par Vincent de Coorebyter, paru dans L’Artichaut, vendredi 31 janvier 2025
Quelles sont les raisons de l’actuelle montée en puissance de la radicalité, alors que la fin du 20 e siècle était apparue comme un moment d’apaisement idéologique ?
Courrier hebdomadaire
Le « canon de Flandre » dans son contexte politique : origine, élaboration, réceptions
Courrier hebdomadaire n° 2634-2635, par Serge Govaert, 60 p., 2025
Rendu public le 9 mai 2023, le « canon de Flandre » consiste en une liste de soixante « points d’ancrage » sur l’histoire, la culture et la société de la Flandre (événements, dates, personnalités, traditions, livres, objets, œuvres d’art, etc.). Il est le résultat d’un projet qui a été porté par le président de la N-VA (Bart De Wever), a été mis en œuvre par le gouvernement flamand Jambon (N-VA/CD&V/Open VLD), et a été réalisé par une commission scientifique indépendante et pluraliste. Il se présente sous la forme à la fois d’un livre et d’un site Internet. Dès son annonce, le projet d’un canon de Flandre (initialement, d’un « canon flamand ») a fait l’objet de critiques vives et même virulentes. La crainte exprimée était que ce canon soit un pamphlet nationaliste flamand, conçu comme un outil de renforcement et de promotion de l’identité flamande. Ces craintes ont été apaisées une fois connu le résultat final. Cependant, certains historiens ont maintenu leurs objections de principe liées à la confection d’un canon et aux motivations politiques à l’origine du canon de Flandre. De fortes réticences ont également été émises quant à la perspective d’un recours au canon de Flandre dans l’enseignement. Actuellement, les autorités flamandes ne mettent plus en avant cet usage du canon, celui-ci étant désormais conçu comme un instrument de soutien. En revanche, le canon de Flandre est un élément du parcours d’intégration (« inburgering ») instauré dans le cadre de la politique flamande d’accueil des primo-arrivants. S. Govaert examine la genèse du canon de Flandre, ses précédents historiques, son processus décisionnel, son élaboration, son contenu et les controverses qu’il a suscitées. Il situe le tout dans le cadre des rapports de force politiques en Flandre et de la résurgence du concept d’identité.
Courrier hebdomadaire
Les résultats des élections provinciales du 13 octobre 2024 en Flandre
Courrier hebdomadaire n° 2632-2633, par Pierre Blaise, 86 p., 2025
Le 13 octobre 2024 a eu lieu, pour la sixième fois, l’élection des cinq conseils provinciaux de Flandre. Par rapport à celui qui s’était tenu six ans plus tôt, ce scrutin a été marqué, dans des proportions différentes, par la hausse des scores de la N-VA, du VB, de Vooruit et du PVDA et par la baisse de ceux du CD&V, de Groen et de l’Open VLD. Ce Courrier hebdomadaire commence par examiner les taux de participation et d’abstention. Ensuite, il se penche de manière distincte sur chacune des provinces flamandes. Successivement, il présente les résultats et le nombre de sièges obtenus par les différentes listes en présence, procède à une comparaison avec les résultats des élections provinciales de 2018, et propose une analyse par district des résultats des listes. En outre, des graphiques exposent l’évolution des résultats électoraux depuis 1974. Enfin, il est procédé à une analyse globale des résultats enregistrés, à l’échelle de la Flandre, par les partis en présence lors des scrutins provinciaux de 2018 et de 2024. La composition des exécutifs provinciaux est également détaillée, de même que la répartition par sexe des personnes élues pour siéger dans les conseils provinciaux et des membres des députations provinciales. Pour terminer, les performances électorales que les partis néerlandophones ont enregistrées en Flandre lors du scrutin provincial du 13 octobre 2024 sont comparées avec les scores qu’ils avaient obtenus lors de vingt autres élections récentes s’étant tenues depuis 1994. Portant sur un scrutin qui a pris place quelques mois seulement après les élections multiples de juin 2024, cet examen livre des indications intéressantes.
Les @nalyses en ligne
Trophées et concessions : quel parti de l’Arizona a le mieux négocié ?
interview de Jean Faniel par Anthony Marcou, parue sur 7sur7.be, samedi 22 février 2025
« Sans nous, il n’y aurait pas eu ceci », « On vous l’avait promis, on l’a fait »… La coalition Arizona est née, l’opération d’autopromotion aussi. Depuis son instauration, chaque parti du gouvernement De Wever s’attelle à défendre (voire à s’approprier) les résultats obtenus après de (très) longues négociations. Qui a dû consentir le plus de concessions ? Qui peut placer le plus grand nombre de « trophées » dans sa vitrine ? Et qui est le roi du casting ?
