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Courrier hebdomadaire

L’année politique 2022 en Communauté germanophone

Courrier hebdomadaire n° 2570, par Cédric Istasse, 34 p., 2023

Ce Courrier hebdomadaire retrace les principaux événements qui ont fait l’actualité politique en Communauté germanophone durant l’année 2022. Pour les institutions germanophones, 2022 a notamment été marquée par la démission du sénateur de Communauté, par la réduction du salaire des ministres, et par l’annonce de mesures d’austérité au sein de l’administration. En Communauté germanophone, l’année 2022 a également vu la tenue de deux assemblées citoyennes (dans le cadre du « permanenter Bürgerdialog »), la préparation d’une extension du REK (« Regionales Entwicklungskonzept », concept de développement régional), l’élargissement des possibilités de recours contre les autorités et institutions publiques, la création du Conseil consultatif pour les personnes handicapées, l’instauration de l’allocation de soins pour personnes âgées, le déploiement du réseau de fibre optique ou encore l’accueil de réfugiés ukrainiens. Des décisions ont également été prises dans les domaines de la garde d’enfants, de l’enseignement, de l’enfance et la jeunesse, de la culture, de la santé, du sport, de l’emploi, de l’économie, de l’aménagement du territoire, du logement, de l’énergie, du climat, de la tutelle sur les communes et de la défense des droits linguistiques des Belges germanophones.

Courrier hebdomadaire

L’année politique 2022 en Wallonie

Courrier hebdomadaire n° 2569, par Benjamin Biard, 39 p., 2023

Ce Courrier hebdomadaire retrace les principaux événements qui ont fait l’actualité politique en Wallonie durant l’année 2022. Pour les institutions wallonnes, 2022 a d’abord et avant tout été marquée par deux éléments. En janvier, le gouvernement Di Rupo III (PS/MR/Écolo) a été remanié à la suite du départ d’un ministre. À partir de septembre, des scandales ont touché le Parlement wallon, qui ont conduit à la démission du président de l’assemblée. En Région wallonne, l’année 2022 a également vu l’abolition du Covid Safe Ticket (CST), l’adoption d’une « loi pandémie » wallonne, la gestion des conséquences de la guerre en Ukraine, la fin des travaux de la commission d’enquête parlementaire relative aux inondations de juillet 2021, la négociation du plan de relance Get up Wallonia !, la fusion des outils économiques régionaux au sein de Wallonie Entreprendre (WE), l’élaboration de réponses à la crise énergétique et à l’inflation, la préparation du Plan Air Climat Énergie 2030 (PACE 2030) et de la Pax Eolienica II, des avancées dans le projet de Boucle du Hainaut ou encore la création de deux parcs nationaux. Des décisions ont également été prises dans les domaines des transports en commun, de la fiscalité automobile et immobilière, de la gestion aéroportuaire, du déploiement de la 5G, de la fusion de communes, des allocations familiales, du handicap ou encore du bien-être animal. En Région wallonne, l’année 2022 a également vu l’abolition du Covid Safe Ticket (CST), l’adoption d’une « loi pandémie » wallonne, la gestion des conséquences de la guerre en Ukraine, la fin des travaux de la commission d’enquête parlementaire relative aux inondations de juillet 2021, la négociation du plan de relance Get up Wallonia !, la fusion des outils économiques régionaux au sein de Wallonie Entreprendre (WE), l’élaboration de réponses à la crise énergétique et à l’inflation, la préparation du Plan Air Climat Énergie 2030 (PACE 2030) et de la Pax Eolienica II, des avancées dans le projet de Boucle du Hainaut ou encore la création de deux parcs nationaux. Des décisions ont également été prises dans les domaines des transports en commun, de la fiscalité automobile et immobilière, de la gestion aéroportuaire, du déploiement de la 5G, de la fusion de communes, des allocations familiales, du handicap ou encore du bien-être animal.

