« En Belgique, on a sous-estimé l’importance de l’utopie en politique »
interview de Vincent de Coorebyter par Mathieu Colleyn, parue dans L’Écho, 28 décembre 2019, p. 4-5
Dans cette interview accordée à L’Écho, Vincent de Coorebyter analyse les dynamiques qui traversent la société et modifient un paysage politique concurrencé par de nouveaux phénomènes citoyens. Selon lui, la radicalité s’intensifie au sein d’une jeunesse façonnée par le tribalisme des réseaux sociaux.
Les @nalyses en ligne
Freiner pour avancer (ses pions)
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 137, janvier-février 2020, p. 34-35
Le rythme de la politique est souvent fait d’à-coups. Un dossier peut traîner pendant un long moment puis se débloquer subitement pour l’une ou l’autre raison. Dans certains cas, le retard est délibéré, qu’il soit voulu par le promoteur du projet ou par un autre acteur. Freiner l’avancement d’un dossier peut ainsi répondre à des visées stratégiques.
Les @nalyses en ligne
Le Centre d’action laïque a cinquante ans : et s’il changeait de nom ?
par Caroline Sägesser, paru dans La Revue nouvelle, n° 7, novembre 2019, p. 7-10
Le Centre d’action laïque (CAL) a été fondé en 1969 pour fédérer les mouvements laïques francophones et en représenter les membres devant les pouvoirs publics. L’action du CAL a notamment permis la reconnaissance des organisations philosophiques non confessionnelles et leur financement public, au même titre que les cultes. La laïcité dite organisée est aujourd’hui un élément constitutif du pluralisme de la société belge. Le moment est peut-être venu de redéfinir son identité afin de restituer au principe de laïcité son statut de bien commun.
Podcasts
Piliers, dépilarisation et clivage
intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 17 décembre 2019
Notre invitée dans l’édition de la rédaction Caroline Sägesser, docteur en Histoire, chargée de la recherche au sein du CRISP / Centre de recherche et d’information socio-politiques qui a coordonné le livre sous le titre : Piliers, Dépilarisation et Clivage philosophique en Belgique.
Podcasts
Formation et démission des gouvernements en Belgique
intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 2 décembre 2019
Le 5 novembre 2019, le Roi nommait Paul Magnette comme informateur et lui attribuait à ce titre la mission d’entamer des négociations en vue de former un gouvernement fédéral. En effet, alors qu’à la suite des élections du 26 mai 2019, les gouvernements des Communautés et des Régions ont été constitués, manque encore à l’appel le gouvernement fédéral. Cette séquence politique est l’occasion de revenir sur les règles, les coutumes et les pratiques qui président, en Belgique, à la formation des différents gouvernements du pays. Envisager la formation d’un gouvernement implique aussi de s’interroger sur les différentes raisons qui peuvent expliquer un changement de gouvernement ou une modification, en cours de législature, de sa composition. Tel sera le sujet de ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D qui tentera de répondre, entre autres, aux questions suivantes : comment est prévue dans les textes la procédure visant à former un gouvernement ? Ces règles sont-elles identiques pour l’Autorité fédérale, pour les Communautés et pour les Régions ? Au-delà de ces règles écrites, d’autres mécanismes sont-ils d’usage en Belgique ? Quel est le rôle du Roi dans ce processus ? Qu’appelle-t-on un informateur ou un formateur ? Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer la démission collective d’un gouvernement et cette démission implique-t-elle nécessairement de nouvelles élections ? Comment est gérée la démission individuelle d’un·e ministre et quelles sont les conséquences d’un tel départ ? Quels ont été dans l’histoire politique belge les principaux motifs ayant conduit un·e ou plusieurs ministres à démissionner ?
