Filters

Specify theme

Author(s)

Year of publication

1958 - 2026

Show/hide more options

Specify subtheme

No choice

En partenariat avec

Interviewer(s)

There are 406 resources.

Sort by:
Showing 76-100 of 406 resource(s)
Les @nalyses en ligne

La Vivaldi, un long fleuve tranquille ?

interview de Caroline Sägesser par Marie Rigot et Jonas Legge, parue sous le titre « On assiste à quelque chose d’assez préoccupant actuellement au sein du gouvernement De Croo » sur Lalibre.be, 25 juin 2022

Plus de 20 mois après sa mise en place, le gouvernement De Croo continue à évoluer dans un climat particulier. Entre les tacles à répétition de certains présidents de parti et les positions parfois contraires à l’accord de gouvernement adoptées par des ministres, la vie au 16 rue de la Loi est loin d’être un long fleuve tranquille… Mais faut-il y voir un risque pour l’avenir de la Vivaldi ? Des élections anticipées nous pendent-elles au nez ?

Courrier hebdomadaire

La Belgique, un État fédéral singulier

Courrier hebdomadaire n° 2500, par Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 267 p., 2021

Chaque État est original dans son architecture institutionnelle, spécifique dans ses structures et unique dans ses équilibres. Il en va ainsi des États unitaires, et a fortiori des États fédéraux. Par définition en effet, tout système fédéral est constitué de plusieurs ordres juridiques, dont l’articulation résulte d’une histoire et d’un contexte socio-politique qui lui sont propres. En Belgique, beaucoup de citoyens ont le sentiment de vivre dans un pays bien singulier. Un pays qui se différencie de tous les autres par l’évolution constante de son organisation, par le nombre de ses niveaux de pouvoir, par l’enchevêtrement des domaines de compétence de ses entités et par la complexité – voire l’opacité – de son fonctionnement. Un pays qui est secoué par des crises répétées semblant menacer jusqu’à son existence. Un pays qui présente de multiples caractéristiques qui ne se rencontrent pas ailleurs, et qui sont tout à la fois la cause et la conséquence d’un fédéralisme à nul autre pareil. Bref, un pays atypique. Ce numéro spécial du Courrier hebdomadaire se penche sur les particularités de l’État fédéral belge, que ce soit en ce qui concerne son mode d’élaboration, les caractéristiques du pouvoir fédéral, les attributs de ses Régions et Communautés, les dynamiques qui le traversent ou les relations qu’entretiennent ses diverses composantes. Par un examen approfondi de ses caractéristiques sous des angles multiples et complémentaires, cette étude offre une lecture renouvelée et minutieuse du système socio-politique belge. En outre, afin de saisir les réelles singularités de la Belgique par rapport aux autres États fédéraux, elle montre en quoi le fédéralisme belge se distingue ou non des configurations institutionnelles de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la Suisse, etc. Télécharger la table des matières

Les @nalyses en ligne

Pourquoi les partis politiques belges changent⁠-⁠ils de nom ?

par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 mai 2022

Le 12 mars 2022, le CDH a tenu un congrès de refondation. À cette occasion, il a adopté de nouveaux statuts, un nouveau manifeste, une nouvelle couleur et, démarche la plus commentée, un nouveau nom : Les Engagés. Nombreux sont les partis politiques à procéder à un changement d’appellation dans le temps. Depuis le début des années 1990, tel a été le cas de l’ensemble de ceux qui sont aujourd’hui représentés au sein du Parlement fédéral belge à l’exception du PS, d’Écolo, du PTB et de la N-VA. Au moins trois raisons expliquent ces évolutions. En se focalisant sur la période comprise entre 1990 et aujourd’hui, cette @nalyse du CRISP en ligne procède à l’étude de ces trois cas de figure, avant de s’interroger sur ce que recouvrent ces nouvelles appellations et, enfin, de questionner leur impact concret sur le nombre d’adhérents, sur la trajectoire électorale ainsi que sur la dynamique interne des partis concernés.

Les @nalyses en ligne

La Belgique après deux ans de Covid⁠-⁠19

par Jean Faniel, paru dans Mouvements, n° 7, mars 2022, p. 7-12

Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) requalifie en pandémie l’épidémie de Covid-19 apparue quelques mois plus tôt en Chine. Deux ans plus tard, quel bilan tirer de la gestion de la pandémie en Belgique ? On se limitera ici à pointer quelques éléments saillants.

