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Les @nalyses en ligne

Penser une autre démocratie

interview de Vincent de Coorebyter par Nathalie Caprioli, parue dans Agenda interculturel, n° 331, juillet 2016, p. 4-7

Aujourd’hui, le paysage politique semble brouillé. On parle de fatigue démocratique, de crise de confiance, de fin des idéologies. À côté de citoyens désabusés ou en retrait, certains, critiques et en rupture, cherchent un tout autre rapport avec la politique. Exemples : combiner le tirage au sort avec les élections, ou concevoir de nouveaux modèles de concertation.

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La loi luttant contre le sexisme : une loi émotionnelle et symbolique ?

par Alexandra Woelfle, paru dans Chronique féministe, n° 117, janvier-juin 2016, p. 63-67

En 2012, Sofie Peeters se filme dans les rues de Bruxelles essuyant des remarques sexistes et des insultes de la part d’hommes. Dénonciation du sexisme quotidien, son documentaire « Femme de la rue » sera relayé par les médias durant l’été. Grâce à cette couverture médiatique, l’opinion publique belge découvre l’ampleur du sexisme dans l’espace public ; et le nombre de femmes touchées par le sexisme ainsi que le nombre d’hommes le pratiquant choquent. Les revendications féministes concernant l’accès à l’espace public datent pourtant du 19e siècle et semblaient, pour beaucoup, acquises grâce notamment à l’adoption d’une législation proclamant l’égalité des sexes. Cette égalité inclut, entre autres, la liberté de circulation dans les lieux publics. Or ce principe est remis en cause pour les femmes lorsque des comportements sexistes les forcent à adopter des stratégies d’évitement ou de protection dans ces lieux. De ces débats, a émergé en 2014 une loi tendant à lutter contre le sexisme dans l’espace public. Plusieurs parlementaires ont critiqué cette loi au motif qu’elle serait inapplicable, aurait été adoptée sous le coup de l’émotion et relèverait essentiellement de l’ordre du symbolique. Mais est-ce vraiment le cas ?

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Chacun doit prendre ses responsabilités

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 117, septembre-octobre 2016, p. 30-31

En politique, assumer des responsabilités est perçu à la fois comme un honneur et comme une contrainte. Si elles sont parfois grandes, les responsabilités peuvent aussi s’avérer lourdes. Et conduire dans certains cas à devoir faire un pas de côté. L’emploi de ce terme peut également sonner comme un rappel à l’ordre. Mais qu’est-ce alors qu’être « responsable » ?

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Qui a tué Driss ? La trêve ou le sacrifice du bouc émissaire

par John Pitseys, paru dans La Revue nouvelle, n° 4, juillet 2016, p. 70-74

Qui a tué Driss ? Qui lui a fait la peau bleue ? Footballeur professionnel pour le club de Heiderfeld, situé quelque part en Gaume, Driss Assani a été retrouvé mort dans la Semois, atteint d’une balle, les os brisés, le crâne défoncé. Récemment muté au village de Heiderfeld où il a vécu une partie de son adolescence, l’inspecteur Yoann Peeters conclut rapidement à un crime et est chargé de mener l’enquête. Toutefois, l’assassin n’est pas forcément le seul coupable. Si le bourreau est celui qui actionne la guillotine, c’est bien la foule qui amène l’agneau pantelant à l’abattoir : la dissection télévisuelle du petit village de Heiderfeld opérée par la série belge diffusée à l’hiver dernier par la RTBF nous parle aussi de politique.

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Un « Brexit » so European

par Vaïa Demertzis, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 19 juillet 2016

Le 23 juin 2016, les citoyens britanniques ont tranché : à 51,9 %, ils ont choisi de quitter le giron européen, 43 ans après l’avoir rejoint. Dans les capitales et les institutions européennes, ce verdict a immédiatement été reçu comme un signal négatif. Au vu de ces réactions aux résultats du référendum britannique, c’est bien une onde de choc qui semble avoir parcouru le continent européen : pour la première fois de l’histoire de l’intégration européenne, le peuple d’un État membre a souverainement décidé de sortir de l’Union européenne. Si la décision britannique a fait l’effet d’un coup de tonnerre, n’a-t-elle été précédée d’aucun coup de semonce ?

