Courrier hebdomadaire n° 817, par Jacques Brassinne, Xavier Mabille, 27 p., 1978
Courrier hebdomadaire
La crise politique belge de novembre 1944 : un coup d’État manqué ?
Courrier hebdomadaire n° 798, par Geoffrey Warner, 26 p., 1978
Courrier hebdomadaire
La procédure des auditions dans les commissions parlementaires des pays du Benelux
Courrier hebdomadaire n° 794-795, par Françoise Drion, 40 p., 1978
Dossiers
Le système de la décision politique en Belgique (1977)
Dossier n° 11, 28 p., 1977
Le CRISP a publié en 1969 un Dossier intitulé : Qui décide en Belgique ? Mécanismes et facteurs de la décision politique. L’évolution des structures politiques depuis la date de publication en impose une profonde révision. Le présent Dossier constitue cependant autre chose - et plus - qu’une simple mise à jour. On s’est écarté en effet du schéma même du Dossier précédent. Dans l’intention de mettre à la disposition d’organismes d’enseignement, de formation et d’animation, un instrument aisément utilisable en sessions collectives, on a tenu à introduire un plus grand dynamisme dans la présentation du sujet. Or celui-ci s’y prête parfaitement : la décision politique est une action, dont il est possible de présenter, comme pour un jeu ou pour un drame, les enjeux, le décor, les acteurs, les ressorts de l’action et les divers dénouements possibles. La ressemblance avec le jeu ou avec le drame est cependant loin d’être totale. Contrairement à ceux-ci, la décision politique n’est pas une action isolée dans le temps. Elle s’enracine toujours dans un passé historique qui la conditionne. Des rappels historiques ont été faits en plus grand nombre que dans le Dossier précédent. Ils permettent de réintroduire une dimension qu’on ne peut jamais négliger : la violence qui accompagne certains affrontements politiques. L’exposé suit une démarche progressive, qui entraîne parfois des répétitions au moins apparentes. Mais il a paru préférable de répéter certaines choses dans un texte qui demeure difficile : on s’est en effet refusé à tout simplisme dans la présentation d’un système qui est complexe et qui ne peut être saisi que dans toute sa complexité. La rédaction du Dossier n’a été possible que grâce à tout l’acquis accumulé par le CRISP depuis près de vingt ans ; elle a été faite en outre à la lumière des enseignements des expériences faites en divers lieux de formation, sur base du Dossier précédent. Le CRISP souhaite d’ailleurs poursuivre des échanges avec les utilisateurs de ses publications à finalité pédagogique dont la gamme est actuellement en cours d’extension.
Courrier hebdomadaire
Le gouvernement Tindemans (1974-1977). Evolution de sa composition et de son assise parlementaire
Courrier hebdomadaire n° 754, par Xavier Mabille, 18 p., 1977
Courrier hebdomadaire
La retransmission des débats parlementaires par la radio et la télévision
Courrier hebdomadaire n° 734, par Wladimir S. Plavsic, 28 p., 1976
Courrier hebdomadaire
L’activité des femmes parlementaires
Courrier hebdomadaire n° 717, 31 p., 1976
Dossiers
Le budget de l’Etat en Belgique (1976)
Dossier n° 9, par Marc Tournemenne, 18 p., 1976
Le budget de l’État constitue une donnée fondamentale de la vie d’une nation. Le volume des dépenses et des recettes qu’il implique en fait un instrument économique et politique très puissant et qui tend à le devenir toujours davantage. Sa nature est essentiellement politique puisque, d’une part, son approbation par le Parlement est indispensable et que, d’autre part, il transpose en termes financiers le programme des partis au pouvoir tout en restant par ailleurs influencé par les décisions des gouvernements antérieurs à celui qui est en place. Une connaissance technique des mécanismes budgétaires apparaît dès lors comme indispensable à tout citoyen investi ou non de responsabilités politiques qui désire comprendre le développement et l’incidence des actions gouvernementales. Depuis 1970 le budget de l’État a connu des évolutions très importantes : l’instauration des crédits culturels en application de l’article 59bis de la Constitution, la détermination de crédits régionaux en application de la loi du 161’ août 1974 organisant la régionalisation préparatoire et l’introduction en 1975 de la technique du budget unique. Ces évolutions ont rendu assez complexe l’analyse budgétaire, c’est pourquoi il nous a semblé important de faire le point en la matière. L’exposé comprend trois parties principales : la première définit les notions de base du droit budgétaire, c’est-à-dire de la discipline juridique qui régit l’élaboration du tableau des recettes et des dépenses de l’État. La seconde développe une analyse de la structure générale du budget de l’État. La troisième décrit le processus d’élaboration, de vote, d’exécution et de contrôle du budget de l’État. Des données chiffrées sont présentées en annexe. Il faut enfin souligner que le présent dossier envisage uniquement les opérations budgétaires des administrations placées sous la dépendance hiérarchique des ministres et ne concerne donc pas les nombreux organismes paraétatiques dotés d’un pouvoir de gestion autonome.
