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Courrier hebdomadaire

La politique étrangère de la Belgique de 1954 à 1958 vue par les diplomates français

Courrier hebdomadaire n° 1973, par François Aubert, 48 p., 2007

Aux yeux des diplomates français, la politique étrangère de la Belgique, c’est avant tout « Monsieur Spaak ». L’étude des archives du Ministère français des Affaires étrangères, relatives à la politique étrangère belge dans les années 1950, s’avère particulièrement instructive à ce sujet. Un éclairage nouveau sur cette période est apporté par François Aubert, qui a examiné les archives conservées à Paris au Quai d’Orsay et à Nantes (archives des ambassades et consulats français). Les diplomates français en poste à Bruxelles, tout en rendant compte à leur ministre de l’état de la situation politique en Belgique, font part de leurs observations et émettent des suggestions. La perception de la politique étrangère belge par les diplomates français permet de mieux comprendre dans quelle mesure la Belgique joue, de 1954 à 1958, un rôle plus important que son poids de petite puissance ne le laisserait supposer. Pendant ces années, la dimension européenne est d’abord indissociable de la dimension transatlantique. Les deux, par la suite, apparaissent de façon plus distincte, mais toujours intimement liées. François Aubert aborde successivement la campagne pour la Communauté européenne de défense et les accords de Paris, la relance européenne et le renforcement de la politique atlantique).

Courrier hebdomadaire

La Belgique et les armes nucléaires

Courrier hebdomadaire n° 1871-1872, par André Dumoulin, Quentin Michel, 67 p., 2005

La conférence de révision du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires aura lieu du 2 au 27 mai 2005 à New York (ONU). C’est l’occasion pour le Courrier hebdomadaire de faire le point sur la position de la Belgique par rapport aux armes nucléaires. André Dumoulin et Quentin Michel se penchent tout d’abord sur la dimension militaire : présence d’armes nucléaires américaines en Belgique et position du gouvernement sur la mission nucléaire de la composante aérienne de l’armée. Ils analysent ensuite la position de la Belgique dans les grands dossiers du désarmement nucléaire et plus particulièrement les aspects de non-prolifération. Vu la permanence de zones d’ombre, d’informations parfois incertaines et non vérifiables, mais aussi parce que les informations utilisées reposent uniquement sur des sources ouvertes, les données présentées doivent être interprétées avec précaution. La position actuelle de la Belgique devient d’autant plus délicate que le discours de la dissuasion nucléaire de l’OTAN est en train d’évoluer sous l’influence des États-Unis vers une doctrine de contre-prolifération et de frappe préventive vers des objectifs Sud.

Courrier hebdomadaire

La Belgique et le Groupe des Quatre en matière de défense

Courrier hebdomadaire n° 1862-1863, par André Dumoulin, 71 p., 2004

La Belgique a été à l’origine d’une initiative originale prise en commun avec l’Allemagne, la France et le Luxembourg en matière de Défense européenne en avril 2003. L’initiative des Quatre met en avant la question des coopérations renforcées et des coopérations structurées, qui se pose particulièrement dans le cadre de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) de l’Union européenne. En principe, ces coopérations sont considérées comme transitoires et doivent servir l’intégration européenne. Mais elles pourraient aussi être à l’avenir le mode de fonctionnement courant de l’Union, car la Convention, reprenant l’idée, les a codifiées davantage que ne l’avaient fait les Traités d’Amsterdam et de Nice. Sauf échec de la ratification du Traité établissant une Constitution pour l’Europe, des coopérations renforcées et structurées vont pouvoir être organisées par des États qui souhaitent aller plus vite et plus loin dans le domaine de la sécurité et de la défense, mais toujours dans le cadre de l’Union. Dans le cas contraire ou sous peine d’insatisfaction des politiques sectorielles, une Europe à plusieurs vitesses pourrait surgir qui verrait certains États s’organiser entre eux, via un traité spécifique ou de manière ad hoc. André Dumoulin rappelle l’origine des coopérations renforcées, analyse le contenu de la proposition des Quatre et le poids militaire qu’ils représentent. Il examine enfin les scénarios plausibles dans le domaine des coopérations structurées en matière de sécurité et de défense au sein, transversalement ou hors de l’Union européenne.