Podcasts
Le droit de vote
intervention de Jean Faniel et Cédric Istasse diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 19 novembre 2019
Aujourd’hui dans l’Edition De la Rédaction, nous allons revenir sur un thème important en démocratie: le droit de vote avec l’un de nos partenaires, le CRISP et nos invités: Jean Faniel, directeur général du Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique et Cédric Istasse, rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire , la revue du CRISP
Livres
Piliers, dépilarisation et clivage philosophique en Belgique
Livre, par Anne-Sophie Crosetti, Caroline Sägesser, Jean Faniel, Lynn Bruyère, 288 p., 2019
La « pilarisation », concept venant des Pays-Bas et emprunté au néerlandais « verzuiling », constitue une des caractéristiques fondamentales de la société belge. Construit historiquement dès le début du 19 e siècle sur les clivages philosophique et socio-économique, ce système d’organisation sociale et politique a mené à la construction de milieux sociaux séparés. Ces « piliers », fondés sur une même idéologie (catholique, laïque, libérale ou socialiste), encadrent les individus du berceau au tombeau au travers d’organisations qui leur sont propres, telles que des écoles, des hôpitaux, des mutualités, des syndicats, des coopératives, des mouvements de jeunesse et parfois un parti. Depuis plusieurs décennies, se pose la question de la dépilarisation. Les changements sociétaux concomitants à une ouverture et à une reconfiguration des piliers ont engendré une restructuration de la société, et ce, notamment, au travers d’une multiplication de nouvelles organisations. Si un processus de dépilarisation semble avoir été entamé dès les années 1960, qu’en est-il aujourd’hui ? Reste-t-il, dans la société belge, des résidus de pilarisation et de quelle façon sont-ils visibles ? À travers de nombreuses études de cas abordant l’action de la société civile, cet ouvrage examine différentes facettes du pays sous l’angle de son rapport à la pilarisation en s’attachant tout particulièrement à prendre en compte les dimensions sociologique, politique et historique du phénomène et en ciblant plus spécifiquement le déclin supposé du clivage philosophique. Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Podcasts
La laïcité organisée fête ses 50 ans
intervention de Caroline Sägesser diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 novembre 2019
Pour ce nouvel épisode de l’Actualité en 3D, nous aurons le plaisir de recevoir Caroline Sägesser, docteure en histoire, spécialiste des cultes et de leur financement et chargée de recherche pour le CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques partenaire de cette émission. Cet épisode sera consacré à la laïcité et à l’organisation du mouvement laïque en Belgique, mouvement qui a récemment fêté ses 50 ans. Qu’appelle-t-on la laïcité ? Quand et où émerge-t-elle dans l’histoire des idées ? Comment la distinguer de notions voisines telles que l’athéisme ou la neutralité ? Ce concept fait-il partie des principes constitutionnels belges ? Quand un mouvement laïque émerge-t-il en Belgique et comment s’est-il structuré tout au long du XXe siècle ? Qui compose ce mouvement et comment est-il financé ? Quels ont été les grands combats historiques de ce mouvement, ses victoires voire ses défaites ? Quelles sont aujourd’hui les principales revendications de la laïcité organisée belge ? Telles seront entre autres les questions auxquelles on tâchera de répondre en compagnie de Caroline Sägesser.
Les @nalyses en ligne
Le vote en faveur des partis néerlandophones à Bruxelles
par Caroline Sägesser, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 24 septembre 2019
Lors du scrutin régional du 26 mai 2019, un nombre record de Bruxellois ont voté en faveur d’une liste néerlandophone. La particularité de ce scrutin en termes de répartition linguistique des votes fournit l’occasion de se pencher sur quelques données relatives à l’évolution du vote en faveur des listes néerlandophones à Bruxelles, et ce à tous les scrutins tenus le même jour. Nous prendrons comme cadre chronologique les 30 dernières années, qui correspondent à l’existence de la Région de Bruxelles-Capitale.