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La « communauté musulmane » de Belgique existe⁠-⁠t-elle ?

par Michaël Plastria, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 14 juillet 2016

Depuis les attentats du 22 mars 2016, il a été fréquemment fait mention de la « communauté musulmane ». Plusieurs voix se sont élevées pour appeler cette dernière à manifester contre le terrorisme, le radicalisme… Il est cependant utile de se demander ce que revêt cette expression et dans quelle mesure elle correspond à une réalité. En examinant certains aspects de la situation belge, cette @nalyse du CRISP en ligne a pour objectif d’interroger ce concept, sans pour autant prétendre analyser de manière approfondie ni exhaustive les réalités sociologiques des musulmans de Belgique ou les subtilités théologiques des divers courants de l’islam.

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Une autre manière de réagir aux attentats, vraiment ?

par John Pitseys, paru dans Imagine demain le monde, n° 116, juillet-août 2016, p. 30-31

Très proches les uns des autres dans le temps et commis par le même mouvement terroriste, les attentats de Paris du 13 novembre 2015 et ceux de Bruxelles du 22 mars 2016 suscitent forcément la comparaison. Le débat et l’action publique semblent laisser place à un discours plus autoritaire en France, là où le débat public belge paraît plus tempéré. Mais est-ce vraiment le cas ?

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Vers un essoufflement de la fièvre festivalière en Belgique ?

par Christophe Goethals, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 30 juin 2016

Le foisonnement de festivals de musique que l’on peut observer en Belgique est devenu l’un des éléments qui font la réputation du pays à l’international. Leur nombre a considérablement augmenté ces trente dernières années, au point que certains parlent d’un phénomène de « festivalisation » pour caractériser, en Belgique comme ailleurs, cette tendance à la multiplication, à la diversification et à la massification des festivals. Ce phénomène a profondément modifié le paysage culturel. Les festivals jouent dorénavant un rôle important pour l’accès à la culture, au même titre que les institutions culturelles permanentes. Mais depuis quelques années, les festivals sont soumis à de très fortes pressions : concurrence accrue, crise économique et financière, diminution des budgets publics et, par conséquent, de certaines subventions... On peut dès lors s’interroger sur cette tendance à la multiplication des festivals : du fait d’un changement de contexte, n’assisterait-on pas à un essoufflement de la fièvre festivalière en Belgique ?

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Un « Brexit » so British

par Vaïa Demertzis, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 28 juin 2016

Le 23 juin 2016, les citoyens britanniques ont tranché : à 51,9 %, ils ont choisi de quitter le giron européen, 43 ans après l’avoir rejoint. Le taux de participation est élevé : 72,2 %. Le résultat du référendum n’est pas contestable. Les divisions qui traversent le Royaume-Uni et qui continueront de l’agiter ne le sont pas non plus. La campagne a été menée durement et a été endeuillée par le meurtre d’une députée. Les fractures sont multiples, la question du maintien ou non dans l’Union européenne a révélé plusieurs clivages au sein de la société britannique.

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Élections sociales et élections politiques : quelles comparaisons ?

par Pierre Blaise et Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 20 juin 2016

Les élections sociales viennent de s’achever et de livrer de premiers résultats, encore partiels. Cette année, aucune élection à caractère politique n’est prévue en Belgique – que ce soit au niveau communal, provincial, régional, communautaire, fédéral ou pour renouveler le Parlement européen. Le prochain scrutin attendu est celui du 14 octobre 2018, qui concernera les pouvoirs locaux. Est-ce l’éloignement des deux types de scrutin qui explique que, au cours de la campagne qui vient de prendre fin, les médias n’ont guère tracé de parallèle entre les élections sociales et les élections politiques ? L’intérêt et la pertinence d’un tel rapprochement ne constituent pourtant pas des sujets d’interrogation nouveaux, ni propres à la Belgique. Une telle comparaison aurait-elle du sens ? En examinant tour à tour différents aspects des élections telles qu’elles se déroulent en Belgique et en confrontant sur chaque point élections sociales et élections politiques, cette @nalyse du CRISP en ligne fait apparaître les limites auxquelles une telle comparaison fait face, tout en soulignant l’intérêt que cet exercice peut avoir pour faire ressortir les traits caractéristiques des deux types de scrutin.

