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Les @nalyses en ligne

Droit de vote aux européennes dès 16 ans : un véritable enjeu démocratique

par Benjamin Biard, paru dans une version légèrement différente dans Espace de Libertés, n° 510, avril 2023, p. 38-42

Au printemps 2024, les Belges de plus de 16 ans pourront voter aux élections européennes. Cet abaissement de l’âge de vote à ce scrutin s’inscrit à la fois dans un processus historique et est lié aux enjeux contemporains. Mais avec quels impacts ?

Podcasts

La voiture électrique. Vers une mutation du secteur automobile

intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 février 2023

Vous les voyez se multiplier le long des voiries publiques, dans les parkings des supermarchés, aux côtés des pompes à essences... Les bornes de recharge pour véhicules électriques ! Présentée comme l’une des pistes privilégiées pour lutter contre le réchauffement climatique, l’électrification du parc automobile fait actuellement l’objet d’investissements conséquents, de normes de plus en plus contraignantes et de politiques incitatives plus ou moins efficaces. Elle sera au coeur de notre émission du jour au cours de laquelle nous aurons le plaisir de recevoir Fabienne Collard, économiste de formation, chargée de recherche au CRISP, spécialiste de la politique énergétique et autrice d’un récent Courrier hebdomadaire consacrée aux mutations du secteur automobile ainsi que d’une analyse en ligne sur le même sujet. Dans quelle mesure le transport est-il responsable de l’émission de gaz à effet de serre et d’autres substances toxiques dans l’atomosphère ? Quelle est la stratégie européenne en vue de parvenir à un parc automobile entièrement électrifié à l’horizon 2035 ? A-t-elle du retard en la matière par rapport aux États-Unis ou à la Chine ? La Belgique sera-t-elle à même de se conformer à cette échéance ? Et au fait, c’est quoi exactement une voiture électrique ? Telles seront entre autres les questions au menu de ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D.

Les @nalyses en ligne

Sommes⁠-⁠nous égaux devant l’électrification du parc automobile ?

par Fabienne Collard, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 121, décembre 2022, p. 73-77

En actant la fin de la commercialisation des voitures à moteur thermique en 2035, l’Union européenne soutient clairement l’essor des véhicules électriques. Si ces derniers gagnent en effet du terrain en termes de parts de marché, certains obstacles demeurent pourtant pour convaincre le plus grand nombre de passer à l’électrique. Cela étant, le passage des moteurs thermiques aux moteurs électriques ainsi encouragé pourrait remettre en question l’accès à la voiture individuelle pour certains ménages.

Courrier hebdomadaire

L’Eurométropole Lille⁠-⁠Kortrijk⁠-⁠Tournai, instrument au service de l’institutionnalisation de la coopération transfrontalière

Courrier hebdomadaire n° 2526-2527, par Éric Delecosse, Loïc Delhuvenne, Fabienne Leloup, 87 p., 2022

Toute frontière implique une rupture sur les plans juridique et administratif. Dernièrement, la crise migratoire, le Brexit et la gestion de la pandémie de Covid-19 ont encore rappelé cette réalité. L’Union européenne est née de la volonté, non d’abolir les frontières entre les États membres, mais d’atténuer leurs effets en termes socio-économiques, sociétaux et environnementaux. Dans ce cadre, elle œuvre notamment, d’une part, à favoriser les coopérations territoriales transfrontalières et, d’autre part, à permettre aux régions frontalières de tirer pleinement parti des atouts liés à la spécificité de leur situation géographique. Dans ce but de cohésion et de développement, l’Europe a institué plusieurs instruments stratégiques et financiers. L’un des principaux d’entre eux est le groupement européen de coopération territoriale (GECT), c’est-à-dire un espace transfrontalier présentant un haut degré d’intégration entre les différents partenaires. Le premier GECT a été créé en 2008, sur la frontière franco-belge : il s’agit de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai  ( * ) . Depuis lors, pas moins de 81 autres GECT ont vu le jour, aux formes et aux objectifs très divers. À travers l’analyse de la création, des structures, du fonctionnement, de la gouvernance, des réalisations, des dynamiques et des évolutions de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, ce Courrier hebdomadaire participe à l’évaluation de l’apport des GECT en tant que bassins de vie pour les populations et les territoires concernés. ( * ) Les partenaires de l’Eurométropole sont : pour le versant français, l’État, la Région Hauts-de-France, le Département du Nord et la Métropole européenne de Lille (MEL) ; pour le versant belge, l’Autorité fédérale, la Région wallonne, la Communauté française, la Région et la Communauté flamandes, la Province de Hainaut, la Province de Flandre occidentale, et les intercommunales IDETA, IEG, Leiedal et WVI.

