Formation et démission des gouvernements en Belgique
intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 2 décembre 2019
Le 5 novembre 2019, le Roi nommait Paul Magnette comme informateur et lui attribuait à ce titre la mission d’entamer des négociations en vue de former un gouvernement fédéral. En effet, alors qu’à la suite des élections du 26 mai 2019, les gouvernements des Communautés et des Régions ont été constitués, manque encore à l’appel le gouvernement fédéral. Cette séquence politique est l’occasion de revenir sur les règles, les coutumes et les pratiques qui président, en Belgique, à la formation des différents gouvernements du pays. Envisager la formation d’un gouvernement implique aussi de s’interroger sur les différentes raisons qui peuvent expliquer un changement de gouvernement ou une modification, en cours de législature, de sa composition. Tel sera le sujet de ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D qui tentera de répondre, entre autres, aux questions suivantes : comment est prévue dans les textes la procédure visant à former un gouvernement ? Ces règles sont-elles identiques pour l’Autorité fédérale, pour les Communautés et pour les Régions ? Au-delà de ces règles écrites, d’autres mécanismes sont-ils d’usage en Belgique ? Quel est le rôle du Roi dans ce processus ? Qu’appelle-t-on un informateur ou un formateur ? Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer la démission collective d’un gouvernement et cette démission implique-t-elle nécessairement de nouvelles élections ? Comment est gérée la démission individuelle d’un·e ministre et quelles sont les conséquences d’un tel départ ? Quels ont été dans l’histoire politique belge les principaux motifs ayant conduit un·e ou plusieurs ministres à démissionner ?
Les @nalyses en ligne
Les élections multiples du 26 mai 2019 en Belgique germanophone : quatre scrutins, quatre dynamiques
par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 15 novembre 2019
Le 26 mai dernier, les électeurs domiciliés en Communauté germanophone ont été appelés à émettre quatre votes : un premier pour élire les membres de la représentation belge au Parlement européen, un deuxième pour élire les membres de la Chambre des représentants, un troisième pour élire les membres du Parlement wallon et un quatrième pour élire les membres du Parlement de la Communauté germanophone. Or il s’avère que, lors de ces quatre scrutins, les comportements électoraux ont fortement différé, qu’il s’agisse des stratégies des formations politiques (sur le plan du dépôt de listes) ou des attitudes des électeurs (par les taux de participation et par les votes émis en faveur des partis politiques en lice).
Podcasts
La mission des préformateurs et les élections internes des partis
intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 21 octobre 2019
Dans votre édition de la rédaction de lundi, notre partenaire le CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques et notre invité Benjamin Biard, docteur en sciences politiques, chargé de recherches au CRISP, pour aborder ensemble l’actualité politique du moment.
Les @nalyses en ligne
Le vote en faveur des partis néerlandophones à Bruxelles
par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 24 septembre 2019
Lors du scrutin régional du 26 mai 2019, un nombre record de Bruxellois ont voté en faveur d’une liste néerlandophone. La particularité de ce scrutin en termes de répartition linguistique des votes fournit l’occasion de se pencher sur quelques données relatives à l’évolution du vote en faveur des listes néerlandophones à Bruxelles, et ce à tous les scrutins tenus le même jour. Nous prendrons comme cadre chronologique les 30 dernières années, qui correspondent à l’existence de la Région de Bruxelles-Capitale.
Podcasts
La formation de certains gouvernements
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 23 septembre 2019
Dans votre édition de la rédaction ce lundi l’un de nos partenaires le CRISP et notre invité son directeur Jean Faniel pour revenir sur la formation de certains gouvernements et sur les autres en attente.
Les @nalyses en ligne
« Négociations » fédérales : ceci est bien une crise
par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 109, septembre 2019, p. 77-82
21 juillet 2019. Fête nationale. Près de deux mois après les élections, la Belgique attend toujours un nouveau gouvernement fédéral. Depuis la formation express du gouvernement arc-en-ciel de Guy Verhofstadt en 1999, quand il avait fallu juste un mois aux négociateurs pour constituer leur équipe, les temps de formation des gouvernements fédéraux se sont considérablement allongés. Pourquoi est-ce devenu si difficile ? Et pourquoi la situation actuelle paraît-elle plus compliquée encore ?