Livres

La Belgique depuis la Seconde guerre mondiale

Livre, par Xavier Mabille, 309 p., 2003

En 1950, les élections donnent une majorité absolue au Parti social-chrétien, mais un violent mouvement de protestation en Wallonie conduit Léopold III à renoncer au trône. La Wallonie est alors la première région industrielle du pays, et celle où la revendication d’autonomie dans un État à redéfinir est la plus affirmée. La Société générale de Belgique détient des intérêts importants dans de très nombreux secteurs de l’économie belge et au Congo. L’adultère et la publicité pour les contraceptifs sont des délits. Des créateurs participent au groupe Cobra pour contrer l’attraction exercée par Paris sur les artistes belges, aussi bien flamands que francophones. La Belgique s’est profondément transformée depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, dans un jeu complexe d’évolutions lentes, d’événements voire de crises, et malgré de fortes résistances. Le premier objectif de ce livre est de placer ces mouvements dans un cadre clair : quatre périodes de quinze ans environ, pour lesquelles sont chaque fois examinées l’évolution politique et institutionnelle, l’évolution économique et sociale, les mutations dans la culture et la vie quotidienne, enfin le cadre européen et international dans lequel s’inscrit la Belgique. De brefs compléments, en ouverture et au terme de chaque période, rendent compte des transformations les plus importantes. La transformation du pays a fait l’objet de nombreux récits, d’interprétations, de tentatives d’explication. Ce livre entend pour sa part établir avec précision un maximum de faits significatifs et les replacer dans leur contexte, en laissant le lecteur libre de dégager ses interrogations et ses conclusions.

Courrier hebdomadaire

Les programmes des partis flamands pour les élections du 18 mai 2003

Courrier hebdomadaire n° 1792, par Serge Govaert, 30 p., 2003

Contrairement à une opinion largement répandue, les programmes des partis sont loin d’être identiques. Certes, il est des propositions récurrentes (notamment en matière économique et d’emploi). Mais si on les ramène à l’essentiel, les programmes des partis peuvent tous trouver une place, à des endroits différents, sur les grandes lignes de démarcation de la politique belge : le clivage gauche/droite, le clivage philosophique et le clivage communautaire. Ce qui est exact, c’est que les rapprochements sont parfois étonnants. L’aperçu des programmes électoraux des partis flamands que présente Serge Govaert s’appuie sur les programmes de ces partis tels qu’ils sont disponibles sur internet. Seuls les partis actuellement représentés au Parlement fédéral sont concernés, y compris la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) et Spirit, héritiers politiques de feu la Volksunie. La choix a été fait de travailler par thème pour permettre les comparaisons. Les thèmes sélectionnés sont : les réformes institutionnelles ; le renouveau politique ; les affaires étrangères et européennes ; la justice, l’intérieur et la sécurité ; l’environnement et la santé ; les affaires sociales et l’emploi ; la fiscalité, le budget et l’économie ; la mobilité et les transports ; l’intégration des étrangers ; l’éthique ; la fonction publique.

Livres

Les pouvoirs à Bruxelles

Livre, par Caroline Sägesser, 72 p., 2002

Bruxelles est la partie du pays sur laquelle le plus grand nombre de pouvoirs exercent des compétences : 19 communes, une Région, deux communautés, trois commissions communautaires, un gouverneur, un vice-gouverneur, et, bien sûr, l’Autorité fédérale. Les pouvoirs à Bruxelles ont pour objet de clarifier cette situation complexe. Le premier fascicule retrace brièvement l’histoire de la création de la Région de Bruxelles-Capitale dans le contexte de la réforme de l’État, puis décrit les institutions de la Région de Bruxelles-Capitale, ainsi que les autres pouvoirs qui exercent leurs compétences à Bruxelles. Des cartes, des schémas et un glossaire complètent l’information. Le second fascicule explique la répartition des compétences par matières, et non plus par niveaux de pouvoir. De « agriculture » à « urbanisme », 30 fiches-matières présentent les pouvoirs compétents à Bruxelles pour chaque matière, en précisant la nature de la compétence exercée (législative, pouvoir organisateur…).