Livres

Introduction à la Belgique fédérale

Livre, par Caroline Sägesser, Jean Faniel, Pierre Blaise, 108 p., 2022

La Belgique est un État fédéral d’une rare complexité. Connaissant des Communautés et des Régions, et, à Bruxelles, des Commissions communautaires, le fédéralisme belge se caractérise notamment par le chevauchement de différents pouvoirs sur un même territoire. Introduction à la Belgique fédérale guide le lecteur à travers les rouages institutionnels de l’Autorité fédérale et des entités fédérées. Cet ouvrage expose la répartition des compétences, les relations entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire, la composition des parlements et des gouvernements ou encore le rôle des provinces et des communes. Rédigé dans un langage accessible, il permet à chacun de se familiariser avec le fonctionnement des institutions. Cette édition est entièrement mise à jour en 2022.

Courrier hebdomadaire

Les spécificités institutionnelles de la région bruxelloise

Courrier hebdomadaire n° 2510, par Quentin Peiffer, 46 p., 2021

Au sein de l’architecture institutionnelle belge, la région bruxelloise présente de nombreuses spécificités. Celles-ci sont liées à ses deux particularités majeures que sont, d’une part, le fait d’être la seule région bilingue et, d’autre part, celui d’abriter la capitale du pays. En région bruxelloise, outre l’Autorité fédérale et les communes, pas moins de six entités se partagent les compétences étatiques : la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté française et la Communauté flamande – qui toutes deux ont également Bruxelles pour capitale –, et les trois Commissions communautaires (COCOM, COCOF et VGC). La Région de Bruxelles-Capitale se singularise par rapport aux autres Régions et Communautés par plusieurs éléments, tels que l’obligation d’une parité linguistique au gouvernement ou l’exigence d’une double majorité au parlement pour l’adoption de certaines normes. Cette configuration complexe est le fruit de divers facteurs, à commencer par les fortes réticences flamandes ayant entouré la création de la Région bruxelloise, la volonté d’assurer une protection forte de la minorité néerlandophone vivant sur ce territoire, et le refus de créer des sous-nationalités dans cette région. Interviennent aussi, de façon non négligeable, le rôle international et la fonction de capitale de Bruxelles.

Podcasts

La COP26 : bilan et perspectives après l’Accord de Paris

intervention de Fabienne Collard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 8 novembre 2021

Du 1er au 12 novembre 2021 se déroulera, à Glasgow, la Conférence des Parties sur les changements climatiques. Ce type de réunion annuelle, la 26e du nom, vise à assurer le suivi de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques adoptée en 1992. Pendant un peu moins de deux semaines, ce sont près de 200 délégations gouvernementales mais également des milliers d’activistes, qui se réuniront en Écosse pour envisager l’avenir de notre planète, chaque jour un peu plus menacée par le réchauffement climatique. Depuis quand cette préoccupation est-elle à l’agenda de la communauté internationale ? Que prévoit la Convention des Nations Unies de 1992 et quel est le rôle précis des COP dans son suivi ? Comment concrètement se déroule une COP ? Qui y participe et pour y faire quoi ? Qu’appelle-t-on l’Accord de Paris conclu en 2015 ? En quoi cette COP26 est-elle particulièrement décisive dans la mise en oeuvre de cet accord ? Quelles sont les forces en présence et les principaux points de désaccords parmi les États parties ? Et la Belgique va-t-elle enfin réussir à accorder les régions qui la composent dans la répartition de son effort de lutte contre le réchauffement climatique ?