Courrier hebdomadaire
Les évolutions électorales des partis politiques (1944-2019) (II). Analyse nationale
Courrier hebdomadaire n° 2418-2419, par Cédric Istasse, 55 p., 2019
Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le précédent. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions (successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise) puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette seconde livraison est celle de l’analyse nationale. Y sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Deux types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946) et l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1995).
Courrier hebdomadaire
Les évolutions électorales des partis politiques (1944-2019) (I). Analyse par région
Courrier hebdomadaire n° 2416-2417, par Cédric Istasse, 91 p., 2019
Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le suivant. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette première livraison est celle de l’analyse par région. Y sont étudiées successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise. Pour chaque région, sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Quatre types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946), l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1989 pour la Région bruxelloise, depuis 1995 pour la Wallonie et pour la Flandre), l’élection des conseils provinciaux (depuis 1994, pour les seules Région wallonne et Région flamande) et l’élection du Conseil de l’Agglomération bruxelloise (un unique scrutin en 1971).
Les @nalyses en ligne
En Belgique, 2 + 2 ne font pas toujours 4
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 135, septembre-octobre 2019, p. 34-35
Selon les uns, « il y a deux démocraties dans ce pays ». D’autres plaident pour une « Belgique à quatre ». Tandis que la N-VA considère que les blocages politiques engendrés par le dernier scrutin devraient déboucher sur une 7 e réforme de l’Etat, l’heure des comptes est-elle venue pour le fédéralisme belge ?
Les @nalyses en ligne
L’extrême droite aux élections du 26 mai 2019 : toujours ce paradoxe belge…
par Benjamin Biard et Jean Faniel, paru dans Aide-mémoire, n° 89, juillet-septembre 2019, p. 1, 6 et 7
Avec moins de 6 % des voix en 2014, le Vlaams Belang semblait à l’agonie. Aux élections du 26 mai 2019, le parti d’extrême droite a pu rassembler les suffrages de 18,5 % des électeurs flamands, récupérer le statut de deuxième formation politique régionale qu’il avait endossé de 2004 à 2009 et devenir, pour la première fois, le deuxième parti du pays. À l’inverse, l’extrême droite francophone ne parvient pas à s’ancrer dans le paysage politique belge, ne réussissant pas à obtenir le moindre siège. Comment expliquer ce paradoxe qui continue à caractériser l’extrême droite en Belgique ?
Les @nalyses en ligne
Les partis traditionnels n’ont plus la majorité
interview de Jean Faniel par Thierry Evens, parue dans UCM Magazine, n° 16, juin 2019
Les élections du 26 mai sont historiques par la mise en minorité des familles socialiste, libérale et centriste, qui ont écrit l’histoire du pays. La situation est complexe et des élections fédérales pourraient survenir avant 2024.
Les @nalyses en ligne
Déjà 170 jours de crise politique…
par Caroline Sägesser, paru sur revuepolitique.be, 10 juin 2019
Deux semaines se sont écoulées depuis le scrutin du 26 mai. La poussière retombée, le caractère dramatique des résultats semble estompé. On reparle désormais des probabilités de voir se constituer ici une Violette, là une Bourguignonne ou encore un Arc-en-ciel. La Belgique fait preuve de longue date d’une certaine imagination poétique quand il s’agit de qualifier les coalitions gouvernementales, dont les possibilités ont augmenté au fur et à mesure de l’élargissement de l’offre politique. Les résultats du scrutin n’en ont pas cessé toutefois d’être inquiétants. Premier sujet de préoccupation, le score de l’extrême droite en Flandre
Podcasts
Les résultats des élections du 26 mai et les problèmes informatiques
intervention de Caroline Sägesser et David Van Den Abbeel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 3 juin 2019
Pour le dernier épisode de l’Actualité en 3D de cette saison, on reviendra bien entendu sur ce dimanche électoral assez inédit et riches d’enseignements et d’interrogations... Le 26 mai 2019, ont été élu·e·s les membres des différents parlements du pays et du parlement européen. Quelles leçons tirer des résultats obtenus par chacun des partis en liste ? Peut-on les résumer à un nord plus à droite, un centre plus vert et un sud plus à gauche ? Quelles sont les différentes options de coalition susceptibles de constituer les gouverements fédéral, communautaires et régionaux ? Quel rôle jour le Roi dans la procédure de formation gouvernementale ? Des élections fédérales anticipées sont-elles à prévoir ces prochains mois ? Toutes ces questions, nous aurons le plaisir de les discuter avec Caroline Sägesser, docteure en histoire, fine observatrice de la vie politique et chargée de recherche pour le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques partenaire de cette émission. Avant, nous reviendrons sur l’improbable bug informatique qui a retardé l’acheminement des résultats et plus généralement sur la place décisive qu’a prise l’informatique dans l’organisation des élections et le dépouillement des bulletins de vote en compagnie de David Van Den Abbeel chargé de recherche pour le CRISP et auteur d’une @nalyse en ligne récente intitulée De la convocation aux résultats. Les acteurs de l’informatique électorale.