Courrier hebdomadaire
Les résultats des élections provinciales du 13 octobre 2024 en Wallonie
Courrier hebdomadaire n° 2630-2631, par Cédric Istasse, 85 p., 2025
Le 13 octobre 2024 a eu lieu, pour la sixième fois, l’élection des cinq conseils provinciaux de Wallonie. Par rapport à celui qui s’était tenu six ans plus tôt, ce scrutin a été marqué, dans des proportions différentes, par la hausse des scores du MR, des Engagés et du PTB et par la baisse de ceux du PS, d’Écolo et de Défi. Ce Courrier hebdomadaire commence par examiner les taux de participation et d’abstention. Ensuite, il se penche de manière distincte sur chacune des provinces wallonnes. Successivement, il présente les résultats et le nombre de sièges obtenus par les différentes listes en présence, procède à une comparaison avec les résultats des élections provinciales de 2018, et propose une analyse par district des résultats des listes. En outre, des graphiques exposent l’évolution des résultats électoraux depuis 1974. Enfin, il est procédé à une analyse globale des résultats enregistrés, à l’échelle de la Wallonie, par les partis en présence lors des scrutins provinciaux de 2018 et de 2024. La formation et la composition des exécutifs provinciaux sont également détaillées, ainsi que la répartition par sexe des personnes élues pour siéger dans les conseils provinciaux et des membres des collèges provinciaux. Pour terminer, les performances électorales que les partis francophones ont enregistrées en Wallonie lors du scrutin provincial du 13 octobre 2024 sont comparées avec les scores qu’ils avaient obtenus lors de vingt autres élections récentes s’étant tenues depuis 1994. Portant sur un scrutin qui a pris place quelques mois seulement après les élections multiples de juin 2024, cet examen livre des indications intéressantes.
Les @nalyses en ligne
« Le modèle institutionnel actuel pourrit la vie des Bruxellois »
interview de Jean Faniel par Corentin Di Prima, parue dans L’Écho, jeudi 19 décembre 2024
Au terme d’une année politique 2024 haute en couleur, la poussière des élections n’est pas encore retombée partout. Le brouillard reste épais au fédéral, et encore plus à Bruxelles. Que dire de tout cela ? Quels enseignements peut-on tirer de l’année politique écoulée au fédéral, à Bruxelles et en Wallonie ?
Les @nalyses en ligne
Le parti Chez Nous. Échec d’une nouvelle offre d’extrême droite en Wallonie
par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 15 janvier 2025
Alors que l’extrême droite prospère dans la plupart des pays européens, son évolution en Belgique est plus contrastée : bien implantée en Flandre, elle reste en revanche marginale en Wallonie. Cette @nalyses du CRISPen ligne revient sur la dernière tentative en date de développement d’un parti d’extrême droite en Wallonie, celle du parti Chez Nous, et sur l’échec que ce dernier a subi lors de la double séquence électorale de 2024, provoquant son effacement précoce du paysage politique.
Les @nalyses en ligne
Stratégies et performances électorales des partis néerlandophones dans la région bilingue de Bruxelles-Capitale (2004-2024)
par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 10 janvier 2025
La Région de Bruxelles-Capitale est une région bilingue, où tant les partis néerlandophones que francophones et les rares partis nationaux participent aux élections. Ces formations doivent toutefois respecter les règles d’organisation propres à chaque scrutin. Lorsque les règles le permettent, partis francophones et néerlandophones sont amenés à considérer la possibilité d’une alliance. Ces différences de règles et de situations, et le fait que tous les scrutins aient été organisés en 2024 sur une même courte période, offrent l’occasion d’une série d’observations intéressantes à propos des choix posés par les partis néerlandophones à Bruxelles et de leurs résultats électoraux. Pour chaque scrutin, cette @nalyse du CRISP en ligne met les résultats des récentes élections en parallèle avec ceux des vingt dernières années.
Courrier hebdomadaire
Grèves et conflictualité sociale en 2023. Concertation interprofessionnelle, mobilisations transversales et secteur privé
Courrier hebdomadaire n° 2622-2623, par Iannis Gracos, 94 p., 2024
Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2023. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes.