Les @nalyses en ligne

La COP26 de Glasgow : déclarations d’intention et questions cruciales

par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 29 octobre 2021

Le 31 octobre 2021 s’ouvre à Glasgow, en Écosse, la 26 e Conférence des Parties (en anglais, Conference of the Parties – COP) sur les changements climatiques. Les enjeux de cette rencontre internationale au sommet sont considérés comme majeurs pour l’évolution du climat et, plus largement, de la planète. Au-delà de leur caractère mondial, ces discussions impliquent des rapports de force et des enjeux à différents niveaux.

Podcasts

La libération conditionnelle : c'est qui qui sort quand ?

intervention de Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 10 mai 2021

Une idée toute simple mais une idée qui dérange : pouvoir de sortir de prison avant le terme de la peine prononcée par le juge. Adopté en 1888 par une Belgique alors à l’avant-garde de la politique pénale, le régime de la libération conditionnelle est resté relativement inchangé pendant un siècle. Pourquoi ? Quelles étaient les axes de sa profonde réforme initiée à la suite de l’affaire Marc Dutroux ? Quels en ont été les accomplissements mais aussi les limites ? Que prévoit la loi aujourd’hui et qu’en pensent les juristes ? Dans quelle mesure est-on passé de la faveur au droit, puis de la norme à l’anormal ? Quelle est la différence entre un juge d’application des peines et un tribunal d’application des peines, entre une peine de sûreté et une peine incompressible ? En quoi le débat sur la libération conditionnelle est révélateur de ce que l’on attend de la justice pénale ? Toutes ces questions, nous les aborderons en compagnie de Vincent Lefebve, philosophe et juriste, chargé de recherches au CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques partenaire de notre émission) et qui, avec son collègue Benjamin Biard*, a récemment publié un Courrier hebdomadaire consacré à la libération conditionnelle.

Courrier hebdomadaire

L’économie de Karlsruhe. L’intégration européenne à l’épreuve du juge constitutionnel allemand

Courrier hebdomadaire n° 2490-2491, par Guillaume Grégoire, 93 p., 2021

Par un arrêt retentissant du 5 mai 2020, la Cour constitutionnelle fédérale allemande ( Bundesverfassungsgericht ) siégeant à Karlsruhe s’est pour la première fois opposée ouvertement à l’Union européenne et à sa plus haute juridiction, la Cour de justice (CJUE), sur la question éminemment politique de la gestion de la crise des dettes souveraines par la Banque centrale européenne (BCE). D’emblée, cet épisode s’est avéré fondamental pour l’avenir de l’intégration européenne. À partir d’une discussion de cette décision et des controverses qu’elle a soulevées, ce Courrier hebdomadaire vise à mettre en évidence, au-delà de la cohérence juridique des critiques formulées par les juges constitutionnels allemands, le référentiel économique qui sous-tend les raisonnements et argumentations de la prestigieuse et puissante Cour de Karlsruhe. Idéologiquement situé, car imprégné des théories du libéralisme néo-classique, ce référentiel économique entre manifestement en contradiction avec le principe de « neutralité économique » de la Loi fondamentale allemande, pourtant jurisprudentiellement consacré par la haute juridiction constitutionnelle depuis les premiers temps de la République fédérale d’Allemagne. Associant étude juridique, analyse de discours et mise en perspective théorique et historique des débats en cause, cette recherche menée par Guillaume Grégoire invite plus largement à interroger le processus de dépolitisation que connaissent certaines des questions économiques les plus fondamentales pour nos démocraties européennes, désormais constitutionnalisées et confiées à l’autorité tutélaire des juges suprêmes.