Courrier hebdomadaire

L’année politique 2022 en Communauté française

Courrier hebdomadaire n° 2568, par Vincent Lefebve, 45 p., 2023

Ce Courrier hebdomadaire retrace les principaux événements qui ont fait l’actualité politique en Communauté française (dite aussi Fédération Wallonie-Bruxelles) durant l’année 2022. Pour la Communauté française, l’année 2022 a été riche en réformes ou en applications de réformes précédemment décidées (notamment, dans le domaine de l’enseignement obligatoire et supérieur). Dans la plupart des cas, ces évolutions ont trait à des compétences que la Communauté française exerce en toute autonomie, ce qui suscite d’ailleurs parfois des interrogations au sein d’une partie de la population, en particulier lorsque les rythmes scolaires sont modifiés sans que les Communautés flamande et germanophone ne s’engagent dans la même voie. Dans certains cas, les réformes procèdent de la nécessité de s’accorder avec d’autres niveaux de pouvoir. Ainsi en va-t-il de l’instauration d’un concours d’entrée en médecine et en dentisterie, qui fait suite à un accord dégagé avec l’Autorité fédérale afin d’apporter une solution au problème des numéros Inami. Parmi les autres domaines passés en revue, figurent la gestion de la crise sanitaire, la recherche scientifique, la culture, les droits des femmes, l’accessibilité aux crèches, les médias, le sport ou encore les maisons de justice, ainsi que les finances de la Communauté française.

Courrier hebdomadaire

L’année politique 2022 au niveau fédéral

Courrier hebdomadaire n° 2563, par Caroline Sägesser, 50 p., 2022

Ce Courrier hebdomadaire retrace les faits saillants de l’année 2022 qui ont concerné le gouvernement belge et qui ont alimenté l’actualité politique au niveau fédéral. Cette année devait être une année capitale pour le gouvernement De Croo, avant que l’échéance électorale prévue le 9 juin 2024 ne vienne entraver son action et sa capacité à dégager des accords. Cependant, une actualité internationale dramatique – la guerre en Ukraine – et ses conséquences – la flambée des prix de l’énergie et le retour d’une forte inflation – ont bouleversé le programme de l’exécutif et compliqué son action. En outre, l’hétérogénéité de l’équipe s’est avérée difficile à surmonter, et le gouvernement a été déclaré en danger à plusieurs reprises. Caroline Sägesser examine ici les modifications intervenues dans la composition du gouvernement De Croo, et passe en revue les principaux événements auxquels celui-ci a été confronté au cours de l’année 2022 (crise sanitaire, énergie, fiscalité, pensions, marché du travail, immigration, justice, budget, sécurité, concertation sociale, cultes…). Elle propose aussi un retour sur l’évolution de la cohésion de cette majorité singulière, qui se compose de plus de partis qu’aucune autre avant elle dans l’histoire de la Belgique.

Les @nalyses en ligne

Hausse des salaires nominaux, aides publiques ponctuelles et perte de pouvoir d’achat

par Bernard Conter et Jean Faniel, paru dans Chronique internationale de l’IRES, n° 180, décembre 2022, p. 123-138

Dans un contexte d’inflation exceptionnelle, les syndicats belges combattent la loi qui encadre la négociation salariale bisannuelle. L’indexation automatique qui prévaut en Belgique protège le revenu des salariés et des allocataires sociaux. Mais elle n’empêche pas une perte du revenu réel et bloque la hausse négociée des salaires. Le gouvernement s’en tient au cadre légal, tout en prenant des mesures pour aider les ménages et les entreprises face à la hausse des prix, en particulier de l’énergie.

Podcasts

L'année politique 2022. Retour sur un empilement de crises

intervention de Jean Faniel et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 9 janvier 2023

