Cédric Istasse - Editor-in-chief of the Courrier hebdomadaire and researcher in the Socio-political sector

Cédric Istasse

Editor-in-chief of the Courrier hebdomadaire

Cédric Istasse has a BA in contemporary history.
He is the editor-in-chief of the Courrier hebdomadaire and a researcher in the Socio-political sector of the CRISP.
His main areas of research are: the institutional evolution of Belgium, federalism, the development of regional and community identities, political history, political life in the German-Speaking Community (Ostbelgien), and legislation aimed at promoting the participation of women in political life.
Year of joining the CRISP: 2011

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Courrier hebdomadaire

La préparation des élections communales et provinciales du 14 octobre 2018

Courrier hebdomadaire n° 2381-2382, par Pierre Blaise, Vaïa Demertzis, Jean Faniel, Cédric Istasse, John Pitseys, 186 p., 2018

Le 14 octobre 2018 ont lieu les élections communales et provinciales. Elles amènent au renouvellement de plusieurs centaines d’organes locaux : l’ensemble des conseils communaux et des collèges communaux (ou collèges des bourgmestre et échevins) du pays, l’ensemble des conseils provinciaux et collèges provinciaux (ou députations) de Wallonie et de Flandre, et l’ensemble des conseils et collèges de district de la commune d’Anvers. Le même jour, se déroule également l’élection directe du conseil du CPAS dans huit communes à facilités – les autres étant renouvelés dans la foulée du scrutin communal, à l’instar d’autres institutions telles que les organes dirigeants des zones de police ou ceux des intercommunales. Ce Courrier hebdomadaire passe en revue la situation politique issue des élections du 14 octobre 2012, en commençant par les communes. Le poids des partis tel qu’il apparaissait au lendemain de ce scrutin est rappelé, ainsi que les majorités dans les grandes villes de Wallonie et de Flandre. Une approche globale des stratégies de dépôt des listes est proposée, l’analyse étant plus fouillée pour la Région bruxelloise et pour les grandes villes. Une attention particulière est accordée aux communes à statut linguistique spécial situées dans la périphérie bruxelloise et le long de la frontière linguistique. La situation dans la grande périphérie flamande de Bruxelles est également prise en compte de manière spécifique. La même analyse est réalisée pour les provinces : rappel de la situation politique et analyse de la stratégie de dépôt des listes. Comme en 2006 et en 2012, ces élections sont organisées par les Régions, auxquelles s’ajoute désormais la Communauté germanophone. Les modalités d’application différant dès lors partiellement, les principales règles en vigueur et leurs modifications récentes sont rappelées.

Les @nalyses en ligne

Engagement et participation politique des femmes : évolution et effets des règles électorales

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 11 septembre 2018

Les @nalyses en ligne

Le « coup » du 19 juin 2017 : premier bilan

par Cédric Istasse et Jean Faniel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 juin 2018

Le 19 juin 2017, à la surprise générale, Benoît Lutgen, président du CDH, annonce qu’il ne souhaite plus que son parti gouverne avec le PS à la Région wallonne, à la Région bruxelloise et à la Communauté française. Il pointe en particulier les « affaires à rebondissements » qui rythment alors l’actualité depuis quelques mois et dans lesquelles sont impliqués divers mandataires politiques, en particulier socialistes. Par conséquent, il lance un appel au MR, à Écolo et à Défi pour mettre en place « de nouvelles majorités positives » avec le CDH en Wallonie, à Bruxelles et en Communauté française. Cette initiative n’est pas restée sans conséquence sur le plan institutionnel et même à d’autres égards. Un an après, et à quelques mois des élections locales d’octobre 2018 et du scrutin multiple de mai 2019, il est possible de mieux saisir le degré d’importance qu’a eu cet événement sur le paysage politique francophone, en tirant un premier bilan de ses différents impacts.

Podcasts

D’où viennent nos fêtes nationales ?

