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Histoire politique de la Belgique (2ème édition). Facteurs et acteurs de changement

Livre, par Xavier Mabille, 428 p., 1992

Cette « Histoire politique de la Belgique » s’attache à la genèse et à l’évolution de l’État, forgé au fil du temps par les forces multiples qui traversent la société, s’y révèlent, s’y déploient. L’auteur a choisi 1780 comme point de départ. C’est le temps où s’achève l’Ancien Régime et où s’amorcent à la fois des mouvements durables de laïcisation, de centralisation et d’industrialisation. Il nous conduit, de jalon en jalon, cernant toujours l’essentiel, jusqu’à ce temps où l’État vient d’opérer - ou de subir - une réforme profonde de ses structures et est confronté aux difficultés d’un monde en crise. Pour la première fois, les méthodes du CRISP sont appliquées à une période aussi longue et l’auteur a réussi ce tour de force de traiter son sujet - deux cents ans d’histoire - en un volume de 400 pages alliant l’information, l’analyse et la synthèse. Ce livre n’est pas réservé aux seuls spécialistes de l’histoire mais s’adresse à tous ceux qui veulent mieux connaître et comprendre les problèmes aujourd’hui en jeu, au moment où se noue sans doute le destin du pays. Stabilité ou réforme des institutions, rôle des acteurs collectifs, facteurs de changement, pratique et exercice des pouvoirs, ces questions prennent un éclairage nouveau dès lors qu’on en repère les origines, parfois lointaines, qu’on perçoit l’entrelacs des effets et des causes, que l’on cerne mieux les évolutions de la société dans laquelle elles s’insèrent.

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L’Europe des groupes. Présence et stratégie en Europe

Livre, par Jean-Pierre Martens, Anne Vincent, 252 p., 1991

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Les groupes d’entreprises en Belgique. Le domaine des principaux groupes privés

Livre, par Anne Vincent, 407 p., 1990

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Répertoire permanent des groupes d’entreprises 1979⁠-⁠1989

Livre, par Janine Delahaut, Évelyne Lentzen, Xavier Mabille, Jean-Pierre Martens, Anne Vincent, 3223 p., 1989

Le Répertoire permanent des groupes d’entreprises poursuit et étend le travail de recherche entrepris lors de l’élaboration de l’ouvrage Morphologie des groupes financiers . En 42 livraisons semestrielles entre 1979 et 1989, ce répertoire permet de suivre diachroniquement et synchroniquement l’évolution de la vie économique belge, compte tenu de l’incidence qu’ont sur elle les groupes financiers et industriels européens et extra-européens.

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Les centres culturels dans la Communauté française de Belgique

Livre, par Vincent de Coorebyter, 293 p., 1988

Le 5 août 1970, un arrêté royal est promulgué qui annonce la création d’institutions culturelles d’un type nouveau : les Centres culturels agréés, Maisons de la Culture et Foyers culturels. Héritiers, pour une part, des exigences de démocratie culturelle mises en avant par mai 68, les Centres culturels devaient relever un triple pari : assurer la participation du public à la mise en œuvre d’une politique de décentralisation et de démocratisation de la culture. Restituer, ni plus ni moins, la culture aux citoyens, les citoyens à la culture. Que reste-t-il aujourd’hui, dans la Communauté française, de ce pari ? Quels en étaient les origines, les enjeux, les ambiguïtés ? Le mode de gestion inédit des Centres culturels, associant pouvoirs publics et organisations privées, démocratie indirecte et démocratie directe, a-t-il garanti le pluralisme et la participation de tous ? La multiplication des Centres culturels s’est-elle accompagnée d’une véritable démocratisation de la culture ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans ce livre, où la politique des Centres culturels fait pour la première fois l’objet d’un bilan global, d’une mise en perspective historique et d’une analyse critique.

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Grand⁠-⁠Duché de Luxembourg : Systèmes et comportement électoraux