Courrier hebdomadaire

Les effets de l’emploi atypique sur la protection sociale des travailleurs migrants

Courrier hebdomadaire n° 2488-2489, par Carlo Caldarini, 62 p., 2021

Une des quatre libertés fondamentales dont bénéficient les citoyens de l’Union européenne est la liberté de circulation. Celle-ci comprend notamment le droit de se rendre dans un autre État membre et d’y travailler aux mêmes conditions que les ressortissants nationaux, notamment en termes de protection sociale. Afin qu’une personne ne subisse pas de réduction du montant de ses prestations de sécurité sociale du fait qu’elle exerce ou a exercé son droit à la libre circulation, des règles spécifiques ont été établies il y a plus de 60 ans, lors de la fondation de la Communauté économique européenne (CEE). Toutefois, en dépit de leurs multiples évolutions, ces règles peinent aujourd’hui à s’appliquer aux travailleurs employés dans le cadre de relations de travail dites atypiques (ou non standards) : travail en intérim, contrat à court terme, stage, petite collaboration occasionnelle, travail via une plateforme numérique, etc. En quoi la relation de travail entre un salarié et son employeur peut-elle être qualifiée de standard, d’hybride ou d’atypique ? Quelle est aujourd’hui l’étendue des relations de travail atypiques ? Pourquoi les systèmes nationaux de protection sociale ne prennent-ils en compte que certaines périodes de travail effectuées dans un autre pays ? Quel impact le fait de travailler sous un contrat non standard peut-il avoir sur le parcours migratoire d’un travailleur ? Et, au bout du compte, un emploi atypique peut-il constituer un tremplin pour une intégration professionnelle plus stable et rémunératrice ou, au contraire, comporte-t-il le risque de rester enfermé dans une relation de travail de second ordre ? C’est à ces différentes questions que tente de répondre C. Caldarini dans ce Courrier hebdomadaire .

Courrier hebdomadaire

Les COP sur les changements climatiques

Courrier hebdomadaire n° 2486-2487, par Fabienne Collard, 66 p., 2021

En novembre 2020, aurait dû se tenir à Glasgow la 26 e Conférence des Parties (COP) sur les changements climatiques. La crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 ayant rendu impossible l’organisation d’un tel événement, cette réunion rassemblant les signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été reportée d’une année. Dans un contexte d’urgence climatique clamée par le monde scientifique comme par la société civile, la portée d’une telle décision mérite d’être étudiée. Une COP est loin de n’être qu’une « grand-messe » très médiatisée. Ce rassemblement annuel de responsables politiques et d’observateurs (notamment des experts scientifiques) de tous les coins de la planète est indispensable pour tâcher de mener une politique climatique concertée au niveau mondial. Les COP sont chargées de déterminer, lors de négociations longues et difficiles, la mise en œuvre concrète des engagements pris dans le cadre de la CCNUCC. Ces processus étant par ailleurs caractérisés par des lourdeurs et une diplomatie extrêmes, qui ralentissent considérablement les avancées, chaque COP compte. Reprogrammée en novembre 2021, la COP26 compte plusieurs objectifs majeurs à son agenda, comme la mise en place d’un nouveau mécanisme de marché relatif aux échanges de quotas d’émissions de gaz à effet de serre et la définition de nouveaux engagements en matière de financement envers les pays en développement. Surtout, cette COP doit être la première étape clé permettant de mesurer l’état d’avancement de la mise en œuvre – cruciale – de l’Accord de Paris de 2015.

Podcasts

La politique belge face à l'Islam

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 1 mars 2021

En décembre 2020, le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne (OPEN VLD) décidait de refuser la reconnaissance de la Grande mosquée de Bruxelles gérée par l’Exécutif des musulmans de Belgique, une décision qui fit grand bruit au sein de la communauté musulmane belge et de son principal organe représentatif. Cette décision n’est que l’énième incident d’une histoire tumultueuse, celle initiée il y a un demi-siècle et relative à la reconnaissance et l’organisation du culte musulman en Belgique. C’est précisément sur cette histoire que nous allons revenir lors de cet épisode de L’actualité en 3D, avec Caroline Sägesser, docteure en histoire, spécialiste des cultes et de leur financement, chargée de recherche pour le CRISP et autrice d’un récent Courrier hebdomadaire consacrée à l’organisation du culte islamique en Belgique et en Europe. De quand date la reconnaissance de l’Islam en Belgique ? Quelles conséquences eut cette reconnaissance ? Comment ce culte est-il financé par les autorités publiques ? Quelles sont les problèmes qu’a posé et que pose encore cette reconnaissance par l’État belge et ses différentes composantes ? Telles seront les questions auxquelles on tâchera de répondre lors de cette émission.