Livres
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Histoire politique de la Belgique (4ème édition). Facteurs et acteurs de changement

Livre, par Xavier Mabille, 505 p., 2000

L’Histoire politique de la Belgique de Xavier Mabille, président du CRISP, en est à sa quatrième édition. Ce volume de 500 pages alliant l’information, l’analyse et la synthèse, s’attache à la genèse et à l’évolution de l’État, forgé au fil du temps par les forces multiples qui traversent la société, s’y révèlent, s’y déploient. Ce livre n’est pas réservé aux seuls spécialistes de l’histoire mais s’adresse à tous ceux qui veulent mieux connaître et comprendre les problèmes d’aujourd’hui. Stabilité ou réforme des institutions, rôle des acteurs collectifs, facteurs de changement, pratique et exercice des pouvoirs, ces questions prennent un éclairage nouveau dès lors qu’on en repère les origines, parfois lointaines, qu’on perçoit l’entrelacs des effets et des causes, que l’on cerne mieux les évolutions de la société dans laquelle elles s’insèrent.

Livres
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Congo 1945⁠-⁠1965. La fin d’une colonie

Livre, par Jef Van Bilsen, 412 p., 1994

Jef Van Bilsen était plus que quiconque qualifié pour apporter son témoignage sur le processus de décolonisation du Congo : chargé de cours à l’Institut universitaire de territoires d’outre-mer INUTOM à Anvers, il fut l’auteur dès 1955 d’un Plan de trente ans pour l’émancipation politique de l’Afrique belge. Alors peu connu du public francophone, si ce n’est de cercles comme ceux de La Revue nouvelle ou de La Relève , sa notoriété en Belgique et à l’étranger lui viendra, comme l’écrit son ami André Molitor, de ses « prises de position courageuses à propos de l’indépendance du Congo et des problèmes du Tiers-Monde ». Il fut ensuite proche d’un des acteurs majeurs de ce processus et de la crise qui s’ensuivit, le président J. Kasavubu, sans être pour autant indifférent à ce que pouvaient représenter dans cette crise d’autres personnalités de premier plan comme P. Lumumba, d’une part, M. Tshombe, d’autre part.

Courrier hebdomadaire

La Belgique au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies

Courrier hebdomadaire n° 1401-1402, par Michel Liégeois, 56 p., 1993

Le 31 décembre 1992 s’est achevé le mandat de la Belgique au Conseil de sécurité des Nations Unies. La Belgique aura donc siégé vingt-quatre mois au sein d’une des instances mondiales les plus importantes. On mesure mieux l’importance de l’événement en l’inscrivant dans une perspective historique et en prenant en considération les bouleversements internationaux qui ont placé l’Organisation des Nations Unies à la croisée de la diplomatie mondiale. Le 1er janvier 1991, lorsque la Belgique fait son entrée au Conseil de sécurité au titre de membre non permanent, elle retrouve une instance où elle n’avait plus siégé depuis exactement vingt ans et ce en raison du système d’élection des membres non permanents et du respect des équilibres régionaux. La présence de la Belgique au Conseil de sécurité a revêtu une importance supplémentaire de par les circonstances internationales qui ont prévalu durant la période de participation belge aux travaux du Conseil. Longtemps paralysé par l’affrontement Est/Ouest, l’organe suprême des Nations Unies s’est trouvé brusquement sorti de sa léthargie par la fin de la guerre froide. En très peu de temps, l’ensemble de l’Organisation des Nations Unies a vu son rythme de fonctionnement s’accroître considérablement. La quantité des demandes adressées à l’organisation a pris des proportions qui n’ont pas tardé à saturer ses capacités administratives et financières. B. Boutros-Ghali, secrétaire général de l’ONU, déclara même que son organisation ’souffre d’un excès de crédibilité’. Ces évolutions ont concerné au premier chef le Conseil de sécurité. Débarrassé des blocages inhérents à la confrontation Est/Ouest, celui-ci a pu exploiter les potentialités offertes par la Charte des Nations Unies. Le surcroît de travail auquel le Conseil a dû faire face n’a pas manqué d’induire des adaptations dans ses méthodes de travail. La caractère inédit des situations rencontrées a engendré une diversification des moyens d’action mis en oeuvre. Au cours des vingt-quatre mois de présence au Conseil de sécurité et particulièrement des deux mois (avril 1991 et juin 1992) au cours desquels elle en a assumé la présidence, la Belgique a mené une action politique et diplomatique caractérisée par le souci de ’défendre en priorité l’intérêt commun’, à savoir, dans ce cas, celui de l’Organisation des Nations Unies. C’est à cette action qu’est consacré ce numéro du Courrier hebdomadaire . Avant d’en esquisser les grands traits, les deux premiers chapitres retracent l’évolution de l’Organisation des Nations Unies au cours de ces dernières années et présentent les compétences, les méthodes et les moyens d’action du Conseil de sécurité.