Livre, par Jules Gérard-Libois, 163 p., 1987

Démocratie parlementaire, dotée de son propre système politique, représentatif et pluraliste, le Grand-Duché de Luxembourg offre aux 200 000 nationaux qui participent aux élections un choix de comportements dont on chercherait en vain l’équivalent dans d’autres pays, quelle qu’en soit la dimension. Le vote est obligatoire mais avec des exemptions - de droit et de fait - qui en tempèrent la rigueur. Les élus sont tous issus directement du suffrage universel, selon la règle de la représentation proportionnelle. Le système n’a pas conduit à une fragmentation excessive des groupes politiques à la Chambre : trois partis comptent 60 députés sur 64 en 1984 et s’octroient les six sièges européens. Le gouvernement de législature - cinq ans - n’est pas garanti mais c’est la pratique quasi constante. L’électeur luxembourgeois détermine certes le nombre d’élus selon les listes, mais il a en outre le pouvoir réel de dire qui sera député à l’intérieur du quota d’élus. Et ceci par un mécanisme original : ainsi les candidats ne sont pas pré-classés par les partis et seul le nombre de suffrages personnalisés est déterminant ; le panachage permet de voter pour des candidats de listes différentes et l’électeur a même le droit de n’user que partiellement de son capital-suffrages. Les études du CRISP, dirigées par Jules Gérard-Libois et rendues possibles grâce aux documents et aux moyens fournis par la Chambre des Députés, ont permis d’analyser les effets des modalités particulières du scrutin. On a pu également définir entre quelles listes et quels candidats s’opère le flux principal des panachages et préciser la distance ou la proximité entre eux. Ces études portent sur cinq scrutins depuis 1974 : trois législatifs nationaux et deux « européens ». Dans la mesure où sont prises en compte certaines corrélations sociales, culturelles et économiques, l’étude éclaire bien plus que les simples résultats électoraux. L’élection révèle la société dans ses mutations. Mais Ia société éclaire aussi les évolutions électorales : dans un contexte socio-économique donné ; à travers l’image que la coalition au pouvoir a pu donner de sa gestion.

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Histoire politique de la Belgique. Facteurs et acteurs de changement

Livre, par Xavier Mabille, 396 p., 1986

Cette « Histoire politique de la Belgique » s’attache à la genèse et à l’évolution de l’État, forgé au fil du temps par les forces multiples qui traversent la société, s’y révèlent, s’y déploient. L’auteur a choisi 1780 comme point de départ. C’est le temps où s’achève l’Ancien Régime et où s’amorcent à la fois des mouvements durables de laïcisation, de centralisation et d’industrialisation. Il nous conduit, de jalon en jalon, cernant toujours l’essentiel, jusqu’à ce temps où l’État vient d’opérer - ou de subir - une réforme profonde de ses structures et est confronté aux difficultés d’un monde en crise. Pour la première fois, les méthodes du CRISP sont appliquées à une période aussi longue et l’auteur a réussi ce tour de force de traiter son sujet - deux cents ans d’histoire - en un volume de 400 pages alliant l’information, l’analyse et la synthèse. Ce livre n’est pas réservé aux seuls spécialistes de l’histoire mais s’adresse à tous ceux qui veulent mieux connaître et comprendre les problèmes aujourd’hui en jeu, au moment où se noue sans doute le destin du pays. Stabilité ou réforme des institutions, rôle des acteurs collectifs, facteurs de changement, pratique et exercice des pouvoirs, ces questions prennent un éclairage nouveau dès lors qu’on en repère les origines, parfois lointaines, qu’on perçoit l’entrelacs des effets et des causes, que l’on cerne mieux les évolutions de la société dans laquelle elles s’insèrent.

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Mémoires sans parenthèses

Livre, par Paul Vermeylen, 251 p., 1985

Acteur et témoin de la vie politique belge, socialiste par choix et Flamand par ses origines, Pierre Vermeylen retrace ici un itinéraire qui est à la fois celui de l’homme d’État et du militant. Quinze années de fonctions ministérielles, une longue expérience de parlementaire, d’homme de loi, de responsable au sein d’un parti : les « Mémoires » de Pierre Vermeylen jettent un éclairage - souvent inédit - sur le fonctionnement de nos institutions, sur de larges pans de notre histoire proche, sur l’évolution des tensions au sein de la société belge, Récit vivant, où entrent en jeu de nombreuses personnalités de la vie politique et les multiples forces qui la traversent. Ainsi voit-on conté comment se noue une décision, qu’il s’agisse de la création du Conseil d’État en 1948 ou de tant d’autres, issues de débats et de combats auxquels l’auteur prit une part active ou primordiale, Au-delà du document, ce livre est nourri de réflexions, accompagnant la démarche et tirant leçon de l’expérience. Il est aussi la rencontre d’un homme. Assumant ses appartenances sans dogmatisme ni sectarisme, attentif toujours aux problèmes du temps, il allie de manière très personnelle la fidélité à quelques grands principes et l’esprit d’ouverture, le respect des engagements et le foisonnement des idées, les hautes responsabilités au sein de l’État et de nombreuses ferveurs, culturelles et autres, dont il se fait l’infatigable pèlerin. « Mémoires sans parenthèses » est le premier ouvrage en langue française qui révèle dans son ensemble l’expérience et la personnalité de Pierre Vermeylen.

