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Les @nalyses en ligne

Le gouvernement De Croo est celui du quitte ou double pour la Belgique

interview de Caroline Sägesser par Olivier Mouton, parue dans Levif.be, 24 novembre 2020

Le 1 er octobre dernier, un nouveau gouvernement fédéral a vu le jour. Le gouvernement dirigé par le libéral flamand Alexander De Croo associe un nombre record de partis politiques : PS, MR, Écolo, CD&V, Open VLD, SP.A et Groen. Sa formation a ponctué une crise plus profonde que celle de 2010-2011. Un certain dynamisme semble toutefois voir le jour. L’enjeu est de taille face au nationalisme flamand.

Courrier hebdomadaire

La formation du gouvernement De Croo (mai 2019 – octobre 2020)

Courrier hebdomadaire n° 2471-2472, par Caroline Sägesser, 84 p., 2020

La formation du gouvernement fédéral De Croo (PS/MR/Écolo/CD&V/Open VLD/SP.A/Groen) a mis fin à la plus longue crise politique de l’histoire de la Belgique. Certes, il ne s’est écoulé « que » 494 jours entre les élections fédérales du 26 mai 2019 et la prestation de serment du 1 er  octobre 2020 – soit un délai moins long que celui de 540 jours qui avait séparé les élections du 13 juin 2010 et la mise en place du gouvernement Di Rupo le 5 décembre 2011. Cependant, le point de départ a bien été la chute du gouvernement Michel I, le 9 décembre 2018. Dès ce moment en effet, la Belgique n’a plus été dirigée par un gouvernement majoritaire et de plein exercice. Il en a été ainsi pendant pas moins de 662 jours. Surtout, la crise politique de 2019-2020 est apparue profonde et structurelle : contrairement à celle de 2010-2011, elle n’a pas porté sur un désaccord à propos d’une réforme de l’État. La situation de blocage a résulté d’une combinaison de facteurs, dont l’émiettement de la représentation à la Chambre, la montée en puissance de l’extrême droite en Flandre et de la gauche radicale dans toutes les régions, et la détermination de l’Open VLD et plus encore du CD&V de voir la N-VA, en tant que premier parti flamand, être membre du futur exécutif fédéral. À ces éléments est venue s’ajouter la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19. La survenance de cet élément a tout d’abord mis le processus sur pause et a poussé les partis en négociation à s’interrompre pour mettre en place un gouvernement de plein exercice quoique minoritaire, pour une durée et un champ d’action limités : le gouvernement Wilmès II (MR/CD&V/Open VLD). Ensuite, la crise sanitaire a accru les volontés de constituer une coalition majoritaire à la Chambre.

Podcasts

Vivaldi ? Allegro, ma non troppo…

intervention de Jean Faniel et Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 octobre 2020

Enfin ! Le dimanche 26 mai 2019, les élections fédérales ont lieu après une législature ayant fini en eau de boudin... Presqu’un an et demi plus tard, un gouvernement fédéral est formé compte tenu des résultats qu’elles ont produits : ce samedi 3 octobre 2020, le gouvernement De Croo réunissant les familles socialistes, libérales, écologistes et le parti chrétien-démocrate flamand est en ordre de marche. Que s’est-il passé entre-temps ? Pourquoi fut-ce si long ? La crise pandémique explique-t-elle à elle seule ce délai ? Et surtout, que va-t-il arriver ces prochains jours, semaines et mois... On décrypte cet évènement tant attendu de la vie politique belge avec Jean Faniel et Caroline Sägesser, directeur et chargée de recherche pour le CRISP et habitués de notre émission.