Ce premier volume s’ouvre avec l’analyse de la conflictualité sociale interprofessionnelle. Le quasi-blocage salarial imposé par le gouvernement fédéral a empêché la négociation d’un accord interprofessionnel (AIP) en bonne et due forme ; un accord social a tout de même été conclu, qui contient toutefois essentiellement la confirmation de décisions antérieures. À la fin de l’année, les syndicats ont vivement critiqué la décision gouvernementale d’élargir le régime des flexi-jobs et ont dénoncé les nouvelles règles budgétaires européennes.
Une mobilisation syndicale et associative majeure s’est tenue en réaction au projet de loi dit « anti-casseurs » porté par le ministre de la Justice. Si cette contestation a abouti au retrait des dispositions litigieuses, celles-ci ont cependant été remplacées par d’autres mesures susceptibles de menacer le recours à des actions de protestation ou de désobéissance civile.
Le mouvement Code Rouge a mené plusieurs actions transversales, articulant dimension écologiste et lutte syndicale. Révélatrices des liens qui peuvent se tisser entre le mouvement climatique et le mouvement syndical, elles montrent aussi les limites de tels rapprochements.
Le principal conflit social de 2023 a fait suite à la décision du groupe Delhaize de franchiser l’ensemble de ses 128 supermarchés. Il a été fait de nombreuses actions de grève et d’une absence de réelles négociations, a été marqué par plusieurs décisions de justice défavorables aux syndicats et par des interventions policières, et s’est finalement conclu par un passage en force de la direction de Delhaize.
Le secteur de la grande distribution a été affecté également par la faillite de Makro, la disparition des enseignes Match et Smatch, les restructurations chez Cora et Mestdagh, et le conflit social au sein de Lidl. Son actualité a aussi été faite de la négociation sectorielle salariale.
Les @nalyses en ligne
Des alliances, mais pas de lune de miel : PS et PTB, des mariages forcés ?
interview de Jean Faniel par Anthony Marcou, parue sur 7sur7.be, jeudi 21 novembre 2024
Récemment, le PS et le PTB ont annoncé former une majorité pour diriger ensemble les communes de Mons, de Forest et de Molenbeek-Saint-Jean – avec Écolo dans le cas des deux premières entités. Cette alliance marque un tournant, alors que gouverner ensemble paraissait exclu pour ces partis de gauche au vu des discours tenus durant les récentes campagnes électorales de juin et d’octobre. La communication des dirigeants des deux partis quant à ces alliances est toutefois restée modeste et on ne peut guère parler de lune de miel. S’agit-il de mariages contraints et forcés à gauche ? Et pourquoi avoir conclu ces accords ?
Courrier hebdomadaire
L’année politique 2023 au niveau fédéral
Courrier hebdomadaire n° 2621, par Caroline Sägesser, 51 p., 2024
Ce Courrier hebdomadaire retrace les faits saillants de l’année 2023 qui ont concerné le gouvernement belge et qui ont alimenté l’actualité politique au niveau fédéral. Pour le gouvernement De Croo, l’année 2023 représentait la dernière occasion de dégager des accords et de mettre en œuvre des réformes, avant que les énergies politiques ne soient largement absorbées par les échéances électorales de 2024. Toutefois, cette perspective n’a pas constitué l’aiguillon nécessaire à une action résolue, et l’année a été riche en échéances reportées et en réformes maintes fois annoncées puis définitivement abandonnées (réforme fiscale) ou fortement réduites (réforme des pensions). En outre, le gouvernement fédéral est apparu fragilisé, en raison de tensions au sein de la coalition Vivaldi, ainsi que de difficiles perspectives électorales pour plusieurs des partis politiques qui la composent. Caroline Sägesser examine ici les modifications intervenues dans la composition du gouvernement De Croo, et passe en revue les principaux événements et dossiers auxquels celui-ci a été confronté au cours de l’année 2023 (énergie, asile, concertation sociale, fiscalité, sécurité sociale, pensions, environnement, justice, budget, sécurité, cultes, survol aérien de Bruxelles, guerre en Ukraine, conflit israélo-palestinien…). Elle propose aussi un retour sur l’évolution de la cohésion de cette majorité singulière, qui se compose de plus de partis qu’aucune autre avant elle dans l’histoire de la Belgique.
Podcasts
Qu’est-ce que le Canon de Flandre ? L’histoire au service du politique ?
intervention de Serge Govaert diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 11 novembre 2024
Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : 1° Serge Govaert : Qu’est-ce que le Canon de Flandre ? L’histoire au service du politique ? 2° ‘communes à facilités de la périphérie bruxelloise’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique. 3° Le tour des dernières parutions du CRISP, avec Cédric Istasse.