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Référendums

Livre, par Francis Delpérée, 404 p., 1985

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Les magistratures économiques et la crise

Livre, par Alexis Jacquemin, Bernard Remiche, 198 p., 1984

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Chroniques de crise. 1977⁠-⁠1982

Livre, par Francis Delpérée, 288 p., 1983

Depuis plus de cinq ans, je m’efforce, dans les colonnes du Journal des Tribunaux, de rendre compte des crises qui marquent à intervalles réguliers la vie politique de la Belgique. Je cherche à en procurer un commentaire qui confronte les faits de l’actualité immédiate aux dispositions les plus essentielles de la Constitution, Il a paru opportun de rassembler ici ces « chroniques de crise ». D’inviter ainsi à une seconde lecture de ces annotations prises sur le vif. Comment ne pas chercher, avec le recul du temps, à déceler quelques constantes ou à relever quelques orientations nouvelles ? Le moment paraît propice pour réunir ces matériaux d’une réflexion plus élaborée, Dès l’instant, en effet, où les communautés et les régions se donnent des exécutifs autonomes et responsables, la notion de « crise » est appelée à prendre un sens nouveau ; elle ne sert plus à désigner les seuls événements qui affectent l’existence du gouvernement national ; elle englobe aussi ceux qui compromettent - directement ou indirectement - l’activité des autorités communautaires et régionales, En ce sens, la réforme institutionnelle de l’été 1980 est annonciatrice de plus de crises politiques encore... Des voix nouvelles se font aussi entendre. Va-t-on indéfiniment laisser les crises politiques se développer dans le domaine de l’informel ? Ne peut-on chercher à en normaliser le cours ? Ne faut-il pas - fût-ce au prix d’une révision de la Constitution - définir de manière claire les règles et les procédures qui en commanderaient le développement ? L’article 71 de la Constitution qui attribue au Roi la prérogative de dissoudre les Chambres législatives est actuellement sujet à révision. Cette disposition ne pourrait-elle constituer le siège de prescriptions nouvelles - de forme et de fond - sur la naissance et sur l’issue des crises politiques ? Le diagnostic - il est vrai - est saisissant. Les crises politiques se multiplient : 7 en 5 ans. Elles se prolongent : 142 jours en 1977. Elles gagnent aussi en intensité : plus que le sort des gouvernements ou des assemblées, c’est celui de l’Etat lui-même qui paraît, chaque fois, se jouer, Si l’on n’accepte pas ces évolutions comme autant de signes de la fatalité ou comme autant de produits d’un système politique à jamais déréglé, comment ne pas chercher à se prémunir contre les conséquences les plus préjudiciables de ces situations de crise ? Comment ne pas se préoccuper de mettre un minimum d’ordre là où tout ne paraît être qu’improvisation et anarchie ? La crédibilité de l’État moderne dépend de la capacité dont il fera preuve d’affronter le problème des crises politiques.

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L’écosystème Belgique. Essai d’écologie industrielle

Livre, par Gilles Billen, Philippe Peeters, Marc Sapir, Anne Steenhout, Francine Toussaint, Jean-Pierre Vanderborght, 163 p., 1983

L’idée de départ de cet ouvrage réside dans la conviction que les concepts et les méthodes de l’écologie sont transposables à l’étude des sociétés industrielles. L’écosystème Belgique, c’est la Belgique examinée comme les écologistes (ou chercheurs en écologie) regardent un écosystème naturel, en mesurant la circulation de certaines matières à travers le système. C’est la Belgique et non l’Europe, et non la Wallonie, parce que les données disponibles ont commandé le choix des limites du système pour cette première expérience. Le livre décrit la circulation de matières telles que le fer, le plomb, le verre, le bois et d’autres et non la circulation de la monnaie. La poursuite du parcours du minerai de fer depuis son entrée dans le pays jusqu’à l’automobile qui aboutit à la casse, la description du parcours du plomb depuis l’entrée du minerai dans le pays jusqu’à son échouement dans les organismes humains, amènent à un surprenant décloisonnement des catégories économiques auxquelles nous avons été habitués. Incidemment, on constate à nouveau à quel point les catégories économiques classiques sont dictées par l’optique des entreprises. Or, pour mettre sur pied une nouvelle politique industrielle, il est utile de privilégier maintenant une approche globalisante qui devrait être celle des collectivités locales ou régionales. Du fait de cette globalisation, l’étude porte un nouveau regard sur des activités dites rentables ou non rentables.