Courrier hebdomadaire

La « coalition miroir » comme modalité de formation du gouvernement fédéral

Courrier hebdomadaire n° 2466, par Cédric Istasse, 57 p., 2020

Dans le chapitre « Renouveau démocratique » de leur note du 30 septembre 2020, les formateurs royaux Alexander De Croo (Open VLD, appelé à devenir Premier ministre) et Paul Magnette (président du PS) ont annoncé une révision des règles présidant à la formation d’un exécutif fédéral. L’une des pistes envisagées est de fixer une formule qui, passé un certain laps de temps après la tenue des élections, serait automatiquement appliquée pour déterminer la composition politique du gouvernement fédéral dans le cas où aucune coalition n’aurait pu naître des négociations. La mise en œuvre d’un tel programme pourrait aboutir à des solutions très diverses : former de manière indépendante chacune des deux ailes linguistiques du gouvernement fédéral, désigner les partis à la proportionnelle, procéder par tirage au sort, etc. L’une de ces solutions est d’opter pour le principe de la « coalition miroir » (parfois également appelée « coalition symétrique » ou « coalition confédérale »), c’est-à-dire pour l’association des partis qui composent déjà certains gouvernements d’entités fédérées de part et d’autre de la frontière linguistique (par exemple, le gouvernement wallon et le gouvernement flamand). Ce système apparaît susceptible d’être défendu par le CD&V. Tout récemment en effet, il a été préconisé par deux membres importants de ce parti : le président Joachim Coens et la vice-présidente du gouvernement flamand Hilde Crevits. Ce Courrier hebdomadaire retrace le cheminement récent et plus ancien de l’idée de coalition fédérale miroir, avant de passer en revue les objectifs qui la sous-tendent et les réticences qu’elle suscite – et qui sont le plus souvent très vives du côté francophone. Cet examen permet de pointer les éventuels avantages et inconvénients de la formule et de montrer que, sous ses apparences de simplicité, celle-ci soulève de nombreuses questions.

Podcasts

Belgique : la formation du gouvernement fédéral

intervention de Jean Faniel diffusée dans Carrefour de l’info sur Arabel avec Tarik Laabi, 28 septembre 2020

« Les négociations illustrent une déconnexion assez forte entre le monde politique et les citoyens. » Jean Faniel, directeur général du CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques était invité dans - Le Carrefour de l’Info -

Courrier hebdomadaire

Les évolutions électorales dans les cantons d’Eupen, Saint⁠-⁠Vith et Malmedy (1920⁠-⁠1974)

Courrier hebdomadaire n° 2465, par Cédric Istasse, 54 p., 2020

Les cantons d’Eupen, de Saint-Vith et de Malmedy ont une histoire fort mouvementée et tout à fait spécifique. Prussiens depuis le début du 19 e siècle, les trois cantons sont réclamés par la Belgique au lendemain du premier conflit mondial, à titre de réparation de guerre. Le Traité de Versailles les détache de l’Allemagne pour les transférer sous souveraineté belge. Confirmée par la Société des Nations le 20 septembre 1920 au terme d’une consultation populaire locale contestée, cette décision est effective en droit belge à la date du 7 mars 1925. Entre-temps, les « cantons de l’Est » ont vécu sous un régime d’administration militaire, s’apparentant à celui d’une colonie. Cette spécificité a notamment des répercussions sur le plan électoral. D’emblée, un important mouvement d’opposition à l’intégration à la Belgique et de volonté de retour à l’Allemagne prend corps dans la région. Il s’incarne dans la création de partis pro-allemands : d’abord le Christliche Volkspartei Eupen-Malmedy-Sankt Vith (CVP), de tendance chrétienne, puis le Heimattreue Front (HF), téléguidé et financé par l’Allemagne nazie. À partir de 1929, ces partis constituent la première force politique des trois cantons. Durant la Seconde Guerre mondiale, Hitler annexe la région sans que l’État belge ne proteste. À la libération, les autorités belges y mènent une répression des « faits de collaboration » particulièrement sévère, qui prive un temps la moitié des électeurs des trois cantons de leurs droits civils et politiques. Les relations entre la Belgique et les cantons de l’Est s’apaisent à partir des années 1960. Parallèlement, des volontés d’autonomie au sein du cadre belge voient le jour, ce dont témoigne la naissance de partis régionalistes germanophones : la Christliche Unabhängige Wählerverband (CUW) puis le Partei der Deutschsprachigen Belgier (PDB).