Les @nalyses en ligne

Splendeur et misère des compromis : la Belgique à l’aune de Kelsen

par Vincent de Coorebyter, paru dans La Revue nouvelle, n° 1, février 2022, p. 11-18

Il est entendu que la Belgique est une terre de compromis, et elle en a longtemps été fière. Aujourd’hui, pourtant, les compromis ont plutôt mauvaise presse, ou sont considérés, au mieux, comme un mal nécessaire. L’ambivalence domine à leur égard, tant il est difficile de savoir s’il faut les accepter ou les déplorer.

Podcasts

Qui es⁠-⁠tu Ostbelgien ?

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 mars 2022

Même certains belges tendent à l’oublier... Depuis sa naissance, l’État belge comprend, à l’est de son territoire, une minorité germanophone ! Produit d’une histoire tumultueuse et emblématique des drames du XXe siècle, la présence de cette minorité de langue allemande sur le territoire belge est aujourd’hui reconnue et assumée. Il n’en a pas toujours été ainsi... Population par le passé mal-aimée, sinon méprisée, la minorité germanophone de Belgique est présentée aujourd’hui comme la "minorité la plus protégée au monde". En effet, depuis les années 70, le processus de fédéralisation du pays a permis la création d’une Communauté germanophone dotée de larges compétences, d’une autonomie réelle et d’institutions parlementaire et gouvernementale qui lui sont propres. En outre, force est de constater que cette entité fédérée est particulièrement dynamique comme en témoignent autant l’opération de marketing régional visant à lui donner un nouveau nom - Ostbelgien - que ses initiatives pionières en termes de démocratie participative.Quelle est l’histoire de ce peuple et de ce territoire ? Quelles sont les spécificités de la Communauté germanophone comme entité fédérée et quelle est sa place dans le paysage du fédéralisme belge ? Quelles sont ses compétences et a-t-elle des revendications en la matière ? Existe-t-il un mouvement régionaliste germanophone ? Qui exerce aujourd’hui le pouvoir dans cette Communauté ? Pourquoi se fête-t-elle le 15 novembre ? Autant de questions auxquelles nous tâcherons de répondre en compagnie de Cédric Istasse, rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politique, le partenaire de cette émission. En effet, pour des raisons mystérieuses mais qui seront sans doute plus claires à l’issue de cette émission, Cédric Istasse nourrit de longue date un intérêt tout particulier pour nos compatriotes de langue allemande...

Livres

Introduction à la Belgique fédérale

Livre, par Caroline Sägesser, Jean Faniel, Pierre Blaise, 108 p., 2022

La Belgique est un État fédéral d’une rare complexité. Connaissant des Communautés et des Régions, et, à Bruxelles, des Commissions communautaires, le fédéralisme belge se caractérise notamment par le chevauchement de différents pouvoirs sur un même territoire. Introduction à la Belgique fédérale guide le lecteur à travers les rouages institutionnels de l’Autorité fédérale et des entités fédérées. Cet ouvrage expose la répartition des compétences, les relations entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire, la composition des parlements et des gouvernements ou encore le rôle des provinces et des communes. Rédigé dans un langage accessible, il permet à chacun de se familiariser avec le fonctionnement des institutions. Cette édition est entièrement mise à jour en 2022.

Livres
Illustration de la ressource

La Constitution au fil de ses versions (2ème édition)

