaincus de faire œuvre utile à deux égards : ils espèrent avoir fourni aux écrivains, sociologues et historiens une documentation qui leur épargnera de nombreux efforts et réduira leur coefficient d’erreur et d’approximation. Mais ils destinent d’abord et avant tout leur ouvrage à tous ceux que l’histoire récente du Congo concerne directement, c’est-à-dire les peuples du Congo et de l’Afrique et leurs dirigeants. Dans la mesure où désormais l’histoire peut s’écrire en même temps qu’elle se fait et où les acteurs principaux pensent avoir une connaissance scientifique de la société et de ses problèmes, il est nécessaire de les munir du maximum d’information et d’une vision d’ensemble des évènements auxquels ils participent. En 1963, lie Congo fut marqué d’abord par la fin de ;[a sécession katangaise et par la dissolution de l’entité katangaise en trois provinces. Ce chapitre capital de l’histoire du Congo a été abordé dans les dernières pages de « Congo 1962 » et dans l’ouvrage « Sécession au Katanga ». Mais c’est en septembre-octobre 1963 que se situe l’évènement le plus significatif pour l’avenir du Congo : la rupture définitive entre l’exécutif et le législatif déclenchée par la mise en congé illimitée des Chambres par le chef de l’État. Deux conséquences en découlèrent qui se sont révélées déterminantes pour révolution du Congo en 1964 : en premier lieu, l’opposition fut contrainte de se réfugier dans la clandestinité ou dans l’exil. La formation d’un gouvernement insurrectionnel à Brazzaville fournit aux rébellions rurales la superstructure politique qui leur faisait défaut et leur donna toute leur importance. En second lieu, le gouvernement, privé de la force démocratique que représentaient les Chambres, malgré leur faiblesse et leur corruption, passa sous la coupe de son noyau dur constitué par le groupe de Binza. Le geste du chef de l’État priva en fait les institutions congolaises de leurs forces modérées du Centre. L’exécutif glissa à droite et l’opposition opta pour l’insurrection. L’impasse était totale. C’était le prologue du drame, désormais inévitable, qui se jouerait en 1964.

Courrier hebdomadaire

Le conditionnement politique de l’Opération Dragon rouge (Stanleyville – novembre 1964)

Courrier hebdomadaire n° 264, 26 p., 1964

Courrier hebdomadaire

Groupements de droite à vocation d’étude ou de pression en matière de politique extérieure

Courrier hebdomadaire n° 252, 20 p., 1964

Courrier hebdomadaire

L’assistance militaire belge à la République du Congo

Courrier hebdomadaire n° 247, 20 p., 1964

Courrier hebdomadaire

La politique ’katangaise’ de la Belgique (II). Août 1961⁠-⁠janvier 1963

Courrier hebdomadaire n° 184, 22 p., 1963

Courrier hebdomadaire

La politique ’katangaise’ de la Belgique (I). Juillet 1960⁠-⁠juillet 1961

Courrier hebdomadaire n° 182, 25 p., 1963

Courrier hebdomadaire

La politique extérieure belge, mai 1961⁠-⁠mai 1962

Courrier hebdomadaire n° 150, 24 p., 1962

Courrier hebdomadaire

Le différend Belgique⁠-⁠Secrétariat général des Nations Unies

Courrier hebdomadaire n° 84, 18 p., 1960

Courrier hebdomadaire

La Conférence de la Table ronde économique

Courrier hebdomadaire n° 66, 20 p., 1960