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 7 mai 2018

Pourquoi fêtons-nous la Région bruxelloise le 8 mai, la Belgique le 21 juillet, la Flandre le 11, la Communauté française le 27 septembre ou la Communauté germanophone le 15 novembre ? D’où viennent ces dates ? À quels événements historiques renvoient-elles ? Comment la perception de ces évènements a-t-elle évolué ? Que signifient-ils encore aujourd’hui ? Et, finalement, en quoi est-il intéressant de se pencher sur l’histoire de ces fêtes nationale, régionales ou communautaires ?

Les @nalyses en ligne

Histoire et mémoire(s) : de la capitulation de l’Allemagne nazie du 8 mai 1945 à la fête de la Région de Bruxelles⁠-⁠Capitale

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 18 mai 2018

Si la fête populaire de l’Iris existe depuis le début des années 1990, ce n’est qu’en mars 2003 que la Région de Bruxelles-Capitale s’est dotée d’un jour de fête officiel. Elle est ainsi devenue la dernière entité fédérée belge à prendre une telle initiative. En choisissant de faire référence au 8 mai 1945, la Région bruxelloise a voulu commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale, non en tant qu’événement (la capitulation de l’Allemagne nazie), mais en tant que symbole (la victoire de la démocratie sur le fascisme). Il s’agit pour elle de promouvoir les valeurs démocratiques et la richesse de la multiculturalité qui la caractérisent.

Podcasts

Les partis francophones

intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Maryam Benayad et Tarik Laabi, 17 novembre 2017

Cédric Istasse dresse un état des lieux des partis francophones.

Courrier hebdomadaire

Les démissions ministérielles dans les entités fédérées (1981⁠-⁠2017)

Courrier hebdomadaire n° 2330-2331-2332, par Jean Faniel, Cédric Istasse, 151 p., 2017

Par nature, tout gouvernement n’est mis en place que pour une durée limitée. Au terme de la législature au cours de laquelle il a été en fonction, il est amené à céder la place à un nouvel exécutif. Ce processus, inhérent au fonctionnement d’une démocratie, ne constitue cependant pas la seule modalité de sortie possible pour les membres d’un gouvernement. En cours de législature, il arrive qu’un ministre soit amené à quitter prématurément ses fonctions, que ce soit de manière consentie ou non. Les raisons d’un tel départ anticipé peuvent être multiples : changement de gouvernement, incompatibilité entre le poste ministériel et une autre fonction (par exemple, membre d’un autre gouvernement, bourgmestre ou président de parti), mise en cause de la responsabilité personnelle dans la gestion d’un dossier, scandale politique, désaccord gouvernemental, stratégie électorale du parti, problèmes de vie privée, etc. Loin d’être anecdotique, ce phénomène fait partie intégrante de la vie des gouvernements. En effet, rares sont les législatures qui ne sont pas marquées par l’un ou l’autre remaniement. Ce Courrier hebdomadaire étudie l’ensemble des démissions ministérielles – que celles-ci aient été le fait d’un ministre-président, d’un ministre ou d’un secrétaire d’État – qu’ont connues les différentes entités fédérées depuis les années 1980, époque à laquelle elles ont été dotées d’organes gouvernementaux propres : Wallonie, Région de Bruxelles-Capitale, Communauté française, Flandre, Communauté germanophone. Il s’agit tout à la fois de déterminer les causes de ces départs, en les classant au sein d’une typologie, et de percevoir les modalités pratiques qui ont accompagné ceux-ci au niveau des gouvernements concernés. Au total, la recherche porte sur une centaine de cas concrets. Au préalable, on revient sur les règles qui, dans les Communautés et les Régions, président à la désignation des gouvernements et de leurs membres et à la cessation de leurs activités. En annexe, sous la forme de fiches individuelles, figure l’historique complet de la composition de tous les gouvernements d’entités fédérées depuis 1981.