Livres

L’avortement dans l’Union européenne. Acteurs, enjeux et discours

Livre, par Bérengère Marques-Pereira, 281 p., 2021

Acte médical aux implications sociales, psychologiques et émotionnelles multiples, l’avortement constitue un enjeu socio-politique à part entière. L’accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) fait l’objet de tensions, d’oppositions et de conflits entre acteurs ou courants d’idées aux positions parfois extrêmement antagoniques. Si l’Europe est le continent où l’accès à un avortement sûr et légal semble le plus se rapprocher des recommandations médicales et sanitaires internationales, les autorités de plusieurs pays remettent cet accès en cause. De manière générale, les tentatives de restrictions, abouties ou non, mettent en lumière la possible réversibilité du droit d’accès à l’IVG. Par conséquent, celui-ci demeure un enjeu de débat public et politique très sensible. Cet ouvrage compare le régime légal de l’avortement dans les différents pays de l’Union européenne et l’effectivité de son droit d’accès, et il retrace l’évolution du débat politique en Belgique. Cet examen met en lumière à quel point la revendication du droit à l’avortement et la reconnaissance institutionnelle de ce droit sont façonnées par une panoplie d’interventions de réseaux d’acteurs nationaux et internationaux. Sont ainsi analysés les positions et le cadrage des enjeux opéré par les acteurs se proclamant pro choix ou bien pro vie , dont le Saint-Siège. Par ailleurs, l’ouvrage analyse le décalage qui existe entre l’approche en termes de citoyenneté adoptée par les recherches portant sur les droits reproductifs et sexuels et le langage des droits humains auquel recourent les activistes pour se légitimer comme interlocuteurs dans la délibération politique et pour justifier leurs revendications. Cet ouvrage apporte un regard inédit et comparatif au public francophone tout à la fois sur les discours et sur les pratiques qui prévalent en matière de droit à l’avortement à travers l’Europe.

Courrier hebdomadaire

Le dialogue entre l’Union européenne et les organisations religieuses et philosophiques

Courrier hebdomadaire n° 2479, par Déborah Pimpurniaux, Caroline Sägesser, 46 p., 2020

Depuis 2009, l’article 17 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) consacre en droit européen l’existence d’un dialogue entre l’Union européenne et les représentants des organisations religieuses et philosophiques non confessionnelles. C’est là l’aboutissement d’un processus initié par le président de la Commission européenne Jacques Delors dans les années 1990, dans le cadre de son initiative « Une âme pour l’Europe ». L’adoption de cet article 17 s’est déroulée dans le contexte d’un débat animé et parfois virulent sur le rôle qu’il convenait de donner – ou non – aux organisations religieuses dans l’élaboration des politiques européennes. En effet, c’est prioritairement avec les représentants des religions que les institutions européennes avaient entamé un dialogue, ce qui avait suscité l’opposition des mouvements philosophiques non confessionnels. Ces derniers ont mis sur pied une institution pour les représenter auprès de l’Union européenne, la Fédération humaniste européenne (FHE), et ont obtenu que le dialogue soit réorganisé sur de nouvelles bases. Ce Courrier hebdomadaire revient sur le contexte de l’adoption de l’article 17 du TFUE et, en particulier, sur les controverses ayant préalablement entouré le préambule proposé pour le projet de Constitution pour l’Europe. Il expose la façon dont le dialogue a été installé avant et, surtout, après l’adoption des lignes directrices pour la mise en œuvre du dialogue consécutivement à la plainte déposée par la FHE. Il présente successivement les acteurs en présence puis les thématiques abordées dans le cadre de ce dialogue avec les organisations convictionnelles.