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Le nerf de la guerre

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 115, mai-juin 2016, p. 30-31

La Belgique pourrait bien connaître prochainement une toute nouvelle vague d’immigration. Ce mouvement soulève différentes questions. Est-il normal que ces personnes cherchent ailleurs une vie plus facile ? Comment seront-elles accueillies dans notre pays ? Une politique coordonnée au niveau européen n’est-elle pas urgemment nécessaire ? Au début de l’année 2017, le Grand-Duché de Luxembourg mettra en œuvre une vaste réforme fiscale…

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Un autre vote électronique. Les élections sociales à l’heure de l’informatique

par Pierre Blaise, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 4 mai 2016

Il y a une vingtaine d’années, de premières expériences de vote électronique étaient menées dans le cadre des élections sociales. C’est en 1995 que trois entreprises du secteur des nouvelles technologies ont introduit le vote automatisé à l’occasion de l’élection des représentants de leurs travailleurs au comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT) et au conseil d’entreprise (CE). Où en est-on aujourd’hui ? Le phénomène a-t-il pris de l’ampleur ? Quelles questions soulève-t-il ?

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L’émocratie n’existe pas ! Ou l’OCAM et la com’

par John Pitseys, paru dans Bruxelles laïque Échos, n° 92, mars 2016, p. 31-34

Les émotions sont une part importante de la vie publique. Elles peuvent aussi en accompagner les dérives. Ce qu’on appelle ici l’émocratie désignerait une manière de faire de la politique guidée par la volonté de manipuler les émotions de l’opinion publique, ou au contraire de s’y adapter à des fins stratégiques. Ainsi que l’indique sa racine étymologique, s’agit-il forcément d’une nouvelle forme de gouvernement ? Ou d’un risque naturel, inhérent à toute communication collective, dont il ne faut ni s’étonner ni se désespérer ?

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Un scandale mondial aux retombées locales : les effets des Panama papers sur l’Islande

par Nicolas Stéfanski, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 avril 2016

Les Panama papers n’auront pas eu un effet décisif aussi immédiat ailleurs qu’en Islande. Accusé d’avoir détenu, avec son épouse, une société offshore qu’il n’avait pas déclarée alors que son mandat politique l’y contraignait, le Premier ministre islandais, Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, a dû démissionner le mardi 5 avril 2016, soit deux jours à peine après le début des révélations. Les conséquences déjà enregistrées par le scandale des Panama papers en Islande soulèvent des questions sur l’avenir immédiat du pays et, vraisemblablement, sur ses rapports avec l’Union européenne. Elles illustrent également de manière particulièrement tangible les effets que peut avoir la mondialisation des flux de capitaux, d’une part, et d’information, d’autre part.

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Nous avons trouvé un accord !

par John Pitseys, paru dans Imagine demain le monde, n° 114, mars-avril 2016, p. 32-33

Agreement. Twitter aime la concision et c’est par ce mot unique que Charles Michel est le premier à informer triomphalement la presse le matin du 13 juillet 2015 : l’Eurogroupe et le gouvernement grec sont parvenus à un accord sur la teneur du plan à mettre en œuvre pour bénéficier du soutien financier de l’Union européenne. Mais qu’est-ce qui a le plus poussé le Premier ministre belge à saluer cet accord : le contenu de celui-ci ou son existence ?

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Démocratie et radicalisme

interview de Jean Faniel par Gaëlle Henrard, parue dans Aide-mémoire, n° 75, janvier-mars 2016, 4 p.