Courrier hebdomadaire

Les circulaires flamandes relatives à l’emploi des langues en matière administrative

Courrier hebdomadaire n° 2286-2287, par Cédric Istasse, 101 p., 2016

Nombreuses sont les pommes de discorde entre francophones et néerlandophones. Actuellement, l’un des principaux litiges est constitué par les « circulaires Peeters ». Il s’agit de cinq circulaires que le gouvernement flamand a adoptées entre 1997 et 2010 relativement à l’emploi des langues dans les matières administratives. À travers elles, l’objectif de la Flandre est de restreindre les facilités linguistiques dont bénéficient les francophones qui habitent dans diverses communes situées dans la périphérie bruxelloise ou le long de la frontière linguistique. Pour cela, le gouvernement flamand veut mettre fin à l’ancienne interprétation de la législation fédérale, selon laquelle les habitants francophones des communes à facilités doivent être servis directement dans leur langue par les administrations communales et régionales. Dans la pratique qu’entend imposer la Flandre, ces personnes sont contraintes de renouveler à chaque fois leur demande de voir leurs affaires traitées en français. Immédiatement, ces circulaires flamandes ont été attaquées par les francophones devant les juridictions du pays. En juin 2014, au terme d’un long processus, le Conseil d’État a imposé un compromis. Ce Courrier hebdomadaire permet de saisir les tenants et aboutissants de ce dossier qui, depuis une vingtaine d’années, empoisonne les relations communautaires en Belgique. D’une part, il présente le contenu de chacune des circulaires linguistiques flamandes qui sont au cœur de la polémique, ainsi que le contexte politique dans lequel elles ont vu le jour. D’autre part, il retrace la saga juridictionnelle qu’ont connue ces circulaires, faite notamment de l’affaire des bourgmestres non nommés de la périphérie. Préalablement, il procède à quelques rappels concernant la notion de facilités linguistiques et les raisons pour lesquelles celles-ci constituent un problème aux yeux de la Flandre. En annexe, figure le texte intégral des cinq circulaires linguistiques flamandes, en traduction française.

Courrier hebdomadaire

La formation des gouvernements après les scrutins du 25 mai 2014

Courrier hebdomadaire n° 2275-2276, par Vaïa Demertzis, Jean Faniel, Serge Govaert, Cédric Istasse, 81 p., 2015

Les scrutins européen, fédéral, régional et communautaire tenus en Belgique le 25 mai 2014 ont donné lieu au renouvellement de chacune des assemblées parlementaires du pays, ainsi que de la représentation belge au Parlement européen. Dans la foulée, la composition de chacun des exécutifs a été revue, tant en termes de couleur politique des coalitions que de personnes siégeant en leur sein. Ce Courrier hebdomadaire retrace le processus de formation du gouvernement fédéral, du gouvernement wallon et de celui de la Communauté française, du gouvernement bruxellois et des collèges des Commissions communautaires, du gouvernement flamand, ainsi que du gouvernement de la Communauté germanophone. Formellement, ce processus a débuté avec les consultations royales entamées le lundi 26 mai et a pris fin avec la prestation des membres du dernier exécutif formé, à savoir le gouvernement fédéral, le 11 octobre 2014. Retracer le processus de formation de chacun des gouvernements du pays met en évidence à la fois l’imbrication des négociations et la stratégie des différents acteurs impliqués, y compris en termes de tempo et de priorité accordée à l’un ou à l’autre des niveaux de pouvoir.

Les @nalyses en ligne

Histoire et mémoire(s) : quelques réflexions sur la genèse des fêtes de la Région wallonne, de la Communauté française et de la Communauté flamande

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 22 septembre 2015

À côté de la fête nationale du 21 juillet, les Régions et les Communautés ont instauré chacune un jour de fête qui leur est propre. Deux précédentes publications ont retracé la genèse des fêtes de la Wallonie, de la Communauté française et de la Flandre. Les divers processus envisagés offrant d’intéressants points de comparaison, la présente @nalyse du CRISP en ligne se propose d’en éclairer les similitudes (voire les parallélismes) et les différences.