Alors que nous espérions vivre une année 2022 plus calme que les deux précédentes, les crises se sont enchaînées, cumulées, entrechoquées, empilées tout au long de ces douze derniers mois. Il a d’abord fallu continuer de gérer la crise sanitaire qui, encore aujourd’hui, continue de planer à l’heure où la Chine connaît un nouveau boom épidémique. Puis, il y eut la crise ukrainienne avec cette guerre manifestement née pour durer et dont les conséquences géopolitiques demeurent incertaines. Dans son sillage, ce fut la crise énergétique, l’explosion des tarifs du gaz et de l’électricité et, en Belgique, la menace sourde d’une pénurie en cas de forte demande. Mais plus largement, c’est une crise économique que nous traversons depuis plusieurs mois avec un taux d’inflation record (inédit depuis 1975), un chômage demeurant important et, paradoxalement, une pénurie de main-d’œuvre constatée dans plusieurs secteurs d’activités. Depuis plusieurs mois, la Belgique connaît en outre une (énième) crise de l’accueil des personnes migrantes, dont le déroulé met à l’épreuve les principes de tout État de droit démocratique. Enfin, alors que l’année 2022 fut l’année la plus chaude jamais enregistrée, la crise climatique fait craindre le pire pour les générations futures… ou même actuelles . Face à ces différentes crises, quelles ont été les exigences de la société civile et les réponses de nos autorités politiques ? Comment, plus généralement, les partis politiques belges ont-ils vécu cette année 2022 ? Pour en débattre, nous aurons le plaisir de recevoir Jean Faniel et Caroline Sägesser, tous deux membres du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, le partenaire de notre émission.

Les @nalyses en ligne

La Belgique après deux ans de Covid⁠-⁠19

par Jean Faniel, paru dans Mouvements, n° 7, mars 2022, p. 7-12

Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) requalifie en pandémie l’épidémie de Covid-19 apparue quelques mois plus tôt en Chine. Deux ans plus tard, quel bilan tirer de la gestion de la pandémie en Belgique ? On se limitera ici à pointer quelques éléments saillants.

Livres

Introduction à la Belgique fédérale

Livre, par Caroline Sägesser, Jean Faniel, Pierre Blaise, 108 p., 2022

La Belgique est un État fédéral d’une rare complexité. Connaissant des Communautés et des Régions, et, à Bruxelles, des Commissions communautaires, le fédéralisme belge se caractérise notamment par le chevauchement de différents pouvoirs sur un même territoire. Introduction à la Belgique fédérale guide le lecteur à travers les rouages institutionnels de l’Autorité fédérale et des entités fédérées. Cet ouvrage expose la répartition des compétences, les relations entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire, la composition des parlements et des gouvernements ou encore le rôle des provinces et des communes. Rédigé dans un langage accessible, il permet à chacun de se familiariser avec le fonctionnement des institutions. Cette édition est entièrement mise à jour en 2022.

Les @nalyses en ligne

« On reste dans une gestion autoritaire de la crise »

interview de Caroline Sägesser par Mathieu Colleyn, parue dans L’Écho, 30 décembre 2021, p. 6-7

Le CRISP dresse le bilan politique de l’année 2021. Caroline Sägesser revient sur l’année politique écoulée et souligne notamment qu’il faudra revoir la communication de crise des autorités en 2022.

Les @nalyses en ligne

L’extrême droite face au Covid⁠-⁠19 en Europe centrale et orientale

par Benjamin Biard, paru dans Espace de Libertés, n° 503, novembre 2021, p. 62-65

La transition démocratique opérée dans les pays d’Europe centrale et orientale n’est pas très lointaine. Pour autant, cette région n’est pas épargnée par la présence de l’extrême droite et ses menaces sur les droits et libertés. Dans certains de ces pays, elle parvient même à se hisser au pouvoir. Comment ces partis d’extrême droite se positionnent-ils en matière de politiques publiques face à la crise sanitaire actuelle, et avec quel impact ?

Podcasts

Quel fondement légal à la gestion de la crise sanitaire ?

intervention de Vincent Lefebve et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 11 octobre 2021

Le 20 août 2021 était publiée au Moniteur belge une loi relative aux mesures de police administrative lors d’une situation d’urgence épidémique, plus connue sous le nom de « loi pandémie ». Par l’adoption de cette loi, le Parlement entendait mettre fin à de nombreux mois de controverses sur le fondement juridique des mesures qui ont présidé à la gestion de la crise sanitaire en général, à l’organisation du confinement en particulier. Que prévoit cette loi ? Répond-t-elle aux critiques adressées par la société civile depuis le début de la crise sanitaire, critiques qui ont d’ailleurs débouché sur plusieurs actions en justice aux résultats contrastés ? Quel fut le processus parlementaire qui a permis l’adoption de cette législation et quelle a été l’attitude des partis politiques quant à ce vote ? Cette loi va-t-elle dès à présent changer la façon dont nos autorités gèrent cette crise ou ne vise-t-elle à s’appliquer qu’aux futures crises pandémiques ? Pour répondre à toutes ces questions et à bien d’autres, j’ai le plaisir de recevoir deux membres du CRISP, deux membres habituées de notre antenne : Caroline Sägesser d’une part, Vincent Lefebve d’autre part.