Courrier hebdomadaire
La démocratie face aux « crises » globales : la Belgique entre unité et division
Courrier hebdomadaire n° 2619-2620, par Vincent Lefebve, 123 p., 2024
En Belgique, des crises qui, en raison de leur nature même, présentent une dimension internationale peuvent se transformer rapidement en conflits politiques internes, notamment de type communautaire : par leur intensité, ces menaces sont en effet susceptibles de créer ou d’attiser les divisions au sein de la société belge, qui est structurellement traversée par diverses lignes de fracture. Mais ces crises peuvent également venir alimenter les dynamiques centripètes et unificatrices qui animent le pays : étant donné qu’ils appellent une réponse coordonnée des différentes composantes de l’État, ces périls incitent les acteurs politiques à s’entendre pour y faire face ou pour que la Belgique puisse parler d’une seule voix sur la scène internationale. Vincent Lefebve analyse la façon dont cette dialectique entre division et unité se déploie en Belgique dans un contexte marqué par la survenance ou l’intensification de crises durables, globales et systémiques. Pour cela, il examine les politiques publiques qui ont été élaborées en Belgique en réponse respectivement à quatre défis majeurs : le dérèglement climatique, la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, le bouleversement géopolitique découlant de la guerre en Ukraine, et l’enjeu migratoire (ou, plus précisément, la gestion de l’accueil des migrants). Ce Courrier hebdomadaire montre que, si les clivages qui traversent de longue date la Belgique constituent autant de facteurs de complexité et potentiellement de division, la structure fédérale du pays et la tradition consociative belge peuvent pour leur part faciliter dans une certaine mesure la recherche de compromis et d’équilibres entre points de vue et intérêts divergents.
Podcasts
Analyse des résultats des élections locales du 13 octobre 2024. Entre continuité et rupture ?
intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 21 octobre 2024
Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : 1° Jean Faniel, Cédric Istasse et Caroline Sägesser : Analyse des résultats des élections locales du 13 octobre 2024. Entre continuité et rupture ? 2° ‘Elections communales’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique.
Les @nalyses en ligne
L’implantation de Défi dans les communes et provinces de Wallonie : flux et reflux (2012-2024)
par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 octobre 2024
La Belgique vient de connaître une année politique exceptionnellement chargée sur le plan électoral, avec un scrutin législatif multiple le 9 juin et des élections locales le 13 octobre. Que ce soit au printemps ou à l’automne, le parti Défi a connu un échec remarqué, qui s’est soldé par la perte de nombreux sièges dans les assemblées parlementaires et dans les conseils communaux et provinciaux. Cette @nalyse du CRISP en ligne montre dans quelle mesure le parti amarante est parvenu, ou non, à s’ancrer dans le paysage politique wallon sur le plan communal et provincial, en prenant pour fil conducteur les scrutins locaux de 2012, 2018 et 2024.
Courrier hebdomadaire
Les résultats des élections communales du 14 octobre 2018 en Wallonie
Courrier hebdomadaire n° 2613-2614, par Benjamin Biard, Vaïa Demertzis, Jean Faniel, 148 p., 2024
Le 14 octobre 2018, les élections se sont tenues sur tout le territoire belge pour le renouvellement des conseils communaux. Ce Courrier hebdomadaire analyse les résultats enregistrés dans les 262 communes de Wallonie, en ce compris les 9 communes qui relèvent de la tutelle de la Communauté germanophone. L’étude des résultats électoraux de 2018 est d’abord réalisée de manière globale et thématique : une attention est réservée au taux de participation au scrutin, à la situation dans les communes de plus de 20 000 habitants et à la proportion de femmes parmi les élus et les mandataires. Ensuite, les résultats sont analysés par province et par arrondissement : des tableaux présentent, pour les trois derniers scrutins (2006-2018), la liste arrivée en tête dans chaque commune et précisent si cette liste a remporté une majorité absolue (des suffrages ou des sièges uniquement). Enfin, la situation des neuf villes wallonnes de plus de 50 000 habitants est traitée de manière spécifique : Charleroi, La Louvière, Liège, Mons, Mouscron, Namur, Seraing, Tournai et Verviers. En outre, les performances électorales des principaux partis politiques sont appréhendées d’un point de vue global. Le nombre de sièges obtenus et les positions majoritaires sont recensés. L’analyse montre que, en 2018, le parti présentant l’ancrage local le plus fort reste le PS, suivi du MR. En revanche, Écolo dépasse désormais le CDH. Vient ensuite le PTB. L’exposé est appuyé par des cartes figurant les zones d’implantation de ces cinq partis.