Les @nalyses en ligne

Quel devenir pour le nouveau Sénat ? Premier bilan

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 21 mai 2015

Les élections fédérales du 25 mai 2014 ont constitué l’acte de naissance d’une nouvelle mouture du Sénat belge profondément remanié. Suite à la sixième réforme de l’État, la chambre haute a cessé d’inclure des élus directs, est devenue un organe non permanent, s’est muée en assemblée des entités fédérées, n’exerce plus qu’une fraction des compétences législatives, etc. Cette redéfinition a pu être lue de deux manières différentes. Pour les uns, elle rapproche un peu plus encore la chambre haute d’une suppression pure et simple. Pour les autres, au contraire, cette réforme marque le refus de voir disparaître le Sénat et lui donne l’opportunité de trouver sa place dans une Belgique reconfigurée. Un an après le scrutin qui a donné au Sénat son nouveau visage, et après un semestre de fonctionnement effectif, il paraît possible d’apporter, avec prudence, un premier éclairage sur le devenir de cette assemblée.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections fédérales et européennes du 25 mai 2014

Courrier hebdomadaire n° 2242-2243, par Pierre Blaise, Vaïa Demertzis, Jean Faniel, Cédric Istasse, John Pitseys, 111 p., 2014

En Belgique, les élections du 25 mai 2014 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées  : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré au renouvellement du Parlement fédéral et à l’élection des représentants belges au Parlement européen. Il dégage les principaux enseignements du scrutin du 25 mai 2014, en mettant l’accent sur les modifications du paysage électoral qui en résultent. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections fédérales du 13 juin 2010 ou les élections européennes du 7 juin 2009. Pour la Chambre des représentants, sont analysés le comportement électoral (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble du pays et dans les différentes régions, les scores des partis politiques et la nouvelle composition de l’assemblée. Pour le Sénat, sont abordées la désignation des sénateurs émanant des entités fédérées et celle des sénateurs cooptés. Sont aussi présentées la constitution de la coalition gouvernementale et les attributions des membres du nouveau gouvernement fédéral. Pour l’élection de la représentation belge au Parlement européen, le plan est semblable à celui suivi pour la Chambre. L’exposé est soutenu par une trentaine de cartes. Celles-ci permettent notamment de visualiser, canton par canton, les scores électoraux qu’ont obtenus, en 2010 et en 2014, les différentes listes actuellement représentées au Parlement fédéral.

Courrier hebdomadaire

Les résultats des élections régionales et communautaires du 25 mai 2014

Courrier hebdomadaire n° 2223-2224, par Pierre Blaise, Vaïa Demertzis, Jean Faniel, Cédric Istasse, John Pitseys, 114 p., 2014

En Belgique, les élections du 25 mai 2014 ont constitué un scrutin complexe, aux enjeux et aux effets multiples. Les citoyens ont été appelés à renouveler de manière directe six assemblées : la Chambre des représentants, le Parlement wallon, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement flamand, le Parlement de la Communauté germanophone et la représentation belge au Parlement européen. Cinq autres assemblées ont été renouvelées de manière indirecte, dont le Sénat et le Parlement de la Communauté française. Le présent Courrier hebdomadaire est consacré aux diverses élections régionales et communautaires. Pour chacune d’entre elles, sont analysés les comportements électoraux (en ce compris l’absentéisme et les votes non valables), les résultats à l’échelle de l’ensemble de la Région ou de la Communauté, les résultats par circonscription et les résultats par canton. Sont également étudiées la nouvelle composition des diverses assemblées, la constitution des différentes coalitions gouvernementales et les attributions des membres des nouveaux gouvernements. L’analyse des évolutions prend essentiellement pour point de comparaison les élections régionales et communautaires du 7 juin 2009. L’exposé est soutenu par une trentaine de cartes. Celles-ci permettent de visualiser, canton par canton, les scores électoraux qu’ont obtenus, en 2009 et en 2014, les différentes listes actuellement représentées au Parlement wallon, au Parlement bruxellois ou au Parlement flamand.