Les @nalyses en ligne

Une crise de plus en plus profonde

interview de Caroline Sägesser par Han Renard et Ewald Pironet, parue dans sous le titre «Politoloog Caroline Sägesser: “Vlaamse onafhankelijkheid zou goed zijn voor de democratie”», dans Knack, 12 août 2020, p. 6-11

Depuis décembre 2018, la Belgique n’a plus de gouvernement fédéral majoritaire. La crise politique que traverse le pays est d’une longueur et d’une profondeur inédites. Cette longueur a pour conséquence que, pour la deuxième année consécutive, l’Autorité fédérale fonctionne sous le régime des douzièmes provisoires, un budget n’ayant pu être adopté ni pour 2019 ni pour 2020. La profondeur de la crise se manifeste notamment dans le fait qu’après les élections du 26 mai 2019, aucune négociation approfondie n’a pu être engagée pour former un gouvernement fédéral : ni un agenda de négociations autour de thèmes déterminés ni même les contours d’une coalition n’ont pu être dessinés. Dans ce contexte, Caroline Sägesser a répondu aux questions de l’hebdomadaire flamand  Knack , le 6 août 2020, alors que les présidents de la N-VA, Bart De Wever, et du PS, Paul Magnette, tentaient, à la demande du roi, de mener des négociations en vue de la formation d’un gouvernement fédéral.

Courrier hebdomadaire

La campagne TAM TAM

Courrier hebdomadaire n° 2448-2449, par Robin Van Leeckwyck, 58 p., 2020

Le programme puis la politique du gouvernement fédéral Michel I (N-VA/MR/CD&V/Open VLD) ont provoqué une vague de contestations. Entre 2014 et 2019, les syndicats ont organisé nombre de manifestations de protestation. Parallèlement, au sein du monde associatif, de nouveaux mouvements sociaux et citoyens ont émergé, tels que Hart boven Hard (HBH), Tout autre chose (TAC), la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés (BxlRefugees), les Gilets jaunes ou les marches pour le climat. Craignant de voir la coalition fédérale au pouvoir être reconduite après les élections du 26 mai 2019, différents acteurs mobilisés contre le gouvernement Michel I ont œuvré, à partir du mois de janvier 2017, à mettre en place une campagne nationale d’information, de sensibilisation et de mobilisation en vue du scrutin à venir : la campagne TAM TAM (acronyme signifiant initialement « Un tout autre mouvement pour un tout autre monde »). Ce Courrier hebdomadaire propose une analyse détaillée de cette campagne. Il s’intéresse successivement à la genèse et à la mise en place de TAM TAM, au déroulement de la campagne (divisé en trois « saisons » entre février 2018 et mai 2019), à la nature et à l’objectif de TAM TAM, à l’organe central de TAM TAM qu’est le bureau (évolution de la composition, importance de la présence syndicaliste et mutuelliste, etc.), au financement de la campagne et à la communication de TAM TAM. Il n’est certes pas possible de mesurer l’influence que la campagne a eue in fine sur le cours et les résultats du scrutin du 26 mai 2019 – ni même de savoir si impact il y a eu. Il n’en reste pas moins que, tout au long de sa courte existence, TAM TAM a été l’un des acteurs de l’union des luttes menées au sein du milieu associatif et syndical pour la justice sociale, climatique et migratoire.

Les @nalyses en ligne

Le Vlaams Belang, un parti d’influence

par Benjamin Biard, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 111, mars 2020, p. 10-13

La victoire du Vlaams Belang aux élections du 26 mai 2019, renouant avec son meilleur score (2004), fait craquer le filet de sécurité qui avait été dressé autour de lui sous le nom de « cordon sanitaire ». Mais surtout, les thèmes dont il est porteur ont percolé dans tout le champ politique. Il n’est donc pas forcément nécessaire d’exercer directement le pouvoir pour avoir de l’influence, même si celle-ci reste limitée.