Les @nalyses en ligne
Décoder l’extrême droite à l’époque contemporaine
par Benjamin Biard, paru dans L’Esperluette, n° 120, avril-mai-juin 2024, p. 4-5
Puisant ses racines dans un mouvement d’opposition à la Révolution française, l’idéologie d’extrême droite a connu une expansion significative depuis lors, allant même jusqu’à engendrer des régimes dictatoriaux au cours du 20 e siècle. Aujourd’hui, elle connaît une résurgence notable dans de très nombreux États. Qu’entend-on réellement par « extrême droite » ? En quoi connaît-elle un nouvel essor ? Quelle est son influence ? En cette année électoralement chargée, quelle est sa situation spécifique en Belgique ? Cet article propose d’apporter un éclairage à ces interrogations.
Courrier hebdomadaire
La simultanéité des élections en Belgique dans le contexte européen
De tous les peuples d’Europe, les Belges sont ceux qui votent le moins souvent. En effet, depuis 1999, en vertu de la Constitution, les élections pour les différents parlements de Région et de Communauté – c’est-à-dire pour le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement de la Communauté française, le Parlement flamand et le Parlement de la Communauté germanophone – ont lieu le même jour que les élections pour le Parlement européen. En outre, depuis 2014, l’habitude a été prise d’organiser également les élections fédérales – c’est-à-dire celles de la Chambre des représentants – le même jour que ces autres scrutins. Dès lors, en une décennie, les Belges n’ont été appelés aux urnes que par trois fois pour des élections législatives : le 25 mai 2014, le 26 mai 2019 et le 9 juin 2024. Ces trois dates ont à chaque fois été celles tout à la fois des élections européennes, des élections fédérales et des élections régionales et communautaires. Cette pratique des scrutins simultanés constitue une particularité belge, n’étant de mise dans aucun autre pays de l’Union européenne. Si elle ne va pas sans présenter certains avantages, en termes de stabilité des gouvernements et de coût des campagnes électorales, elle comporte aussi divers inconvénients. Notamment, il apparaît qu’elle brouille les enjeux des différents scrutins (et, en particulier, fait souvent passer au second plan ceux de l’élection européenne), qu’elle induit un déficit démocratique, et qu’elle participe à la désaffection des citoyennes et des citoyens pour la politique.
Les @nalyses en ligne
Une gauche qui n’a pas fait rêver
interview de Jean Faniel par Léonard Pollet, parue sur syndicatsmagazine.be, mardi 18 juin 2024
Au lendemain des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires du 9 juin 2024, Syndicats Magazine revient sur la campagne menée au cours des derniers mois, sur les résultats des urnes et sur les implications pour le mouvement syndical de la configuration qui pourrait se mettre en place avec la formation des nouveaux gouvernements.
Les @nalyses en ligne
« Sur le plan communautaire, le MR est un interlocuteur plus difficile pour la N-VA que le PS »
interview de Caroline Sägesser par Han Renard, parue sur knack.be, mardi 11 juin 2024
« À droite toute », « Vague bleue en Wallonie et à Bruxelles », « Historique, la Wallonie vire à droite ! », « Le MR roi du sud ». Les titres francophones n’ont pas menti, au lendemain d’élections qui méritent bien leur qualificatif d’historiques. Pour la première fois, les libéraux francophones de Georges-Louis Bouchez ont battu les socialistes apparemment intouchables du PS sur tous les fronts.
Les @nalyses en ligne
« C’est certainement plus compliqué de gouverner en Belgique que partout ailleurs »
interview de Vincent de Coorebyter par Michel Bouffioux, parue sur parismatch.be, samedi 15 juin 2024
Le 9 juin 2024 se sont déroulées en Belgique des élections fédérales, régionales et communautaires en plus des élections européennes. Comment interpréter les résultats de ces scrutins ? Quelles sont les coalitions possibles ? Qui sont les gagnants et les perdants du scrutin ? Et de quoi sera fait l’avenir du pays ? Autant de questions qui se posent quand on analyse la nouvelle donne politique.