Livre, par Cindy Regnier, 408 p., 2022

Adoptée en février 1831, la Constitution belge a été révisée à plus de 65 reprises depuis lors. Élargissement du droit de vote, d’abord, réformes de l’État successives, ensuite, ont tout particulièrement modifié sa physionomie de départ. Cette évolution de la « loi fondamentale » reflète à la fois les changements intervenus dans la société belge et les transformations des structures institutionnelles du pays. En 2019, l’ouvrage La Constitution au fil de ses versions est venu proposer une formule de lecture originale permettant de retracer l’évolution d’un article au fil de ses modifications et, plus largement, de saisir finement les évolutions de ce texte central. La deuxième édition inclut les dernières révisions constitutionnelles et améliore la lisibilité de certains articles particulièrement touffus. L’objectif de cet ouvrage demeure de permettre au lecteur d’observer aisément les révisions qu’a connues la Constitution belge depuis sa promulgation en français en 1831, en livrant, dans une présentation originale et exhaustive, les versions successives de chaque article et en signalant de manière précise les modifications intervenues et les dates de ces changements. La présentation permet de saisir aisément quand une modification a été apportée au texte. Le procédé utilisé offre trois modes de lecture possibles. Le lecteur peut ainsi lire la Constitution actuelle de la Belgique, en connaître la version initiale ou suivre l’évolution d’un article en particulier, voire d’un paragraphe ou d’un alinéa spécifique. Ce dernier mode de lecture est assurément le plus original. Par cette plongée historique dans la loi fondamentale, le CRISP offre le fil qui permet de tracer un chemin dans ce texte sinueux et, pourtant, crucial pour tenter de comprendre ce dédale auquel la Belgique s’apparente parfois. Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale.

Les @nalyses en ligne

« On reste dans une gestion autoritaire de la crise »

interview de Caroline Sägesser par Mathieu Colleyn, parue dans L’Écho, 30 décembre 2021, p. 6-7

Le CRISP dresse le bilan politique de l’année 2021. Caroline Sägesser revient sur l’année politique écoulée et souligne notamment qu’il faudra revoir la communication de crise des autorités en 2022.

Les @nalyses en ligne

La Belgique fédérale a cinquante ans. Vraiment ?

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 7 décembre 2021

Il est un fait bien connu que la Belgique est l’un des rares pays au monde à être né en tant qu’État unitaire puis à avoir évolué en État fédéral au cours de son histoire. En revanche, on sera sans doute surpris d’apprendre que, s’agissant du cas belge, il n’existe pas d’unanimité quant à la détermination de l’époque à laquelle s’est produite cette mutation institutionnelle.

Podcasts

Comment combattre l’extrême droite ?

intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 6 décembre 2021

Le 24 novembre 1991, l’extrême droite flamande faisait une percée inédite dans le paysage politique belge en dépassant, en Flandres, la barre symbolique des 10% lors des élections législatives. Depuis ce "dimanche noir", l’extrême droite néerlandophone n’eut de cesse de progresser à l’exception de périodes de reflux bien circonscrites. Face à cette montée en puissance, s’est constitué un arsenal politique, médiatique et juridique visant à limiter l’influence et le pouvoir des partis et groupes d’extrême droite. C’est précisément cet arsenal que nous passerons en revue avec notre invité du jour, Benjamin Biard, politologue, chercheur au CRISP (le Centre de recherche et d’information socio-politiques) et spécialiste de l’extrême-droite (nous l’avions d’ailleurs déjà reçu pour faire le tour des différents partis d’extrême droite en Europe). Qu’appelle-t-on le "cordon sanitaire" ? Comment les médias se positionnent-ils par rapport aux représentants des partis d’extrême droite ? Est-il juridiquement possible d’interdire un parti raciste en Belgique ? Pourquoi le "Vlaams Blok" est-il devenu le "Vlaams Belang" en 2004 ? Quels sont les collectifs qui en Belgique luttent contre les partis d’extrême droite ? Enfin, pourquoi ces partis sont-ils la cible des servives de renseignement ? Nous tâcherons de répondre à toutes ces questions (et probablement à bien d’autres) avec Benjamin Biard.

Les @nalyses en ligne

Extrême droite : de la conquête des esprits à celle du pouvoir

par Benjamin Biard, paru dans Mouvement ouvrier chrétien, Obscurités & lumières, extrême droite, démocratie, mouvement social : La 99e semaine sociale du mouvement ouvrier chrétien, Bruxelles, asbl Politique, collection « Politique », n° 5, 2021, p. 26-33

Depuis septembre 2019, le Vlaams Belang occupe la tête des sondages en Flandre. Alors qu’y augmentent les craintes d’une rupture du cordon sanitaire, l’extrême droite demeure absente du paysage politique en Belgique francophone. Cet exposé sous forme d’entretien vise à mieux saisir ce que recouvre la notion d’extrême droite aujourd’hui, à en cerner les manifestations principales, à identifier les facteurs qui expliquent les différences de destin électoral en Flandre et en Belgique francophone, et à examiner les stratégies mises en œuvre afin de contrer son développement.