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Ministre sans pouvoir

Livre, par Robert Vandeputte, 122 p., 1982

« Très à l’improviste, j’ai exercé la fonction de ministre des Finances pendant la majeure partie de l’année 1981, Cette étape de ma vie m’a mis pleinement en contact avec le milieu politique, J’ai appris à connaître de fort près les rouages de l’activité de l’État. Pourquoi ne pas formuler par écrit les constatations que j’ai pu faire ? » C’est à la fois le récit et l’analyse des faits ainsi que la réflexion qu’elle inspire à l’auteur qui fait la matière du livre que publie le CRISP, avec l’ambition de réunir d’autres témoignages et d’aider le citoyen belge à savoir ce qu’est, en réalité, la fonction de ministre dans l’État belge d’aujourd’hui. Au sommaire du livre de R. Vandeputte : - La tâche d’un ministre - Réflexions sur la fonction : les ministres ; les cabinets ministériels ; les administrations publiques, le budget ; le gouvernement et le Parlement.

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Le patronat belge. Discours et idéologie 1973⁠-⁠1980

Livre, par Jacques Moden, Jean Sloover, 328 p., 1980

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Du Congo au Zaïre : 1960⁠-⁠1980. Essai de bilan

Livre, par André Huybrechts, Valentin Y. Mudimbe, Léo Peeters, Daniel Van Der Steen, Jacques Vanderlinden, Benoît Verhaegen, 424 p., 1980

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Répertoire permanent des groupes financiers et industriels 1970⁠-⁠1979

Livre, par Xavier Mabille, 1979

Le Répertoire permanent des groupes financiers et industriels poursuit et étend le travail de recherche entrepris lors de l’élaboration de l’ouvrage Morphologie des groupes financiers . En une quarantaine de livraisons semestrielles entre 1967 et 1979, ce répertoire permet de suivre diachroniquement et synchroniquement l’évolution de la vie économique belge, compte tenu de l’incidence qu’ont sur elle les groupes financiers et industriels européens et extra-européens.

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La question royale. Crise et dénouement, juin, juillet, août 1950

Livre, par Jean Duvieusart, 240 p., 1975

Par sa durée, sa rigueur, sa violence, la nature des clivages qu’elle a mis en lumière et la manière dont elle s’est dénouée, la question royale se présente comme une crise majeure et constitue un moment privilégié pour l’observation de la société belge. J. Duvieusart qui fut Premier ministre du gouvernement social-chrétien en juin-juillet 1950 établit ici une relation des événements. Il s’agit d’un témoignage personnel sur les faits vécus par l’auteur, précédé d’une narration des étapes de l’affaire royale depuis le 25 mai 1940. L’auteur s’y explique sur ses propres attitudes de l’époque et sur la manière dont il a cru pouvoir apporter une solution à la crise constitutionnelle. Ce livre apporte également - par des documents inédits de première importance - une information complémentaire sur cette crise qui a si fortement marqué l’après-guerre en Belgique.

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L’administration de la Belgique

Livre, par André Molitor, 446 p., 1974

Bien que l’Administration soit omniprésente dans la vie nationale, ses structures et son fonctionnement réel sont mal connus. Les travaux des juristes belges ont depuis quelques dizaines d’années mis en lumière les caractéristiques de notre système de droit administratif. Il restait à poursuivre un travail parallèle aux confins de la science politique et de la sociologie ou si l’on préfère sur le plan de la ’science administrative non juridique’. Cet ouvrage constitue dans ce domaine la première synthèse que l’on connaisse en Belgique. L’auteur y livre le fruit d’une longue expérience vécue du service public et d’un enseignement de plus de vingt-cinq ans à l’Université de Louvain. Une introduction montre comment notre système administratif contemporain puise ses racines dans un passé souvent mouvementé. Suivent trois parties consacrées à l’action administrative, aux structures et à la fonction publique, c’est-à-dire’ au personnel des administrations. Volontairement, l’auteur a limité son étude aux services centralisés de l’État, c’est-à-dire à ceux qui collaborent directement à l’action gouvernementale. Il analyse avec rigueur et objectivité la relation étroite qui unit la vie de l’administration à la décision politique, les rapports entre les ministres et les fonctionnaires, le développement des structures ministérielles et interdépartementales, les techniques modernes de gestion et les problèmes actuels de la fonction publique. Malgré le caractère en apparence austère du sujet, le livre se lit facilement parce qu’il décrit de manière très concrète un univers trop peu exploré. A ce titre, il retiendra l’attention non seulement des chercheurs, des politiques, des administrateurs, mais de tous ceux que doit intéresser la chose publique.’