Courrier hebdomadaire

Les évolutions électorales des partis politiques (1944⁠-⁠2019) (III). Les familles politiques

Courrier hebdomadaire n° 2435, par Cédric Istasse, 37 p., 2019

La logique des familles politiques est encore bien vivace dans la Belgique d’aujourd’hui. Les liens privilégiés entre « partis frères » par-delà la frontière linguistique restent nombreux, même si c’est de manière variable pour la famille socialiste, la famille libérale, la famille de tradition sociale-chrétienne et la famille écologiste. Ce Courrier hebdomadaire se penche sur un aspect particulier de l’histoire des familles politiques : leurs évolutions électorales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le constat qui s’impose est celui d’un déclin global, d’abord somme toute limité jusqu’au début du 21 e siècle mais qui s’amplifie et s’accélère depuis une dizaine d’années. En 1958, le score électoral cumulé des familles culminait à 95 %. En 2019, il est d’à peine 57 %. Bien plus, si l’on ne s’intéresse qu’aux trois familles dites traditionnelles (rouge, bleue et orange), le chiffre chute désormais – ce qui constitue un fait sans précédent – sous la barre des 50 %. Cette évolution est particulièrement marquée pour les socialistes en Wallonie, pour les libéraux en Région bruxelloise et pour les sociaux-chrétiens en Flandre. Pour leur part, les écologistes ont connu un mouvement « en dents de scie ». Cette étude rappelle la force électorale qu’ont connue les familles pendant des décennies. Elle montre par ailleurs que la distribution des forces politiques issue des élections du 26 mai 2019 est inédite à plusieurs égards, en particulier lorsque l’on considère le résultat du scrutin fédéral du côté flamand. Sans nul doute, cette configuration est à l’origine, pour une large part, des difficultés actuellement rencontrées dans la formation d’un nouveau gouvernement fédéral de plein exercice.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections fédérales et européennes du 26 mai 2019

Courrier hebdomadaire n° 2433-2434, par Benjamin Biard, Pierre Blaise, Jean Faniel, Cédric Istasse, Caroline Sägesser, 145 p., 2019

En Belgique, les élections du 26 mai 2019 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré au renouvellement du Parlement fédéral et à l’élection des représentants belges au Parlement européen. Il dégage les principaux enseignements du scrutin du 26 mai 2019, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en résultent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections fédérales ou les élections européennes du 25 mai 2014. Pour la Chambre des représentants, sont analysés le comportement électoral (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble du pays et dans les différentes régions, les scores et l’implantation électorale des partis politiques, et la nouvelle composition de l’assemblée. Pour le Sénat, sont abordées la désignation des sénateurs émanant des entités fédérées et celle des sénateurs cooptés. Pour l’élection de la représentation belge au Parlement européen, le plan est semblable à celui suivi pour la Chambre. L’exposé est soutenu par une vingtaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, canton par canton, les scores électoraux qu’ont obtenus, en 2014 et en 2019, les différentes listes actuellement représentées au Parlement fédéral.

Podcasts

Du gouvernement fédéral à l'Iran, des élections sociales à la présidentielle américaine

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 20 janvier 2020

Dans votre Edition De la Rédaction ce lundi: l’un de nos partenaires, le CRISP (le Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique) et notre invité, son directeur général Jean Faniel pour une thématique plus prospective sur ce qu’il faudra tenir à l’oeil en 2020 qui pourrait avoir des répercussions sur nous, ici. Du gouvernement fédéral à l’Iran, des élections sociales à la présidentielle américaine.

Podcasts

Les affaires courantes : c'est qui qui fait quoi ?

intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 13 janvier 2020

Pour ce premier épisode de l’Actualité en 3D de l’année 2020, nous aurons le plaisir de recevoir Caroline Sägesser, historienne, spécialiste des cultes, de la laïcité, de leur organisation et de leur financement. Caroline est chargée de recherche pour le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques partenaire de cette émission et, à ce titre, une fine observatrice de la vie politique belge. Précisément, cette émission sera consacrée à un élément particulièrement prégnant de l’actualité gouvernementale : la notion d’affaires courantes. En effet, depuis sa démission en décembre 2018 et vu l’impossibilité, à ce jour, de lui trouver un successeur à la suite des élections du 26 mai 2019, le gouvernement fédéral est dit en affaires courantes. Que signifie cette expression ? Quel lien entretient-elle avec la séparation des pouvoirs législatifs et exécutifs et plus largement avec la démocratie parlementaire ? Quand est-elle apparue dans le vocabulaire politique et fait-elle l’objet de règles juridiques ? Concrètement, quand un gouvernement est-il dit en affaires courantes et en quoi cette qualité impacte-t-elle ses marges de man?uvre ? Quel est le rôle du Parlement durant les affaires courantes et comment sort-on d’une telle période ? Voilà certaines des questions qui rythmeront l’entretien que nous mènerons en compagnie de Caroline Sägesser...

