Le 5 septembre 2015, le président de la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA), Bart De Wever, fait la une du journal Het Laatste Nieuws en évoquant ses doutes sur la photo du petit Aylan, retrouvé mort sur une plage de Turquie. S’il affirme avoir ressenti des frissons en voyant le cliché, le bourgmestre d’Anvers dit vouloir tenter « de rester rationnel parce que cette histoire devient un moyen de pression émotionnel pour plaider en faveur d’une politique européenne d’ouverture des frontières ». Et il ajoute : « Je ne cède pas au sentiment de culpabilité parce que je trouve que ce n’est pas une bonne idée ». Critiquant l’idée de libre-circulation à l’intérieur de l’espace Schengen, ces propos ont été largement commentés. Ils peuvent bien sûr être approuvés ou critiqués pour leur contenu. C’est toutefois la conception du débat public qui les sous-tend qui apparaît surtout remarquable. Ce plaidoyer en faveur de l’argumentation rationnelle et du bon sens politique pose une question importante : quel rôle la raison et l’émotion peuvent ou doivent-elles jouer dans la délibération publique ? Comment distinguer ces deux registres ?
Courrier hebdomadaire
Courrier hebdomadaire n° 1853-1854, par Étienne Arcq, Pierre Blaise, Vincent de Coorebyter, Caroline Sägesser, 71 p., 2004
Les @nalyses en ligne
par John Pitseys, paru dans Bruxelles laïque Échos, n° 92, mars 2016, p. 31-34
Podcasts
intervention de John Pitseys diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 30 janvier 2018
Podcasts
intervention de John Pitseys diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad, 26 mars 2018