Courrier hebdomadaire

L’adoption de la « loi trans* » du 25 juin 2017. De la stérilisation et la psychiatrisation à l’autodétermination

Courrier hebdomadaire n° 2505, par Dimitri Tomsej, David Paternotte, 47 p., 2021

Les personnes transgenres (ou « trans* ») sont les personnes qui ne s’identifient pas au sexe/genre (homme ou femme) qui leur a été assigné à la naissance. En Belgique, les droits de ces personnes ont connu diverses avancées notables en matière de modification de l’enregistrement du sexe dans les actes de l’état civil. La loi du 10 mai 2007 a mis fin au vide juridique qui prévalait jusqu’alors. Cependant, elle a conditionné le changement d’état civil à une approbation psychiatrique, au recours à une chirurgie génitale stérilisante et au suivi d’un traitement hormonal de substitution. La loi du 25 juin 2017 a aboli ces éléments, sans toutefois satisfaire pleinement les associations de défense des droits des personnes trans*. C’est à leur demande que, deux ans plus tard, la Cour constitutionnelle a estimé que le législateur doit rendre le changement d’état civil révocable et supprimer l’alternative binaire relative à l’enregistrement de la mention du genre. Ce Courrier hebdomadaire étudie le processus d’adoption de la loi de 2017 et tente notamment de comprendre comment, de manière contre-intuitive, celle-ci a été proposée par un gouvernement fédéral de centre-droit. Pour ce faire, il se penche sur les développements internationaux, les mobilisations de la société civile et l’action des décideurs politiques.

Courrier hebdomadaire

Le statut social de l’artiste en Belgique (III). Les évolutions et positionnements récents

Courrier hebdomadaire n° 2498, par Steve Bottacin, Jean-Gilles Lowies, 50 p., 2021

L’actualité récente a remis la question du statut social des artistes à l’agenda politique. En particulier, le contexte de la pandémie de Covid-19 a jeté une lumière crue sur la précarité de nombreuses carrières artistiques et sur l’efficacité très relative des filets de protection sociale dont les artistes bénéficient. Diverses propositions censées remédier à cette situation ont vu le jour, laissant augurer des décisions et des révisions substantielles. Sur le plan politique, le gouvernement fédéral De Croo a annoncé une réforme en la matière. Plus largement, les prises de position sont nombreuses, qui se penchent sur l’état actuel du cadre juridique relatif à la protection sociale des artistes, le plus souvent pour le critiquer. Elles émanent tant des principaux partis politiques et des gouvernements que des autres acteurs en mesure de peser sur l’évolution de la problématique (des instances judiciaires aux organisations syndicales, sectorielles et professionnelles, en passant par le Conseil national du travail et l’Office national de l’emploi). Paraissant en trois livraisons successives, ce Courrier hebdomadaire vise à retracer les étapes majeures de l’action publique en matière de protection sociale des artistes en Belgique, à en analyser les multiples enjeux et à faire état des positions en présence. Dans ce troisième tome, S. Bottacin et J.-G. Lowies présentent les positionnements exprimés au cours de la dernière décennie, analysent la récente évolution du dossier du « statut d’artiste » et examinent quelques perspectives que laisse présager le contexte actuel.