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Groupes de pression en Belgique. Les groupes intermédiaires socio⁠-⁠économiques

Livre, par Paul Henry Claeys, 414 p., 1973

L’ouvrage rassemble des données directement utilisables pour de futures analyses comparatives internationales. Les recherches, inspirées du programme proposé en 1957.par G.A. Almond et le Committee on Comparative Politics of the Social Science Research Council, se réfèrent au modèle systémique élaboré par le Centre de théorie politique de l’Institut de Sociologie, dont elles ont éprouvé la valeur empirique. Elles ont permis de préciser la description du niveau intermédiaire des structures politiques et de mettre au point une typologie des groupes, basée sur les intérêts défendus et sur les modes de pression mis en œuvre. L’investigation concrète a porté sur une catégorie particulière de groupes de pression : les groupes intermédiaires socio-économiques (syndicats ouvriers, fédérations patronales, groupements de travailleurs indépendants, ligues d’agriculteurs, associations de consommateurs). Les données ont été recueillies par dépouillement de la littérature et de la presse des groupes, par des interviews menées auprès de leurs dirigeants et par l’analyse des communiqués qu’ils font paraitre dans un grand quotidien d’information. Les renseignements fournis s’inscrivent dans 12 rubriques : situation - effectifs - organisation - ressources financières - fonctions - préoccupations - représentativité - information du public - relations avec d’autres groupes - liens avec les partis politiques représentation au Parlement - rapports avec le gouvernement.

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Propriété et pouvoir dans les grandes entreprises

Livre, par Michel de Vroey, 201 p., 1973

L’édition de l’ouvrage élaboré par Michel De Vroey en vue de la présentation d’un doctorat à l’Université Catholique de Louvain s’inscrit tout naturellement dans la ligne d’autres travaux publiés par le CRISP. Déjà en 1962, dans la préface à la première édition de Morphologie des groupes financiers. Jean Meynaud s’interrogeait sur le bien-fondé de la thèse selon laquelle « le régime capitaliste serait désormais aux mains d’une couche de managers ou technocrates professionnels n’ayant pas ou n’ayant que peu de liens de propriétaires avec les entreprises dont ils assument l’administration ». Jean Meynaud esquissait à ce propos des orientations de recherche et en précisait les conditions : « Le recours à une typologie dualiste n’aurait véritablement d’intérêt pour la discipline économique que si l’analyse positive faisait ressortir des différences de comportement entre les uns et les autres, par exemple au niveau des décisions d’investissement (...). Autre question : la nature et la qualité des relations s’instituant entre les hommes des deux catégories ». Le premier mérite de Michel De Vroey est de reprendre le débat dans son intégralité, au fil d’une analyse critique de l’abondante littérature, principalement américaine, consacrée au sujet. Un autre apport du présent ouvrage concerne les méthodes : la nouvelle approche proposée consiste essentiellement en l’élaboration d’une échelle des modalités d’intervention, intégrant le jeu des divers éléments que constituent les niveaux d’organisation, les domaines décisionnels et les zones d’intervention. En sa dernière partie, qui est aussi la plus étendue, l’ouvrage apporte une contribution extrêmement intéressante à la connaissance des situations concrètes dans notre pays. Il le fait sous le biais de l’application de la méthode évoquée ci-dessus au cas d’une quarantaine de grandes entreprises industrielles belges. Il rejoint ainsi les lignes directrices majeures des travaux du CRISP : d’une part, la volonté d’élucider le réseau des liaisons notamment financières qui enserre les principaux agents de la vie économique ; d’autre part, la volonté d’éclairer les mécanismes de la décision et de mesurer la part d’influence des divers intervenants.