Courrier hebdomadaire

Partis, groupes et médias face au conflit du Golfe

Courrier hebdomadaire n° 1303-1304, 77 p., 1990

L’invasion du Koweït par l’Irak le 2 août 1990 et les développements internationaux qui en ont découlé – principalement les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et la décision américaine d’intervenir militairement le 16 janvier 1991 en coalisant des intérêts occidentaux – ont cristallisé les perceptions de l’état des rapports de force internationaux, des équilibres politiques et des déséquilibres économiques qu’ils sous-tendent. Face à l’urgence et à la gravité de la situation au Moyen-Orient, les points de tension, les enjeux et les stratégies mis en oeuvre en d’autres lieux de la planète ont été relégués, momentanément, au second plan de l’information internationale. L’évolution des événements ayant pour terrain d’action le Moyen-Orient a amené une intense activité d’institutions internationales ainsi que des prises de position et des décisions des Etats, décisions d’une grande gravité, dont les légitimations sont marquées par la diversité et l’ambiguïté des arguments. En Belgique, les lieux de débats et de décision sont multiples. Il importe de les distinguer par rapport à la focalisation de parties de l’opinion sur certains événements comme la libération des otages belges en Irak, l’expiration de lultimatum’ des Nations-Unies, le refus ponctuel de livrer des obus à la Grande-Bretagne ou l’envoi des Mirages belges en Turquie. Le gouvernement belge a été amené à prendre un certain nombre de décisions en regard de la situation de petits pays dans le concert des nations occidentales constituant, pour la circonstance, la coalition anti-irakienne. La Belgique a une faible capacité d’influencer le cours des événements

Courrier hebdomadaire

Gaston Eyskens. Exercices du pouvoir et traversée du désert

Courrier hebdomadaire n° 1181, par Jules Gérard-Libois, 32 p., 1987

Il n’est pas dans les habitudes du CRISP de consacrer un Courrier hebdomadaire à une personnalité récemment décédée. Nous l’avons fait exceptionnellement en publiant à l’époque, des Inédits de Paul-Henri Spaak, en raison du rôle d’acteur important qui fut le sien, à des moments-clés de l’histoire de Belgique ultra-contemporaine. C’est le même souci qui nous inspire en retraçant ce que furent les actes politiques essentiels de Gaston Eyskens, ministre d’Etat, décédé ce dimanche 3 janvier 1988. La presse, quotidienne ou périodique, ainsi que les médias ont fourni déjà toutes les données biographiques et précisé les titres, diplômes et fonctions du défunt. Sans certes ignorer ces données, il nous a paru utile de retenir avant tout – par des textes de rappel ou des documents inédits – des périodes illustrant particulièrement ses exercices du pouvoir, certaines traversées du désert et ce qui suivit sa carrière politique.

Courrier hebdomadaire

Le Congo. Du domaine de Léopold II à l’indépendance

Courrier hebdomadaire n° 1077, par Jules Gérard-Libois, Benoît Verhaegen, 34 p., 1985

C’est le 15 novembre 1908 que le Congo (actuellement Zaïre) est devenu colonie belge par une loi ’sur le gouvernement du Congo belge, couramment appelée la Charte coloniale. Votée par les Chambres et signée par le Roi le 18 octobre avec contreseing ministériel, cette loi organisait le système des pouvoirs dans la colonie et, pour l’essentiel, elle est restée en application jusqu’au 30 juin 1960, c’est-à-dire jusqu’à l’indépendance du Congo et la fin de l’époque coloniale belge. En fait, on ne peut expliquer la loi de 1908 qui fait de la Belgique une puissance coloniale en Afrique centrale sans rappeler, fût-ce de manière synthétique, ce qui a précédé pendant plus de trente ans et qui est lié à la volonté personnelle et à la psychologie de Léopold II. Très justement, le professeur américain Crawford Young a pu écrire : L’implacable volonté impériale du Roi Léopold II (qui ne visita jamais le Congo - NDLR) fut la principale force qui poussa à l’érection du Congo en Etat en 1885’. [...]