Courrier hebdomadaire

Le statut social de l’artiste en Belgique (II). Le processus historique

Courrier hebdomadaire n° 2496-2497, par Steve Bottacin, Jean-Gilles Lowies, 113 p., 2021

Afin de résoudre une série de problèmes liés à l’emploi artistique, la loi-programme du 24 décembre 2002 introduit notamment la possibilité pour les artistes de bénéficier d’une présomption d’assujettissement à la sécurité sociale des travailleurs salariés ou d’opter pour un statut d’indépendant. Par là, il s’agit en particulier d’octroyer la possibilité de bénéficier de la protection sociale des salariés (en ce compris l’assurance chômage) à un panel élargi d’artistes. À partir de 2011 cependant, il apparaît que l’exercice des professions artistiques reste confronté à d’importantes embûches réglementaires et administratives, qui tendent en outre à se multiplier au rythme d’une inflation de dispositions restrictives. Dès 2013, de nouvelles adaptations sont apportées au cadre juridique. Toutefois, elles peinent aujourd’hui encore à convaincre l’ensemble des parties prenantes, publiques et privées, et de nombreuses voix plaident pour une nouvelle réforme de plus ou moins grande ampleur. Paraissant en trois livraisons successives, ce Courrier hebdomadaire vise à retracer les étapes majeures de l’action publique en matière de protection sociale des artistes en Belgique, à en analyser les multiples enjeux et à faire état des positions en présence, alors que le gouvernement fédéral De Croo a annoncé son intention de réformer ce domaine. Dans ce deuxième tome, S. Bottacin et J.-G. Lowies parcourent le processus long et complexe dont résulte l’état actuel du statut social des artistes. L’analyse est centrée sur les éléments de cette histoire qui permettent d’éclairer la complexité des dispositions actuellement en vigueur.

Courrier hebdomadaire

Le statut social de l’artiste en Belgique (I). Le cadre actuel

Courrier hebdomadaire n° 2494-2495, par Jean-Gilles Lowies, Steve Bottacin, 89 p., 2021

La question du statut social des artistes est éminemment complexe. Sur le plan juridique, les artistes ne constituent en effet pas une catégorie distincte en matière de sécurité sociale et de droit du travail. Dès lors, comme tous les travailleurs, ils exercent leur profession comme salariés, comme indépendants ou comme fonctionnaires, et ils bénéficient des mécanismes de protection sociale conçus pour ces trois types de relation de travail. Tout au plus, quelques normes font l’objet d’adaptations ponctuelles à leur égard, sous conditions. Ainsi, dans certains cas, des activités artistiques salariées peuvent donner lieu à une suspension de la dégressivité des allocations de chômage. Cet avantage est souvent dénommé « statut d’artiste » alors que, en réalité, il ne constitue ni un statut ni même un statut social, mais une simple dérogation conditionnelle à la réglementation du chômage. Paraissant en trois livraisons successives, ce Courrier hebdomadaire vise à retracer les étapes majeures de l’action publique en matière de protection sociale des artistes en Belgique, à en analyser les multiples enjeux et à faire état des positions en présence, alors que le gouvernement fédéral De Croo a annoncé son intention de réformer ce domaine. Dans ce premier tome, J.-G. Lowies et S. Bottacin posent les cadres généraux du débat, décrivent le cadre institutionnel dans lequel s’inscrivent les politiques publiques en matière de protection sociale des artistes, et présentent les dispositions légales et réglementaires qui régissent actuellement le « statut d’artiste ».

Les @nalyses en ligne

L’action politique en temps de crise

interview de Vincent Lefebve par Stéphanie Baudot, parue dans Démocratie, n° 5, mai 2021, p. 13-15

La crise que nous vivons depuis plus d’un an n’est pas sans impact sur l’action politique, qu’elle soit le fait des acteurs politiques traditionnels amenés à prendre des décisions pour gérer l’urgence sanitaire ou de la société civile investie du devoir de vigilance démocratique. À y regarder de près, la question de la temporalité de cette crise mérite d’être analysée pour comprendre les positionnements en présence. Mais, plus largement, la crise sanitaire est aussi une crise du temps, car elle induit un bouleversement dans notre façon de concevoir la temporalité.