Courrier hebdomadaire

Les mini⁠-⁠publics en Belgique (2001⁠-⁠2018) : expériences de panels citoyens délibératifs

Courrier hebdomadaire n° 2477-2478, par Julien Vrydagh, Sophie Devillers, David Talukder, Vincent Jacquet, Jehan Bottin, 70 p., 2020

Assemblées citoyennes, conférences de consensus, conventions citoyennes, jurys délibératifs ou panels de citoyens se sont multipliés depuis la fin des années 1970. On regroupe sous l’expression « mini-publics » ces différentes formes d’assemblées de citoyens tirés au sort qui délibèrent sur un sujet politique déterminé afin de formuler une série de recommandations d’action publique. Les dispositifs de mini-public procèdent d’une volonté de renouveler les pratiques démocratiques en permettant aux citoyens de s’impliquer plus directement dans les débats de la vie publique, au-delà des échéances électorales et des canaux traditionnels. Au point d’être parfois considérés comme l’un des meilleurs modes de démocratie participative et délibérative. Comme de nombreux pays à travers le monde, la Belgique connaît son lot d’expériences de mini-public depuis le début des années 2000. Ce Courrier hebdomadaire en dresse le répertoire et en tire un bilan. Cet exercice apparaît fort utile à l’heure où diverses assemblées parlementaires du pays créent des commissions délibératives réunissant des élus et des citoyens désignés sur la base d’un tirage au sort. L’étude permet notamment de mettre en perspective cette évolution institutionnelle récente en montrant que, depuis une vingtaine d’années déjà, de nombreuses autorités publiques ont recours à des mini-publics, et ce à tous les niveaux de pouvoir, en particulier en Wallonie et en Région bruxelloise.

Courrier hebdomadaire

Grèves et conflictualité sociale en 2019 (II). Luttes sociales : entre salariat et précariat

Courrier hebdomadaire n° 2475-2476, par Iannis Gracos, 103 p., 2020

Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2019. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes. Ce second volume traite de trois types de conflits. Tout d’abord, ceux qui sont survenus dans des entreprises spécifiques suite à l’annonce d’importantes restructurations : l’entreprise sidérurgique NLMK située à Clabecq ; les Éditions de l’Avenir, détenues par la structure publique Nethys, filiale de l’intercommunale Enodia (ex-Publifin) ; la compagnie aérienne low cost Ryanair (basée en Irlande et opérant dans l’ensemble de l’Europe). Ensuite, les conflits qui mettent particulièrement en avant la condition précaire des travailleurs de deux secteurs : celui des coursiers et celui des titres-services. Enfin, une action sociale dont la base a été les discriminations liées au genre : la « grève des femmes / grève féministe » du 8 mars 2019. À travers ces différents cas, c’est plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale qui est questionnée. L’étude se clôt par une annexe statistique fournissant un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2019. Le GRACOS se compose actuellement de 19 membres : B. Bauraind, A. Bingen, M. Brodersen, J. Buelens, B. Conter, V. Demertzis, A. Dufresne, J. Faniel, C. Gobin, N. Hirtz, G. Lambert, C. Leterme, E. Martinez, L. Mélon, P. Reman, M.-C. Trionfetti, K. Vandaele, J. Vandewattyne et C. Vanroelen. La présente étude a été rédigée avec la collaboration de C. Casier, E. Demeester, E. Deront, T. Hausmann et M. Retout.

Les @nalyses en ligne

Le poids du secteur pharmaceutique en Belgique

par Marcus Wunderle, paru dans Santé conjuguée, n° 91, juin 2020, p. 20-22

Le secteur pharmaceutique, poids lourd de l’économie mondiale, est remis en lumière à la faveur de la crise du Covid-19. Son importance pourrait encore s’accroître, notamment en Europe si les appels à la relocalisation sont entendus, stimulés, voire forcés, dans un contexte de dépendance envers les choix de production et de distribution. La Belgique, à la pointe de l’industrie au niveau européen, semble bien armée pour faire face à ces enjeux.