Courrier hebdomadaire

Les spécificités institutionnelles de la région bruxelloise

Courrier hebdomadaire n° 2510, par Quentin Peiffer, 46 p., 2021

Au sein de l’architecture institutionnelle belge, la région bruxelloise présente de nombreuses spécificités. Celles-ci sont liées à ses deux particularités majeures que sont, d’une part, le fait d’être la seule région bilingue et, d’autre part, celui d’abriter la capitale du pays. En région bruxelloise, outre l’Autorité fédérale et les communes, pas moins de six entités se partagent les compétences étatiques : la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté française et la Communauté flamande – qui toutes deux ont également Bruxelles pour capitale –, et les trois Commissions communautaires (COCOM, COCOF et VGC). La Région de Bruxelles-Capitale se singularise par rapport aux autres Régions et Communautés par plusieurs éléments, tels que l’obligation d’une parité linguistique au gouvernement ou l’exigence d’une double majorité au parlement pour l’adoption de certaines normes. Cette configuration complexe est le fruit de divers facteurs, à commencer par les fortes réticences flamandes ayant entouré la création de la Région bruxelloise, la volonté d’assurer une protection forte de la minorité néerlandophone vivant sur ce territoire, et le refus de créer des sous-nationalités dans cette région. Interviennent aussi, de façon non négligeable, le rôle international et la fonction de capitale de Bruxelles.

Courrier hebdomadaire

La démographie de la Grande Guerre en Belgique et sa géographie

Courrier hebdomadaire n° 2508-2509, par Jean-Pierre Grimmeau, Pierre Marissal, 83 p., 2021

La Guerre 1914-1918 a provoqué en Belgique des morts militaires, une augmentation de la mortalité civile, une diminution des naissances, un exil à l’étranger et une diminution de l’immigration. Tous ces phénomènes ont affecté l’évolution de la population. Mais leurs effets n’ont pas touché l’ensemble du pays de la même façon : ils présentent des variations géographiques. Plus de cent ans après les faits, on pourrait croire que tout cela est bien connu. Or il n’en est rien : les estimations sont rares et disparates. Palliant cette lacune, ce Courrier hebdomadaire constitue la première étude des conséquences démographiques de la Première Guerre mondiale en Belgique et de leur géographie. D’une part, il cartographie l’impact du conflit sur les différents phénomènes démographiques et permet d’en comprendre les facteurs. D’autre part, il construit des estimations justifiées et argumentées, et les compare aux principales propositions antérieures. Tour à tour, l’analyse se penche sur l’exil, la déportation et la migration, sur l’opposition des évolutions dans les grandes villes et dans les campagnes, sur le déficit des naissances, sur la surmortalité civile et sur les décès militaires. La conclusion, qui établit le bilan migratoire et démographique de la guerre, réserve quelques surprises. Ce Courrier hebdomadaire présente 11 cartes, 9 pyramides d’âge et 20 autres graphiques, tous originaux, ainsi qu’une carte d’époque restaurée.

Les @nalyses en ligne

La Belgique fédérale 2.0. Vers la fin de l’affrontement à 2 et l’apaisement à 4 ?

par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 117, septembre 2021, p. 116-121

Le gouvernement Vivaldi a mis la septième réforme de l’État à son agenda. L’objectif est de « parvenir à une nouvelle structure de l’État à partir de 2024, avec une répartition des compétences plus homogène et plus efficace ». Quel visage pourrait donc prendre la Belgique institutionnelle de demain ?

Courrier hebdomadaire

Les comptes rendus parlementaires en Belgique

Courrier hebdomadaire n° 2506-2507, par Serge Model, 62 p., 2021

Comme dans tout État démocratique, les discussions tenues au sein des diverses assemblées parlementaires de Belgique font l’objet de comptes rendus, que ceux-ci s’intitulent Compte rendu intégral (Chambre des représentants, Parlement wallon, Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, Parlement de la Communauté française, Assemblée réunie de la COCOM et Assemblée de la COCOF), Compte rendu analytique (Chambre des représentants), Annales (Sénat), Woordelijk verslag (Parlement flamand) ou Ausführlicher Bericht (Parlement de la Communauté germanophone). Ces documents constituent un instrument majeur de la publicité des débats parlementaires. En outre, en préservant la mémoire des délibérations politiques, ils contribuent à comprendre l’intention du législateur et à interpréter la norme votée par celui-ci. Ils sont dès lors essentiels tant au citoyen qu’à tout acteur ou observateur de la vie politique. Ce Courrier hebdomadaire éclaire le travail – méconnu quoique fondamental – de transcription et de publication des débats parlementaires par les services de compte rendu. Il s’interroge aussi sur l’avenir de cette technique à l’ère des nouvelles technologies.