Les @nalyses en ligne
« Négociations » fédérales : ceci est bien une crise
par Caroline Sägesser, paru dans Politique, revue belge d’analyse et de débat, n° 109, septembre 2019, p. 77-82
21 juillet 2019. Fête nationale. Près de deux mois après les élections, la Belgique attend toujours un nouveau gouvernement fédéral. Depuis la formation express du gouvernement arc-en-ciel de Guy Verhofstadt en 1999, quand il avait fallu juste un mois aux négociateurs pour constituer leur équipe, les temps de formation des gouvernements fédéraux se sont considérablement allongés. Pourquoi est-ce devenu si difficile ? Et pourquoi la situation actuelle paraît-elle plus compliquée encore ?
Courrier hebdomadaire
Les évolutions électorales des partis politiques (1944-2019) (II). Analyse nationale
Courrier hebdomadaire n° 2418-2419, par Cédric Istasse, 55 p., 2019
Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le précédent. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions (successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise) puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette seconde livraison est celle de l’analyse nationale. Y sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Deux types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946) et l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1995).
Courrier hebdomadaire
Les évolutions électorales des partis politiques (1944-2019) (I). Analyse par région
Courrier hebdomadaire n° 2416-2417, par Cédric Istasse, 91 p., 2019
Avec les scrutins locaux du 14 octobre 2018 puis les scrutins multiples du 26 mai 2019, la Belgique a clos un cycle électoral. Le moment apparaît donc propice à un examen des évolutions électorales qui ont marqué l’histoire des principales formations politiques belges au cours des trois derniers quarts de siècle, soit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tel est l’exercice que réalisent ce Courrier hebdomadaire et le suivant. L’étude procède en deux temps, en se penchant d’abord sur les trois régions puis sur l’ensemble du pays. Elle s’inscrit dans la tradition qu’a le CRISP, depuis sa fondation, de consigner et d’analyser les résultats des élections intervenues en Belgique depuis le milieu du 20 e siècle. Cette première livraison est celle de l’analyse par région. Y sont étudiées successivement la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise. Pour chaque région, sont présentées, d’une part, l’évolution de la hiérarchie des formations politiques issue des urnes et, d’autre part, celle du score électoral obtenu par les principales formations politiques. L’exposé est appuyé par de nombreux graphiques et tableaux. Quatre types de scrutin sont pris en considération ici : l’élection de la Chambre des représentants (depuis 1946), l’élection des parlements de Région ou de Communauté (depuis 1989 pour la Région bruxelloise, depuis 1995 pour la Wallonie et pour la Flandre), l’élection des conseils provinciaux (depuis 1994, pour les seules Région wallonne et Région flamande) et l’élection du Conseil de l’Agglomération bruxelloise (un unique scrutin en 1971).
Livres
Aux sources de la particratie. Les relations entre les partis politiques belges et leurs parlementaires (1918-1970)
Livre, par Frederik Verleden, 384 p., 2019
De longue date, la Belgique est considérée comme une particratie en raison du poids prépondérant qu’ont les partis politiques dans les processus de décision. En effet, les choix cruciaux sont davantage posés par les dirigeants de ces structures que par le Parlement. Les parlementaires, et même les ministres, sont les exécutants de ce que les présidents des partis ont décidé et les votes au Parlement sont dictés par la ligne du parti. Si le fonctionnement et les critiques de la particratie sont bien connus, qu’en est-il de la genèse de cette particratie ? Curieusement, les origines de cette situation considérée comme évidente n’ont guère été creusées. C’est à ce travail que s’attelle cet ouvrage. Frederik Verleden souligne la tension intrinsèque qui existe aujourd’hui entre, d’une part, des partis politiques solidement organisés et, d’autre part, la liberté théorique dont jouissent les parlementaires qui, selon la Constitution, sont considérés comme des représentants de la Nation dans son ensemble. Ce principe constitutionnel est resté inchangé depuis 1831, alors que, au 20 e siècle, les partis politiques ont pris une ascendance croissante dans le processus législatif et dans le fonctionnement de la Chambre des représentants. Cette histoire de la particratie retrace les relations entre les partis politiques belges et leurs élus depuis la Première Guerre mondiale, qui marque la véritable fin du 19 e siècle et de ce qui fut considéré comme « l’âge d’or du Parlement », jusqu’à la première réforme de l’État, décidée en 1970, qui coïncide avec le moment où les trois partis traditionnels se sont scindés sur une base linguistique.
Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Les @nalyses en ligne
Populisme et mépris de classe
interview de Vincent de Coorebyter par Paul Blanjean et Guillaume Lohest, parue dans Contrastes, n° 191, mars-avril 2019, p. 8-11
Rester sourd aux inquiétudes ou aux colères qui s’expriment, et attaquer frontalement le populisme et ses sympathisants sont les meilleurs moyens pour attiser le feu. Dans cette interview accordée dans le cadre de la campagne consacrée à ce phénomène par les Équipes populaires, Vincent de Coorebyter décline les caractéristiques du populisme, les raisons de son succès et les conditions pour l’endiguer.
Courrier hebdomadaire
Histoire, mémoire et identité : les fêtes nationales, régionales et communautaires en Belgique
Courrier hebdomadaire n° 2412-2413, par Cédric Istasse, 80 p., 2019
Depuis la fin du 19 e siècle, la fête nationale belge est célébrée le 21 juillet, en commémoration de la prestation de serment de Léopold I er en 1831. Aujourd’hui, la Belgique connaît en outre cinq fêtes régionales ou communautaires : celle de la Région de Bruxelles-Capitale le 8 mai, en référence à la victoire de la démocratie sur le fascisme en Europe en 1945, celle de la Communauté flamande le 11 juillet, en souvenir de la bataille des Éperons d’or de 1302, celle de la Région wallonne le troisième dimanche de septembre et celle de la Communauté française le 27 septembre, toutes deux en mémoire des Journées de Septembre 1830, et celle de la Communauté germanophone le 15 novembre, jour de la fête du Roi. Le choix de chacune de ces six dates participe de la définition, de la construction et de la visibilité d’une conscience collective, nationale, régionale ou communautaire. L’État belge souligne le pacte privilégié qui est censé unir la nation à son souverain. La Wallonie affermit son identité régionale par le moyen d’une tradition populaire ancrée de longue date. La Communauté française puise dans le passé un exemple emblématique de solidarité entre Wallons et Bruxellois francophones au nom de la langue et de la culture. La Flandre appuie sa double volonté de défendre sa langue et sa culture sur son territoire et d’accéder à une autonomie accrue à l’intérieur du cadre fédéral belge. La Région bruxelloise met en avant son action en faveur de la démocratie et du multiculturalisme. La Communauté germanophone affirme son attachement à la monarchie belge et, par là, à la Belgique. À travers l’étude des différents processus d’évolution mémorielle ayant mené aux fêtes nationales et subnationales belges, ce Courrier hebdomadaire permet de mieux comprendre l’histoire de la Belgique et sa progressive transformation en un État fédéral.
Les @nalyses en ligne
Léopold II for ever ?
par Caroline Sägesser, paru dans Imagine demain le monde, n° 134, juillet-août 2019, p. 30-31
Les commémorations de la Grande Guerre s’achèvent. L’anniversaire de ce conflit est devenu assez consensuel : la sympathie pour toutes les victimes a remplacé le patriotisme d’autrefois. Celui-ci avait conduit à une véritable frénésie dans la construction de monuments à la gloire des soldats tombés. Hormis l’une ou l’autre expression trop agressive à l’égard des ennemis d’hier qu’il a fallu gommer, ces monuments demeurent paisiblement à leur place dans le paysage.
Les @nalyses en ligne
Encore des élections !