Courrier hebdomadaire

Le Sénat et ses réformes successives

Courrier hebdomadaire n° 2219-2220, par Cédric Istasse, Caroline Sägesser, 114 p., 2014

Dans le cadre de la sixième réforme de l’État, le Sénat a connu le plus important changement de son histoire. Sa composition et ses compétences ont fait l’objet de profonds remaniements. Sans constituer à proprement parler une institution nouvelle, le Sénat, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, n’a plus guère de points communs avec ce qu’il a été jusqu’aux élections du 25 mai 2014. Longtemps, cette assemblée a été l’une des institutions les plus stables de la Belgique. Cette situation a pris fin en 1993, lorsque le processus de fédéralisation du pays a commencé à la transformer en chambre de réflexion et en lieu de dialogue des entités fédérées. En 2014, cette évolution de la nature du Sénat a été pleinement réalisée. Il en résulte plusieurs ruptures radicales avec la situation qui prévalait depuis la création du Parlement belge, en 1831. Désormais, le Sénat ne compte plus aucun élu direct et la catégorie des sénateurs de droit a disparu. Le Sénat est devenu une assemblée non permanente. Ses missions ont été fortement réduites et il a été mis fin au régime bicaméral traditionnel. Caroline Sägesser et Cédric Istasse présentent cette nouvelle mouture du Sénat. Ils la replacent également dans sa profondeur historique, en retraçant l’histoire des diverses réformes que cette assemblée a connues entre 1831 et 2014.

Les @nalyses en ligne

Histoire et mémoire(s) : de la bataille des Éperons d’or du 11 juillet 1302 à la fête de la Communauté flamande

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 10 juillet 2014

C’est en référence à la bataille de Courtrai de 1302, dite des Éperons d’or, que la Communauté flamande a décidé de fixer sa fête annuelle au 11 juillet. Est ainsi célébrée l’importante victoire militaire que le peuple flamand a remportée au Moyen Âge contre l’armée du roi de France. Aujourd’hui, la commémoration de cet épisode historique apparaît comme l’un des emblèmes incontestables et logiques de la Flandre. Au XIXe siècle pourtant, il a été l’un des plus puissants vecteurs de construction de l’identité nationale belge. Comment se fait-il que la signification de ce souvenir ait tellement changé, au point de devenir parfois un symbole anti-belge ?

Courrier hebdomadaire

Les partis sans représentation parlementaire fédérale

Courrier hebdomadaire n° 2206-2207, par Julien Dohet, Jean Faniel, Serge Govaert, Cédric Istasse, Jean-Paul Nassaux, Paul Wynants, 108 p., 2014

À la veille du scrutin de mai 2014, le Parlement fédéral compte des élus appartenant à douze partis politiques différents, ainsi que trois parlementaires indépendants. À côté de ces partis, il existe plusieurs dizaines de formations politiques, dont quelques-unes disposent d’élus dans une autre assemblée parlementaire. Ceux que l’on nomme souvent les « petits partis » se présentent comme des éléments essentiels du jeu démocratique, insufflant des idées nouvelles dans le débat politique. Certains d’entre eux entendent devenir des forces politiques d’ampleur dans les prochaines années. D’autres n’ont pas pour premier objectif d’obtenir des élus  : en participant aux campagnes électorales, ils espèrent surtout œuvrer à la diffusion de leurs idées. Quasiment tous sont peu, pas ou mal connus. Le présent Courrier hebdomadaire offre un panorama des partis qui existent aujourd’hui en Belgique mais ne disposent pas actuellement de représentant au Parlement fédéral. Pour chacun d’entre eux sont présentés les éléments essentiels à leur connaissance et à leur compréhension  : leur genèse et leur histoire, leurs dirigeants ou leurs principales figures, les points saillants de leurs orientations idéologiques et programmatiques, et leurs résultats électoraux éventuels. La galaxie formée par les « petits partis » se caractérise par une très grande diversité. Loin de constituer un courant politique uniforme, ces formations présentent une grande variété, tant en termes de longévité d’existence ou de poids politique que de raison d’être ou d’idéologie. Dans cette étude, ils sont regroupés par catégorie  : les partis de gauche, ceux de droite, ceux issus de l’extrême droite, ceux qui se positionnent selon le clivage centre-périphérie et ceux qui axent leur programme selon le clivage Église-État ; une dernière catégorie rassemble des partis atypiques. Au total, près d’une cinquantaine de formations politiques sont présentées.