Courrier hebdomadaire

L’adoption de la « loi trans* » du 25 juin 2017. De la stérilisation et la psychiatrisation à l’autodétermination

Courrier hebdomadaire n° 2505, par Dimitri Tomsej, David Paternotte, 47 p., 2021

Les personnes transgenres (ou « trans* ») sont les personnes qui ne s’identifient pas au sexe/genre (homme ou femme) qui leur a été assigné à la naissance. En Belgique, les droits de ces personnes ont connu diverses avancées notables en matière de modification de l’enregistrement du sexe dans les actes de l’état civil. La loi du 10 mai 2007 a mis fin au vide juridique qui prévalait jusqu’alors. Cependant, elle a conditionné le changement d’état civil à une approbation psychiatrique, au recours à une chirurgie génitale stérilisante et au suivi d’un traitement hormonal de substitution. La loi du 25 juin 2017 a aboli ces éléments, sans toutefois satisfaire pleinement les associations de défense des droits des personnes trans*. C’est à leur demande que, deux ans plus tard, la Cour constitutionnelle a estimé que le législateur doit rendre le changement d’état civil révocable et supprimer l’alternative binaire relative à l’enregistrement de la mention du genre. Ce Courrier hebdomadaire étudie le processus d’adoption de la loi de 2017 et tente notamment de comprendre comment, de manière contre-intuitive, celle-ci a été proposée par un gouvernement fédéral de centre-droit. Pour ce faire, il se penche sur les développements internationaux, les mobilisations de la société civile et l’action des décideurs politiques.

Courrier hebdomadaire

Les votes nominatifs à la Chambre des représentants (II). Usages parlementaires et votes des groupes (1995⁠-⁠2019)

Courrier hebdomadaire n° 2503-2504, par Frederik Verleden, 107 p., 2021

Entre les élections fédérales du 21 mai 1995 et celles du 26 mai 2019, la Chambre des représentants a procédé en séance plénière à pas moins de 13 397 votes nominatifs valables. Outre qu’ils ont conduit à l’adoption de nombreux textes (dont, au final, plusieurs milliers de lois) et au rejet de beaucoup d’autres, les résultats de ces votes révèlent les évolutions de l’état des rapports de force politiques au sein de l’assemblée parlementaire durant ces six législatures. Pour analyser ces votes, ce Courrier hebdomadaire procède par une approche chiffrée à trois niveaux : celui de la Chambre des représentants, celui des députés et celui des groupes politiques – et, par extension, des partis politiques. En effet, le résultat d’un vote, quel qu’en soit le type, conduit à une décision qui lie l’ensemble de la Chambre et à laquelle l’opposition doit se plier. Il importe donc de se demander combien de fois l’assemblée vote et sur quels objets, si elle était au complet, etc. Mais le scrutin nominatif permet également de se focaliser sur le député pris individuellement, le vote émis par chaque parlementaire étant enregistré et mentionné dans les comptes rendus de séance. Enfin, la réalité politique veut qu’un député, de façon générale, agisse en tant que membre d’un groupe politique ; dès lors, il est intéressant de mesurer le degré de discipline de parti qui prévaut lors d’un vote nominatif.

Courrier hebdomadaire

Les votes nominatifs à la Chambre des représentants (I). Évolution des règles en vigueur (1831⁠-⁠2020)