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Télé⁠-⁠Mémoires, de Vleeschauwer, Gutt, Spaak

Livre, par Henri-François Van Aal, 192 p., 1971

C’est en octobre et novembre 1968 qu’a été présentée sur les antennes de la Télévision belge cette série d’émissions qui, sous le titre de « Télé-mémoires », a voulu recueillir et confronter les témoignages de quelques-uns des principaux acteurs du drame qu’a vécu la Belgique en 1940. Elle a vivement retenu l’attention. A côté du divertissement, de la fiction, de l’information quotidienne, ce qui, dans la matière culturelle, touche le plus sûrement le vaste public de la télévision, c’est ce qui aide le téléspectateur à mieux se connaître et à mieux connaître les autres hommes : la médecine, l’exploration du monde, l’histoire sont désormais, en télévision, des matières privilégiées. L’histoire la plus proche surtout, celle qui tient encore aux souvenirs et à l’expérience directement vécue. D’une autre manière que les livres qui ne permettent qu’une approche trop rationnelle, intellectualisée, la télévision restitue le passé : par les documents filmés et par les récits des témoins. Au jour le jour, pour refléter l’actualité quotidienne, la télévision constitue pour notre temps un certain type d’archives qui n’a pu exister que grâce au film ; elle a commencé déjà à exploiter elle-même ce matériel. Par exemple, dans une série plus récemment présentée, d’émissions élaborées à partir des actualités cinématographiques allemandes de la guerre 1940-45, elle a rappelé les réalités de la vie quotidienne en Belgique occupée, mêlées aux événements politiques et militaires, La transcription que le CRISP a eu l’idée de présenter de ces « Télé-mémoires » prouve que les historiens, eux aussi, sont désormais soucieux de ne pas négliger ces sources nouvelles, En fait, certaines des qualités que l’on a reconnues à ces « Télé-mémoires » sont dues à la méthode qui a été suivie dans leur élaboration. Au départ, un historien, José Gotovitch, spécialiste de la période étudiée, a élaboré un dossier copieux à l’intention du journaliste de la télévision, Henri-François Van Aal ; ce dossier, non seulement établissait dans le détail la chronologie des événements servant de trame à l’étude, mais précisait ce que les sources, jusqu’alors connues, apportaient quant à la participation aux événements des témoins à interroger ; mettait ainsi en évidence les lacunes dans l’information, les zones d’ombre, les contradictions ; suggérait les questions à poser pour faire jaillir des réponses révélatrices. Il s’agissait ensuite, pour le journaliste, d’apprendre à connaître les témoins qu’il voulait interroger, de gagner leur confiance en leur donnant l’assurance du sérieux et de l’intérêt de l’entreprise. Un brouillon sonore a été établi au cours de longues et libres conversations entre la personnalité interviewée, l’historien et le journaliste. Ces conversations, enregistrées sur bandes magnétiques, n’étaient pas destinées au public : elles visaient seulement à établir une meilleure compréhension réciproque, à mettre en évidence les éléments les plus significatifs qui méritaient d’être retenus, éventuellement approfondis et développés, et que l’interviewé, après réflexion, acceptait de livrer au public, C’est à partir de ces données - et avec les conseils du professeur Stengers qu’ont été filmées les interviews destinées à la télévision. Pendant longtemps, on a cru que la télévision, pour intéresser son public, avait besoin de multiplier les images, les personnages, les décors. Diverses expériences - les récits d’Henri Guillemin, par exemple - ont prouvé qu’un homme seul, face à la caméra, pouvait intéresser, émouvoir. Les « Télé-mémoires » ont été réalisées avec la volonté ascétique de renoncer à toute illustration complémentaire, de se limiter au récit - rythmé par les questions ou les inquisitions du journaliste d’hommes qui avaient eu une expérience privilégiée comme acteurs ou témoins des événements qui nous concernent tous, et qui avaient le talent de faire revivre leurs souvenirs. Les textes aujourd’hui publiés par le CRISP sont une transcription élargie, mais fidèle, de ce qui a été dit dans les émissions de télévision : le style parlé a été conservé, avec son rythme propre, ses négligences éventuelles, sa vie. Ils ont été l’objet d’un montage pour rapprocher les témoignages de manière significative, les mettre en parallèle, éventuellement les opposer. Ils ont été complétés par divers documents historiques qui les situent et qu’ils éclairent. La RTB a été heureuse de l’initiative du CRISP d’assurer cette publication qui, non seulement est une contribution utile à une connaissance plus précise de quelques moments importants de notre histoire, mais qui fait prendre conscience à un public souvent méfiant à l’égard de la télévision, du rôle qu’elle peut jouer – parmi d’autres – en constituant des « archives filmées pour servir à l’histoire de notre temps »

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Les grandes sociétés européennes