Livres
La question royale. Crise et dénouement, juin, juillet, août 1950
Livre, par Jean Duvieusart, 240 p., 1975
Par sa durée, sa rigueur, sa violence, la nature des clivages qu’elle a mis en lumière et la manière dont elle s’est dénouée, la question royale se présente comme une crise majeure et constitue un moment privilégié pour l’observation de la société belge. J. Duvieusart qui fut Premier ministre du gouvernement social-chrétien en juin-juillet 1950 établit ici une relation des événements. Il s’agit d’un témoignage personnel sur les faits vécus par l’auteur, précédé d’une narration des étapes de l’affaire royale depuis le 25 mai 1940. L’auteur s’y explique sur ses propres attitudes de l’époque et sur la manière dont il a cru pouvoir apporter une solution à la crise constitutionnelle. Ce livre apporte également - par des documents inédits de première importance - une information complémentaire sur cette crise qui a si fortement marqué l’après-guerre en Belgique.
Courrier hebdomadaire
Le problème de la limitation des dépenses électorales en Belgique
Courrier hebdomadaire n° 689, 19 p., 1975
Livres
L’administration de la Belgique
Livre, par André Molitor, 446 p., 1974
Bien que l’Administration soit omniprésente dans la vie nationale, ses structures et son fonctionnement réel sont mal connus. Les travaux des juristes belges ont depuis quelques dizaines d’années mis en lumière les caractéristiques de notre système de droit administratif. Il restait à poursuivre un travail parallèle aux confins de la science politique et de la sociologie ou si l’on préfère sur le plan de la ’science administrative non juridique’. Cet ouvrage constitue dans ce domaine la première synthèse que l’on connaisse en Belgique. L’auteur y livre le fruit d’une longue expérience vécue du service public et d’un enseignement de plus de vingt-cinq ans à l’Université de Louvain. Une introduction montre comment notre système administratif contemporain puise ses racines dans un passé souvent mouvementé. Suivent trois parties consacrées à l’action administrative, aux structures et à la fonction publique, c’est-à-dire’ au personnel des administrations. Volontairement, l’auteur a limité son étude aux services centralisés de l’État, c’est-à-dire à ceux qui collaborent directement à l’action gouvernementale. Il analyse avec rigueur et objectivité la relation étroite qui unit la vie de l’administration à la décision politique, les rapports entre les ministres et les fonctionnaires, le développement des structures ministérielles et interdépartementales, les techniques modernes de gestion et les problèmes actuels de la fonction publique. Malgré le caractère en apparence austère du sujet, le livre se lit facilement parce qu’il décrit de manière très concrète un univers trop peu exploré. A ce titre, il retiendra l’attention non seulement des chercheurs, des politiques, des administrateurs, mais de tous ceux que doit intéresser la chose publique.’