Courrier hebdomadaire

Penser l’après⁠-⁠corona. Les interventions de la société civile durant la période de confinement causée par la pandémie de Covid⁠-⁠19 (mars⁠-⁠mai 2020)

Courrier hebdomadaire n° 2457-2458, par Benjamin Biard, Serge Govaert, Vincent Lefebve, 127 p., 2020

En Belgique, la période de confinement décidée par les autorités publiques pour lutter contre les effets de la pandémie de Covid-19 s’est étendue, au sens strict, du 18 mars au 4 mai 2020. A priori , cette période n’était guère propice aux mobilisations des citoyens, en particulier puisqu’il leur était interdit de se réunir. Pourtant, s’est alors manifestée une importante effervescence intellectuelle et militante, qui s’est traduite par de multiples prises de position de la société civile. Il s’est agi, d’une part, de répondre aux défis suscités par la crise sanitaire et, d’autre part, de préparer la période « post-corona ». Ces initiatives ont essentiellement pris la forme de cartes blanches publiées dans la presse (et relayées sur les réseaux sociaux) et de lettres ouvertes adressées aux responsables politiques. Des débats en ligne, des enquêtes participatives, des manifestations virtuelles, etc. ont aussi pris place, de même que quelques actions dans l’espace public malgré leur interdiction. Ce Courrier hebdomadaire donne un aperçu aussi large que possible des interventions collectives qui se sont manifestées et entrecroisées au cours de ces sept semaines de confinement. Partant, il recense autant que faire se peut les mobilisations qui ont accompagné ces interventions et éclaire les constellations d’acteurs qui les ont organisées ou y ont souscrit. Les revendications exprimées par la société civile sont présentées selon neuf pôles : le financement des services publics (et, en particulier, celui du système de soins de santé) ; la culture et le sport ; l’enseignement ; la pauvreté et les inégalités sociales ; la place et le sens du travail ; les urgences sanitaire et écologique ; le capitalisme et la mondialisation ; les libertés fondamentales ; le renouvellement démocratique et la participation citoyenne.

Courrier hebdomadaire

L’économie circulaire

Courrier hebdomadaire n° 2455-2456, par Fabienne Collard, 69 p., 2020

L’économie circulaire est un modèle économique et industriel qui vise à maintenir les produits, leurs composants et leurs matériaux en circulation le plus longtemps possible, tout en veillant à garantir la qualité de leur utilisation. Ce modèle s’oppose en cela à l’économie linéaire, qui s’appuie sur le schéma suivant : extraction des ressources, fabrication et utilisation de biens, production de déchets. C’est principalement au niveau de cette dernière étape qu’économie circulaire et économie linéaire s’opposent puisque, dans la première, les déchets ou produits en fin de vie trouvent une nouvelle utilité, tandis que, dans la seconde, ils sont tout simplement éliminés. Mais bien au-delà du seul recyclage, l’économie circulaire englobe l’ensemble des étapes du processus de production, de la phase de conception d’un produit jusqu’à celle de valorisation des déchets. Si le bien-fondé des principes qui sous-tendent l’économie circulaire est défendu de plus en plus largement, y compris dans les discours politiques, leur concrétisation fait encore face à d’importants obstacles d’ordre technique ou réglementaire. Cependant, cette problématique est désormais mise en avant en raison des enjeux environnementaux qui entourent les manières de produire et de consommer et de l’urgence qui existe à y apporter une réponse. Après avoir décrit les contours théoriques de ce modèle ainsi que les divers aspects de sa mise en pratique, ce Courrier hebdomadaire étudie les cadres réglementaires visant à développer l’économie circulaire en Europe, en Belgique et dans les trois Régions du pays (Wallonie, Bruxelles et Flandre). Il propose aussi un état des lieux actuel de la mise en œuvre de l’économie circulaire en Belgique.