Livre, par Heinz Aszkenazy, 278 p., 1971

L’ouvrage présenté ici prend place parmi les travaux du CRISP et vient heureusement les compléter, tant par l’extension du champ d’observation que par le choix des méthodes mises en œuvre. C’est tout particulièrement le cas en ce qui concerne le travail de description des groupes financiers et industriels que le CRISP poursuit depuis plusieurs années. Une première étape fut franchie avec l’édition de deux versions successives (1962 ; 1966) de Morphologie des groupes financiers. Le passage fut ensuite opéré à la publication régulière du Répertoire permanent des groupes financiers et industriels. La présentation par secteur de grandes sociétés de l’industrie manufacturière européenne permet aujourd’hui d’intégrer dans la description des entreprises échappant à une présentation par groupes. L’apport majeur de H. Aszkenazy est toutefois d’opérer un élargissement du champ d’observation. L’édition de son ouvrage est en ce sens le premier signe de la volonté du CRISP de dépasser le cadre traditionnel de ses travaux : l’étude de la concentration économique et des phénomènes connexes ne se fondant désormais en toute validité qu’à la condition de porter sur un espace économique plus étendu, plus ouvert. C’est sans distinction de nationalité que sont prises ici en considération de grandes sociétés industrielles européennes. Dans ce cadre, les sociétés belges ne font pas l’objet d’un traitement privilégié. Cette situation est partiellement imputable aux critères d’établissement du texte : choix des secteurs examinés, seuil de dimension des sociétés retenues. D’autres études du CRISP (publiées dans le cadre du Courrier hebdomadaire ou du Répertoire permanent) pourront compléter l’information du lecteur sur ce point. L’auteur a, pour l’essentiel, eu recours à des sources accessibles au public : presse financière et publications des sociétés elles-mêmes. L’ouvrage n’a aucune prétention à l’exhaustivité et les éditeurs comme l’auteur attendent avec intérêt les compléments d’information et les suggestions que la présente publication ne manquera pas de susciter. Le CRISP tient enfin à exprimer sa reconnaissance à l’auteur, tant pour son remarquable effort d’objectivité dans la description que pour la densité d’informations qu’il est parvenu à concilier avec l’impératif d’un volume limité.

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L’an 40, la Belgique occupée

Livre, par Jules Gérard-Libois, José Gotovitch, 517 p., 1971

1940, la Belgique occupée ! À ce moment, tout se défait, tout se révèle, tout se prépare et se refait peu à peu. Qui va prendre la direction du pays ? Comment, dans « l’air du temps », réagissent notables et dirigeants ? Quelle machine a été mise au point par l’occupant pour tenir le pays, et comment opère-t-elle ? Qui va collaborer ? Quelles seront les réactions populaires face à l’Ordre Nouveau ? Comment vont se nouer les premières actions clandestines ? Pour répondre à ces questions les auteurs ont exploité des sources nouvelles, notamment les archives de l’occupant. Du côté belge, des témoins-acteurs ont parlé : pas seulement pour se justifier ou pour condamner. Ici, pas d’histoire-tribunal. Les auteurs ont voulu exposer le comment trouver le pourquoi. L’an 40 constitue un champ privilégié pour l’observation de la société belge. En outre, bien des problèmes de l’après-guerre – ainsi la crise des nationalités – s’y dessinent s’y révèlent. Lever le voile sur l’an 40, c’est aussi lever des tabous politiques et sociaux.

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Les investissements américains en Belgique

Livre, par Roland Michel, 172 p., 1971

L’étude présentée ici a pour objet le fait économique de l’implantation et de la pénétration américaines en Belgique. Le CRISP, dont l’attention et l’effort de description et d’explication ont porté essentiellement, jusqu’à présent, sur les mécanismes de la décision et sur les morphologies de groupes, se doit de remercier ici l’auteur d’avoir apporté un prolongement à une recherche entreprise depuis plusieurs années sur les groupes financiers et industriels, et d’avoir pu s’adapter aux exigences du style ’factuel’ Il qui est de rigueur dans les publications du CRISP. Le champ de l’étude a été circonscrit aux investissements américains en Belgique, alors même que d’autres équipes de chercheurs ont décidé d’étendre leur investigation à l’ensemble des investissements étrangers. Il est apparu en effet que les entreprises sous contrôle américain offraient à l’observation un univers d’une cohérence certaine. Le champ de l’étude a également été circonscrit aux aspects économiques de la présence américaine en Belgique. Toutefois, il a été décidé de reproduire un certain nombre de documents d’origine officielle qui illustrent le texte et lui donnent un éclai¬rage plus proprement politique. Le CRISP tient à ne pas imposer au lecteur une conclusion de nature polémique ou normative, mais à alimenter en informations une réflexion, voire une volonté d’action. Arrivé au terme de l’ouvrage, le lecteur pourra ordonner cette réflexion selon divers axes : d’un point de vue strictement économique, quels sont, au terme d’une décennie qui a vu une accélération et un accroissement de volume importants des investissements américains, les effets majeurs de ce phénomène ? Y a-t-il effet de développement ? Y a-t-il effet de domination ? d’un point de vue qu’on peut qualifier de politique au sens large, quel est le degré d’autonomie des entreprises américaines en Europe par rapport aux centres de décision qui demeurent situés aux États-Unis ? Quel est leur degré d’intégration dans les institutions, et les procédures de décision, de concertation et de négociation des pays hôtes ?