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 133, mai-juin 2019, p. 36-37
Décembre 2018. Le gouvernement fédéral vacille puis chute. «Quoi ? Encore des élections ?! » Quasiment tous les partis politiques considèrent qu’il ne faut pas de scrutin anticipé, entre celui d’octobre et celui à venir en mai 2019. Les Belges seraient lassés de voter si souvent. À 6.000 km de là, au contraire, un nouveau report des élections présidentielles risquerait de remettre le feu aux poudres au Congo. « Quoi ? Toujours pas d’élections ?! »
Podcasts
La représentation des femmes belges en politique
intervention de Cédric Istasse diffusée dans L’actualité en 3D sur Radio Panik avec Julien Pieret, 4 mars 2019
Pour ce nouveau numéro de l’Actualité en 3D, à quelques jours de la journée internationale des droits des femmes et à l’heure où les élections s’enchaînent en Belgique, nous aborderons la question de la représentation des femmes en politique. Depuis quand les femmes peuvent-elles voter dans notre pays ? Depuis quand peuvent-elles être élues ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de femme Première ministre dans notre pays ? Les partis sont-ils tous égaux face à la parité politique ? Sont-ils contraints de prévoir des femmes sur leurs listes électorales ? Les femmes votent-elles toujours pour des femmes ? Et puis surtout, deux hommes peuvent-ils parler seuls de ce sujet ? Toutes ces questions et bien d’autres encore seront abordées dans ce nouveau numéro de l’émission proposée en partenariat par Radio Panik et le CRISP. Pour ce faire, nous avons le plaisir de recevoir Cédric Istasse, historien, chargé de recherche et rédacteur en chef du Courrier hebdomadaire du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques, et spécialiste de la représentation politique des femmes en Belgique.
Livres
La Constitution au fil de ses versions
Livre, par Cindy Regnier, 408 p., 2019
Depuis son adoption en février 1831, la Constitution belge a connu des évolutions substantielles et nombreuses. Élargissement du droit de vote, d’abord, réformes institutionnelles successives, ensuite, ont tout particulièrement modifié sa physionomie de départ, au point de conduire à une opération de coordination et de renumérotation en février 1994. Il n’est pas toujours simple de retracer l’évolution d’un article au fil de ses modifications. Cet ouvrage livre, dans une présentation originale et exhaustive, les versions successives de chaque article en signalant de manière précise les modifications intervenues et les dates de ces changements. Le procédé utilisé offre trois modes de lecture possibles. Le lecteur peut ainsi lire la Constitution actuelle de la Belgique, en connaître la version initiale ou suivre l’évolution d’un article en particulier, voire d’un paragraphe ou d’un alinéa spécifique. « Telle Ariane, Cindy Regnier nous offre le fil qui permet de tracer un chemin dans ce texte sinueux et, pourtant, crucial pour tenter de comprendre ce pays. Si elle peut ainsi aider le lecteur à affronter ce labyrinthe auquel la Belgique est parfois comparée, on pourra considérer que son ouvrage aura fait oeuvre utile. » Publié avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Loterie nationale
Courrier hebdomadaire
Consultation populaire et référendum en Belgique
Courrier hebdomadaire n° 2390-2391, par Thibault Gaudin, Vincent Jacquet, Jean-Benoît Pilet, Min Reuchamps, 60 p., 2018
La consultation populaire et le référendum sont deux mécanismes de démocratie directe. Dans un cas comme dans l’autre, la population est invitée à voter directement sur une ou plusieurs questions bien déterminées afin d’exprimer sa volonté, et les résultats se mesurent en nombre de voix émises en faveur de chaque option. En revanche, la portée juridique de la réponse apportée par la population diffère sensiblement selon le mécanisme envisagé. Lors d’une consultation populaire, la population est simplement amenée à marquer sa préférence entre deux ou plusieurs décisions possibles sur un sujet donné ; le résultat consiste en un simple avis, que les autorités sont ensuite libres de suivre ou non. À l’inverse, lors d’un référendum, il est demandé à la population d’exercer un pouvoir décisionnel sur un sujet donné ; le choix de la population s’impose ensuite aux autorités. En Belgique, la doctrine juridique considère majoritairement que le référendum est inconstitutionnel, et cela quel que soit le niveau de pouvoir concerné, puisqu’il n’est pas prévu par la Constitution belge. En revanche, au terme de longs débats et en dépit de résistances tant politiques que juridiques, le principe de la consultation populaire a intégré le droit belge : d’abord au niveau local dans la seconde moitié des années 1990, puis également au niveau régional en 2014 (dans le cadre de la sixième réforme de l’État). Par contre, la pratique de la consultation populaire au niveau fédéral reste largement considérée comme inconstitutionnelle en Belgique, de même qu’elle est exclue au niveau des Communautés. Ce Courrier hebdomadaire étudie l’évolution des différents cadres normatifs qui aujourd’hui permettent (ou interdisent) l’organisation de consultations populaires ou de référendums en Belgique, que ce soit au niveau fédéral, au niveau fédéré ou au niveau local (province, commune, etc.).