Courrier hebdomadaire

Les matières ’culturelles’ plus les matières ’personnalisables’ égalent les matières ’communautaires’ (II)

Courrier hebdomadaire n° 890-891, par Jacques Brassinne, 43 p., 1980

Courrier hebdomadaire

Les matières ’culturelles’ plus les matières ’personnalisables’ égalent les matières ’communautaires’ (I)

Courrier hebdomadaire n° 889, par Jacques Brassinne, 27 p., 1980

Courrier hebdomadaire

Les relations entre la Belgique et la République populaire de Chine

Courrier hebdomadaire n° 838-839, par Maurice Piraux, 56 p., 1979

Courrier hebdomadaire

La crise politique belge de novembre 1944 : un coup d’État manqué ?

Courrier hebdomadaire n° 798, par Geoffrey Warner, 26 p., 1978

Courrier hebdomadaire

Le Congo dans la guerre. Les accords tripartites Belgique – Grande – Bretagne – États – Unis

Courrier hebdomadaire n° 781-782, 56 p., 1977

Courrier hebdomadaire

Le problème de l’Escaut maritime

Courrier hebdomadaire n° 704-705, par Paul Mingret, 57 p., 1975

Courrier hebdomadaire

L’amendement Pétry sur la coopération avec le Chili : analyse d’un scrutin parlementaire

Courrier hebdomadaire n° 674, 15 p., 1975

Courrier hebdomadaire

L’enjeu économique international d’une décolonisation : le cas de l’Angola (II)

Courrier hebdomadaire n° 672, 33 p., 1975

Courrier hebdomadaire

L’enjeu économique international d’une décolonisation : le cas de l’Angola (I)

Courrier hebdomadaire n° 671, 35 p., 1975

Livres
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Télé⁠-⁠Mémoires, de Vleeschauwer, Gutt, Spaak