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Le monde de la presse en Belgique

Livre, par Jean Gol, 240 p., 1970

Votre journal est-il encore votre journal ? En connaissez-vous les propriétaires actuels et leurs appartenances politique, idéologique ou économique ? Savez-vous que des liens éventuels rattachent votre quotidien à d’autres titres dont rien - dans la présentation et le style - n’évoque une quelconque parenté entre eux ? Quel est le tirage de votre journal ? Ce tirage suffit-il à assurer des produits de vente et une publicité commerciale situant le quotidien au-delà du seuil de rentabilité ou en fait-il une publication devant recourir à une aide extérieure ? Comment se repartissent les lecteurs dans l’aire linguistique couverte ? Quels groupes sociaux l’achètent ou s’y abonnent ? Quelles catégories d’âges s’y intéressent et pourquoi ? Comment - sans avoir de réponse à ces questions - être en mesure de comprendre certaines tendances, certains jugements, certaines manières de traiter la nouvelle dans les journaux de ce pays, qu’il s’agisse du domaine national ou international, de conflits sociaux ou de problèmes culturels ou économiques ? Plus que bien d’autres entreprises - industries ou services -, le secteur de l’impression et de l’édition de journaux connaît des transformations rapides qui exigent des dirigeants une capacité d’adaptation peu ordinaire, tant dans les équipements que dans l’organisation du travail et dans la commercialisation du produit. Dans un pays comme la Belgique - avec sa pluralité de langues et le relatif cloisonnement des familles idéologiques - l’étroitesse du marché intérieur constitue une donnée de fait qui réduit la marge de manœuvre des entreprises de presse : les quotidiens en effet ne peuvent guère ambitionner de trouver à l’étranger une clientèle neuve comme le ferait, par exemple, un producteur de textiles ou d’appareils ménagers. Les transformations dans l’exploitation de journaux sont imposées par des phénomènes divers, opérant simultanément : ainsi, la coexistence forcée de la presse écrite avec la télévision ; les progrès techniques dans la transmission et la reproduction tant des nouvelles que des images (avec ce qu’ils impliquent comme investissements en capital et comme amortissements) ; l’importance croissante des recettes publicitaires pour l’équilibre budgétaire du journal ; les modifications des conditions de concurrence entre capitale et province résultant des possibilités actuelles pour la diffusion... La réduction du nombre de titres ; le nombre de fusions, de concentrations, d’accords ou de prises de participations ; les difficultés bien connues de certaines entreprises de presse sont des indications de tendances. Le mouvement n’est pas achevé en Belgique et les for¬mules les moins attendues sont possibles. Il Y a quelques années, qui eût dit que la société éditant Le Soir serait majoritaire à La Meuse et dans la presse d’expression française éditée en Flandre ? Que les éditeurs du quotidien conservateur catholique La Libre Belgique prendraient une participation dans l’entreprise libérale La Dernière Heure, après avoir absorbé ou repris la Gazette de Liège ? Qui eût songé à voir le groupe d’assurances Josi entrer dans le monde de la presse, avec - comme premier pas - L’Echo de la Bourse ? Une ville comme Liège a compté, un moment, après guerre, six titres représentant six véritables éditeurs de journaux mais aujourd’hui, deux quotidiens Y sont imprimés : l’un du groupe Rossel qui se diffuse très loin au-delà du bassin liégeois ; le second qui est propriété syndicale. Il n’y aura pas de reflux ou de mouvements en sens inverse à échéance prévisible. Le train des mutations est lancé. Mieux vaut tenter d’en enregistrer le rythme, les causes, les premières répercussions pour le régime et pour les lecteurs.