Courrier hebdomadaire
L’initiative des parlementaires en matière législative (II)
Courrier hebdomadaire n° 659, par Willy Van Schoor, 30 p., 1974
Courrier hebdomadaire
L’initiative des parlementaires en matière législative (I)
Courrier hebdomadaire n° 658, par Willy Van Schoor, 27 p., 1974
Courrier hebdomadaire
Composition et organisation des gouvernements (1972-1974)
Courrier hebdomadaire n° 648, 33 p., 1974
Courrier hebdomadaire
Dossier ’Question Royale’
Courrier hebdomadaire n° 646, 32 p., 1974
Dossiers
Les institutions politiques de la Belgique régionalisée (1973)
Dossier n° 6, 16 p., 1973
Jusqu’à la révision de la Constitution opérée de 1967 à 1971, le schéma des institutions politiques belges s’établissait à trois niveaux : l’État (unitaire), les provinces et les communes. Aujourd’hui, avec les réformes réalisées et celles qui sont annoncées, le schéma est simultanément plus complexe. Des notions nouvelles ont en effet été formellement inscrites dans la Constitution. Ainsi, l’article 3bis précise-t-il que la Belgique comprend quatre régions linguistiques : une de langue française, une de langue néerlandaise, la région bilingue de Bruxelles-Capitale et la région de langue allemande. Ainsi, l’article 3ter énonce-t-il que la Belgique comprend trois communautés culturelles : française, néerlandaise et allemande. En outre, la notion de région est employée dans l’article 107quater, dans un sens autre que linguistique : « La Belgique comprend trois régions : la région wallonne, la région flamande et la région bruxelloise ». Des institutions nouvelles sont ou vont être créées : conseils culturels ; conseils et collèges d’agglomérations et de fédérations de communes ; assemblées et exécutifs pour les régions ; conseils économiques régionaux ; sociétés de développement régional (SDR), etc. Dans certains organes existants, des changements sont apportés à la composition et aux modes de fonctionnement, voire à la compétence. Incontestablement, l’ensemble des réformes a été influencé ou conditionné par le fait communautaire et régional, même si celui-ci n’est pas seul en cause. Les auteurs des réformes affirment que, par ces créations et changements, a été modelée une Belgique régionalisée qui a cessé d’être « unitaire », au sens traditionnel de ce terme. Les fédéralistes reprochent, entre autres, au nouveau système sa complexité et ce qu’ils appellent le risque d’inefficacité. Quoi qu’il en soit, il convient de connaître ces institutions et les règles qui les régissent. Ce dossier tente d’en présenter l’essentiel, de la base (la commune) au sommet (l’État). Il convient pourtant de rappeler que le CRIS ? a déjà publié deux dossiers que le lecteur aura intérêt à relire : Qui décide en Belgique ? Mécanismes et facteurs de la décision politique 1 consacré au régime et au fonctionnement du régime politique et La Commune, initiation aux mécanismes du pouvoir communal 2, avec un complément traitant de l’organisation des agglomérations et fédérations de communes.
Courrier hebdomadaire
L’apparentement aux élections législatives
Courrier hebdomadaire n° 585, par Jean Beaufays, H. Breny, 28 p., 1972
Courrier hebdomadaire
La stabilité gouvernementale en Belgique 1946-1971
Courrier hebdomadaire n° 578, 19 p., 1972
Courrier hebdomadaire
Tentative d’analyse sociologique du député catholique belge
Courrier hebdomadaire n° 573, par Jean Beaufays, 27 p., 1972
Courrier hebdomadaire
Inédits de Paul-Henri Spaak. Documents
Courrier hebdomadaire n° 568, 24 p., 1972
Courrier hebdomadaire
Le pouvoir des partis belges à la Chambre des Représentants. Un essai de mesure du pouvoir basé sur la théorie des jeux
Courrier hebdomadaire n° 550, par André-Paul Frognier, 24 p., 1972
Livres
Télé-Mémoires, de Vleeschauwer, Gutt, Spaak
Livre, par Henri-François Van Aal, 192 p., 1971
C’est en octobre et novembre 1968 qu’a été présentée sur les antennes de la Télévision belge cette série d’émissions qui, sous le titre de « Télé-mémoires », a voulu recueillir et confronter les témoignages de quelques-uns des principaux acteurs du drame qu’a vécu la Belgique en 1940. Elle a vivement retenu l’attention. A côté du divertissement, de la fiction, de l’information quotidienne, ce qui, dans la matière culturelle, touche le plus sûrement le vaste public de la télévision, c’est ce qui aide le téléspectateur à mieux se connaître et à mieux connaître les autres hommes : la médecine, l’exploration du monde, l’histoire sont désormais, en télévision, des matières privilégiées. L’histoire la plus proche surtout, celle qui tient encore aux souvenirs et à l’expérience directement vécue. D’une autre manière que les livres qui ne permettent qu’une approche trop rationnelle, intellectualisée, la télévision restitue le passé : par les documents filmés et par les récits des témoins. Au jour le jour, pour refléter l’actualité quotidienne, la télévision constitue pour notre temps un certain type d’archives qui n’a pu exister que grâce au film ; elle a commencé déjà à exploiter elle-même