Les @nalyses en ligne

Freiner pour avancer (ses pions)

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 137, janvier-février 2020, p. 34-35

Le rythme de la politique est souvent fait d’à-coups. Un dossier peut traîner pendant un long moment puis se débloquer subitement pour l’une ou l’autre raison. Dans certains cas, le retard est délibéré, qu’il soit voulu par le promoteur du projet ou par un autre acteur. Freiner l’avancement d’un dossier peut ainsi répondre à des visées stratégiques.

Podcasts

Formation et démission des gouvernements en Belgique

intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 2 décembre 2019

Le 5 novembre 2019, le Roi nommait Paul Magnette comme informateur et lui attribuait à ce titre la mission d’entamer des négociations en vue de former un gouvernement fédéral. En effet, alors qu’à la suite des élections du 26 mai 2019, les gouvernements des Communautés et des Régions ont été constitués, manque encore à l’appel le gouvernement fédéral. Cette séquence politique est l’occasion de revenir sur les règles, les coutumes et les pratiques qui président, en Belgique, à la formation des différents gouvernements du pays. Envisager la formation d’un gouvernement implique aussi de s’interroger sur les différentes raisons qui peuvent expliquer un changement de gouvernement ou une modification, en cours de législature, de sa composition. Tel sera le sujet de ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D qui tentera de répondre, entre autres, aux questions suivantes : comment est prévue dans les textes la procédure visant à former un gouvernement ? Ces règles sont-elles identiques pour l’Autorité fédérale, pour les Communautés et pour les Régions ? Au-delà de ces règles écrites, d’autres mécanismes sont-ils d’usage en Belgique ? Quel est le rôle du Roi dans ce processus ? Qu’appelle-t-on un informateur ou un formateur ? Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer la démission collective d’un gouvernement et cette démission implique-t-elle nécessairement de nouvelles élections ? Comment est gérée la démission individuelle d’un·e ministre et quelles sont les conséquences d’un tel départ ? Quels ont été dans l’histoire politique belge les principaux motifs ayant conduit un·e ou plusieurs ministres à démissionner ?

Les @nalyses en ligne

Les élections multiples du 26 mai 2019 en Belgique germanophone : quatre scrutins, quatre dynamiques

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 15 novembre 2019

Le 26 mai dernier, les électeurs domiciliés en Communauté germanophone ont été appelés à émettre quatre votes : un premier pour élire les membres de la représentation belge au Parlement européen, un deuxième pour élire les membres de la Chambre des représentants, un troisième pour élire les membres du Parlement wallon et un quatrième pour élire les membres du Parlement de la Communauté germanophone. Or il s’avère que, lors de ces quatre scrutins, les comportements électoraux ont fortement différé, qu’il s’agisse des stratégies des formations politiques (sur le plan du dépôt de listes) ou des attitudes des électeurs (par les taux de participation et par les votes émis en faveur des partis politiques en lice).

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La mission des préformateurs et les élections internes des partis

intervention de Benjamin Biard diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 21 octobre 2019

Dans votre édition de la rédaction de lundi, notre partenaire le CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques et notre invité Benjamin Biard, docteur en sciences politiques, chargé de recherches au CRISP, pour aborder ensemble l’actualité politique du moment.