Livre, par Henri-François Van Aal, 192 p., 1971

C’est en octobre et novembre 1968 qu’a été présentée sur les antennes de la Télévision belge cette série d’émissions qui, sous le titre de « Télé-mémoires », a voulu recueillir et confronter les témoignages de quelques-uns des principaux acteurs du drame qu’a vécu la Belgique en 1940. Elle a vivement retenu l’attention. A côté du divertissement, de la fiction, de l’information quotidienne, ce qui, dans la matière culturelle, touche le plus sûrement le vaste public de la télévision, c’est ce qui aide le téléspectateur à mieux se connaître et à mieux connaître les autres hommes : la médecine, l’exploration du monde, l’histoire sont désormais, en télévision, des matières privilégiées. L’histoire la plus proche surtout, celle qui tient encore aux souvenirs et à l’expérience directement vécue. D’une autre manière que les livres qui ne permettent qu’une approche trop rationnelle, intellectualisée, la télévision restitue le passé : par les documents filmés et par les récits des témoins. Au jour le jour, pour refléter l’actualité quotidienne, la télévision constitue pour notre temps un certain type d’archives qui n’a pu exister que grâce au film ; elle a commencé déjà à exploiter elle-même ce matériel. Par exemple, dans une série plus récemment présentée, d’émissions élaborées à partir des actualités cinématographiques allemandes de la guerre 1940-45, elle a rappelé les réalités de la vie quotidienne en Belgique occupée, mêlées aux événements politiques et militaires, La transcription que le CRISP a eu l’idée de présenter de ces « Télé-mémoires » prouve que les historiens, eux aussi, sont désormais soucieux de ne pas négliger ces sources nouvelles, En fait, certaines des qualités que l’on a reconnues à ces « Télé-mémoires » sont dues à la méthode qui a été suivie dans leur élaboration. Au départ, un historien, José Gotovitch, spécialiste de la période étudiée, a élaboré un dossier copieux à l’intention du journaliste de la télévision, Henri-François Van Aal ; ce dossier, non seulement établissait dans le détail la chronologie des événements servant de trame à l’étude, mais précisait ce que les sources, jusqu’alors connues, apportaient quant à la participation aux événements des témoins à interroger ; mettait ainsi en évidence les lacunes dans l’information, les zones d’ombre, les contradictions ; suggérait les questions à poser pour faire jaillir des réponses révélatrices. Il s’agissait ensuite, pour le journaliste, d’apprendre à connaître les témoins qu’il voulait interroger, de gagner leur confiance en leur donnant l’assurance du sérieux et de l’intérêt de l’entreprise. Un brouillon sonore a été établi au cours de longues et libres conversations entre la personnalité interviewée, l’historien et le journaliste. Ces conversations, enregistrées sur bandes magnétiques, n’étaient pas destinées au public : elles visaient seulement à établir une meilleure compréhension réciproque, à mettre en évidence les éléments les plus significatifs qui méritaient d’être retenus, éventuellement approfondis et développés, et que l’interviewé, après réflexion, acceptait de livrer au public, C’est à partir de ces données - et avec les conseils du professeur Stengers qu’ont été filmées les interviews destinées à la télévision. Pendant longtemps, on a cru que la télévision, pour intéresser son public, avait besoin de multiplier les images, les personnages, les décors. Diverses expériences - les récits d’Henri Guillemin, par exemple - ont prouvé qu’un homme seul, face à la caméra, pouvait intéresser, émouvoir. Les « Télé-mémoires » ont été réalisées avec la volonté ascétique de renoncer à toute illustration complémentaire, de se limiter au récit - rythmé par les questions ou les inquisitions du journaliste d’hommes qui avaient eu une expérience privilégiée comme acteurs ou témoins des événements qui nous concernent tous, et qui avaient le talent de faire revivre leurs souvenirs. Les textes aujourd’hui publiés par le CRISP sont une transcription élargie, mais fidèle, de ce qui a été dit dans les émissions de télévision : le style parlé a été conservé, avec son rythme propre, ses négligences éventuelles, sa vie. Ils ont été l’objet d’un montage pour rapprocher les témoignages de manière significative, les mettre en parallèle, éventuellement les opposer. Ils ont été complétés par divers documents historiques qui les situent et qu’ils éclairent. La RTB a été heureuse de l’initiative du CRISP d’assurer cette publication qui, non seulement est une contribution utile à une connaissance plus précise de quelques moments importants de notre histoire, mais qui fait prendre conscience à un public souvent méfiant à l’égard de la télévision, du rôle qu’elle peut jouer – parmi d’autres – en constituant des « archives filmées pour servir à l’histoire de notre temps »

Courrier hebdomadaire

Archives britanniques concernant l’histoire de Belgique en 1940

Courrier hebdomadaire n° 526-527, 42 p., 1971

Livres
Illustration de la ressource

L’an 40, la Belgique occupée

Livre, par Jules Gérard-Libois, José Gotovitch, 517 p., 1971

1940, la Belgique occupée ! À ce moment, tout se défait, tout se révèle, tout se prépare et se refait peu à peu. Qui va prendre la direction du pays ? Comment, dans « l’air du temps », réagissent notables et dirigeants ? Quelle machine a été mise au point par l’occupant pour tenir le pays, et comment opère-t-elle ? Qui va collaborer ? Quelles seront les réactions populaires face à l’Ordre Nouveau ? Comment vont se nouer les premières actions clandestines ? Pour répondre à ces questions les auteurs ont exploité des sources nouvelles, notamment les archives de l’occupant. Du côté belge, des témoins-acteurs ont parlé : pas seulement pour se justifier ou pour condamner. Ici, pas d’histoire-tribunal. Les auteurs ont voulu exposer le comment trouver le pourquoi. L’an 40 constitue un champ privilégié pour l’observation de la société belge. En outre, bien des problèmes de l’après-guerre – ainsi la crise des nationalités – s’y dessinent s’y révèlent. Lever le voile sur l’an 40, c’est aussi lever des tabous politiques et sociaux.

Courrier hebdomadaire

Le transfert du Shape et du Conseil de l’Otan en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 357, 24 p., 1967