À en croire le discours médiatique ambiant, le mot radicalisme semble définitivement cantonné au contexte religieux islamique. Or, revenir aux définitions du mot et en dégager les usages permet d’opérer un rappel nécessaire sur son champ d’application, bien plus large en réalité, et de ne pas laisser son sens détourné par le discours dominant. L’examen de son utilisation dans d’autres contextes, qu’ils soient politiques, sociaux, militants ou religieux, permet de lui rendre son sens profond, son caractère radical en quelque sorte.

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Compromis à la belge. Monument en péril ?

par Jean Faniel, paru dans La Revue nouvelle, n° 1, janvier 2016, p. 31-37

Depuis son indépendance en 1830, la Belgique est une société divisée. Globalement, cependant, les tensions entre groupes sociaux antagoniques n’ont guère conduit à l’éclatement de violences physiques. Une organisation politique complexe s’est développée, reposant sur la recherche de compromis exprimant les rapports de force du moment. Le « compromis à la belge » symbolise cette gestion pacifique, mais parfois alambiquée, des divisions internes. Quelles sont les évolutions qui pourraient indiquer une rupture avec la recherche privilégiée du consensus ?

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La Commission communautaire française (COCOF), une institution fragilisée ?

par Jean-Paul Nassaux, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 19 janvier 2016

La sixième réforme de l’État a entraîné d’importants transferts de compétences de l’Autorité fédérale vers les entités fédérées, obligeant celles-ci à adapter leurs services de manière à pouvoir faire face à ces responsabilités nouvelles. Elle a également modifié le poids respectif des différentes institutions, notamment bruxelloises et francophones, ainsi que l’équilibre entre celles-ci. Cette @nalyse du CRISP en ligne s’interroge sur les conséquences de cette évolution pour la Commission communautaire française.

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Vol de nuit (au⁠-⁠dessus d’une centrale nucléaire)

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 113, janvier-février 2016 , p. 32-33

En politique, il est des questions qui, non seulement, sont lourdes d’enjeux et de conséquences, mais sont aussi très complexes. Le survol de Bruxelles et le maintien en activité des centrales nucléaires sont de celles-là. Ces deux thématiques présentent en outre des parallèles frappants.

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Sixième réforme de l’État : enjeux pour les matières personnalisables

par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 23 décembre 2015

Conclue en 2011 et adoptée en 2012 et 2014, la sixième réforme de l’État qui entre en vigueur par étapes successives depuis le 1er juillet 2014 a des effets non négligeables pour la répartition des compétences en ce qui concerne les matières personnalisables. Lors d’un exposé présenté le 27 octobre 2015, J. Faniel a cherché à cerner les enjeux pour ces matières que comporte le cadre défini par cette nouvelle réforme institutionnelle.

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Émotion et raison politique. Bart De Wever et la photo d’Aylan

par John Pitseys, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 21 décembre 2015

Le 5 septembre 2015, le président de la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA), Bart De Wever, fait la une du journal Het Laatste Nieuws en évoquant ses doutes sur la photo du petit Aylan, retrouvé mort sur une plage de Turquie. S’il affirme avoir ressenti des frissons en voyant le cliché, le bourgmestre d’Anvers dit vouloir tenter « de rester rationnel parce que cette histoire devient un moyen de pression émotionnel pour plaider en faveur d’une politique européenne d’ouverture des frontières ». Et il ajoute : « Je ne cède pas au sentiment de culpabilité parce que je trouve que ce n’est pas une bonne idée ». Critiquant l’idée de libre-circulation à l’intérieur de l’espace Schengen, ces propos ont été largement commentés. Ils peuvent bien sûr être approuvés ou critiqués pour leur contenu. C’est toutefois la conception du débat public qui les sous-tend qui apparaît surtout remarquable. Ce plaidoyer en faveur de l’argumentation rationnelle et du bon sens politique pose une question importante : quel rôle la raison et l’émotion peuvent ou doivent-elles jouer dans la délibération publique ? Comment distinguer ces deux registres ?