Les @nalyses en ligne

Histoire et mémoire(s) : des Journées de Septembre 1830 aux fêtes de la Région wallonne et de la Communauté française

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 24 décembre 2013

C’est en référence à la Révolution belge de 1830 que la Région wallonne et la Communauté française ont toutes deux décidé de fixer leur fête respective en septembre. Le 27 septembre 1830 marqua en effet la victoire militaire des insurgés belges contre les troupes hollandaises retranchées dans le Parc de Bruxelles. Le choix posé par les Wallons et par les francophones de Belgique paraît pour le moins surprenant. Comment se fait-il que les premiers s’identifient à un évènement qui s’est déroulé sur le sol bruxellois et qui appartient à l’histoire, non pas wallonne, mais belge ? Et comment les seconds en sont-ils venus à s’approprier le souvenir d’un épisode historique qui a pourtant été de dimension nationale ?

Les @nalyses en ligne

Quatre idées reçues sur le fédéralisme belge

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 juillet 2013

Le fédéralisme consiste en une répartition des compétences législatives et exécutives (voire judiciaires) entre un niveau de pouvoir national et des collectivités politiques autonomes appelées entités fédérées. Actuellement, les États fédéraux sont une trentaine à travers le monde. Parmi eux figure la Belgique. De très nombreuses idées reçues circulent sur le modèle fédéral belge. Pour l’essentiel, elles peuvent être regroupées sous quatre intitulés généraux. À des titres divers, et alors qu’elles ont trait à des éléments fondamentaux, ces quatre idées reçues sont erronées. Elles sont pourtant devenues des lieux communs. Il convient de les rectifier, d’autant que ces méprises sont parfois sciemment entretenues par des acteurs politiques, en tant qu’elles portent indirectement les vues de ceux-ci quant à la nécessité d’une réforme de l’État.

Dossiers

Fédéralisme et confédéralisme (2012)

Dossier n° 79, par Étienne Arcq, Vincent de Coorebyter, Cédric Istasse, 125 p., 2012

La Belgique est un État fédéral. Pourtant, des acteurs politiques et des spécialistes du droit pensent qu’elle tend au confédéralisme. La même hésitation existe pour l’Union européenne, qui est juridiquement une organisation internationale mais qui évolue vers un destin fédéral aux yeux de beaucoup d’observateurs. La première partie de ce Dossier clarifie les concepts d’État fédéral, de confédération, d’organisation internationale, etc. Ces notions sont mises à la portée de tous par des définitions simples et de nombreux exemples. La deuxième partie porte sur la Belgique. Elle est un État authentiquement fédéral, mais très singulier si on le compare aux modèles les plus connus d’États fédéraux. Elle possède aussi des traits confédéraux qui sont mis en avant par des acteurs politiques désireux de nouvelles réformes. La troisième partie porte sur l’Union européenne. Après une présentation schématique des institutions de l’Union, elle évalue ce qui, dans leur fonctionnement, relève du modèle fédéral voulu par certains de ses fondateurs. Des encadrés développent des exemples ou illustrent les analyses. Un glossaire définit les principaux termes techniques utilisés.

Les @nalyses en ligne

Trois idées reçues sur les facilités linguistiques

par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 21 décembre 2011

Les facilités sont bétonnées dans la Constitution ; elles datent des lois linguistiques de 1962-1963 ; elles forment un seul et même régime d’exception. Telles sont les trois principales idées reçues qui, abus de langage ou simples méprises, circulent au sujet des « facilités linguistiques ». Devenues avec le temps lieux communs, elles ont fini par s’ériger en vérités établies dans l’esprit de nombreux Belges. Le présent article se propose de les aborder successivement, en leur apportant les nuances et les rectifications nécessaires.