Courrier hebdomadaire

Droit au travail et démocratisation de l’économie. Le projet «Territoire zéro chômeur de longue durée»

Courrier hebdomadaire n° 2493, par Auriane Lamine, Jean-François Neven, 50 p., 2021

Le projet « Territoire zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) a pour objectif d’offrir un accès au travail à des personnes qui en sont très éloignées. Né en France il y a une dizaine d’années, il y a reçu un caractère légal en 2016. En Belgique, et notamment dans la région de Charleroi et en province de Luxembourg, divers acteurs de la société civile réclament l’importation de ce dispositif français. Répondant à leur appel, le gouvernement bruxellois Vervoort III, le gouvernement wallon Di Rupo III et le gouvernement fédéral De Croo ont chacun fait part de leur volonté de développer une telle approche. Cependant, l’unanimité n’est pas de mise. Certains, dans les rangs politiques ou de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, considèrent que le droit belge comprend déjà des mesures semblables. Dans quelle mesure le projet TZCLD est-il réellement innovant ? Et quelles leçons tirer de l’expérience française pour qu’une mise en œuvre en Belgique soit à la hauteur des ambitions affichées ? Pour répondre à ces questions, ce Courrier hebdomadaire déploie une méthode originale. Il utilise un « agent de contraste » qui, issu de l’ordre juridique belge, partage de nombreuses caractéristiques communes avec la mesure TZCLD : l’article 60, § 7, de la loi organique des centres publics d’action sociale (CPAS) du 8 juillet 1976. Il en ressort que le projet TZCLD apparaît susceptible de renforcer l’effectivité du droit au travail en le replaçant dans un horizon de démocratisation de l’économie.

Podcasts

Condamnation de l'Autorité fédérale en raison de l'illégalité des mesures anti⁠-⁠Covid

intervention de Vincent Lefebve diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 12 avril 2021

L’invité du Jour dans Le Carrefour de l’Information est Vincent Lefebve, chargé de recherches au sein du secteur socio-politique du Crisp. Nous reviendrons avec lui sur la condamnation de l’Autorité fédérale par le tribunal de première instance francophone de Bruxelles, en raison de l’illégalité des mesures anti-Covid.

Courrier hebdomadaire

Les effets de l’emploi atypique sur la protection sociale des travailleurs migrants

Courrier hebdomadaire n° 2488-2489, par Carlo Caldarini, 62 p., 2021

Une des quatre libertés fondamentales dont bénéficient les citoyens de l’Union européenne est la liberté de circulation. Celle-ci comprend notamment le droit de se rendre dans un autre État membre et d’y travailler aux mêmes conditions que les ressortissants nationaux, notamment en termes de protection sociale. Afin qu’une personne ne subisse pas de réduction du montant de ses prestations de sécurité sociale du fait qu’elle exerce ou a exercé son droit à la libre circulation, des règles spécifiques ont été établies il y a plus de 60 ans, lors de la fondation de la Communauté économique européenne (CEE). Toutefois, en dépit de leurs multiples évolutions, ces règles peinent aujourd’hui à s’appliquer aux travailleurs employés dans le cadre de relations de travail dites atypiques (ou non standards) : travail en intérim, contrat à court terme, stage, petite collaboration occasionnelle, travail via une plateforme numérique, etc. En quoi la relation de travail entre un salarié et son employeur peut-elle être qualifiée de standard, d’hybride ou d’atypique ? Quelle est aujourd’hui l’étendue des relations de travail atypiques ? Pourquoi les systèmes nationaux de protection sociale ne prennent-ils en compte que certaines périodes de travail effectuées dans un autre pays ? Quel impact le fait de travailler sous un contrat non standard peut-il avoir sur le parcours migratoire d’un travailleur ? Et, au bout du compte, un emploi atypique peut-il constituer un tremplin pour une intégration professionnelle plus stable et rémunératrice ou, au contraire, comporte-t-il le risque de rester enfermé dans une relation de travail de second ordre ? C’est à ces différentes questions que tente de répondre C. Caldarini dans ce Courrier hebdomadaire .