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La bande dessinée en Belgique francophone, un secteur qui compte

par Marcus Wunderle, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 17 décembre 2015

En Belgique francophone, les plus importantes maisons d’édition sont celles actives dans le secteur de la bande dessinée. Parallèlement, la BD représente la part la plus importante du chiffre d’affaires du secteur de l’édition francophone belge. En outre, elle génère des profits dérivés substantiels grâce aux adaptations audiovisuelles qui en découlent. Même passés sous le contrôle de groupes étrangers, les éditeurs francophones de BD historiquement belges maintiennent leur présence en Wallonie et à Bruxelles. Cette prépondérance de la BD dans l’édition en Belgique n’est pas neuve. Quelles sont les raisons de cette prééminence ? Et que représente le prolongement audiovisuel de ce segment de l’édition ?

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L’approvisionnement électrique de la Belgique est⁠-⁠il assuré ?

par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 décembre 2015

Avec le retour du froid se pose une nouvelle fois la question de la sécurité d’approvisionnement électrique en Belgique. Au cours de l’hiver 2014-2015, la menace d’une coupure généralisée de l’alimentation du pays (le black-out) a été omniprésente dans les médias et le débat politique, sans pour autant se concrétiser. Un tel risque existe-t-il pour cet hiver ? Dans un premier temps, cette @nalyse retrace les évolutions du mix énergétique qui expliquent l’apparition depuis quelques années de tensions sur le réseau électrique belge, faisant craindre des problèmes d’approvisionnement. La deuxième partie détaille les ressources dont la Belgique pourra disposer durant cet hiver. Sur cette base, il est possible de calculer, dans un troisième temps, le rapport entre la production prévue et la consommation possible et, finalement, de savoir si l’approvisionnement en électricité de la Belgique est menacé ou non cet hiver.

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Le chômeur, un ouvrier encore plus suspect

par Jean Faniel, paru sur F. Loriaux (dir.), Le chômeur suspect. Histoire d’une stigmatisation, Bruxelles/Bruxelles, CARHOP/CRISP, 2015, p. 273-276

En 1977, paraît « L’ouvrier suspect ». Il s’agit du second tome d’une analyse historique consacrée à la condition ouvrière au 19e siècle. Jean Neuville y allie présentation d’extraits de sources d’époque et réflexion sur les enjeux politiques qui éclairent les représentations que les membres d’une classe se font de ceux qui constituent une autre classe. Depuis la parution de cet ouvrage, le chômage de masse est devenu une réalité durable, qui affecte non seulement les travailleurs privés d’emploi mais aussi leurs proches. Ce phénomène a également des conséquences collectives puisqu’il contribue à la dégradation de la situation de bon nombre de salariés. De manière globale, l’emploi est devenu plus précaire et plus flexible, tandis que les salaires connaissent une modération qui contraste avec l’évolution des Trente Glorieuses. Enfin, le contexte de chômage de masse pèse sur les capacités de mobilisation collective des syndicats, dans et en dehors du lieu de travail. Ce texte constitue la postface de l’ouvrage « Le chômeur suspect. Histoire d’une stigmatisation ».

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Vers un « sanction shift » ? Réflexions sur la dissuasion pénale

par Christian De Valkeneer, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 4 décembre 2015

Aux États-Unis, de plus en plus de voix s’élèvent pour réduire le recours à la prison et recentrer les politiques criminelles sur la certitude d’une réaction et d’une sanction plutôt que sur la sévérité des peines. Le 16 juillet 2015, pour la première fois dans l’histoire, un président des États-Unis en exercice a visité une prison. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du lancement d’une politique de refonte du système pénal visant, notamment, à réduire le recours à l’emprisonnement. La dissuasion constitue une question centrale en matière pénale. Elle peut se formuler comme suit : la loi pénale et son application par les cours et les tribunaux dissuadent-elles ceux qui envisagent de commettre des infractions de passer à l’acte et ceux qui ont déjà été sanctionnés pénalement de recommencer ? Le propos n’est pas ici d’aborder cette question sous un angle juridique mais de mobiliser les recherches criminologiques les plus récentes afin de porter un regard sur les politiques pénales conduites en Belgique.