Courrier hebdomadaire n° 2501-2502, par Frederik Verleden, 57 p., 2021

Dans toute assemblée parlementaire, les processus décisionnels se déroulent selon des procédures bien précises. Celles-ci sont soit imposées par la Constitution ou la loi, soit fixées dans le règlement de l’assemblée, soit consacrées par l’usage. Leur application n’est pas absolue, la pratique parlementaire s’écartant parfois des textes ou de la coutume. Ces procédures connaissent aussi des évolutions formelles, qui reflètent les rapports de force politiques du moment et souvent visent à pérenniser voire à renforcer ceux-ci. C’est lors des votes que les procédures exercent leur principale influence sur les décisions prises par les parlementaires. En effet, elles déterminent tout à la fois le mode de déroulement du vote, le nombre de voix que le texte soumis au vote doit obtenir pour être adopté, et les critères de validité de celles-ci. À cet égard, la question du recours ou non au vote nominatif (c’est-à-dire par appel nominal) revêt une importance toute particulière, de même que celle de la mise en application concrète de cette modalité. Ce Courrier hebdomadaire étudie les prescrits et les pratiques qui entourent le vote nominatif au sein de la Chambre des représentants. Il examine successivement le cadre constitutionnel, les majorités qualifiées dont la Chambre doit tenir compte en vertu de la Constitution ou de la loi, et les règles et usages propres à cette assemblée (notamment en matière de publication des votes et d’abstention).

Podcasts

La Belgique : un Etat fédéral singulier

intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 septembre 2021

On l’appelle lasagne ou mille-feuilles, dédale ou labyrinthe... Elle accumule les couches et on s’y perd. Vous l’avez reconnue, il s’agit de la Belgique et de son fédéralisme si particulier ! Pour cette émission de rentrée, nous vous proposons une Actualité en 3D tout entière consacrée à l’exploration de ce système, de ses racines (autant historiques que politiques), de sa logique (fût-elle opaque), de ses apories (nombreuses) ou de ses perspectives (incertaines). En effet, le décryptage des singularités du fédéralisme belge sera au cœur du numéro 2500 du Courrier hebdomadaire du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, partenaire de cette émission ! Nous aurons ainsi le plaisir de recevoir deux des quatre auteurs de ce numéro exceptionnel qui sortira de presse sous peu, soit Jean Faniel, directeur du CRISP, et Cédric Istasse, rédacteur en chef de son Courrier hebdomadaire .Fédéralisme de dissociation, fédéralisme évolutif et empirique, fédéralisme mixte et asymétrique, fédéralisme de superposition, fédéralisme bipolaire, etc. Les adjectifs parfois énigmatiques ne manquent pas pour qualifier les spécificités de notre système fédéral. Que signifient-ils et sont-ils de nature à faire du fédéralisme belge une construction unique au monde ? C’est à ces différentes questions que nous tâcherons de répondre avec Jean Faniel et Cédric Istasse afin d’identifier les ingrédients de cette lasagne et de retrouver notre chemin dans ce dédale...

Les @nalyses en ligne

Te Deum, défilé militaire : quelle fête nationale pour le 21e siècle ?

par Caroline Sägesser, paru dans Levif.be, 25 juillet 2021

Chaque année, la célébration d’un Te Deum à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles en présence de la famille royale, du Premier ministre et d’autres personnalités suscite des critiques dénonçant une infraction au principe de neutralité de l’État. Cette année, celles-ci ont été particulièrement vives, étant donné l’actualité récente à propos de ce thème. Cette cérémonie pose-t-elle effectivement un problème ? Et est-ce le seul élément des festivités du 21 juillet à poser question ?

Courrier hebdomadaire

« Ostbelgien » : nom usuel de la Communauté germanophone et marque régionale

Courrier hebdomadaire n° 2499, par Laurine Dalbert, Cédric Istasse, 57 p., 2021

Le 15 mars 2017, la Communauté germanophone a décidé de se désigner désormais par l’appellation Ostbelgien dans sa communication interne et externe. Parallèlement et plus largement, elle a créé à cette occasion une « marque régionale » du même nom. Les objectifs poursuivis par cette double opération sont multiples : renforcer l’identité spécifique des Belges germanophones ; accroître la visibilité de la région en Belgique et à l’étranger ; y développer le secteur touristique ; y favoriser le commerce, l’artisanat et l’agriculture ; y attirer des investissements, des entreprises, de la main-d’œuvre et des habitants. Chacune des parties concernées a reconnu le bien-fondé de la démarche. Cependant, certaines d’entre elles ont initialement émis quelques réserves voire critiques sur les choix posés et sur les modalités pratiques de mise en œuvre. En particulier, elles ont reproché au terme Ostbelgien de n’être pas univoque puisque la réalité qu’il recouvre est susceptible de varier en fonction des contextes dans lesquels il est usité et des acteurs qui l’emploient. Au-delà de ces débats passagers, le choix de la Communauté germanophone de se dénommer usuellement Ostbelgien et de créer une marque régionale s’inscrit dans la volonté de cette entité de devenir une « Communauté-Région ». Depuis de nombreuses années déjà, les responsables politiques germanophones plaident en effet en faveur d’une « Belgique à quatre ».