Les @nalyses en ligne
Énergie et climat : des enjeux au centre du scrutin
par Fabienne Collard, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 mai 2019
À l’approche du scrutin européen, fédéral, régional et communautaire du 26 mai 2019, nombreux sont les acteurs qui ont publié leurs mémorandums afin de soulignerce qui constitue à leurs yeux les principaux enjeux à traiter par les futurs élus.Mais un invité surprise a marqué la campagne électorale. Par une mobilisation de près de six mois, la rue a mis au centre de la campagne qui s’achève les questions climatiques et, par ricochet, énergétiques. Qu’elles considèrent l’attention pour celles-ci comme une mode oucomme une réelle priorité, les figures politiques prêtes à en découdre n’ont eu d’autre choix que de se positionner par rapport à ces enjeux. Mais dans quel contexte se déroulera leur action future ?
Courrier hebdomadaire
La préparation des élections fédérales et européennes du 26 mai 2019
Courrier hebdomadaire n° 2406-2407, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Vincent Lefebve, Caroline Sägesser, 74 p., 2019
Le 26 mai 2019, les citoyens sont appelés à procéder à l’élection directe des 150 membres de la Chambre des représentants, des 21 représentants belges au Parlement européen, des 75 députés du Parlement wallon, des 89 députés du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, des 124 députés du Parlement flamand et des 25 députés du Parlement de la Communauté germanophone. Indirectement, ils désigneront également 50 des 60 membres du Sénat (les 10 autres étant ensuite cooptés), les 94 députés du Parlement de la Communauté française, et les membres des assemblées des trois Commissions communautaires bruxelloises. Ce Courrier hebdomadaire est consacré au renouvellement du Parlement fédéral et à l’élection de la représentation belge au Parlement européen. L’étude présente les récentes réformes électorales et rappelle les principales règles en vigueur. Pour la Chambre des représentants, on expose les principales règles qui régissent l’organisation du scrutin, on rappelle le résultat des élections fédérales du 25 mai 2014 et la composition de l’assemblée sortante, puis on analyse les listes de candidats déposées dans chacune des 11 circonscriptions électorales. On procède de même pour la représentation belge au Parlement européen (la présentation des listes étant réalisée sur la base des 3 collèges électoraux). Pour le Sénat, on indique les principales dispositions qui régissent la composition de cette chambre et on rappelle la composition de l’assemblée sortante. Les commentaires des candidatures attirent l’attention sur les stratégies des partis politiques dans la confection de leurs listes : présence de personnalités en ordre utile ou non, présence de mandataires ou d’élus locaux en vue de bénéficier de l’ancrage local du parti, etc.
Podcasts
Les enjeux des élections du 26 mai prochain
intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 6 mai 2019
Notre partenaire ce lundi, le CRISP et notre invité, le Dr Benjamin Biard chargé de recherche au CRISP. Gros plan sur les enjeux des élections du 26 mais prochain
Podcasts
La campagne électorale et la déclaration de révision de la Constitution
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 8 avril 2019
Dans votre Edition De la Rédaction, notre partenaire le CRISP (le Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique) et notre invité: son directeur général, Jean Faniel, docteur en sciences politiques pour un focus sur la campagne électorale en cours.