ce matériel. Par exemple, dans une série plus récemment présentée, d’émissions élaborées à partir des actualités cinématographiques allemandes de la guerre 1940-45, elle a rappelé les réalités de la vie quotidienne en Belgique occupée, mêlées aux événements politiques et militaires, La transcription que le CRISP a eu l’idée de présenter de ces « Télé-mémoires » prouve que les historiens, eux aussi, sont désormais soucieux de ne pas négliger ces sources nouvelles, En fait, certaines des qualités que l’on a reconnues à ces « Télé-mémoires » sont dues à la méthode qui a été suivie dans leur élaboration. Au départ, un historien, José Gotovitch, spécialiste de la période étudiée, a élaboré un dossier copieux à l’intention du journaliste de la télévision, Henri-François Van Aal ; ce dossier, non seulement établissait dans le détail la chronologie des événements servant de trame à l’étude, mais précisait ce que les sources, jusqu’alors connues, apportaient quant à la participation aux événements des témoins à interroger ; mettait ainsi en évidence les lacunes dans l’information, les zones d’ombre, les contradictions ; suggérait les questions à poser pour faire jaillir des réponses révélatrices. Il s’agissait ensuite, pour le journaliste, d’apprendre à connaître les témoins qu’il voulait interroger, de gagner leur confiance en leur donnant l’assurance du sérieux et de l’intérêt de l’entreprise. Un brouillon sonore a été établi au cours de longues et libres conversations entre la personnalité interviewée, l’historien et le journaliste. Ces conversations, enregistrées sur bandes magnétiques, n’étaient pas destinées au public : elles visaient seulement à établir une meilleure compréhension réciproque, à mettre en évidence les éléments les plus significatifs qui méritaient d’être retenus, éventuellement approfondis et développés, et que l’interviewé, après réflexion, acceptait de livrer au public, C’est à partir de ces données - et avec les conseils du professeur Stengers qu’ont été filmées les interviews destinées à la télévision. Pendant longtemps, on a cru que la télévision, pour intéresser son public, avait besoin de multiplier les images, les personnages, les décors. Diverses expériences - les récits d’Henri Guillemin, par exemple - ont prouvé qu’un homme seul, face à la caméra, pouvait intéresser, émouvoir. Les « Télé-mémoires » ont été réalisées avec la volonté ascétique de renoncer à toute illustration complémentaire, de se limiter au récit - rythmé par les questions ou les inquisitions du journaliste d’hommes qui avaient eu une expérience privilégiée comme acteurs ou témoins des événements qui nous concernent tous, et qui avaient le talent de faire revivre leurs souvenirs. Les textes aujourd’hui publiés par le CRISP sont une transcription élargie, mais fidèle, de ce qui a été dit dans les émissions de télévision : le style parlé a été conservé, avec son rythme propre, ses négligences éventuelles, sa vie. Ils ont été l’objet d’un montage pour rapprocher les témoignages de manière significative, les mettre en parallèle, éventuellement les opposer. Ils ont été complétés par divers documents historiques qui les situent et qu’ils éclairent. La RTB a été heureuse de l’initiative du CRISP d’assurer cette publication qui, non seulement est une contribution utile à une connaissance plus précise de quelques moments importants de notre histoire, mais qui fait prendre conscience à un public souvent méfiant à l’égard de la télévision, du rôle qu’elle peut jouer – parmi d’autres – en constituant des « archives filmées pour servir à l’histoire de notre temps »
Courrier hebdomadaire
Archives britanniques concernant l’histoire de Belgique en 1940
Courrier hebdomadaire n° 526-527, 42 p., 1971
Livres
L’an 40, la Belgique occupée
Livre, par Jules Gérard-Libois, José Gotovitch, 517 p., 1971
1940, la Belgique occupée ! À ce moment, tout se défait, tout se révèle, tout se prépare et se refait peu à peu. Qui va prendre la direction du pays ? Comment, dans « l’air du temps », réagissent notables et dirigeants ? Quelle machine a été mise au point par l’occupant pour tenir le pays, et comment opère-t-elle ? Qui va collaborer ? Quelles seront les réactions populaires face à l’Ordre Nouveau ? Comment vont se nouer les premières actions clandestines ? Pour répondre à ces questions les auteurs ont exploité des sources nouvelles, notamment les archives de l’occupant. Du côté belge, des témoins-acteurs ont parlé : pas seulement pour se justifier ou pour condamner. Ici, pas d’histoire-tribunal. Les auteurs ont voulu exposer le comment trouver le pourquoi. L’an 40 constitue un champ privilégié pour l’observation de la société belge. En outre, bien des problèmes de l’après-guerre – ainsi la crise des nationalités – s’y dessinent s’y révèlent. Lever le voile sur l’an 40, c’est aussi lever des tabous politiques et sociaux.
Courrier hebdomadaire
Le système politique belge : situation 1970
Courrier hebdomadaire n° 500, par Jean Ladrière, 33 p., 1970