Les @nalyses en ligne

« Changement d’heure : la der des der ? »

par Caroline Sägesser, paru dans Imagine demain le monde, n° 138, mars-avril 2020, p. 38-39

Le dimanche 29 mars, avançant nos montres d’une heure, nous passerons à l’heure d’été. En Belgique, comme dans le reste de l’Union européenne. Cela sera-t-il le dernier changement d’heure ? En 2018, la Commission européenne a décidé de mettre fin à cette pratique. Toutefois, elle laisse aux États membres le soin de choisir l’heure permanente qu’ils souhaitent adopter…

Courrier hebdomadaire

L’extrême droite en Europe centrale et orientale (2004⁠-⁠2019)

Courrier hebdomadaire n° 2440-2441, par Benjamin Biard, 68 p., 2019

Depuis le début du 21 e siècle, l’extrême droite gagne du terrain sur le Vieux Continent. Au fil des scrutins, elle progresse dans les urnes et gagne en légitimité auprès d’une frange croissante de la population européenne. Certes, le mouvement n’est pas uniforme. Mais il n’empêche que, globalement, l’extrême droite est aujourd’hui bien davantage présente dans les assemblées parlementaires européennes qu’elle ne l’était il y a quinze ou vingt ans. Bien plus, au cours des deux dernières décennies, plusieurs formations politiques d’extrême droite ont pris part à l’exercice du pouvoir : soit indirectement en soutenant un gouvernement minoritaire, soit directement en intégrant une coalition gouvernementale. L’influence de l’extrême droite sur les processus publics de décision s’en trouve ainsi sensiblement accrue. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux évolutions récentes des partis d’extrême droite dans les 13 pays d’Europe centrale et orientale membres de l’Union européenne : Bulgarie, Chypre, Croatie, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie. Il relève les événements clés qui ont marqué le développement de chacun de ces partis, les stratégies politiques qu’ils développent, et leurs rapports avec les pouvoirs législatif et exécutif.

Podcasts

État des lieux de l'extrême droite en Europe

intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 17 février 2020

Dans votre édition de la rédaction ce lundi, l’état des lieux de l’extrême droite en Europe avec l’un de nos partenaires, le CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques et notre invité Benjamin Biard docteur en sciences politiques chargé de recherches au sein du secteur socio-politique du CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques.

Les @nalyses en ligne

Extrême droite : « La stratégie de lissage du discours pour accéder au pouvoir fonctionne »

interview de Benjamin Biard par Aurélien Berthier, parue dans Agir par la culture, n° 59, automne 2019, p. 14-16

Alors que le radicalisme de l’extrême droite tend à devenir mainstream , que les succès électoraux des partis qui portent son idéologie se multiplient, et que les positions semblent prises une à une par une machine de guerre électorale et culturelle bien huilée, il semble utile de revenir sur les évolutions et les permanences des formations d’extrême droite en Europe.

Podcasts

État des lieux de l'extrême droite en Europe

intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 octobre 2019

Pour ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D, nous aurons le plaisir de recevoir Benjamin Biard, politologue et chargé de recherche au Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP), le partenaire de notre émission de décryptage de l’actualité politique. Avec ce spécialiste de l’extrême droite (un sujet auquel il a consacré sa thèse de doctorat), nous passerons en revue cette sinistre réalité européenne : les succès électoraux des partis d’extrême droite. Comment et pourquoi des pays que l’on pensait immunisés" comme l’Espagne ou l’Allemagne voient-ils des partis d’extrême droite gagner en popularité ? Quels sont les points communs et les différences entre le Rassemblement national français, la Ligue italienne, l’Aube dorée grecque ou l’Union démocratique du Centre suisse ? Tiens, existe-t-il des partis d’extrême droite à Malte ou au Luxembourg ? Et en Belgique, comment analyser les résultats contrastés de l’extrême droite de part et d’autre de la frontière linguistique ? Mais dans le fond, peut-on, sinon doit-on, distinguer l’extrême droite d’autres étiquettes plus ou moins connotées, plus ou moins revendiquées comme le populisme ou le nationalisme ? Á toutes ces questions et bien d’autres, on tâchera de répondre en compagnie de Benjamin Biard."