Les @nalyses en ligne

Le retour de la Belle au bois dormant. Du temps de la crise à une crise du temps

par Vincent Lefebve, paru dans droit-public-et-social.ulb.be, 18 mars 2021

En avril 2020, le personnage de la Belle au bois dormant avait été mobilisé pour analyser la situation qui nous touchait en raison du premier confinement imposé pour faire face à la crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19. Le moment que nous vivions alors avait largement été perçu comme exceptionnel. Selon certains, il correspondait à une parenthèse destinée à être surmontée. Selon d’autres, il s’agissait d’une occasion historique pour préparer un « monde d’après » plus juste, durable et solidaire. Ces derniers mois nous ont toutefois appris que les bouleversements en chaîne qui s’étaient enclenchés à cette occasion n’étaient pas près de disparaître et qu’ils ne pouvaient, en outre, qu’être difficilement anticipés. Les différentes vagues de l’épidémie et les stratégies mises en place par les pouvoirs publics pour y faire face posent la question du sens de l’action politique, en particulier lorsque l’incertitude semble régner en maître. Et si la crise que nous vivons depuis un an était aussi une crise du temps ?

Podcasts

Plan pour la reprise et la résilience

intervention de David Van Den Abbeel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 15 mars 2021

Focus sur le Plan pour la Reprise et la Résilience ( le Plan de relance) concocté par le gouvernement fédéral, les Régions et les Communautés avec notre invité David Van Den Abbeel, coordinateur du secteur Economique du CRISP (le Centre de Recherche et d’Information Socio_politiques)

Podcasts

Covid, un an après le premier cas

intervention de Benjamin Biard diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 8 février 2021

Cela un fait an que le 1er cas de Covid a été détecté chez nous, un an après l’occasion d’aborder les réactions qui ont fleuri sous différentes formes à la gestion de la pandémie avec Benjamin Biard docteur en sciences politiques. Il est chargé de recherches au sein du secteur socio-politique du CRISP.

Les @nalyses en ligne

« La N⁠-⁠VA est la perdante politique de l’année 2020 »

interview de Jean Faniel par Quentin Joris, parue dans L’Écho, 31 décembre 2020

Le CRISP dresse le bilan politique de l’année 2020. Second volet avec Jean Faniel. Crise du Covid, émergence de la Vivaldi, démocratie bousculée, confiance dans le politique en berne… L’année 2020 laissera des traces.

Les @nalyses en ligne

« Paradoxalement, la situation sanitaire offre du répit au gouvernement »

interview de Caroline Sägesser par William Bourton, parue dans Le Soir, 2 janvier 2021

Le CRISP dresse le bilan politique de l’année 2020. Premier volet avec Caroline Sägesser. Seize mois après les élections législatives, le gouvernement De Croo est né de l’union de sept partis, mais sans majorité parlementaire côté néerlandophone. Une situation doublement périlleuse en temps normal mais qui ne devrait pas être trop préjudiciable à l’exécutif fédéral cette année, en raison de la crise « corona ».

Courrier hebdomadaire

Les mini⁠-⁠publics en Belgique (2001⁠-⁠2018) : expériences de panels citoyens délibératifs

Courrier hebdomadaire n° 2477-2478, par Julien Vrydagh, Sophie Devillers, David Talukder, Vincent Jacquet, Jehan Bottin, 70 p., 2020

Assemblées citoyennes, conférences de consensus, conventions citoyennes, jurys délibératifs ou panels de citoyens se sont multipliés depuis la fin des années 1970. On regroupe sous l’expression « mini-publics » ces différentes formes d’assemblées de citoyens tirés au sort qui délibèrent sur un sujet politique déterminé afin de formuler une série de recommandations d’action publique. Les dispositifs de mini-public procèdent d’une volonté de renouveler les pratiques démocratiques en permettant aux citoyens de s’impliquer plus directement dans les débats de la vie publique, au-delà des échéances électorales et des canaux traditionnels. Au point d’être parfois considérés comme l’un des meilleurs modes de démocratie participative et délibérative. Comme de nombreux pays à travers le monde, la Belgique connaît son lot d’expériences de mini-public depuis le début des années 2000. Ce Courrier hebdomadaire en dresse le répertoire et en tire un bilan. Cet exercice apparaît fort utile à l’heure où diverses assemblées parlementaires du pays créent des commissions délibératives réunissant des élus et des citoyens désignés sur la base d’un tirage au sort. L’étude permet notamment de mettre en perspective cette évolution institutionnelle récente en montrant que, depuis une vingtaine d’années déjà, de nombreuses autorités publiques ont recours à des mini-publics, et ce à tous les niveaux de pouvoir, en particulier en Wallonie et en Région bruxelloise.