Podcasts
Analyse des résultats des élections du 9 juin 2024. Virage à droite toute ?
intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 17 juin 2024
Réécoutez ‘L’actualité en 3D. Décrypter, débattre et discuter avec le CRISP’, émission proposée dans le cadre du partenariat avec Radio Panik. Au menu de l’émission présentée par Julien Pieret : analyse des résultats des élections du 9 juin 2024. Virage à droite toute ? Avec Jean Faniel, Cédric Istasse et Caroline Sägesser. + ‘élections législatives’, une nouvelle définition extraite du Vocabulaire politique.
Courrier hebdomadaire
La préparation des élections du 9 juin 2024 (III). Parlements régionaux et communautaires
Courrier hebdomadaire n° 2602-2603, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 122 p., 2024
Le 9 juin 2024, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 150 membres de la Chambre des représentants, des 22 représentants belges au Parlement européen, des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone. Indirectement, ils désigneront également 50 des 60 membres du Sénat (les 10 autres étant ensuite cooptés), les 94 députés du Parlement de la Communauté française et les membres des assemblées des trois Commissions communautaires bruxelloises. Ce Courrier hebdomadaire est consacré à la préparation de ce scrutin multiple. Ce troisième volume est consacré au renouvellement des différents parlements de Région et de Communauté. Assemblée par assemblée, il rappelle les résultats des élections régionales et communautaires du 26 mai 2019, et présente la hiérarchie des partis politiques qui avait découlé de ce scrutin. Il rappelle également la composition de l’assemblée élue il y a cinq ans, avant de signaler les éventuels mouvements de sièges survenus au cours de la législature 2019-2024. Ensuite, il analyse les listes de candidats déposées dans chacune des circonscriptions électorales. Les commentaires des candidatures attirent l’attention sur les stratégies des partis dans la confection de leurs listes : présence de personnalités en ordre utile ou non, présence de mandataires ou d’élus locaux en vue de bénéficier de l’ancrage local du parti, etc. Ce volume passe ainsi en revue tour à tour le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand et le Parlement de la Communauté germanophone. La composition du Parlement de la Communauté française est également rappelée.
Courrier hebdomadaire
La préparation des élections du 9 juin 2024 (II). Parlement fédéral et Parlement européen
Courrier hebdomadaire n° 2600-2601, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 74 p., 2024
Le 9 juin 2024, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 150 membres de la Chambre des représentants, des 22 représentants belges au Parlement européen, des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone. Indirectement, ils désigneront également 50 des 60 membres du Sénat (les 10 autres étant ensuite cooptés), les 94 députés du Parlement de la Communauté française et les membres des assemblées des trois Commissions communautaires bruxelloises. Ce Courrier hebdomadaire est consacré à la préparation de ce scrutin multiple. Ce deuxième volume est consacré au renouvellement des deux chambres du Parlement fédéral et à l’élection de la représentation belge au Parlement européen. Pour la Chambre des représentants, il rappelle le résultat des élections fédérales du 26 mai 2019 et la composition de l’assemblée sortante, puis il analyse les listes de candidats déposées dans chacune des onze circonscriptions électorales. Il procède de même pour la représentation belge au Parlement européen (la présentation des listes étant réalisée dans ce cas sur la base des trois collèges électoraux). Pour le Sénat, il indique les principales dispositions qui régissent la désignation des sénateurs et rappelle la composition de l’assemblée sortante. Les commentaires des candidatures attirent l’attention sur les stratégies des partis politiques dans la confection de leurs listes : présence de personnalités en ordre utile ou non, présence de mandataires ou d’élus locaux en vue de bénéficier de l’ancrage local du parti, etc.
Les @nalyses en ligne
L’extrême droite à l’approche des élections de 2024 : enjeux et perspectives en Belgique
par Benjamin Biard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 30 mai 2024
Alors que la moitié de la population mondiale est concernée par des élections en 2024, cette année est aussi singulière par la place occupée par l’extrême droite lors de nombreux scrutins. En Europe particulièrement, cette mouvance qui promeut notamment une politique restrictive en matière migratoire, autoritaire en matière sécuritaire, et antisystème se porte au mieux dans bon nombre de pays. Les partis qui défendent cette idéologie parviennent à accroître leur influence de façon parfois significative et, dans un nombre de cas croissant, accèdent au pouvoir, comme l’exemple néerlandais le montre. Qu’en est-il en Belgique ? Comment analyser l’état de l’extrême droite non seulement en Flandre, mais aussi en Wallonie et à Bruxelles à la veille des scrutins qui s’annoncent ? Quels sont les enjeux pour les partis qui en relèvent ?