Courrier hebdomadaire

Le statut social de l’artiste en Belgique (II). Le processus historique

Courrier hebdomadaire n° 2496-2497, par Steve Bottacin, Jean-Gilles Lowies, 113 p., 2021

Afin de résoudre une série de problèmes liés à l’emploi artistique, la loi-programme du 24 décembre 2002 introduit notamment la possibilité pour les artistes de bénéficier d’une présomption d’assujettissement à la sécurité sociale des travailleurs salariés ou d’opter pour un statut d’indépendant. Par là, il s’agit en particulier d’octroyer la possibilité de bénéficier de la protection sociale des salariés (en ce compris l’assurance chômage) à un panel élargi d’artistes. À partir de 2011 cependant, il apparaît que l’exercice des professions artistiques reste confronté à d’importantes embûches réglementaires et administratives, qui tendent en outre à se multiplier au rythme d’une inflation de dispositions restrictives. Dès 2013, de nouvelles adaptations sont apportées au cadre juridique. Toutefois, elles peinent aujourd’hui encore à convaincre l’ensemble des parties prenantes, publiques et privées, et de nombreuses voix plaident pour une nouvelle réforme de plus ou moins grande ampleur. Paraissant en trois livraisons successives, ce Courrier hebdomadaire vise à retracer les étapes majeures de l’action publique en matière de protection sociale des artistes en Belgique, à en analyser les multiples enjeux et à faire état des positions en présence, alors que le gouvernement fédéral De Croo a annoncé son intention de réformer ce domaine. Dans ce deuxième tome, S. Bottacin et J.-G. Lowies parcourent le processus long et complexe dont résulte l’état actuel du statut social des artistes. L’analyse est centrée sur les éléments de cette histoire qui permettent d’éclairer la complexité des dispositions actuellement en vigueur.

Les @nalyses en ligne

À l’est, la démocratie en proie à l’extrême droite ?

par Benjamin Biard, paru dans Démocratie, n° 4, avril 2021, p. 2-5

Courtisée par des partis politiques qui veulent se maintenir ou se hisser au pouvoir, exerçant même parfois le pouvoir, la présence de l’extrême droite dans les pays d’Europe centrale et orientale est loin d’être anodine. Les multiples stratégies pour infiltrer le pouvoir et la société semblent porter leurs fruits et pourraient faire vaciller la démocratie pourtant durement acquise dans cette partie de l’Europe. Mais quelle est donc la place qu’y occupe l’extrême droite ? Quelle est sa spécificité par rapport aux mouvements existant en Europe occidentale ? Comment influence-t-elle les politiques publiques et, plus largement, quels sont ses effets sur la population et la démocratie ?

Podcasts

La libération conditionnelle : c'est qui qui sort quand ?

intervention de Vincent Lefebve diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 10 mai 2021

Une idée toute simple mais une idée qui dérange : pouvoir de sortir de prison avant le terme de la peine prononcée par le juge. Adopté en 1888 par une Belgique alors à l’avant-garde de la politique pénale, le régime de la libération conditionnelle est resté relativement inchangé pendant un siècle. Pourquoi ? Quelles étaient les axes de sa profonde réforme initiée à la suite de l’affaire Marc Dutroux ? Quels en ont été les accomplissements mais aussi les limites ? Que prévoit la loi aujourd’hui et qu’en pensent les juristes ? Dans quelle mesure est-on passé de la faveur au droit, puis de la norme à l’anormal ? Quelle est la différence entre un juge d’application des peines et un tribunal d’application des peines, entre une peine de sûreté et une peine incompressible ? En quoi le débat sur la libération conditionnelle est révélateur de ce que l’on attend de la justice pénale ? Toutes ces questions, nous les aborderons en compagnie de Vincent Lefebve, philosophe et juriste, chargé de recherches au CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques partenaire de notre émission) et qui, avec son collègue Benjamin Biard*, a récemment publié un Courrier hebdomadaire consacré à la libération conditionnelle.