Les @nalyses en ligne
L’autonomie, pour quoi faire ?
par Jean Faniel, paru dans Imagine demain le monde, n° 131, janvier-février 2019, p. 34-35
Se donner ses propres règles de fonctionnement, s’administrer soi-même est souvent perçu comme une forme d’émancipation, une nécessité, voire un Graal. Dans certains cas cependant, l’autonomie peut se transformer en mantra, en contrainte, en fardeau ou en moyen d’échapper à tout contrôle. Tout dépend de la réalité qui l’entoure.
Les @nalyses en ligne
Histoire et mémoire(s) : Le 15 novembre, de la fête du Roi à la fête de la Communauté germanophone
par Cédric Istasse, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 13 novembre 2018
En octobre 1990, suite à une initiative émanant de son exécutif, la Communauté germanophone a fixé la date de sa fête au 15 novembre. En choisissant ce jour, qui est également, et depuis longtemps, celui de la fête du Roi, il s’est agi pour la Communauté germanophone de manifester son attachement à la royauté et, par là, à la Belgique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les habitants de l’actuelle région de langue allemande avaient ressenti la nécessité d’adopter la posture de « plus belges des Belges » pour pouvoir être reconnus comme des citoyens à part entière par les autorités du pays. En effet, ils estimaient alors avoir aux yeux de celles-ci un statut inférieur au reste de la population, en raison de leur passé (ils avaient été Allemands jusqu’aux lendemains de la Première Guerre mondiale, avant de devenir Belges en 1920 en vertu du Traité de Versailles). La décision d’octobre 1990 s’est donc inscrite en droite ligne dans cette réaction aux turbulences de l’histoire, qui a façonné la conscience collective des germanophones de Belgique.
Podcasts
Les changements intervenus en Belgique au lendemain de la guerre
intervention de Jean Faniel diffusée dans L’édition de la rédaction sur Arabel avec Tarik Laabi, 12 novembre 2018
Dans le fil des commémorations de l’Armistice qui se déroulent aujourd’hui, les changements intervenus en Belgique au lendemain de la guerre. Pour nous en parler: Jean Faniel, directeur général du CRISP dans l’Edition De la Rédaction.
Les @nalyses en ligne
La démocratie ? Mais quelle bonne idée !
interview de John Pitseys par Sylvie Walraevens, parue dans sous le titre «Democratie? Wat een goed idee!» dans Tertio, n° 973, 3 octobre 2018, p. 8-9
Aucun dirigeant autocrate ne s’oppose aux élections. Aucun populiste ne détruit la volonté du peuple. Pourtant règne une crainte sincère relative au déclin de ce bien politique suprême qu’est la démocratie. Un concept juste est nécessaire pour éclairer le chemin.
Les @nalyses en ligne
Le réseau économique des provinces. L’exemple de la Province de Namur
par David Van Den Abbeel, paru dans Les @nalyses du CRISP en ligne, 2 octobre 2018