Les @nalyses en ligne
Que dépenseront les partis durant la campagne électorale 2019 ?
par Bart Maddens et Gert-Jan Put et Jef Smulders, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 12 mars 2019
Le 26 janvier a marqué le début de la période réglementée pour la campagne des élections européennes, fédérales, régionales et communautaires du 26 mai 2019. Depuis cette date, certains moyens de campagne sont interdits. De plus, tant les candidats individuels que les partis doivent s’en tenir durant cette période à un montant maximal pour leurs dépenses électorales. Cette @nalyse du CRISP en ligne calcule quelle somme totale chaque parti est autorisé à consacrer à sa campagne électorale durant les quatre mois de la période réglementée. Toutefois, aucun parti ne dépense effectivement ce montant dans la pratique.Est dès lors analysé aussi le coût effectif qu’atteindra vraisemblablement la campagne en cours en se basant sur les données de la campagne électorale de 2014. Enfin,ce coût effectif est comparé avec ce que les partis ont à leur disposition comme moyens financiers, à travers leurs actifs courants.
Podcasts
Les élections communales et provinciales de 2018 : analyse des résultats avec Jean Faniel
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 5 novembre 2018
Il y a 3 semaines, le 14 octobre dernier, l’ensemble de la population belge était invité à participer aux élections communales et provinciales. Après une première émission consacrée aux modalités et spécificités de ces élections, l’Actualité en 3D consacre une seconde émission sur ce thème avec cette fois une analyse approfondie des résultats ! Jean Faniel, le directeur du CRISP, sera notre invité pour nous expliquer comment on peut décrypter et analyser les résultats d’élections locales. Parti par parti, région par région, on essaiera de tirer les leçons, récurrentes ou inédites, de ce srutin et de déjà anticiper les élections régionales, fédérales et européennes de mai 2019. En particulier, nous reviendrons sur cette inquiétude lancinante : et si, en mai 2019, la Belgique fédérale s’avérait ingouvernable ?
Les @nalyses en ligne
Une législature sous le signe des tensions
interview de Jean Faniel par Ann-Charlotte Bersipont et Bernard Demonty, parue dans Le Soir, 25 mai 2018, 4 p.
Quatre ans après le scrutin du 25 mai 2014, et à un an de la fin de la législature, on peut tirer un premier bilan de celle-ci au niveau fédéral. Deux mots prévalent : tension et polarisation.
Les @nalyses en ligne
Le « coup » du 19 juin 2017 : premier bilan
par Cédric Istasse et Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 juin 2018
Le 19 juin 2017, à la surprise générale, Benoît Lutgen, président du CDH, annonce qu’il ne souhaite plus que son parti gouverne avec le PS à la Région wallonne, à la Région bruxelloise et à la Communauté française. Il pointe en particulier les « affaires à rebondissements » qui rythment alors l’actualité depuis quelques mois et dans lesquelles sont impliqués divers mandataires politiques, en particulier socialistes. Par conséquent, il lance un appel au MR, à Écolo et à Défi pour mettre en place « de nouvelles majorités positives » avec le CDH en Wallonie, à Bruxelles et en Communauté française. Cette initiative n’est pas restée sans conséquence sur le plan institutionnel et même à d’autres égards. Un an après, et à quelques mois des élections locales d’octobre 2018 et du scrutin multiple de mai 2019, il est possible de mieux saisir le degré d’importance qu’a eu cet événement sur le paysage politique francophone, en tirant un premier bilan de ses différents impacts.
Podcasts
La crise francophone : un an après
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 18 juin 2018
Un an après l’annonce de Benoît Lutgen, le 19 juin 2017, de la fin de l’alliance du CDH avec le PS en Wallonie, et à quelques mois de deux élections (communales en octobre 2018 et législatives en mai 2019), quel bilan peut-on tirer de ce renversement ?
Les @nalyses en ligne
La septième réforme institutionnelle est-elle pour tout de suite ?
par Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 mai 2018
Depuis 1970, l’État belge a connu six réformes institutionnelles. Plus encore que les précédentes, la dernière, décidée en 2011, a laissé le sentiment à beaucoup d’acteurs et d’observateurs qu’une nouvelle réforme adviendrait nécessairement, peut-être même à brève échéance. Toutefois, plus de six ans plus tard et un an avant une échéance électorale importante et susceptible d’éventuellement relancer un débat institutionnel, force est de constater que les appels à une septième réforme sont peu nombreux et reçoivent peu d’écho. Par conséquent, on peut se demander si une septième réforme institutionnelle est aussi imminente qu’on a pu le croire.