Les @nalyses en ligne

Le vote en faveur des partis néerlandophones à Bruxelles

par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 24 septembre 2019

Lors du scrutin régional du 26 mai 2019, un nombre record de Bruxellois ont voté en faveur d’une liste néerlandophone. La particularité de ce scrutin en termes de répartition linguistique des votes fournit l’occasion de se pencher sur quelques données relatives à l’évolution du vote en faveur des listes néerlandophones à Bruxelles, et ce à tous les scrutins tenus le même jour. Nous prendrons comme cadre chronologique les 30 dernières années, qui correspondent à l’existence de la Région de Bruxelles-Capitale.

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La formation de certains gouvernements

intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 23 septembre 2019

Dans votre édition de la rédaction ce lundi l’un de nos partenaires le CRISP et notre invité son directeur Jean Faniel pour revenir sur la formation de certains gouvernements et sur les autres en attente.

Les @nalyses en ligne

« Négociations » fédérales : ceci est bien une crise

par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 109, septembre 2019, p. 77-82

21 juillet 2019. Fête nationale. Près de deux mois après les élections, la Belgique attend toujours un nouveau gouvernement fédéral. Depuis la formation express du gouvernement arc-en-ciel de Guy Verhofstadt en 1999, quand il avait fallu juste un mois aux négociateurs pour constituer leur équipe, les temps de formation des gouvernements fédéraux se sont considérablement allongés. Pourquoi est-ce devenu si difficile ? Et pourquoi la situation actuelle paraît-elle plus compliquée encore ?

Courrier hebdomadaire

Les évolutions électorales des partis politiques (1944⁠-⁠2019) (II). Analyse nationale

Courrier hebdomadaire n° 2418-2419, par Cédric Istasse, 55 p., 2019

Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le précédent. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions (successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise) puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette seconde livraison est celle de l’analyse nationale. Y sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Deux types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946) et l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1995).

Courrier hebdomadaire

Les évolutions électorales des partis politiques (1944⁠-⁠2019) (I). Analyse par région

Courrier hebdomadaire n° 2416-2417, par Cédric Istasse, 91 p., 2019

Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le suivant. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette première livraison est celle de l’analyse par région. Y sont étudiées successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise. Pour chaque région, sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Quatre types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946), l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1989 pour la Région bruxelloise, depuis 1995 pour la Wallonie et pour la Flandre), l’élection des conseils provinciaux (depuis 1994, pour les seules Région wallonne et Région flamande) et l’élection du Conseil de l’Agglomération bruxelloise (un unique scrutin en 1971).

Les @nalyses en ligne

En Belgique, 2 + 2 ne font pas toujours 4

par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 135, septembre-octobre 2019, p. 34-35

Selon les uns, « il y a deux démocraties dans ce pays ». D’autres plaident pour une « Belgique à quatre ». Tandis que la N-VA considère que les blocages politiques engendrés par le dernier scrutin devraient déboucher sur une 7 e réforme de l’Etat, l’heure des comptes est-elle venue pour le fédéralisme belge ?

Les @nalyses en ligne

L’extrême droite aux élections du 26 mai 2019 : toujours ce paradoxe belge…

par Benjamin Biard et Jean Faniel, paru dans Aide-mémoire, n° 89, juillet-septembre 2019, p. 1, 6 et 7

Avec moins de 6 % des voix en 2014, le Vlaams Belang semblait à l’agonie. Aux élections du 26 mai 2019, le parti d’extrême droite a pu rassembler les suffrages de 18,5 % des électeurs flamands, récupérer le statut de deuxième formation politique régionale qu’il avait endossé de 2004 à 2009 et devenir, pour la première fois, le deuxième parti du pays. À l’inverse, l’extrême droite francophone ne parvient pas à s’ancrer dans le paysage politique belge, ne réussissant pas à obtenir le moindre siège. Comment expliquer ce paradoxe qui continue à caractériser l’extrême droite en Belgique ?

Les @nalyses en ligne

Les partis traditionnels n’ont plus la majorité

interview de Jean Faniel par Thierry Evens, parue dans UCM Magazine, n° 16, juin 2019

Les élections du 26 mai sont historiques par la mise en minorité des familles socialiste, libérale et centriste, qui ont écrit l’histoire du pays. La situation est complexe et des élections fédérales pourraient survenir avant 2024.